Robert Laffont

  • Il a quitté le 3 juillet 2020 l'hôtel de Matignon, à la fois populaire et inconnu. On ne connaît ni ses idées, ni ses émotions, ni ses aversions. Qui est véritablement Édouard Philippe ?
    Entre le début de l'automne 2020 et la fin du printemps 2021, le journaliste Tugdual Denis a multiplié les allers-retours au Havre pour échanger longuement avec l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron. Sillonnant la Normandie et Paris, revenant sur ses itinéraires en Sicile ou au Vietnam, il est également parti à la rencontre des vrais proches de l'homme politique préféré des Français.
    Autrefois tenu par sa fonction, Édouard Philippe se livre ici sur tous les sujets : relations internationales, islam, intégration, avenir de la France... Et déroule un programme, celui d'un potentiel candidat. Un portrait inédit, celui d'un ex-ministre, d'un maire, d'un mari, d'un père... d'un futur président ?

  • Ce livre réunit trois discours prononcés par Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot et Eric Coquerel à l'Assemblée nationale, le lundi 29 mars 2021. Il s'agissait de rejeter le projet de loi prétendument issu de la convention citoyenne pour le climat. Ce moment de débat parlementaire a été l'occasion pour Jean-Luc Mélenchon de ramasser la pensée écologique insoumise dans une prise de parole. Il avance le concept nouveau de « peuple humain » uni par l'écosystème unique dont il dépend pour sa survie. À partir de cette prémisse, il affirme la nécessité d'une écologie de rupture. Le système économique actuel doit s'effacer avant d'effacer la biosphère. Il propose un horizon pour le nouvel humanisme : l'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature.
    Les discours sont reproduits avec les interruptions de l'auditoire tels qu'elles sont rapportées au Journal Officiel. Ils sont accompagnés d'extraits de notes de blog ou d'autres discours de Jean-Luc Mélenchon.
    Ainsi, ce livre offre une expérience de lecture augmentée en donnant la possibilité de se référer à de nombreuses autres sources par QR code pour approfondir ses sujets.

  • J'en ai tellement vu

    Christian Jacob

    Les politiques, il les connaît tous ! Qu'ils soient ministres ou parlementaires, Christian Jacob les côtoie depuis des années. Il apprécie leurs qualités mais n'ignore pas leurs défauts. À la différence de beaucoup, qui exploitent les faiblesses des autres pour servir leur propre ambition, lui préfère valoriser les atouts de chacun, en composant avec le reste. Si bien qu'on le juge souvent trop conciliant. « On aura besoin de tout le monde », expliquet-il inlassablement. Mais il sait aussi taper sur les opposants et est alors décrit comme sectaire et agressif. En réalité, il n'est ni l'un ni l'autre. Il remplit simplement son rôle sur l'échiquier politique.
    Ministre créatif - il a inventé la Paje (Prestation d'accueil du jeune enfant) -, proactif quand il s'agit de libérer la création d'entreprise, négociateur avisé - il en a fait la preuve à la Fonction publique -, il est également protecteur et bienveillant avec les députés de son groupe à l'Assemblée et sait rester solide lorsque son parti souffre. S'il revient aujourd'hui sur son parcours atypique dans les méandres du pouvoir, en livrant, avec une franchise et un humour inattendus, quelques portraits pas tendres et nombre d'anecdotes pimentées, ce n'est pas pour vanter ses mérites personnels, mais pour tirer les leçons d'une expérience unique afin de porter sa famille à la victoire.

  • En quelques années seulement, François Ruffin, député de la Somme, électron libre de l'extrême gauche, a imposé son style et ses idées. Sa posture d'élu «proche du peuple» qui se paie au Smic et s'exprime sans filtre détonne. Mais est-il aussi transparent qu'il l'affirme ? Imagine-t-on l'infatigable défenseur des salariés précaires jouer finalement les patrons dictatoriaux ? Gérer seul la majeure partie des bénéfices de son documentaire à succès Merci Patron! ? Être mal à l'aise sur le thème de l'islam dans les banlieues ?

    François Ruffin est un personnage plus ambigu qu'il n'y paraît. Il se revendique par exemple du populisme, prône la fermeture des frontières, et répond opportunément à côté sur les questions liées à l'écologie ou au féminisme. Cette enquête de terrain, entre Amiens et Paris, révèle quelques vérités sur cet homme pressé de parvenir au pouvoir et de mener à bien ce qu'il considère comme une «mission».

