Editions Du Moment

  • Marie-Noëlle Lienemann n'a jamais fait de concessions sur ses convictions. Au Parti socialiste, cette proche de Jean-Luc Mélenchon fait partie du groupe des « frondeurs ». Bien décidée à se battre pour une « vraie gauche » et à nager à contre-courant de la ligne officielle du parti pour en faire infléchir la ligne officielle, l'actuelle sénatrice de Paris n'hésite pas critiquer les décisions prises par son parti, le chef de l'État et le gouvernement.
    D'abord maire, puis conseillère générale, députée, députée européenne, ministre et sénatrice, celle qui a occupé tour à tour toutes les fonctions électives de notre pays se place comme une observatrice privilégiée des politiques de gauche depuis plus de trente ans. Fine connaisseuse des rouages de la République et des méandres législatifs du parlement européen, Marie-Noëlle Lienemann a voulu, avec cet ouvrage, raconter ses vérités sur le quinquennat de François Hollande, les espoirs déçus de la gauche, les chantiers auxquels le PS n'a pas eu le courage de s'attaquer, mais aussi sur les solutions à court et moyen terme pour sortir notre pays du marasme économique ambiant. Marie-Noëlle Lienemann parle en toute franchise de ces années passées à côtoyer les arcanes du pouvoir. Un livre sincère, sans filtre, sur l'état actuel de notre République et son avenir.

  • Actrice et productrice, Julie Gayet endosse désormais la casquette de Première dame de France officieuse. et joue avec un certain talent les premiers rôles dans la comédie du pouvoir. À l'affiche des festivals de cinéma ou de théâtre, elle poursuit sa carrière, continue de financer des films d'auteur et s'engage publiquement pour des causes humanitaires, mais jamais elle n'apparaît au bras de François Hollande. Traumatisé par le scandale Trierweiler, le chef de l'État se refuse à présenter sa nouvelle conquête aux Français et se contente de lui octroyer quelques instants volés, à l'abri des regards. First lady clandestine, Julie Gayet devient alors la nouvelle exception culturelle française.
    Mais qui connaît Julie Gayet ? Que cherche-t-elle ? Qu'espère-t-elle ? Issue d'une lignée de grands industriels, fille d'un chirurgien renommé et d'une antiquaire, elle a le charme discret de la haute bourgeoisie dont elle manie les codes avec aisance. Militante de gauche, déjà soutien de Ségolène Royal en 2007, elle sait aussi bien séduire les politiques que les milliardaires, de François Pinault à Xavier Niel. Femme de réseaux, elle a mis ses nombreux relais au service de son « amoureux », au point d'être parfois considérée comme une ministre de la Culture de substitution. Crainte et courtisée, elle use à discrétion du pouvoir que lui confère sa proximité avec le président. Enquête sur une intermittente de l'Élysée dont les affaires prospèrent à l'ombre de la République.

  • La relation entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, qui se connaissent depuis les années 70, est une succession de déchirements et de retrouvailles : tantôt unis pour la reconquête ou la défense de Chirac contre le tandem Pasqua-Séguin, ennemis pour la présidentielle de 1995 lors de l'affrontement Chirac-Balladur, à couteaux tirés après la dissolution ratée de 1997, réunis à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
    Ces deux favoris, fils rivaux de Jacques Chirac et de Charles Pasqua, rêvent tous deux de revanche. Alain Juppé estime qu'il a été injustement empêché de se présenter à la présidentielle en 2007 à la suite de ses ennuis judiciaires. Quant à Nicolas Sarkozy, il considère qu'il a été injustement battu «de peu» par François Hollande en 2012. Auréolé de sa nouvelle popularité, le maire de Bordeaux a répondu «Chiche !» à Nicolas Sarkozy qui pensait qu'il n'oserait pas se lancer dans la bataille.
    Qui sortira vainqueur de ce qui s'annonce comme un combat sans merci ? Car, pour ces deux protagonistes, cette bataille sera la dernière d'une génération. Pour l'ex-président, la reconquête des Français devait passer par la prise de l'UMP. Mais le contrôle du parti sera-t-il suffisant pour gagner la primaire ? Alain Juppé, lui, mise sur un positionnement plus centriste pour attirer vers lui les électeurs de ce scrutin ouvert à tous.
    Un troisième homme, comme François Fillon, parti le premier, mais distancé dans les sondages, viendra-t-il bousculer ce scénario ? Avec son lot de petites phrases assassines et d'entourloupes en tous genres, voici le récit de cette course à la primaire qui sera peut-être l'épilogue d'une guerre jamais vraiment finie entre chiraquiens et balladuriens, qui dure depuis trente ans, et dont l'auteure retrace ici les grands épisodes.

