Plon

  • Difficile d'être « amoureux » de la géopolitique » ! En fait, il s'agit ici d'un dictionnaire libre et subjectif nourri de connaissances historiques. J'ai enrichi par des décennies d'expérience du fonctionnement du monde et des relations entre les puissances, installées ou émergentes. Le dictionnaire aborde les stratégies des acteurs étatiques, économiques, idéologiques, culturels ou sociétaux. Il traite aussi les scénarios dans les domaines géopolitiques, diplomatiques, économiques, commerciaux et écologiques, ainsi que la transformation souhaitable mais difficile de l'Europe, dans un monde où l'Occident a perdu le monopole de la puissance.
    Il comporte des portraits des grandes personnalités - César, Alexandre le Grand, Bonaparte, de Gaulle, Staline, Hitler, Mao - du passé lointain ou proche, ou d'aujourd'hui. Les 250 entrées de ce dictionnaire englobent la géopolitique issue du passé, siècles et millénaires dont les effets persistent. Celle du monde d'aujourd'hui : mondialisation, pandémie, flux démographiques, révolution numérique, compétition des puissances. Enfin, les futurs possibles issus des mouvements tectoniques qui secouent les principaux acteurs mondiaux.

  • « Si je suis la première femme à occuper ce poste, je ne serai pas la dernière. » C'est ainsi que Kamala Harris a conclu son discours après la victoire de Joe Biden aux élections présidentielles américaines. Quelques semaines plus tard, cette fille d'un père jamaïcain et d'une mère immigrée indienne marquait l'histoire de son pays en devenant la première femme à occuper le poste de vice-présidente.
    Une enfance marquée par la contre-culture californienne, une ascension au mérite où, après des études en sciences politiques et en droit, la native d'Oakland, dans la baie de San Francisco, accède au prestigieux poste d'adjointe de district avant de diriger le département des enquêtes criminelles de San Francisco. Puis, une élection au poste de sénatrice de Californie qui la révèle au grand public et, enfin, une candidature à la primaire démocrate de 2020 qui conduit Joe Biden à la choisir comme colistière pour gagner l'élection présidentielle de 2020.
    Mais au-delà de ce parcours hors norme où cette femme de 56 ans a brisé avec une facilité déconcertante tous les plafonds de verre, qui se cache vraiment derrière cette pionnière qui bouscule toutes les certitudes et dont les actes et les paroles sont désormais scrutés au microscope ? Au-delà du symbole que représente son élection, Kamala Harris pourra-t-elle incarner le futur apaisé d'une Amérique au bord de l'implosion ?

  • En 1994, Nelson Mandela est devenu le premier Président d'une Afrique du Sud démocratique. Dès le départ, il s'était engagé à n'accomplir qu'un seul mandat de cinq ans. Pendant sa présidence, avec son gouvernement, il a fait en sorte que tous les citoyens sud-africains soient désormais égaux devant la loi, et il a posé les fondations permettant de transformer un pays déchiré par des siècles de colonialisme et d'apartheid en une démocratie pleinement opérationnelle.
    Ce livre est le récit des années de présidence de Mandela, principalement basé sur les mémoires qu'il avait commencé à écrire alors qu'approchait le terme de son mandat, mais qu'il n'a pas eu l'occasion de terminer. Le célèbre écrivain sud-africain Mandla Langa a mené le récit à son terme, s'appuyant sur le brouillon inachevé de Mandela, sur les notes prises par le Président au fil des événements ainsi que sur d'abondantes archives inédites. Avec un prologue de sa veuve, Graça Machel, il en résulte un récit vivant et inspiré de la présidence de Mandela et de l'instauration d'une nouvelle démocratie. Cet ouvrage raconte l'histoire extraordinaire d'un pays en transition et les défis que Nelson Mandela a dû affronter alors qu'il s'efforçait de faire de sa vision pour une Afrique du Sud libre une réalité.
    Avant-propos de Graça Machel.
    Traduit de l'anglais par Stéphane Roques.