  • Les liquidateurs

    Olivier Marleix

    Olivier Marleix a été l'un des premiers hommes politiques à dénoncer les moeurs d'une certaine élite, au moment de la vente d'Alstom. C'est à cette occasion qu'il a rencontré celui qui deviendrait un des plus grands liquidateurs du pays : Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie. Depuis 2017, le jeune président poursuit son projet : ouvrir les portes de la France aux capitaux et gouvernances étrangers, à une mondialisation déloyale.
    Dans cet essai, Olivier Marleix fait un bilan sans concession des années En Marche, où les intérêts privés et l'appétence pour l'argent ont définitivement supplanté l'intérêt général. Il nous dit ainsi combien il est urgent d'en finir avec le macronisme, au risque sinon de voir notre souveraineté défaite et notre pays et ses industries définitivement liquidés.

  • L'immigration électrise périodiquement notre débat public. Mais son irruption sur la scène politique et médiatique se fait le plus souvent à partir de données anciennes, incomplètes ou habilement maquillées. Une méconnaissance de la réalité, entretenue par l'extrémisme d'un côté, par le politiquement correct de l'autre.
    Ce livre dresse le tableau de l'immigration en France depuis vingt ans. Il permet d'en finir avec le déni soigneusement orchestré par quelques démographes ayant pignon sur rue, lesquels tentent d'occulter la réalité de la vague migratoire massive qui affecte notre pays.
    Préfet de région et Conseiller d'État, Patrick Stefanini a consacré à ce problème une grande partie de sa vie professionnelle, dans les divers postes de responsabilité qu'il a occupés auprès de Robert Pandraud, Alain Juppé, Dominique de Villepin et enfin Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux. Il a retiré de cette expérience concrète des convictions fortes qu'il exprime ici sans détour. Il décrit l'impuissance de nos gouvernements à maîtriser l'immigration alors même que la France, affaiblie économiquement, a vu ses capacités d'accueil se restreindre et a laissé s'abîmer son modèle social. Il constate l'échec de nos efforts d'intégration en raison du chômage de masse, mais aussi du repli identitaire et de la poussée du fondamen-talisme islamique chez les nouveaux immigrants.
    Il formule aussi des propositions précises, à rebours des mots d'ordre simplistes des uns et de l'aveuglement des autres : contrôle des frontières extérieures de l'Europe, dépôt des demandes d'asile hors du territoire français, révision radicale de notre politique d'aide au développement, et enfin refonte des règles d'acquisition de la nationalité française.
    C'est désormais la cohésion de notre société qui est en jeu. Pour reprendre le contrôle de l'immigration, Patrick Stefanini appelle à faire les choix devant lesquels la France recule depuis vingt ans.

  • Jean-Pierre Chevènement nous fait entrer, pour la première fois, dans sa vie personnelle et familiale pour mieux nous raconter cinquante ans d'histoire française, d'engagements et de combats hors du commun.
    D'une enfance meurtrie dans la France occupée, il tirera l'énergie de paris successifs, mû par l'idée que celui « qui veut risquer sa vie la sauvera » (saint Matthieu). Il rencontre « l'Histoire en train de se faire » durant la guerre d'Algérie. À son retour, il entreprend avec une poignée de camarades de construire une autre offre politique à gauche, qui passe par la création du CERES, la rencontre avec François Mitterrand, le congrès socialiste d'Épinay, d'où s'élance une génération avide de « changer la vie ». Le « Che » nous raconte la conquête du pouvoir de 1971 à 1981 comme un véritable roman, où se mêlent audaces stratégiques et luttes opiniâtres.
    Multipliant savoureuses anecdotes et portraits sans concession, il démythifie la « deuxième gauche » et croque avec une douce ironie son leader, Michel Rocard. Il évoque Mitterrand à différents moments d'une relation de trente ans, où la complicité le dispute à l'affrontement. Il dépeint aussi les figures de Laurent Fabius et de Lionel Jospin, et rappelle le rôle injustement sous-estimé de Pierre Mauroy et de Jacques Delors qui surent dire « non » à Mitterrand.
    Éducation nationale, Défense, Intérieur : pendant près de dix ans, Chevènement donnera une colonne vertébrale à l'État. Quand viennent, en 1989-91, le grand retournement du monde et le triomphe planétaire du capitalisme financier, il ne renonce pas : non à la guerre du Golfe et au clash des civilisations ! non à Maastricht et à une Europe coupée des peuples ! Il éclaire les raisons toujours actuelles qui le conduisirent à mettre en pratique à trois reprises sa célèbre formule « Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne », contre la « parenthèse libérale » en 1983, contre la guerre du Golfe en 1991 et contre le démantèlement de l'État républicain en Corse en 2000. Bref, il nous explique comment nous en sommes arrivés là.
    Ce récit majeur passionnera tous ceux qui se demandent comment relever les défi s d'aujourd'hui et de demain. Il permet aussi de mesurer la dimension exceptionnelle de l'homme d'État, son exigence morale et intellectuelle qui lui valent aujourd'hui respect et considération.