  • De l'outing de Florian Philippot, le numéro 2 du Front national, à l'arrivée de Sébatien Chenu, ancien fondateur de Gay Lib, le mouvement qui défendait les droits des homosexuels au sein de l'UMP, de nombreux événements feraient de Marine Le Pen « la nouvelle Dalida » de l'extrême droite. Au-delà des clichés, la question de l'homosexualité des proches de Marine Le Pen pose de véritables questions politiques.
    Y a-t-il un «lobby gay» au sein du Front national permettant de placer ses amis à tous les postes d'importance comme le disent les proches de Jean-Marie Le Pen? Marine Le Pen serait-elle devenue dépendante de son entourage, expliquant sa position ambiguë sur le mariage pour tous? Comment un parti qui se présente comme le défenseur de la République face aux communautarismes peut-il accepter en privé ce qu'il déplore en public?
    Ce qui se joue au sein du Front national sur la question homosexuelle dessine également les lignes de clivage du Front national de demain. Comment un parti qui regroupe en son sein de plus en plus d'homosexuels, face à l'homophobie qu'ils estiment montante dans les quartiers, peut-il également contenir dans ses rangs des militants identitaires très opposés au Mariage pour tous? La ligne traditionaliste de Marion Maréchal-Le Pen pourra-t-elle cohabiter avec la ligne «sociale» de Marine Le Pen dans les années à venir? Autant d'incohérences révélées par cette enquête qui pourraient pousser le parti à l'implosion et à une recomposition de l'extrême droite.

  • La Gauche a perdu sa boussole ? C'est une évidence ! Déchéance de la nationalité, Code du travail, rapport à l'entreprise. L'actualité de ces derniers mois a montré une gauche souvent désorientée face aux problèmes de notre temps. Et pour cause. Ses outils d'analyse traditionnels, forgés au xixe siècle, sont aujourd'hui hors d'usage dans un monde où la révolution numérique a supplanté la société industrielle. Faut-il pour autant errer au jour le jour sans repères ni valeurs, en laissant régner la seule loi du marché ? Laurent Grandguillaume ne s'y résigne pas.
    Né en 1978, il a grandi dans un monde dont les crises économiques, sociales, écologiques se sont succédées. Élu local et député PS à Dijon, il oeuvre sur le terrain à des solutions originales. Choisi comme médiateur par le gouvernement dans le conflit opposant les taxis aux VTC, Laurent Grandguillaume veut donner un statut aux nouveaux emplois sans faire table rase de l'existant. Loin des vieux schémas marxistes où l'entreprise est réduite à un lieu d'exploitation, il propose dans ce livre une grille de lecture pragmatique. Loin de tout sectarisme, l'auteur s'inspire des travaux de philosophes, sociologues, politologues, économistes de toutes opinions.
    Refusant à la fois le maintien d'un statu quo impossible et la fuite en avant dans une modernité sans garde-fou, Laurent Grandguillaume prône une troisième voie où les progrès technologiques seraient mis au service de la justice sociale. Un livre qui foisonne d'analyses et de propositions nouvelles à lire par tous ceux pour qui la gauche, loin d'être une nostalgie, peut encore se conjuguer au futur.

