Fabert

  • Ouvrage Parler des bébés morts, pendant la grossesse ou tout juste nés, n'est pas un sujet facile à aborder. Alors que le bébé occupe une place centrale dans notre société, de façon paradoxale sa mort avant terme reste un sujet tabou. La mort prénatale a un impact sur toute la famille, les enfants aînés mais aussi les grands-parents et les enfants à venir. Face à cet évènement traumatique, accueillir la perte d'un enfant qui n'a pas pu naître et soutenir les parents confronte les professionnels à leurs propres émotions et aux projections faites sur eux par les couples désespérés.
    La mort périnatale contraint les couples, au-delà de leur douleur indicible, à entreprendre un voyage psychique effrayant et totalement inédit. Comprendre les enjeux qui interviennent lors de ces deuils particuliers et hautement traumatiques ouvre la voie au travail d'élaboration et d'accompagnement de la mort du foetus.

  • Lorsque l'espace de la rencontre entre demandeurs d'aide et professionnels est entièrement occupé par le problème présenté, comment trouver la distance juste ? Faut-il par empathie partager sans conditions la plainte présentée ou par objectivité la relativiser ?
    Les méthodes d'entretiens systémiques que nous avons appelées «objets flottants» créent un cadre qui permet aux professionnels de donner à la rencontre un contenu qui, tout en ne négligeant pas la plainte, révèle et actualise les spécificités et les capacités de chacun. Le rapport entre les acteurs devient plus réel et plus engageant. Les intervenants peuvent progresser dans leur travail et les demandeurs d'aide réapprendre à créer leurs propres destins.
    Si les illustrations cliniques présentant les objets flottants sont issues de thérapies familiales et de couples, l'utilisation de ces outils, par les intervenants du champ social et éducatif, s'est avérée au fil des ans également positive. Cet ouvrage leur est donc également destiné.

  • Depuis plus de trente ans les auteurs travaillent en équipe avec des patients particulièrement difficiles et avec leur famille au sein de l´école Mara Selvini Palazzoli à Milan. Cet ouvrage répond à une demande et une attente fondamentale : quand, comment et pourquoi convoquer la famille, les parents, le couple et l´individu ? Quelle forme donner à la procédure d´accueil de la souffrance psychique ? L´accumulation durant des années de nombreuses expériences cliniques indique que certains parcours thérapeutiques sont plus valides que d´autres et qu´ils contribuent à établir une bonne pratique.

  • Ce livre de Sophie Marinopoulos, psychologue, analyse les vertus de l'ennui, comme l'essence de notre devenir. L'auteur questionne les transformations contemporaines qui font oublier la vitalité de l'ennui au point que les adultes peinent à laisser l'enfant "ne rien faire".

    Le discours sur l'ennui ouvre une réflexion sur ce que nous sommes, sur notre rapport au temps, à l'espace, à l'autre, au désir, à l'éducation, au travail, à l'amour. L'ennui parle de nos liens intimes, et nous verrons qu'il nous permet de comprendre nos difficultés à vivre ensemble aujourd'hui, à motiver nos enfants à l'école, à inscrire nos couples dans la durée, à partager, à soutenir les professionnels dans la pensée. L'ennui est un mouvement qui nous engage à penser l'homme dans ses transformations contemporaines. Il est juste là où la vie de soi commence, où le langage éclot, où le corps et l'esprit s'ouvrent de concert, prenant appui l'un sur l'autre, pour le bonheur d'être soi et d'être au monde.

  • La psychothérapie à l'épreuve de l'éthique est un classique de la psychothérapie publié en 1995 aux États-Unis et traduit pour la première fois en France.
    Son auteur, William J. Doherty, est professeur au département des sciences sociales familiales de l'Université du Minnesota et il a cofondé en 2016 Better Angels, une initiative citoyenne visant à restaurer le dialogue social dans la société américaine après l'élection de Donald Trump. C'est un thérapeute engagé et un leader d'opinion reconnu des médias américains (The New York Times, Time, USA Today, émissions matinales des principaux networks américains).
    Vingt-cinq ans après sa parution, son ouvrage vient enfin combler un vide de l'édition française. Il est le premier à aborder de façon aussi exhaustive, en l'étayant de nombreux exemples, les grands principes éthiques sur lesquels les thérapeutes, quels que soient leurs courants d'appartenance, doivent s'appuyer dans leur exercice. Il répond à cette question fondamentale que se pose tout patient lorsqu'il vient consulter un professionnel de la santé mentale : quelles qualités humaines dois-je m'attendre à trouver chez mon thérapeute ? L'auteur révèle en retour quelles valeurs éthiques tout thérapeute doit promouvoir chez ses patients afin de favoriser leur mieux-être individuel, familial et communautaire.
    Chaque chapitre, d'une grande clarté, est dédié à un pilier de l'éthique : l'engagement, la justice, la vie en communauté, la sollicitude, le courage et la prudence.