  • « Tout se dit mais où est la vérité ? On a faussé tout ce que j'ai pu dire. On a interprété des faits en les détournant. On m'a traité de pédophile dans le métro, dans les rues, quand j'allais prendre le train.
    Je n'étais plus «audible». J'étais coupable. Je peux comprendre.
    Face à de tels crimes commis par des hommes d'Église, y a-t-il eu des affaires classées trop vite ? Des dossiers écartés ? Une attitude dictée par la peur ?
    On peut le craindre.
    Le temps est venu d'apporter mon témoignage.
    La vérité est nécessaire. Pour tous. »

  • Ils sont psychopathes, sociopathes, névropathes... Ils règnent sur les pays du Caucase ou d'Amérique Latine, sur la Corée du Nord ou sur les Philippines. Ils régissent de façon extravagante la vie de la Maison Blanche ou du Kremlin. Ils violentent et massacrent leur propre peuple comme en Syrie. Ils abaissent leur fonction comme en Thaïlande, tourmentent leurs opposants comme aux Maldives.
    Ce sont les Princes qui nous gouvernent, des Princes de l'immoralité, du dérèglement, du narcissisme, de l'aberration, parfois de la démence, de la violence et de son corollaire, la cruauté. Certains sont catalogués par l'ONU comme « criminels de guerre », ou encore ils sont accusés de « génocide ». Le monde les regarde oeuvrer, souvent sans réagir. Tous n'ont pas commis les mêmes atrocités. Le Président Philippin se vante d'avoir, à plusieurs reprises, tué de ses mains. Donald Trump n'a jamais pointé son revolver sur un passant New Yorkais. Mais tous ces personnages affichent certaines caractéristiques troublantes. Et ils présentent un risque pour la planète. Bachar al-Assad, avec un demi-million de morts sur la conscience, peut mettre le Proche Orient à feu et à sang. Kim un-Jung peut rayer de la carte une ville américaine ou japonaise. Et Donald Trump qui demande souvent à ses conseillers militaires à quoi peut bien être utile une bombe atomique si on ne peut pas s'en servir n'est guère rassurant. En dépit des tragédies du XXe siècle, la longue lignée des monstres se renouvelle dans un monde globalisé, où jamais l'information n'a autant circulé.

  • Le renseignement est un univers propice aux fantasmes car on ne sait pas ce que font ces mystérieux services. La quête de la vérité, qui est en toutes choses hasardeuse, difficile, devient aléatoire lorsqu'il est question d'espionnage. Le renseignement favorise l'apparition de mythes et de légendes parce qu'il ne sait vivre que caché. La fiction qui le met en scène en donne toujours une image biaisée : trop pur ou trop machiavélique, loyal ou complotiste, bienfaiteur de l'humanité ou va-t-en-guerre. Quel rôle ont joué les services de renseignement dans des évènements de premier plan des XXe et XXIe siècles ? Ont-ils accompli les prouesses qu'on leur attribue parfois ou, a contrario, ont-ils été aussi inefficaces qu'on le pense en certaines circonstances ? Autant le grand public comprend quel rôle ils peuvent jouer dans la lutte contre le terrorisme, autant il ignore tout de leur action dans le domaine des relations internationales. Le but de cet ouvrage est de permettre au lecteur de porter un regard nouveau sur les services eux-mêmes et sur des épisodes de notre histoire, parfois récente, d'apercevoir une autre réalité que celle qu'il connaît, d'échanger une part de naïveté contre une ration de lucidité.
    Sommaire Les services américains auraient-ils pu empêcher le 11 septembre ?
    Il existerait des services de renseignement dont l'existence est secrète ;
    Quelle part ont pris les services du IIIe Reich dans les victoires et dans la défaite ?
    Les espionnes ne servent-elles qu'à recueillir des confidences sur l'oreiller ?
    L'Union européenne doit se doter d'un service de renseignement : un FBI européen ;
    Les services américains auraient-ils pu prévoir et éviter Pearl Harbor ?
    Les services de renseignement sont-ils des va-t-en-guerre ou des acteurs de la paix ?
    Des services de renseignement étrangers veulent déstabiliser l'Union européenne et ses États membres ;
    Les services de renseignement sont-ils incontrôlables ?
    Le gouvernement français espionne les dirigeants des partis d'opposition ;
    La lutte anti-terroriste relève-t-elle des services de renseignement ?