  • Affirmation de l'existence des races, stigmatisation continuelle des Arabes et des musulmans, supposément inassimilables... Eric Zemmour dispose aujourd'hui de nombreuses tribunes pour développer ses thèses inquiétantes. Dans son dernier ouvrage, Mélancolie française, paru au mois de mars dernier, il reprend ses thématiques de prédilection et fantasme une France passée en s'arrangeant trop souvent avec la grande Histoire. Chems-Eddine Hafiz a décidé de lui répondre. Il le fait d'abord en tant qu'avocat et citoyen français, profondément attaché aux valeurs de la République et de la laïcité, mais aussi en tant que musulman soucieux de rétablir quelques vérités sur sa religion. Eric Zemmour, nous dit-il, est aveuglé par ses a priori réactionnaires. A force de fantasmer une France mythique, il ne voit pas la grandeur de celle qui existe bel et bien. Et, au lieu d'apaiser les esprits, il attise les haines. Les Français ont des passés disparates, des sensibilités distinctes et des croyances différentes, mais un avenir commun. C'est lui qu'il s'agit de construire.

  • Fils d'avocate, avocat lui-même, Nicolas Sarkozy entretient un rapport aussi étroit qu'inédit avec la justice. Alors que ses prédécesseurs à l'Elysée répugnaient à s'y frotter, il en a fait son domaine réservé. Depuis mai 2007, il a repris en main l'institution judiciaire afin de servir ses objectifs politiques, mais aussi privés. Ainsi, il est le premier président français à avoir poursuivi ses adversaires au pénal, alors qu'il est lui-même inattaquable. Qu'ils s'appellent Tapie, Clavier ou Bongo, ses amis sont bien mieux servis par la justice que le citoyen lambda. Quant aux affaires comme Bettencourt ou l'Angolagate, elles ont montré que l'Elysée ne se tenait jamais loin des prétoires. Propulsé au pouvoir par la vague sécuritaire de 2002, Nicolas Sarkozy a fait des victimes et des faits divers un véritable fonds de commerce. Sa détermination envers les « voyous » n'a d'égal que sa défiance des juges, présentés comme une dangereuse bande de laxistes. Son monde idéal est un monde sans juges d'instruction. Sans eux, pas d'affaire Karachi, et surtout, la paix judiciaire pour les patrons et les politiques.

  • Autorité

    Eric Ciotti

    La République est en train de sombrer dans une idéologie molle sur fond de renoncement de l'État à imposer des règles, à faire respecter les lois qui protègent la société et à punir les délinquants.
    Trois autorités fondamentales sont en train de s'effondrer : l'autorité parentale, la force et le respect de la loi, le pouvoir même de l'état.
    Depuis les années 1990, après la permissivité induite par les événements de Mai-68, nous voyons clairement, sondages et enquêtes à l'appui, que la société française ne veut plus de ces laxismes idéologiques quand la gauche est au pouvoir ou de ces renoncements coupables quand la droite n'ose pas prendre ses responsabilités.
    Un élu UMP, député et président du conseil général des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, a décidé de démontrer dans ce livre-programme qu'il est possible d'en finir avec cette démission généralisée.
    Il prône le dépistage de la drogue au lycée, la tolérance zéro pour toutes les incivilités, la révision du Code pénal pour les mineurs. Il démontre que seul un manque de volonté politique est responsable de ces échecs.

    Au-delà, il veut travailler à rétablir la laïcité comme principe étatique de gouvernement et en finir avec le terrorisme prétendument religieux. Il appelle à restaurer l'autorité comme valeur première, concrètement, rapidement, même si cela épouvante la gauche et tétanise la droite.