  • Les voraces

    Vincent Jauvert

    Jamais autant de hauts fonctionnaires n'ont pantouflé à prix d'or dans le privé.
    Jamais autant de ministres n'ont été multimillionnaires.
    Jamais autant de responsables politiques, et non des moindres, ne sont devenus lobbyistes ou avocats d'affaires...
    Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi la situation a-t-elle empiré sous Macron ?
    Après deux ans d'enquête et grâce à une quarantaine de témoignages inédits, Vincent Jauvert révèle les moeurs de ces élites si voraces qui ont pris le pouvoir dans le sillage du nouveau président de la République. Il décrit leur course à l'argent, leurs campagnes en coulisses pour dissimuler leurs véritables revenus et leurs conflits d'intérêts. Un document implacable.

  • Yvette Roudy a été la première ministre des Droits de la femme, en 1981. On lui doit, entre autres, la loi sur le remboursement de l'IVG et des lois sur l'égalité professionnelle. Aujourd'hui âgée de quatre-vingt-dix ans, elle n'a rien perdu de ses convictions, bien au contraire. Celle qui est déjà l'auteur d'À cause d'elles (1982), de La Femme en marge (1974), ainsi que la traductrice, en 1964, d'un des monuments théoriques du féminisme, La Femme mystifiée de Betty Friedan, transmet dans ce livre ses précieux conseils aux jeunes générations. Et si, nous demande finalement Yvette Roudy, la lutte féministe, à condition qu'elle soit consciente et organisée, pouvait aussi contribuer à répondre aux grands défis économiques, sociaux et écologiques à venir ?

    « Il reste encore beaucoup à faire, et peut-être les femmes, d'aujourd'hui et de demain, devront-elles le faire autrement. Les inciter à réfléchir à cet «autrement» est sans doute le but des pages qui vont suivre. »

  • La magie du cosmos

    Brian Greene


    dans l'univers élégant, son précédent ouvrage devenu best-seller, brian greene nous embarquait à la découverte de la " théorie des cordes ", qui permet de réconcilier deux des plus belles théories physiques jamais inventées, la relativité générale et la mécanique quantique, joyaux du xxe siècle.
    nous comprenions comment il devenait enfin possible de réunir le domaine de l'infiniment grand à celui de l'infiniment petit. aujourd'hui, l'aventure se poursuit et le physicien américain nous fait découvrir les grandes questions qui, au xxie siècle, continuent d'assaillir les théoriciens, plus que jamais à la recherche d'une " théorie du tout ". cette fois, c'est à la réalité même de notre monde qu'il s'attaque et, avec elle, aux concepts les plus fondamentaux tels l'espace, le temps ou le vide.
    ces notions n'ont cessé, par le passé, d'exciter l'imagination et la créativité des plus grands esprits scientifiques - newton, maxwell, mach, schrödinger, dirac. et, bien sûr, einstein. sans tabou et avec sa verve communicative, brian greene rend hommage à ces penseurs de l'étrange cosmos dans lequel nous vivons. nous plongeons à sa suite dans cette nouvelle réalité du monde. et nous comprenons pourquoi " les choses sont ce qu'elles sont " !.


  • « Je savais qu'un jour j'irais à la rencontre des miens, écrit-il.Je prenais des notes au hasard de conversations, de lectures, de déplacements en Alsace. J'accumulais des informations, une documentation. » Jean-Louis Debré retrace ici la trajectoire de sa lignée à travers cinq générations : celles d'Anselme, de Jacques, de Simon, de Robert, de Michel. Une ascendance façonnée par la tradition juive, qui opta à la fin du XIXe siècle pour la France et la République. Autant de valeurs essentielles que ces grandes figures, de Robert Debré, ami de Charles Péguy, de Paul Valéry, fondateur de la pédiatrie moderne, à son fils Michel, Premier ministre du général de Gaulle, ont incarnées tour à tour.
    Pour la première fois, Jean-Louis Debré nous fait entrer dans l'intimité de son histoire familiale. Il livre ses souvenirs d'enfance et d'adolescence, illuminés par l'exemple d'humanité généreuse et rayonnante de son grand-père Robert Debré. Il évoque son éducation gaulliste sous une influence paternelle aussi fervente qu'exigeante. À travers Michel Debré, dont il fut le confident jusqu'à sa mort, et le récit de ses engagements, de son action, de sa relation et de ses échanges avec de Gaulle, il nous offre un témoignage de première main sur les événements qui marquèrent les onze années de présidence gaullienne jusqu'au départ du Général en avril 1969.
    Avec sensibilité, pudeur et sobriété, Jean-Louis Debré met l'accent sur ce qu'il appelle un « esprit de famille », une identité commune qui constitue sa propre « marque de fabrique ».