  • L'espionnage a épousé la révolution numérique. C'est aujourd'hui une vérité communément admise. Les ingérences russes via Internet et les réseaux sociaux dans les campagnes présidentielles du monde entier, notamment aux États-Unis ; les recrutements massifs du renseignement chinois sur LinkedIn, les révélations d'Edward Snowden, l'ex-agent de la NSA américaine, sur la collecte massive de données dans le monde par son pays - les exemples font légion. Le renseignement technique a pris le pouvoir.
    Pourtant, le renseignement humain, à la John Le Carré, n'a pas disparu. Il occupe même encore une part importante de cette face cachée des relations internationales, secrètes et violentes. C'est la principale information fournie par cet ouvrage qui recense près de dix ans d'enquêtes exclusives sur l'espionnage dans le monde.
    Il montre comment l'Occident a baissé la garde face à l'espionnage russe redevenu très agressif, notamment en Europe. Il permet de plonger au coeur de cette guerre invisible, à Djibouti, à Bangkok, à Bruxelles, à Paris, à Genève ou aux Émirats arabes unis. Il rappelle que dans le monde du renseignement, il n'y pas d'amis, comme l'atteste l'attaque informatique américaine contre l'Élysée en 2012 ou les infiltrations du Mossad en France. Une vérité confirmée par l'un des personnages les plus importants du renseignement français des quinze dernières années.

  • « Ce lac Tchad ressemblait à un vaste marécage. J'étais entouré de soldats nigérians et de pêcheurs locaux. J'avais mis une demi-journée pour me rendre de la capitale de l'État du Borno, Maiduguri, au lac. Un minibus, deux minibus, une mobylette et beaucoup de regards surpris plus tard, j'étais cet homme blanc au nom imprononçable qui s'était retrouvé devant un groupe de soldats dubitatifs. Je m'étais retrouvé sur les rives du lac Tchad pour comprendre la vision du monde des habitants de la région et m'intéressais particulièrement aux questions de territoire, d'espace et de frontières.
    Cette région du Borno aujourd'hui est connue dans le monde entier comme le berceau de Boko Haram. Personne ne peut oublier l'appel international #BringBackOurGirls pour libérer les 276 lycéennes capturées dans le village de Chibok le 14 avril 2014.
    L'État du Borno dont la devise bien ironique est « demeure de la paix » s'est retrouvé officiellement sur la ligne de front de la lutte contre le terrorisme islamique. Pourtant, l'histoire de la région du lac Tchad mérite bien plus qu'une simple liste des atrocités de Boko Haram. Pendant un millénaire, ses habitants ont contribué à la construction du Kanem-Borno l'un des États à la plus grande longévité en Afrique. Situé au croisement de plusieurs aires culturelles, le bassin du lac Tchad renferme un véritable patchwork de populations, langues et religions en particulier au Tchad et au Cameroun.
    Ce livre donne la parole aux Nigérians souvent caricaturés ou devenus de simples stéréotypes dans les médias occidentaux mais aussi nigérians. La victime, le pauvre, l'oublié d'un côté font face au barbu, au barbare, au terroriste d'autre part. » Vincent Hiribarren.