  • Aujourd'hui, les normalités sexuelles, loin d'avoir disparu, sont en réalité multiples et ne vont pas toujours dans le sens d'une sexualité égalitaire (entre les sexes) et adaptée (suivant les âges). C'est pourquoi les déviances sexuelles des jeunes, réelles ou supposées, et plus encore leurs actes sexuels violents font l'objet de maints questionnements.

    La justice en est saisie ainsi que des éducateurs et des soignants. Plus largement, la communauté des adultes tente de trouver le juste équilibre entre la liberté sexuelle, dont nous sommes les héritiers, et l'accompagnement de nos enfants dans la découverte de leur désir et dans celle du désir de l'autre.

  • Parler au bébé pour l'accueillir au monde, pour soutenir son développement et l'apprentissage du langage est aujourd'hui une évidence pour tous. Ce livre va une étape plus loin et démontre que parler au bébé est indispensable aussi pour lui expliquer ce qui se passe dans sa famille. Dès sa naissance, le bébé perçoit les variations d'humeur de son entourage. Très tôt, il va se rendre compte que le climat familial est perturbé quand un évènement dramatique survient.
    Compte tenu de sa courte expérience de vie fortement dépendante de son environnement, le bébé va généralement s'en attribuer la charge. Par croyance que le bébé ne comprend pas les mots ou par soucis de vouloir le préserver des côtés difficiles de la vie tel un deuil, un accident..., l'absence de dialogue avec lui risque au contraire de le charger d'un poids. Ce malaise se manifeste par des troubles du sommeil, de l'anorexie, des colères... et nécessite parfois l'intervention d'un tiers.

  • La radicalisation se nourrit de grandes figures anthropologiques : ordalie, sacrifice, disparition de soi... Les stéréotypes de genre sont exacerbés : les filles vouées au mariage et à la maternité, les hommes à la guerre. Ce texte aide à comprendre le sens de ces comportements qui relèvent des rites de virilisation, de l'indifférence à la cruauté infligée aux autres, de l'incapacité à s'identifier à l'autre, de l'exaltation pour la haine.

  • Ce livre a pour objet de traiter de la place de l'émotion en thérapie. Boris Cyrulnik et Mony Elkaïm rendent compte d'un colloque organisé par Michel Maestre et l'institut Psycom, ayant rassemblé plus de 3000 personnes. Les participations d'Edith Goldbeter, Martine Nisse, Jacques Pluymaekers et Romano Scandariato font le lien entre, d'une part, les concepts de résonance et de résilience et, d'autre part, les pratiques de ces cliniciens hors du commun.
    Le thérapeute doit-il neutraliser ses émotions et travailler avec le transfert et le contre-transfert, comme certains courants psychanalytiques peuvent le préconiser, ou, comme le propose la cybernétique, accepter les émotions et les utiliser en séance ? Abordée sous l'angle systémique, cette question est développée par chacun des auteurs selon la spécificité de leurs approches cliniques.

    « La résilience est un concept apparu en France il y a moins de dix ans. Si un jour nous arrivons à bien structurer nos observations, nos expérimentations et nos théories, je pense que nous en ferons une théorie de l'anti-fatalité, de l'anti-destin. Ce sera une théorie du pouvoir thérapeutique de l'historisation ».
    Boris Cyrulnik.
    « J'utilise le terme de résonance pour désigner cette situation où ce que nous vivons a une utilité pour l'autre ou pour le contexte dans lequel ce sentiment émerge. Cette utilité consiste en général à renforcer l'autre dans ses croyances profondes, à renforcer la stabilité des croyances du système humain dans lequel nous vivons ce que nous vivons ».
    Mony Elkaïm.