  • Jean-Louis Debré évoque, avec sa liberté de ton et son franc-parler habituels, les temps forts de sa carrière politique, de ses fonctions de ministre de l'Intérieur, qu'il occupa de 1995 à 1997, à celles de président du groupe RPR de 1997 à 2002, puis de président de l'Assemblée nationale jusqu'en 2007. Autant de responsabilités majeures au coeur du pouvoir et de l'action publique, qui ont été aussi pour lui des postes d'observation sur les moeurs du sérail, les rivalités partisanes et les jeux d'ambition. D'une fidélité sans faille à Jacques Chirac, qui l'autorise à une franchise sans détour envers le chef de l'État, ce compagnon des bons et mauvais jours n'a obéi dans ses engagements publics qu'à une seule et même exigence : la défense des valeurs républicaines et le respect des institutions voulues par le général de Gaulle et mises en place par son père, Michel Debré. Intransigeant sur ces principes, il veille à les faire appliquer en défendant, en particulier à l'Assemblée, les droits de l'opposition, sans hésiter à fustiger le comportement de ses propres amis et celui de certains membres du gouvernement, tel Nicolas Sarkozy, quand leur attitude lui paraît porter atteinte au débat démocratique et au bon fonctionnement de l'État.
    Confronté dès son arrivée place Beauvau aux attentats terroristes de 1995, notamment à celui du métro Saint-Michel, il s'emploie à démanteler les réseaux islamistes tout en prenant conscience du long et difficile combat qui s'annonce. En charge d'un autre dossier délicat, celui des sans-papiers, il fait procéder à l'évacuation de l'église Saint-Bernard dans des conditions qui furent très controversées. C'est à l'hypocrisie et à l'aveuglement des élites face à la question migratoire, à la place de l'islam dans notre société et à la montée des extrémismes qu'il se heurte à ce moment-là en plaidant pour une politique lucide et volontariste en matière d'intégration et de sécurité.
    En première ligne durant les cinq ans de cohabitation dans le combat contre le gouvernement socialiste, le président du principal groupe de l'opposition a dû guerroyer, pour conquérir cette nouvelle fonction, contre les tenants de la droite la plus conservatrice, Édouard Balladur et les siens, . En 2002, il remporte la bataille du perchoir dans des conditions similaires, ce qui le conforte dans son indépendance d'esprit, affirmée en toutes circonstances et à l'égard de tous, y compris de Jacques Chirac dont il reste dans le même temps le plus fidèle lieutenant. C'est ainsi qu'il réprouve l'instauration du quinquennat, dont il pressent les effets délétères sur l'action gouvernementale, met en garde contre les excès de la décentralisation voulue par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qualifié de « boutiquier », et conjure en vain le chef de l'État de sanctionner le comportement de Nicolas Sarkozy, jugeant ses méthodes et ses prises de position déloyales et contraires au bon fonctionnement des institutions.
    « Tu le raconteras plus tard », lui avait alors conseillé Jacques Chirac en lui demandant de différer la publication de son témoignage. Jean-Louis Debré a attendu plus de dix ans. Il livre ici un portrait intime et très personnel de l'ancien président et brosse un tableau sans complaisance de notre classe politique, de ses carences et de ses dérives, amplement vérifiées par l'actualité la plus récente.