  • Les victoires de Daesh

    Marie Dosé

    • Plon
    • 30 Janvier 2020

    Les magistrats sont obsédés par la taqiya (la pratique consistant à dissimuler sa foi et ses engagements religieux) et ne voient en tout repenti qu'un « soldat de Dieu » qui sommeille. Cela donne lieu à des réponses pénales inadaptées : incarcérés au milieu de ceux qu'ils ont fuis, ces jeunes hommes sont des proies idéales pour Daech ; considérés comme des terroristes en herbe, ils ne manquent pas, pour certains, de le devenir.
    Autres victimes : les femmes et les enfants français retenus dans des camps du Kurdistan syrien depuis la chute de Baghouz, le dernier bastion de Daech. La France, en toute illégalité, sous-traite ses ressortissants à la justice antiterroriste irakienne, au risque de les voir exécuter. Elle a surtout décidé de faire payer à des enfants le choix de leurs parents, et de conforter une partie de l'opinion publique dans ce qu'elle peut charrier de pire.
    En contact quotidien direct avec ces femmes et ces enfants, Marie Dosé témoigne de leur épuisement et de la dégradation de leur état de santé, des traumatismes et des blessures, des disparitions, des épidémies et des incendies.
    Ce livre s'articule autour d'une série de portraits : ceux qui ont tenté de partir mais y ont renoncé ; ceux qui ont été arrêtés dans leur velléité de départ ; ceux qui ont fui l'État islamique ; ceux enfin qui attendent en Syrie, prisonniers des forces kurdes.
    Les « victoires de Daech » sont avant tout les échecs de notre République.

  • Bernard Bajolet entraine le lecteur dans les points chauds du globe où son parcours de diplomate l'a conduit : Syrie, Jordanie, Bosnie, Irak, Algérie, Afghanistan... Il le fait assister à ses rencontres avec des personnages souvent fascinants, parfois sulfureux, lui fait entrevoir les coulisses des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, l'introduit dans le bureau de quatre présidents français : Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande.
    Voyage dans l'espace, voyage dans le temps : Bernard Bajolet ne livre pas seulement des souvenirs sur sa période diplomatique -de 1975 à 2013-. Il les relie à l'Histoire plus ancienne -notamment lorsqu'elle donne des clés d'explication- et les rapproche des développements récents de l'actualité, qui trouvent en partie leur origine dans les évènements dont il a été le témoin. Il explique comment l'intervention des Etats-Unis en Irak en 2003 et leur gestion de l'après-guerre ont favorisé l'avènement de Daech.
    Par le biais de la petite histoire qu'il a vécue, -semée d'anecdotes souvent pittoresques, il fait entrer le lecteur dans la grande Histoire, et pose la question du rôle de la France et de l'Europe dans un monde dérégulé.

  • Un printemps à Téheran

    Armin Arefi

    • Plon
    • 7 Février 2019

    « Neuf ans. Voilà le temps durant lequel j'ai été tenu écarté d'Iran en raison de mes articles critiques. Pourtant, contre toute attente, un appel de Téhéran m'annonce un beau matin que je suis autorisé à remettre les pieds en République islamique pour y exercer mon métier de journaliste. Oubliées, les années noires du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, depuis l'élection du « modéré » Hassan Rohani, le pays des mollahs aurait changé. Il est même devenu une destination prisée. Dans les rues de Téhéran, les touristes apparaissent, les miliciens se font plus rares et le voile des Iraniennes tombe. Pendant deux ans, je vais sillonner ce « nouvel Iran » à la rencontre de sa population - femme ingénieur et étudiante en tchador noir, chômeur dragueur et volontaire islamiste, directeur de start-up et fils de dirigeant - pour me rendre compte de la réalité de ce pays au-delà des gros titres de la presse internationale. Neuf ans après, je vais retrouver ma famille, mes amis, mes amours...Oserez-vous me suivre lors de soirées torrides ? M'accompagner chez le fondateur des Gardiens de la révolution ? Participer au tournez manège iranien ? Ou m'aider à échapper aux griffes de ma grand-mère ? Au-delà des clichés sur ce pays aussi fascinant qu'inquiétant, je vous invite à vous plonger dans le quotidien en République islamique. Vous n'en sortirez pas indemnes.» Dans un récit mêlant reportages et histoires plus personnelles, l'auteur nous décrit, entre rires et larmes, la vie dans l'Iran des mollahs, bouleversée depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