  • Après avoir écrit Les 100 Histoires de légende du Tour de France en 2013 pour la centième édition du Tour de France et Les 100 Histoires de légende du sport français en 2014, Gérard et Julien Holtz se sont à nouveau associés pour raconter Les 100 Histoires de légende du Rugby.

  • Que cache Carla Bruni-Sarkozy derrière ses poses d'ancien top model ? Quelle est son influence réelle au sommet de l'État ? Comment concilie-t-elle son statut de Première dame, ses missions humanitaires et son métier d'artiste ? Au fil d'entretiens et de récits glanés dans le premier cercle du pouvoir, Michaël Darmon et Yves Derai ont découvert une personnalité bien loin de l'image tout en retenue qu'elle renvoie à l'opinion. La belle Italienne sait taper du poing et montrer les dents, engageant d'ailleurs un bras de fer avec certains conseillers de son mari pour imposer son point de vue ! Bien qu'elle préfère vivre hors de l'Élysée, elle garde un oeil sur tout ce qui se passe au " Château ". Plus surprenant encore, au sein de la famille présidentielle recomposée, elle a favorisé des relations insoupçonnées, notamment avec Cécilia et Richard Attias, qu'elle a rapprochés du chef de l'État.
    S'appuyant sur des confidences inédites, les auteurs cernent les véritables intentions de Nicolas Sarkozy pour 2012, mais aussi les interrogations existentielles de la First Lady : doit-elle continuer de jouer en solo ou se couler dans le moule, afin d'aider son mari qui se prépare à une nouvelle bataille ?
    Une enquête passionnante sur le destin iconoclaste de celle qui est devenue, en février 2008, l'épouse du Président.

  • Ses carnets rouges, Rama Yade les a soigneusement conservés. Depuis le premier jour de son engagement politique, en 2006, elle y a tout transcrit, tout raconté, tout décrit : son itinéraire exceptionnel de jeune femme arrivée au sommet de l'État, avec la conquête du pouvoir par la « génération Sarkozy », ses transgressions et ses ruptures. Mais aussi l'épreuve des renoncements, sous la pression de la crise et surtout du Front national. Au coeur de ce gouvernement soumis à rude épreuve, Rama Yade tente de préserver l'idéalisme républicain de ses débuts. Ne se résolvant pas à voir la droite absorbée par une extrême droite qui, selon elle, n'a jamais changé, elle se bat pour défendre une alternative moderne, absolument républicaine, ouverte sur le monde, qu'elle tente d'incarner, quitte à surprendre par des changements soudains dans ses engagements publics.

  • Et maintenant la troisième gauche, avec Jean-Christophe Cambadélis, député PS réélu haut la main le 17 juin dernier. Tirant les leçons de la victoire de François Hollande, construite plus sur un rejet que sur un projet, il propose au PS la nouvelle frontière d'une gauche qui dépasserait le clivage historique entre la gauche de gestion et celle de contestation. Elle puiserait sa source dans la « société décente » s'incarnant dans le triptyque Égalité réelle, Liberté ordonnée et Fraternité laïque. L'auteur revisite les apports à l'évolution de la gauche de Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry pour justifier sa démarche. Et surtout, il avance des propositions originales en terme d'alliances et de réformes du PS qui, dans cette phase de compétition interne- le Congrès du PS aura lieu en octobre -, devraient intéresser et faire débat.