  • Des centaines de livres ont été écrits sur de Gaulle, mais tous ont éludé un sujet crucial : ses rapports avec les femmes. Les idées reçues abondent dès que l'on évoque les relations du général avec la gente féminine et l'histoire de sa vie en est systématiquement biaisée. Les biographes réservent ainsi le premier rôle à son père, alors que sa mère fut la seule à croire en ce gamin colérique qui, au collège, était moins brillant que ses frères. C'est elle qui le convainquit de son grand destin. De même, son épouse Yvonne passait-elle pour une femme insignifiante alors qu'elle était à vingt ans une jeune fille superbe et qu'elle fut pendant trente ans une patronne de fondation chevronnée. De Gaulle aima sa femme un demi-siècle durant et quand il dédie son livre à « Yvonne sans qui rien ne se serait fait », ce n'est pas une formule de politesse.
    La droiture du premier président de la Ve république fait aussi oublier qu'avant son mariage, le lieutenant puis capitaine de Gaulle a été très amateur de femmes. Et qu'il a partagé certaines conquêtes avec Pétain... Après vingt ans de mariage, à Londres en 1940, il aurait même eu une aventure - ce qu'affirmait le chef de file de la résistance Pierre Brossolette. Un amour qu'il a sacrifié à sa mission sacrée, à son « contrat avec la France ».
    Enfin, la manière dont il a imposé le droit de vote des femmes ou autorisé la pilule contre l'avis du Vatican infirment les accusations de phallocratie dont il a fait l'objet.
    Au fil des recherches et des témoignages, cette enquête passionnante dévoile une facette chaleureuse et intime de cet homme qui n'est pas seulement la statue du commandeur de la vie politique que nous connaissons tous.

  • « Il ne se passe pas de jours sans que je repense à ce que j'ai pu faire de mal dans ma vie. Il suffit d'une rencontre, d'un petit incident de ma vie quotidienne, d'une chanson, d'un paysage, d'une lettre ou d'une lecture, de tout ce qui sollicite en permanence la mémoire pour que m'assaillent des regrets qui sont autant de remords. Certains peuvent paraître dérisoires pour ceux qui les ont oubliés, d'autres sont passés totalement inaperçus, d'autres encore ont entraîné des conséquences désagréables pour tel ou telle qui en furent blessés, tous continuent à vivre, à réclamer, à m'obliger à les décrire pour essayer d'apaiser un peu mon inquiétude ».
    Fidèle à lui-même, Frédéric Mitterrand revient sur les grands événements qui ont jalonné sa vie. Un examen de conscience à la lumière d'un demi-siècle de passions amoureuses, artistiques et politiques.

  • « Mon oncle François, entièrement tourné vers l'action et la conquête du pouvoir, a rarement évoqué son enfance. Elle n'apparaît que par bribes dans les livres qui lui ont été consacrés. On retient généralement qu'elle fut heureuse et qu'il en retira les ressources indispensables pour mener cette carrière éclatante dont même ses contempteurs les plus acharnés reconnaissent l'obstination et la puissance mystérieuse. Mon père, son aîné d'un an, évoquait souvent leurs premières années, avec un réel talent de conteur qui faisait revivre une famille inconnue de moi, des histoires anciennes et un cadre de vie provincial et suranné. En m'appuyant sur le souvenir de ces récits, j'ai cherché à reconstituer l'enfance de François, à partager ses premières affections et ses chagrins, ses émotions et ses ambitions. J'en ai conçu une profonde nostalgie pour ce pays de l'innocence qui fut celui de sa prime jeunesse ».
    Agrémenté d'une centaine de photos inédites, Le Pays de l'innocence reprend, en l'enrichissant, le texte écrit par Frédéric Mitterrand pour son documentaire du même nom, diffusé en 2017 par La Chaîne Parlementaire - Assemblée nationale.

  • « Un président qui n'avait jamais fait de politique va croiser la route d'un général de la guerre froide qui n'a pas combattu - au sens où l'entendent ceux qui ont le goût du sang dans la bouche. Remonter le fil de leur rencontre et de son dénouement, c'est comprendre ce qu'est devenue l'armée française et quels défis se présentent à elle pour le XXIe siècle. » N. G.
    Pour la première fois depuis la création de la Ve République, le 19 juillet 2017, un chef d'état-major des armées a démissionné de ses fonctions. Issue logique d'un bref et violent combat entre Emmanuel Macron et le général Pierre de Villiers, la crise est intervenue à un moment très particulier de la relation entre l'armée et le pouvoir. Depuis vingt ans, l'exécutif n'a cessé de réduire les troupes tout en multipliant leurs aventures expéditionnaires, jusqu'à approcher de la rupture. La contradiction était devenue intenable entre les ambitions et les moyens de défense de la France.
    L'enquête percutante de Nathalie Guibert s'appuie non seulement sur le témoignage exclusif de nombreux responsables militaires, mais aussi sur sa grande expérience du terrain. Elle montre que le malaise de l'armée professionnelle est loin d'être dissipé et éclaire les dessous d'une querelle d'autorité sans précédent.