  • Emmanuel Macron et Donald Trump

    Olivier Piton

    • Plon
    • 28 Septembre 2017

    Et si on s'était complètement trompé sur Trump. On le dépeint en autocrate, en fasciste voire en croquemitaine alors qu'il serait le dernier rejeton d'une longue lignée de présidents américains qui ont dirigé les Etats-Unis pendant près de cent ans, jusqu'en... 1914. Ce courant politique, traditionnel aux Etats-Unis bien que résiduel, expliquerait en partie l'étendue de sa victoire.
    L'Amérique qui inventa - et incarna - la mondialisation renouerait simplement avec une vision politique qui fut puissante au XIXe siècle et qui ramène le pays à la période d'avant la mondialisation, à celle d'un Samuel Jackson, président autoritaire et populiste, dont le portrait orne désormais le bureau du nouveau président américain. Trump le protectionniste, l'isolationniste, le nationaliste refermerait simplement la parenthèse du libre-échange et de la diplomatie globale pour une politique faisant la part-belle aux barrières protectionnistes et à la diplomatie iconoclaste, uniquement centrée sur ses intérêts commerciaux immédiats.
    Et la France ? Trump la regarde aussi avec les yeux «d'avant». Notre pays saura-t-il trouver les voies et moyens pour communiquer avec Trump l'Hibernatus ? C'est tout l'enjeu de cet ouvrage. Comprendre le vieux courant politique qu'incarne le président américain et trouver la formule pour ce dialogue à travers le temps.

  • Discret, timide, associable, démarche d'échassier, épaules tombantes et ce cheveu sur la langue qui, la cinquantaine à peine franchie, le ferait presque passer pour un adolescent...
    Bachar a-Assad se voyait ophtalmologiste à Londres, s'imaginait pouvoir se faire la belle et ne pas se soumettre à l'héritage du père, Hafez, le premier de la dynastie régnante. Le destin l'a rattrapé. Et le « lion » - traduction française de son patronyme - devint hyène. L'ophtalmo timide a achevé sa mutation sur les ruines d'Alep. Désormais bourreau, le maître de la Syrie règne sur un pays déchiré, dépecé, sur lequel il roule à tombeaux ouverts.
    À ses côtés, les alliés étrangers : le grand frère iranien, le cousin Hezbollah, l'oncle russe... La grande famille des alchimistes du Proche-Orient.
    Plus près encore, les deux femmes de sa vie : sa mère et sa femme. Son épouse surtout, la belle Asma, fille de la grande bourgeoisie sunnite d'Homs. Veuve noire des Syriens qu'ils soient rebelles ou loyalistes. Raffinée et élégante, à peine une trace d'accent trainant dans sa grammaire oxfordienne, femme de chiffres (elle se destinait à être banquière d'affaires), elle couve son mari, ses enfants, la Syrie et fait ses emplettes sur le net auprès de l'industrie française du luxe. Le diable, au pays de Cham, s'habille aussi en Prada. Et la mort accompagne les Assad et la Syrie. Une vie en lettres de sang.