  • " Je connais les codes ", se persuade l'ancienne journaliste depuis qu'elle a franchi le perron du palais de l'Élysée. Forte de sa culture politique, sûre de son coeur jusque dans ses élans impétueux, Valérie Trierweiler n'a pas écouté l'avertissement de Carla Bruni qui l'avait prévenue lors de la passation de pouvoirs - c'est un scoop de ce livre - des risques du " métier ". La déflagration surgit aussitôt, avec ce fameux tweet qui a suscité la colère de Ségolène Royal et la première tempête médiatique du quinquennat Hollande. Après des années de passion secrète qui l'ont obligée à un double jeu, tiraillée entre sa passion pour " François " et sa carte de presse, Valérie Trierweiler n'a pas mesuré que tout écart lui était désormais interdit.
    Ce premier portrait biographique consacré à la First Lady, depuis son enfance modeste jusqu'aux rencontres avec les grands de ce monde, prend tout son sens dans l'intrication des intrigues amoureuses et politiques au sommet de l'État.
    Grâce à une enquête riche en révélations sur son passé sentimental et professionnel, nourrie d'entretiens inédits avec Valérie Trierweiler ainsi que nombre de ses proches, les auteurs lèvent le voile sur l'esprit tourmenté de cette femme de feu. Où l'on devine que la personnalité de la compagne du Président n'a pas fini d'affoler acteurs et observateurs de la vie politique française.

  • À trop vouloir surfer sur la vague people, c'est un raz-de-marée qui a submergé la classe politique française. Avant de devenir objet de dérives, l'intimité des hommes de pouvoir a été dans leurs mains une arme redoutable. Comment a-t-elle été exploitée ? Pourquoi les médias l'ont-ils protégée ? En tout état de cause, cette " intimité publique " est un continent aux frontières mouvantes et insaisissables.
    À travers une enquête nourrie de nombreuses anecdotes, les auteures invitent à prendre du recul dans la course effrénée de l'actualité. On arpente avec elles les coulisses du pouvoir, où se tiennent des conversations qui dévoilent à demi mots un système de réseaux et de favoritisme décomplexé. Fausse pudeur, manipulations, " transparence " affichée d'un monde où le mérite se résume parfois à un nom, une école fréquentée, un réseau d'amitiés ou une aventure amoureuse. Ou comment l'intimité des puissants se mêle à leurs activités politiques, brouillant la limite entre vie publique et vie privée. Déstabilisant des électeurs à la fois choqués et fascinés. Et des médias en quête de nouveaux repères.

  • R-A-CHI-DA. Ça ne sonne pas comme Lo-li-ta, la troublante nymphette de Nabokov, ça claque. Comme un fouet. Celui d'une femme qui se bat pour survivre dans un monde dont elle n'a adopté les codes qu'en surface. « Des méthodes du 9-3 ! » cinglent ses adversaires ? Plutôt une James Bond girl qui sait aussi bien séduire que cogner, selon la nécessité du moment.
    Dans cette enquête très fouillée, riche d'une centaine de témoignages, Élisabeth Chavelet trace les contours d'un personnage hors norme, irritant et attachant à la fois. Sont ici révélés les réseaux de Rachida Dati dans les médias, la politique et le business. Mais aussi la longue liste de ses ennemis qui tentent, en vain, de l'éliminer du jeu. L'auteure s'attaque, en outre, au « mystère Dati » en dévoilant les dessous de sa relation avec Dominique Desseigne, le puissant homme d'affaires désigné par la députée européenne comme le père de sa fille Zohra.

  • Il faut sauver le soldat Guéant. Telle est, en cet automne 2015, la première préoccupation de tous ceux qui, dans l'entourage proche de l'ancien président Nicolas Sarkozy, ont des connexions dans la magistrature.

    Quatre gardes à vue et autant de mises en examen, voilà qui soumet à rude épreuve ce préfet « exemplaire », demeuré bras droit de Nicolas Sarkozy pendant une décennie, et ancien ministre de l'Intérieur, aujourd'hui réduit au triste état de fusible.

    Contrairement à son ancien patron, Claude Guéant, parfois surnommé le « vice-président » lorsqu'il était secrétaire général de l'Élysée, ne jouit d'aucune immunité. Au deuxième tour des élections législatives de juin 2012, 118 électeurs lui font perdre le siège de député des Hauts-de-Seine qu'il briguait à Boulogne. Quelque mois plus tard, dépourvu d'immunité parlementaire, son domicile et ses bureaux sont perquisitionnés. Guéant, inconscient d'être redevenu un citoyen ordinaire, n'a pas pris la précaution de mettre à l'abri de la curiosité de ses anciens subordonnés factures et relevés bancaires...