  • Les grandes illusions

    Manon Rescan

    La République en marche, le mouvement lancé par Emmanuel Macron, avait pour objectif la rénovation complète de notre système politique, l'avènement d'une « démocratie plus représentative, responsable et efficace », fondée entre autres sur l'abolition des clivages droite-gauche. C'est ainsi qu'a vu le jour, en 2017, le groupe parlementaire le plus original et composite de l'histoire de la Ve République, largement issu de la société civile, sans réelle expérience ni enracinement idéologique : plus de 300 députés promettaient de « faire de la politique autrement ».
    Moins de deux ans après l'élection d'Emmanuel Macron, que reste-t-il de ce présumé « nouveau monde » ? Le livre de Manon Rescan, qui suit le groupe En marche depuis son entrée à l'Assemblée nationale, est le fruit d'une longue et minutieuse enquête de terrain, de rencontres et d'échanges avec ces nouveaux élus dans leurs circonscriptions comme au palais Bourbon. L'auteur brosse leurs portraits, disparates et parfois insolites. Elle montre leurs excès d'improvisation et leurs difficultés croissantes à concilier leurs points de vue. Elle révèle les fissures, dissidences, jeux d'influence et rivalités qui ont très vite marqué cette aventure hors norme.
    Passé le temps des « grandes illusions » ressurgissent les pratiques de « l'ancien monde ». Soumis à la tutelle du gouvernement et de l'Élysée, pris de court par la crise des « gilets jaunes », les soldats de la macronie sont aujourd'hui confrontés aux affaires, aux scandales et à l'impopularité grandissante du nouveau régime et de son chef. Quel avenir pour cette armée en proie aux doutes et aux divisions ?

  • Ancien directeur de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995 et de celle de Valérie Pécresse aux élections régionales de 2015, Patrick Stefanini a occupé pendant plus de vingt ans une place discrète mais centrale dans le dispositif politique de la droite. Conseiller de l'ombre, stratège redouté pour son efficacité qui lui a valu d'être présenté comme une véritable « machine de guerre » au service des candidats qu'il soutient, Patrick Stefanini sort du silence pour livrer son témoignage sur la dernière campagne dont il fut le maître d'oeuvre : celle de François Fillon, d'abord au cours de la primaire, puis de l'élection présidentielle.
    Il explique ici les raisons qui l'ont incité, bien qu'ami et admirateur d'Alain Juppé, à rallier François Fillon. Il nous plonge dans les coulisses de la campagne qui a permis à ce dernier de l'emporter à la surprise générale lors des primaires, nous fait vivre de l'intérieur l'incroyable psychodrame qui a surgi après les révélations sur les emplois de l'épouse du candidat et l'affaire dite des « costumes ». Il montre comment il a découvert la véritable personnalité d'un homme plus dissimulé qu'il ne le pensait, et décrit le comportement de ceux qui, par leurs hésitations ou leur double jeu, ont contribué à rendre la victoire impossible. Organisateur du meeting du Trocadéro, il s'explique aussi sur les motifs qui l'ont conduit à remettre sa démission deux jours avant l'événement.
    Dans ses entretiens avec Carole Barjon, qui le pousse dans ses retranchements, Patrick Stefanini livre pour la première fois une réflexion très personnelle sur l'avenir d'une droite qui ne s'est jamais remise de l'échec de Nicolas Sarkozy en 2012 et qui reste encore assommée par sa dernière défaite. Fourmillant de révélations, cet ouvrage dévoile la face obscure d'une longue campagne qui a aussi marqué la fin d'une époque.

  • Parias

    Diane Gontier

    Ce livre est l'histoire d'une déchéance : celle d'un ministre condamné pour fraude fiscale, celle aussi et surtout de la destruction d'une famille. Un drame raconté de l'intérieur par la fille aînée de l'ancien ministre qui nous plonge dans les secrets d'un couple et d'un clan.
    L'auteur raconte comment elle s'est trouvé plongée dans cette tourmente et a tenté depuis lors de se reconstruire en devant faire face à la condition de « pestiférée » qui pèse sur elle comme sur tous les membres du clan et a brisé leur existence sociale. « L'avenir devient un trou noir ou je tente de me projeter », écrit-elle. Elle essaie de saisir les origines de cet engrenage qui a conduit un couple longtemps soudé à se déchirer jusqu'à la chute finale, uni par une complicité qui les a entraînés dans les mêmes dérives jusqu'à finir sur un même banc de tribunal.
    Diane Gontier nous fait vivre ces heures fatidiques où tout a basculé après des années de réussite, de bonheur et d'insouciance. Elle brosse le portrait d'un père emporté par son ambition jusqu'à en perdre le sens de toutes limites, d'une mère trompée et esseulée qui sous prétexte de préserver ses intérêts en arrivera, délibérément ou pas, à déclencher un processus dévastateur.
    L'auteur n'est pas tendre envers les siens. Mais son but n'est pas de régler des comptes à son tour. À la fin du livre, elle laisse la parole à son père qui, en quête d'une hypothétique rédemption de se racheter à ses propres yeux comme à ceux des autres, vient d'accomplir une mission humanitaire en Guyane et lui confie ce qu'a été cette expérience.