  • Ce texte propose d'explorer les mécanismes spécifiques du harcèlement virtuel, en mettant en lumière la place essentielle de la viralité et de la communauté virtuelle, en envisageant les effets à la fois pour la victime, le harceleur et les témoins. La complexité du positionnement des adultes et la place de l'école y sont pensés à la lumière des processus à l'oeuvre.

  • Les écrans sont partout. Fenêtres sur le monde et interfaces interactives, ils incarnent une nouvelle donne technologique et sociale qui métisse « culture du livre » et « culture du numérique ». Plongés dans cette réalité, nous sommes contraints au tâtonnement. Mais notre place d'adulte et d'éducateur reste au-devant de la scène et confirme notre position éducative et de transmission.

    Tenant compte de nos propres pratiques des écrans et de nos représentations à leur égard, il nous revient de rester attentif à cette posture éducative. Ce texte interpelle pas à pas concernant les questions et difficultés qui se posent à nous : comment accompagner les enfants et les adolescents dans leurs usages des écrans ?

    Comment être une ressource pour eux alors que nous pensons qu'ils maîtrisent mieux que nous les outils ? Accompagner les nouvelles générations dans leurs usages des écrans nécessite aussi de dépasser les apparences et de se connecter au sens qu'elles donnent à leurs pratiques.

  • Ce livre propose aux professionnels qui travaillent avec les enfants et les familles issues de la migration un choix de textes de conférences et d'articles écrits entre 2010 et 2018. L'auteure réélabore les grandes lignes de la thérapie langagière telle qu'elle l'a conçue tout au long de son activité clinique. Elle en signale les noeuds critiques pour les professionnels dont les compétences de thérapeutes de la communication sont limitées par le modèle actuel de l'accueil des migrants. Elle développe une réflexion sur les contraintes mentales et institutionnelles qui limitent le dialogue entre les parents non francophones et les professionnels de l'enfance et empêchent ces derniers d'évaluer de manière adéquate les compétences langagières et les troubles des enfants signalés par les services scolaires. Elle décrit combien le rôle des thérapeutes est important dans notre contexte social pour contenir les effets d'une évaluation ethnocentrique et d'une communication insuffisante et humiliante entre familles migrantes et services psychopédagogiques.

  • Dans nos sociétés où les anciens modèles de genre s'effacent, la construction sociale du masculin se fragilise. Entrer dans la peau d'un homme est particulièrement malaisé pour certains adolescents qui cumulent des difficultés affectives et sociales sans trouver à leur côté des adultes fiables. Les conduites à risque sont marquées par les connotations sociales du genre. Chez les filles, elles prennent des formes discrètes, silencieuses, là où chez les garçons elles sont exposition de soi, souvent sous le regard des pairs.
    Nombre de ces conduites à risque masculines relèvent de rites de virilité, de rites de l'entre-soi. Cette image de soi à glorifier alimente maintes formes de violence parfois ultimes telles les tueries scolaires, le djihadisme. S'y retrouvent, l'impossibilité de s'identifier aux autres, une haine farouche qui tient lieu d'affiliation au monde, une fascination pour l'image et le sentiment d'atteindre une sorte d'immortalité par la virulence de l'acte.
    L'ouvrage est surtout centré sur les différentes formes de violences masculines.

  • Les conduites à risque sont des manières ambivalentes de lancer un appel aux plus proches, à ceux qui comptent. Elles témoignent de la résistance active du jeune et de ses tentatives de se remettre au monde. En dépit des souffrances qu'elles entraînent, elles possèdent un versant positif, elles favorisent la prise d'autonomie du jeune, la recherche de ses marques, elles sont un moyen de se construire une identité. Elles n'en sont pas moins douloureuses dans leurs conséquences à travers les blessures ou les morts qu'elles entraînent. Mais la souffrance est en amont, perpétuée par une conjonction complexe entre une société, une structure familiale, une histoire de vie. Ces épreuves que les jeunes s'infligent répondent à cette nécessité intérieure de s'arracher à soi-même et de renaître meilleur. Ce sont des rites intimes, privés, autoréférentiels, insus, détachés de toute croyance et tournant le dos à une société qui cherche à les prévenir.