    Comment ce grand commis de l'État, exemple de méritocratie républicaine, énarque issu d'un milieu familial modeste et ayant accompli un cursus préfectoral impeccable s'est-il trouvé mis en cause dans plusieurs graves affaires politico-financières ? Son image lisse de « super-préfet » masquerait-elle une incarnation de l'état profond à la française ? Au détour d'une biographie, Francis Christophe cherche à apporter des réponses à ces interrogations.

  • Le samedi 28 avril 2012, le député PS Julien Dray convie, dans un bar parisien, ses amis du PS, Ségolène Royal, Manuel Valls et Pierre Moscovici notamment, pour fêter son 57e anniversaire. Nous sommes à la veille de l'élection présidentielle, à quelques jours du débat de l'entre-deux-tours...

    Les tweets d'un journaliste pourtant absent des agapes vont déclencher un tsunami médiatico-politique. Raison invoquée : la garde rapprochée du candidat Hollande s'affiche aux côtés d'un invité qui n'est autre que...Dominique Strauss-Kahn ! Le diable en personne donc. Gaffe, piège, acte manqué, suicide politique ou manipulation savamment orchestrée par Julien Dray?

    Ségolène Royal ignorait-elle vraiment que Dominique Strauss-Kahn serait parmi les convives ? Comment le candidat Hollande a-t-il réagi au lendemain de l'anniversaire ? Comment, quelques jours après cette soirée, Valérie Trierweiler s'est-elle saisie de cette fête controversée pour porter le coup de grâce à Julien Dray qu'elle n'aime guère ?

    Fin connaisseur du PS et du monde politique, Yves Azéroual, avec force révélations et témoignages inédits, nous guide dans les arcanes d'un monde violent, la politique : on y croise des traîtres, des victimes collatérales, des femmes bafouées, des agents doubles, voire triples...

  • Au sein du gouvernement, bernard laporte est un ovni.
    Modeste employé d'edf à vingt ans, il est devenu star grâce au rugby. ou plutôt grâce à son statut de coach charismatique car sa carrière de joueur ne l'avait pas particulièrement distingué. ami personnel du président de la république, il a été nommé secrétaire d'etat aux sports en octobre 2007, un poste qu'il n'aurait jamais imaginé occuper selon ses propres mots. mais le sympathique et dynamique laporte à l'accent méridional a un côté obscur.
    Au terme d'une longue enquête qui a mené l'auteur au sommet de l'état, étayée par des témoignages exclusifs de ses proches et notamment de sa femme, nadine laporte, michel biet dresse le portrait d'un homme complexe et caractériel. apre au gain, nouant des relations sulfureuses, le ministre est cerné par les enquêtes judiciaires et fiscales. actionnaire ou propriétaire de casinos, de campings, de logements et de restaurants, il étend son influence des beaux quartiers de paris au bassin d'arcachon.
    Ce livre est une immersion au coeur du système laporte, ses mécanismes, ses réseaux et ses petits arrangements entre amis.

  • Un Monarque, agité et colérique. Un Dauphin pressé, avide de conquêtes. Une Principauté belle et prospère, objet de toutes les convoitises. À sa tête, l'Arménien, ami du Monarque auquel il a succédé. Voici planté le décor et succinctement présentés les héros de cette histoire, où toute ressemblance avec des situations ayant réellement existé ne saurait être totalement fortuite.
    Pour l'Arménien, l'avènement de Rocky devait être l'aboutissement d'une vie de combats communs. Une fierté personnelle, une espérance pour le Vieux Pays. Ce fut le début des ennuis. Écarté du gouvernement, l'homme blessé s'attelle à une tâche aussi ambitieuse que provocatrice : le nettoyage des écuries de la Principauté. La fureur du Monarque, qui se sentira visé par cette entreprise, n'aura d'égale que sa détermination à propulser son fils, jeune prodige de la politique, à la tête de son fief.
    De la Cour aux tours de la Principauté, cette fable politique nous entraîne dans les coulisses d'un combat inégal, truffé de rebondissements. Malheur aux vaincus !