  • Macron ou Le Pen ? Parce qu'elle ne supporte pas d'être confrontée à cette alternative qui peut se terminer en drame pour le pays, Valérie Pécresse, seule femme politique de droite considérée aujourd'hui comme présidentiable, passe à l'offensive. Sans renier ses convictions, elle s'est affranchie de son parti, Les Républicains, pour lancer une entreprise de refondation politique audacieuse.
    Dans ces entretiens avec Marion Van Renterghem, une des journalistes les plus primées d'aujourd'hui, Valérie Pécresse se livre en toute liberté. Elle raconte pour la première fois son histoire : son engagement auprès de Jacques Chirac, les turbulences de sa vie de ministre auprès de Nicolas Sarkozy, puis les divisions d'une droite qui n'a pas su se réinventer, qu'elle analyse de l'intérieur, avec lucidité.
    Désormais présidente de la région Île-de-France, laquelle concentre beaucoup des défis de la France de demain, cette mère de famille est animée par la passion d'agir et revendique d'être un aiguillon réformateur. Elle dévoile, avec le même franc-parler, pourquoi il n'est jamais acquis pour une femme de s'imposer en politique et relate ses combats, ses doutes et ses victoires.
    « Femme en colère » face aux blocages et aux lâchetés qui minent la société française, sécrètent les injustices, découragent les initiatives et mènent à l'autodénigrement et au déclinisme, Valérie Pécresse aborde de front les urgences - sociales, écologiques, migratoires, éducatives, situation explosive des banlieues - auxquelles elle est confrontée au quotidien, persuadée que les réponses à y apporter détermineront le destin de notre pays.

  • « C'est l'histoire d'un grand basculement. Elle met en scène des ambitions peu communes et des trahisons d'une qualité rare. Elle raconte à la fois un échec sans précédent, puisque soldé par un renoncement lui aussi inédit, et une conquête d'une audace incroyable, puisque partie de rien, si ce n'est des rêves d'un jeune homme à l'appétit carnassier.
    Emmanuel Macron est l'enfant du règne. Le double et le contraire. L'héritier et l'inverse. Qui dit mieux, au moins dans la conquête ? Celle-ci n'a pas été le fruit d'une improvisation. Elle vient de loin. Ella a été préméditée. C'est en cela que le crime fut parfait. La victime et l'assassin l'ont souvent admis, à l'heure des confi dences. Tout cela a été fait «avec méthode», comme l'a dit un jour l'ancien président. Et maintenant ? Personne ne saura jamais ce que pensaient vraiment Emmanuel Macron et François Hollande lorsque, un matin de la mimai 2017, à l'Élysée, l'un est devenu retraité et l'autre président. On fera ici l'hypothèse qui en vaut bien d'autres qu'ensemble, fût-ce un bref instant, ils se sont remémoré cette histoire de cinq ans qu'ils ont vécue côte à côte, chacun à sa façon, et qu'il s'agit de raconter à présent dans sa totalité parce qu'on n'en reverra pas de sitôt de plus ébouriffante. » F.B.

  • Avec Mélenchon, on espère ou on désespère. Mais le connaît-on vraiment ? Est-il un populiste mégalomane au parler « cru et dru » ou incarne-t-il plutôt la version moderne du plébéien, défenseur du peuple contre l'oligarchie ?
    Cette biographie rythmée d'anecdotes savoureuses revient sur la vie de ce natif de Tanger happé par la politique en Mai 68 dans son lycée de Lons-le-Saunier. Elle nous emmène dans le sillage de l'étudiant lambertiste, passé par la très secrète Organisation communiste internationaliste (OCI), puis auprès du jeune journaliste socialiste qui partira « faire de la politique » à Massy, devenant un fidèle de Mitterrand.
    Suivront vingt années au Sénat, un poste de ministre auprès de Lionel Jospin, le soutien victorieux au « non » à la Constitution européenne... Les auteurs racontent aussi la première campagne présidentielle en 2012, les relations compliquées avec les communistes au sein du Front de gauche et enfin les espoirs suscités lors de l'élection présidentielle de 2017 par le candidat de la France insoumise, qui frôle la qualification au second tour.
    Au fil de cette enquête fouillée se dessine la personnalité de l'orateur hors pair qu'est Jean-Luc Mélenchon. Un homme affectif, angoissé, marqué par le « déracinement » de sa terre marocaine. Un intellectuel autodidacte déterminé à faire vivre le socialisme historique contre le libéralisme d'un Hollande ou d'un Macron et qui a choisi d'aller, avec ses insoumis, à la conquête du peuple.
    Édition mise à jour et augmentée.