  • Ouvrage Le désir, c'est la vie. Mais il n'est jamais seul en cause! L'auteur explique pourquoi il est indispensable de l'articuler à chaque fois avec d'autres dimensions, et de distinguer entre désirer et agir ainsi qu'entre désirer et souhaiter.
    Un enfant peut éprouver un désir sexuel pour un adulte, tout comme un adulte pour un enfant, mais ce rapprochement n'est jamais souhaité par l'enfant parce qu'il a le pressentiment des dommages que cette rencontre provoquerait à sa personnalité en formation.
    Reconnaître et parler ce désir n'est pas une incitation au passage à l'acte, si la distinction entre désirer et souhaiter est posée. Ce n'est malheureusement pas ce qui se passe aujourd'hui, au risque de précipiter les personnalités les plus fragiles vers des passages à l'acte délictueux.
    "Parler de nos désirs dont la réalisation est interdite, et tisser des liens autour de ces discours, est le seul moyen pour éviter de nous trouver un jour submergés par des zones obscures de nous-mêmes, pour notre plus grande honte et celle de nos proches." Serge Tisseron.

    Auteur Serge Tisseron est psychiatre et psychanalyste, directeur de recherches à l'université de Paris Ouest Nanterre. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont: Vérité et mensonge de nos émotions (Albin Michel, 2005), La résilience (PUF, 2007), Virtuel mon amour (Albin Michel, 2008), Qui a peur des jeux vidéo ? (Albin Michel, 2008), Mets-toi à ma place, l'empathie au coeur du lien social (Albin Michel, 2010).

    Argumentation - Ce texte, indispensable à une époque qui jette l'opprobre sur le pédophile, expose les mécanismes qui entrent en jeu en tant qu'être de désirs. Nos émotions ressenties doivent être identifiées, nommées afin d'opérer une indispensable distinction entre désirer et agir ainsi qu'entre désirer et souhaiter.
    - L'ouvrage décrit comment l'environnent médiatique qui inonde d'images érotisées précipite les plus fragiles d'entre nous vers le passage à l'acte et comment en sortir pour tenir notre place d'adulte à l'égard de l'enfant.
    - Vont acheter ce livre: professionnels en contact quotidien avec des enfants, éducateurs et adultes dont le métier ou la position impose la reconnaissance de désirs humains dangereux pour autrui.

    Sommaire - Nous sommes des êtres de désirs - La responsabilité des institutions: apprendre à dire pour ne pas faire - L'enfant désire parfois un rapprochement sexuel qu'il ne souhaite jamais... sauf s'il a été précédemment abusé - Avoir honte pour un autre: les revenants et fantômes - Le thérapeute face à la honte

  • La supervision est de plus en plus présentée comme une obligation déontologique pour les coachs et pour les psychothérapeutes.
    Cet ouvrage est un guide pour l'accompagnant qui n'aurait pas encore trouvé superviseur à sa convenance. C'est aussi une introduction exigeante à une pratique systémique qui prenne en compte l'implication du professionnel dans son travail.
    Deux « superviseurs » sont là en permanence pour nous guider :
    - les clients, qui doivent être les décideurs des solutions à mettre en place puisqu'ils auront à en assumer les conséquences - le professionnel lui-même qui se doit de développer un regard critique et aidant sur ses pratiques : a-t-il proposé un cadre explicite de travail assez large pour accueillir et travailler les difficultés rencontrées ? D'autre part, arrive-t-il à maintenir ce qui ici est appelé le « cadre implicite », c'est-à-dire l'alliance nécessaire pour un travail en confiance, alliance qui repose sur l'acceptation inconditionnelle de son client ?
    Ce sont ces différents points qu'explore pas à pas cet ouvrage.
    Il permettra à chacun de développer ses compétences en dehors du recours volontaire à un superviseur-mentor extérieur pourra compléter.

  • Ces dernières années, nous sommes passés d'un modèle décisionnel tutélaire, qui échappait aux intéressés, à une formule reposant sur l'appel à l'autorégulation. Aujourd'hui, les autorités en charge de la famille se placent en retrait autant que possible, confiant aux intéressés la recherche des solutions qui s'appliquent à leur situation.