  • Jusqu'où ira Matteo Salvini dans sa conquête du pouvoir ? Ce Milanais de 45 ans a repris en main en 2013 un parti sécessionniste moribond pour en faire une force souverainiste triomphante. Depuis, il vole de succès en succès, reléguant son mentor Silvio Berlusconi au rôle de comparse, écrasant les sondages, humiliant les Cinq Étoiles antisystèmes auxquels il s'est allié en juin 2018 pour former le premier gouvernement populiste d'Occident. Tribun habile saturant les réseaux sociaux de slogans et de déclarations clash à la manière de Donald Trump, ministre de l'Intérieur usant avec brutalité des peurs citoyennes pour monter l'opinion publique contre les immigrés et contre l'Europe, ennemi déclaré d'Emmanuel Macron en qui il voit son principal adversaire, Matteo Salvini a réuni autour de son parti, la Ligue, une coalition de forces d'extrême-droite et d'europhobes pour imprimer un nouveau cours à la politique européenne. En Italie, il se trouve désormais en position de force pour prendre tout le pouvoir. Aura-t-il les moyens d'en faire autant en Europe et pourra-t-il, comme il l'affirme, supplanter l'alliance traditionnelle franco-allemande par un axe d'eurosceptiques comprenant l'Italie, la Hongrie et la Pologne ?

  • « Ce livre évoque plusieurs aspects importants de la diplomatie française pendant la période où je l'ai conduite,de mai 2012 à février 2016. Sur le moment, je n'ai pas pris de notes : je n'en avais ni le temps ni le goût. Mais une fois quitté le "37, quai d'Orsay", je me suis dit - et d'autres avec moi - qu'il serait dommage que ne subsiste sur la politique extérieure de la France au cours de ces années aucun récit présenté par son principal responsable gouvernemental, avant que le temps ne vienne déformer ou effacer mes analyses et mes souvenirs. D'autant plus que ces quatre ans ont été riches en événements internationaux, heureux ou malheureux - l'accord mondial sur le changement climatique, les négociations sur le nucléaire iranien, la tragédie syrienne, les questions européennes. À travers ce récit qui mêle analyses de fond, portraits personnels et scènes prises sur le vif, je montre quel rôle la France a joué et comment j'ai dirigé le Quai d'Orsay, avec pour maître-mot : l'indépendance. »

  • Après plusieurs années de recherches, de prises de contact et d'entretiens avec différents protagonistes de la scène djihadiste internationale, Wassim Nasr propose une analyse inédite de l'État islamique.
    Pourquoi la diplomatie française a-t-elle adopté « Daech » comme appellation ? Est-ce vide de sens ou un vrai élément de langage ?
    Quelles sont les origines du groupe né en Irak lors de l'invasion américaine et que le monde semble découvrir avec sa prise de Mossoul à l'été 2014 ? Comment a-t-il évolué en Syrie puis en Irak ? Quelle est la nature de sa relation avec Al-Qaïda ? Est-ce une création de l'Occident, du régime syrien, de l'Iran ou même le fruit d'une conspiration mondiale ?
    Quels sont les objectifs de l'État islamique et pour quelles raisons jeunes et moins jeunes - y compris des pays développés - le rejoignent ? Qui sont ses recrues ? Quelle est la nature de sa relation avec les chrétiens d'Orient ? Comment justifie-t-il l'esclavage des femmes yézidies ?
    Quelles sont ses ressources et ses sources réelles de financements ? S'agit-il des monarchies du Golfe avec à leur tête l'Arabie Saoudite ?
    Autant de questions auxquelles cet ouvrage répond en nous donnant les clefs pour comprendre enfin ce qu'est l'État islamique.