  • Dans un café de la rue de l'Université, le directeur de cabinet du président de l'Assemblée nationale bavarde avec deux collaborateurs du maire de Sevran. La discussion est acharnée. Le cafetier qui n'a pas manqué un mot de la conversation leur déclare, sourire aux lèvres, au moment où ils sortent de son établissement : " Si je comprends bien, c'est les accords Gatignon ! " Il ne croit pas si bien dire. Stéphane Gatignon, maire de Sevran, est en grève de la faim depuis le 9 novembre : il a planté sa tente à côté du Palais-Bourbon, en plein coeur de Paris. Le début d'un événement important pour la banlieue après tant et tant de promesses jamais tenues.
    Comment en arrive-t-on à faire la grève de la faim pour sauver les finances de sa commune ? Est-ce un geste de désespoir ou celui d'un édile en colère qui contraste avec le cynisme du monde politique ?
    Cette action, peu ordinaire pour un élu, a été mûrement réfléchie, nourrie par de longues années militantes contre la ghettoïsation, la violence et les difficultés économiques d'une ville victime de la désindustrialisation des années 1980-1990. Son objectif ? Obtenir des moyens supplémentaires pour les communes les plus pauvres de France, dont sa ville. Son combat, très relayé par les médias, finit par faire bouger le gouvernement qui négocie un compromis avec lui dans la nuit du 14 au 15 novembre 2012, au terme de six jours de grève.
    Et puis il y a Sevran. Le laboratoire d'avenir, le centre symbolique de la mégalopole parisienne, la banlieue ! Gatignon livre ses réflexions d'homme politique installé de plain-pied dans le XXIe siècle, sans manier la langue de bois, à travers le récit de ces longues journées, rythmées par les rencontres, les interviewes et... quelques gobelets de thé à la menthe !

  • La reine mère

    Pascale Tournier

    Elle est devant, dynamique et décidée, régnant sur son monde avec autorité. Lui se tient en arrière, marche à petits pas et manifeste quelques absences. Elle, c est Bernadette, ex-Première dame de France, sainte patronne des Pièces jaunes et membre du conseil d administration de lVMH. Lui, c est Jacques, ancien président de la République, roi déchu empêtré dans les affaires. les Chirac : un vieux couple toujours présent sur la scène parisienne, plus populaire que jamais. Mais, entre eux, les rôles se sont inversés. Bernadette a l oreille de Nicolas Sarkozy et des jeunes ambitieux de l UMP, soignant au passage sa relation avec François Hollande. Sait-on jamais... Jacques, le mari volage, l époux « né pour commander », se limite désormais à quelques sorties remarquées. Pascale Tournier tient la chronique d une revanche, celle d une femme intelligente mais longtemps ringardisée, qui brûlait d être autre chose que l épouse bafouée d un « macho mal conseillé ». En toile de fond, la rivalité avec sa fille Claude, son emprise sur la Corrèze, ses fameux « frais de bouche » et le procès de son mari dans l affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris. S appuyant sur une enquête minutieuse, l auteure dessine le portrait contrasté d une authentique reine mère jalouse de ses avantages, au sommet de son influence et bien décidée à peser dans la campagne présidentielle.