  • Elle chante doucement mais n'a pas la langue dans sa poche. Qu'elle dépose sa guitare, et la chanteuse baba chic, parolière tendre, devient pasionaria. Politique, société, éducation, culture, immigration, justice sont autant de sujets qui la font sortir de sa réserve artistique. Cherchez-la sur ce terrain et gare aux coups de griffe de cette féline-née. Derrière ce sourire de velours, qui a mis à ses pieds maisons de haute couture, amants célèbres, rock stars christiques, et conquis le grand public en quelques phrases joliment tournées et chuchotées, il y a une voix qui porte et des mots qui bousculent les conventions.
    Carla Bruni, bien avant d'être la seconde madame Nicolas Sarkozy, a toujours été une femme d'engagements, aux opinions aussi réfléchies que tranchées et assumées.
    Son ascendance, ce père qui l'a élevée, ses racines, Marisa sa mère, la menace terroriste en Italie, l'exil vers Paris, l'amour des lettres françaises, les premiers textes, le rapport à soi, à son corps, à la nudité, à la beauté, l'engouement des plus grands créateurs de mode, le monde des top models, la célébrité jeune, les amants du rock, Bertignac, Clapton, Jagger, les paparazzi, le sexe, la drogue, la mort de son frère adoré Virginio, le sida, les premières paroles pour Julien Clerc, le succès phénoménal de « Quelqu'un m'a dit », la vie en tournée, l'homme de sa vie Nicolas Sarkozy, la fidélité, leur fille Giulia, le passage de la gauche à la droite, l'Élysée, la violence de la politique, les courtisans et les traîtres, le mépris de François Hollande, le soutien à Valérie Trierweiler, les mises en examen de son mari, Khadafi, Takedine, le cas Fillon, Brigitte et Emmanuel Macron, les attaques contre son fils, et la musique, toujours et encore... autant de thèmes abordés sans fard dans cet ouvrage, ceux d'une vie faite d'ombres et de lumière extrêmes.

  • Derrière le voile, l'Iran est très différent de ce qu'on croit. Il s'agit d'un pays jeune et éduqué qui souhaite s'ouvrir aux modes de vie occidentaux. Comment cette société en quête de modernité a-t-elle pu élire un islamiste radical oe
    Le 24 juin 2005, contre toute attente, les Iraniens propulsaient le conservateur Mahmoud Ahmadinejad à la tête de la République islamique. Depuis cette date, le nouveau président n'a eu de cesse de pratiquer la surenchère, à propos notamment de l'accès de l'Iran à l'énergie nucléaire, suscitant la réprobation de la communauté internationale. Pourquoi le peuple iranien s'est-il donné un président qui lui ressemble si peu ?
    La majorité de la population iranienne adhère au discours de son président. Mais celui-ci arrivera-t-il, pour autant, à imposer ses vues à tous oe
    Les déclarations nationalistes d'Ahmadinejad reçoivent le soutien massif d'une opinion publique dont les aspirations apparaissent souvent contradictoires. De plus, l'organisation politique en Iran est fort complexe. Elle repose sur la loi coranique et sur l'autorité religieuse du Guide qui l'emporte sur celle du président. La vie politique iranienne se structure aussi autour de deux camps : les " idéologues " (tenants de la tradition) et les " pragmatiques " (partisans de l'ouverture), avec qui Ahmadinejad doit compter pour gouverner. Tout en dressant l'inventaire minutieux d'un pays à la croisée des chemins, Claire Tréan explique pourquoi le contexte politique ne joue pas en faveur du président en place.
    Claire Tréan offre un point de vue éclairant ainsi qu'une synthèse très complète sur l'histoire et la géopolitique de cette région de la planète qui fait actuellement peser de lourdes menaces sur la paix mondiale.
    Claire Tréan a récemment effectué plusieurs séjours en Iran, à la rencontre de ses habitants qui ont accepté sans aucune réserve livrer leurs sentiments sur la situation actuelle. Le Paradoxe iranien propose à la fois une plongée au coeur de la société iranienne contemporaine et une mise en perspective des enjeux à l'oeuvre dans ce pays vers lequel tous les regards sont tournés. Il constitue un guide indispensable pour tous ceux qui souhaitent mieux comprendre l'Iran d'aujourd'hui.



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