  • Cinq années après l'émergence des printemps arabes, le constat est celui d'un monde arabe en convulsion, au sein duquel les situations sont contrastées. Autonomes à l'origine, les soulèvements au caractère profondément social, ont été parfois confisqués par des mouvements islamo-conservateurs, puis par l'islamisme radical. Seule la Tunisie qui a ouvert la voie en 2011, a réussi sa transition démocratique. La Libye s'est enfoncée durablement dans l'anarchie. Au Proche Orient, l'Irak, la Syrie, le Liban et le Yémen sont des Etats faillis, ou se sont répandus des mouvements non étatiques, notamment Daech, qui a réussi à créer un proto-Etat, de part et d'autre de la frontière syro-irakienne.
    Les bouleversements dans cette région ont conduit à des rééquilibrages entre puissances régionales et internationales, qui annoncent des recompositions géostratégiques en profondeur. L'Egypte retrouve son poids stratégique, nécessaire à l'équilibre régional. L'Arabie saoudite s'affirme comme puissance régionale, en formant face à l'Iran, une coalition sunnite. Confrontée à la rébellion kurde, la Turquie revoit à la baisse les ambitions de sa diplomatie néo-ottomane en direction du monde arabe. La conclusion de l'accord sur le nucléaire renforce la main de Téhéran sur la Syrie et les communautés chiites, au Liban, au Yémen et au Bahreïn. La confrontation entre l'arc chiite et l'axe sunnite, qui relève davantage de considérations géopolitiques que religieuses, annonce une rivalité exacerbée entre Téhéran et Riyad. La nouvelle stratégie en retrait des Etats-Unis, permet le « retour impérial » de la Russie dans la région. L'Europe et plus particulièrement la France s'en trouvent marginalisées.
    Le monde arabe qui se décline dorénavant au pluriel, est entré dans un processus long de mutations, sociales, religieuses et politiques.

  • La politique devient un show, une parade du pouvoir. À la parution de L'État spectacle, cette dérive commençait seulement à apparaître. Depuis, le star system a investi la vie politique et imposé sa loi.

    Nouveaux codes, nouveau casting, nouveaux médias : L'État spectacle 2 décrit cette deuxième période, cette mise en scène permanente qui transforme les leaders en acteurs se répartissant les grands rôles.
    C'est le héros : Poutine, Chávez ou Kadhafi. C'est le leader de charme : Obama, Blair, Sarkozy. C'est le dirigeant proche : Bush ou Chirac. C'est le père, tel McCain. Les femmes politiques s'inscrivent aussi dans ces mêmes registres. Séduction : Ségolène Royal. Proximité : Angela Merkel. Valeurs maternelles : Sarah Palin.

    Ainsi va la médiapolitique, la politique faite sur mesure pour les médias. Pour la télévision, focalisée sur l'image des dirigeants. Pour le cinéma qui fait élire ses stars, comme Schwarzenegger. Pour la presse people, qui relate la vie privée de chacun. Pour le Net, qui contribue au buzz, à la surexposition médiatique.

  • Le voyage d'italie

    Fernandez/Ferranti

    • Plon
    • 26 Mars 1998

    Entre Dominique Fernandez et l'Italie, c'est d'amour qu'il s'agit.
    Il y a quelque vingt ans, Le Promeneur amoureux (Plon) réunissait trente-cinq études sur la littérature, la musique, les villes, les mythes d'Italie. Aujourd'hui, elles sont cent cinquante-deux, et toujours sur les sujets les plus divers, de Dante à Casanova, de François d'Assise à Laurent le Magnifique, de Michel-Ange à Verdi, de Trieste à Palerme, de Rome à Sienne, d'Antonioni à Fellini, des castrats à Callas.
    La grande Italie, visitée et revisitée en compagnie du photographe Ferrante Ferranti, la terre des splendeurs antiques et des extases baroques, mais aussi des moeurs quotidiennes, des mamas, de la mafia, des théâtres et des pâtisseries, explorée jusque dans ses replis les plus secrets, dans ses trésors les plus inattendus. Voyage initiatique, ce Dictionnaire amoureux, qui détaille de A à Z les richesses et les sortilèges du plus beau pays du monde, mêle les vertus de l'oisiveté et les charmes de l'intelligence, tout au long d'une promenade joyeusement érudite et savamment gaie.

  • Le Tiers-mondisme en question

    Collectif

    Le sous-dveloppement va de pair avec l'absence de dmocratie. Alors comment dfendre la libert dans le tiers monde? L'auteur est prsident de Mdecins sans frontire.

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