  • L'ex

    Sylvain Courage

    En 2007, elle était sûre de mener son camp vers des victoires futures. En 2012, la gauche l'a emporté. mais c'est François Hollande, son ancien compagnon, qui s'est installé à l'Élysée. Ségolène Royal ne siège pas à la table des vainqueurs. La déroute des législatives de La Rochelle a compromis son avenir politique. Le « tweet » assassin de sa rivale Valérie Trierweiler l'a renvoyée à ses malheurs sentimentaux. Et son rêve de présider l'Assemblée nationale a viré au cauchemar.
    Ségolène Royal est l'ex-candidate, l'ex-compagne, l'ex-madone des sondages. Comment en est-elle arrivée là ? Pourquoi le couple mythique qu'elle formait avec François Hollande a-t-il explosé ? Comment est née la rivalité féroce qui l'oppose à l'actuelle First Lady ? Qui a tiré les ficelles du complot de La Rochelle ?
    Sylvain Courage a suivi Ségolène Royal pendant de longs mois, recueilli ses confidences, celles de ses proches, mais aussi les piques de ses ennemis. Avec force détails et révélations, il tire les fils d'un destin dramatique qui aura marqué notre histoire politique.

  • Plat arrive. "Maintenant, vous allez être obligés de regarder dîner le roi !" lance-t-il en riant. Bien qu'il vise la présidence de la République, l'homme de Tulle n'a pas perdu son légendaire sens de l'humour. Autre tempérament, autre ambiance.
    Nicolas Sarkozy, tendu mais déterminé, n'éprouve que mépris pour ce rival qu'il surnomme " le petit'. "Je vais gagner ! Ce sont tous des nuls. Je suis un boxeur ! Je tape et je tape !" clame-t-il lors d'un dîner début mars. Les convives accablés par les mauvais sondages en restent bouche bée. Coups pour coups. Pour terrasser l'adversaire, les deux hommes ne reculent devant aucune manoeuvre.
    Barre à droite toute pour Sarkozy, haro sur les riches côté Hollande. Mais loin des stratégies élaborées en petit comité, une autre campagne se déroule. C'est cette aventure souterraine que révèlent Nathalie Schuck et Nicolas Barotte. Les querelles entre les clans qui se sont formés autour du Président, la compétition entre les premiers ministrables socialistes... Côté jardin, on apprend que Ségolène Royal a vécu la campagne de son ex-compagnon, tiraillée par des sentiments antagonistes.
    On découvre aussi comment François Hollande a encaissé son "enfarinage" ou la réaction de Nicolas Sarkozy face au cadeau exotique qu'on lui a réservé dans un hôtel d'Amazonie... Jour après jour, les auteurs nous font revivre le duel Hollande-Sarkozy, leurs coups de com' et leurs coups de blues, les grands débats et les petites vacheries, jusqu'à l'issue finale.

  • Lapsus ? La langue qui fourche, entre énorme bourde et aveu involontaire.
    Jean-Louis Borloo prenant la défense (sic) de Dominique de Villepin à la tribune du Palais-Bourbon : " Personne n'a contesté que le Premier minus avait eu raison. " Un député devant l'Assemblée : " Monsieur le Ministre, durcissez votre sexe, euh, pardon, votre texte!" Voici, pour la première fois recensés, plus de 200 lapsus politiques, commis en France ou à l'étranger. Si Rachida Dati a dérapé sec, " dérapé sexe ", elle est loin d'être la seule.
    On a même le sentiment que, dans l'espace public, il y a inflation (et non fellation...) en la matière. L'auteur a repéré ceux qui donnent des verges pour se faire battre, insultent à bon compte, malmènent en mal nommant, parlent trop vrai, rêvent tout haut, révèlent leur manque d'expertise. Nous sommes, plus que jamais, à l'affût du moindre décalage entre le comportement des personnalités politiques et leurs discours.
    Ainsi le lapsus, guetté par le citoyen comme symptôme et révélateur, donne-t-il une bonne leçon d'authenticité à nos gouvernants. Ce florilège, mettant en évidence le contexte de chaque lapsus, en restitue le sens caché et la saveur. Pour le lecteur, il représente aussi un excellent divertissement. Et un palmarès où les plus performants ne sont pas ceux que l'on imagine.

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