    Ce texte analyse ce basculement, le sens et la portée qu'il prend. N'y a-t-il pas un paradoxe à prétendre s'appuyer sur la volonté et le consentement des partenaires alors qu'ils sont en conflit ? Le fait de confier aux parents la tâche de s'accorder sur les mesures à prendre pour leurs enfants et eux-mêmes n'entre-t-il pas en tension avec les pressions et les déterminations sociales fortes qui persistent néanmoins ? Examiner cette évolution, également les oscillations qui restent à l'oeuvre, guidera le professionnel dans la compréhension des frontières entre sphère privée et publique.

  • Placer un bébé répond toujours à une nécessité de le protéger de la violence et de la destructivité qu'il subit dans son cadre familial. Cependant, si la séparation est nécessaire, elle ne soigne pas. Aider un enfant à grandir au sein d'une autre famille ou en institution doit se penser dans la continuité de son histoire, en prenant en compte les difficultés et les souffrances et en organisant les soins et conditions nécessaires à son développement.
    Ces modalités comprennent aussi l'attention portée aux parents et le soutien à la famille d'accueil et aux professionnels. Car prendre soin d'un enfant qui a vécu des relations carencées et présente des troubles du comportement représente un défi à relever ensemble. Partant d'un besoin de continuité et de cohérence de soins, cet ouvrage apporte des pistes de réflexion aux professionnels engagés auprès des bébés négligés ou traumatisés.

  • TDAH, hyperactivité, troubles de l'attention, agitation... Ces troubles sont au cour des préoccupations des parents, des professionnels de l'éducation et de la santé face aux souffrances de l'enfant. Maladie à médiquer pour les uns, symptômes à comprendre pour les autres... Les opinions ont fait l'objet de vifs débats qu'il y a lieu de dépasser aujourd'hui. En effet, les recherches scientifiques ont pu éclairer des zones encore obscures il y a peu et remettent en question un recours premier aux substances psychotropes.

  • L'exercice de l'Autorité n'est plus ce qu'il était : ce mot même est devenu suspect. Pourtant, les parents, les enseignants et autres éducateurs ayant en charge des enfants constatent chaque jour à quel point leur statut, ne leur confère plus l'autorité qui, jadis, était naturellement leur.
    Nos valeurs, nos idéaux ont mis l'accent sur l'attachement, sur les besoins de développement et d'autonomie de l'enfant. L'usage de la contrainte, la recherche de l'obéissance sont devenus presqu'aussi anathèmes que le recours à la force physique.
    Le désarroi des parents confrontés aux comportements violents ou à risques de leur enfant, celui des enseignants face à des élèves difficiles et irrespectueux, disent clairement la nécessité d'un renouveau de l'autorité qui soit compatible avec nos valeurs sociétales.
    Plus encore, tant notre expérience quotidienne que la recherche prouvent que les enfants qui ont grandi sans que des limites ne soient posées sont souvent déscolarisés, souffrent d'une carence d'estime de soi et ne sont pas capables de réguler leur violence et leurs conduites à risques.
    Ce livre propose un fondement conceptuel à l'exercice d'une nouvelle autorité adaptée à nos aspirations en tant que société. Et, surtout, il en décline la mise en place et la pratique d'une manière concrète, répondant ainsi aux dilemmes éducationnels, moraux et sociaux des parents, enseignants et éducateurs.

  • Cet ouvrage s'intéresse aux significations multiples que l'alimentation peut prendre à l'adolescence selon trois principaux contextes socio-relationnels : la famille, l'école et les amis. À travers un nouvel outil, Le test du Dessin des Contextes Alimentaires, on propose une lecture à la fois représentationnelle et interactionnelle des expériences alimentaires.
    Le dessin des repas permet de faire émerger les symboles mais aussi les narrations liées au partage alimentaire. En plus de certaines dynamiques psychosociales, l'outil permet de faire émerger des indicateurs de risque utiles à des fins diagnostiques et de prise en charge psychothérapeutique.
    Ce livre est un guide utile pour les médecins, les psychologues, les enseignants, les parents et les éducateurs qui souhaitent mieux comprendre la complexité de l'acte alimentaire à l'adolescence afin de pouvoir programmer des circuits vertueux de changement.

  • Malgré un souci accru de leur protection, toute culture inflige des violences parfois extrêmes aux enfants. Prendre la mesure de ces différences culturelles permet de mieux comprendre les mécanismes à l'oeuvre tant du côté des adultes et de la société qu'au plan du développement des enfants et de leur devenir. L'auteur analyse diverses situations : celles plus lointaines des guerres et catastrophes naturelles, celles des enfants des rues mais aussi les situations de violences ordinaires, de maltraitances quotidiennes dans les familles ou à l'école qui existent également chez nous.
    Une lecture transculturelle est proposée tant dans les manières de comprendre que de faire ici et là-bas. Des vignettes cliniques viennent illustrer les effets de cette violence et plaident pour une vigilance accrue et une prévention spécifique.

  • Cette nouvelle édition, revue et augmentée, souligne l'importance de prendre en compte le contexte dans lequel la maladie psychosomatique fait son apparition. Le système familial présente, alors, un intérêt particulier. C'est dans ce milieu, en effet, que le symptôme corporel ajoute à sa "réalité médicale" la signification d'un message qui n'exprime pas seulement le malaise somatique du patient mais ses émotions et les difficultés plus diffuses du système familial tout entier. Dans cette nouvelle perspective se révèle l'unité d'un modèle qui dépasse la dichotomie traditionnelle corps/esprit pour prendre en compte la réalité d'un système vivant dans son entier. Cette conception est mise en évidence à travers des cas cliniques courants très clairement exposés. Dans un nouveau chapitre, l'auteur présente une méthode de travail thérapeutique qui utilise le langage analogique et métaphorique : la méthode de "Sculptures du Temps Familial" (SFT) qui, d'un côté explore le niveau mythique et l'arrêt évolutif du système familial et, de l'autre, restitue au symptôme psychosomatique la signification complexe d'une métaphore suggestive de la souffrance de la famille entière. Finalement l'auteur aborde le problème crucial de la place de l'intervenant : le seul fait qu'il soit partie prenante du système interactif global dans lequel il intervient, n'est pas sans conséquences sur la situation et influence inévitablement l'évolution de la maladie et son destin. Ce livre s'adresse à tous ceux, médecins et psychologues, psychiatres et psychothérapeutes, étudiants, infirmiers, assistants sociaux, qui sont sensibles à une réflexion critique sur la complexité du trouble psychosomatique et tentent de rechercher des modèles d'intervention cohérents.

  • Ouvrage L'image de la belle-mère - la marâtre - traîne un lourd passé derrière elle. Les femmes, qui se retrouvent aujourd'hui dans cette position familiale, ont l'envie très compréhensible de s'en débarrasser. Mais cette mauvaise image est surdéterminée par des représentations conscientes et inconscientes, souvent forgées de façon inévitable dès notre enfance, ainsi que par la dynamique familiale entre deux " mères " de statut différent. On peut essayer de comprendre ces phénomènes, mais nul n'a le pouvoir de les évincer ou d'en empêcher l'émergence. À chaque individu, à chaque " belle-mère ", à chaque membre d'une famille recomposée, incombe la tâche d'inventer, de créer sa solution psychique pour vivre cette configuration. On ne trouvera donc pas de conseils dans ce livre, mais des réflexions et des descriptions à partir d'expériences cliniques.

    Auteur Susann Heenen-Wolff est psychanalyste et psychologue, professeur de Psychologie Clinique à l'université catholique de Louvain. Elle est l'auteur de nombreux articles et livres dont Psychanalyse pour une certaine liberté (Boeck, 2007).

    Argumentation - Avec l'explosion des familles recomposées, la "belle-mère" occupe aujourd'hui une place significative. Ce livre stimule la réflexion pour organiser une co-parentalité à plusieurs adultes autour de l'enfant et soutenir la place spécifique de la belle-mère.
    - Sortir du silence qui touche parents et professionnels sur des questions et difficultés qui empêchent de construire la place de chacun et contaminent les relations nouées parfois entre haine et culpabilité, là où on misait sur l'amour.
    - Vont acheter ce livre: belle-mère, mère, père, beau-père et tout professionnel qui travaille avec les familles et se pose des questions face aux nouvelles constellations familiales.

    Sommaire - La première rencontre des enfants de l'autre femme - Le rôle du père dans la création de la place de la marâtre - La parentalié "subite" - La marâtre comme "seconde" - Le quotidien avec les enfants - Face à la "vraie" mère - L'amour partagé - l'enfant à soi, l'enfant à l'autre - L' "incestuel" - Conclusion

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