• Biographies revisitées, correspondances inédites, interprétations nouvelles... Le père de la psychanalyse continue de susciter toujours plus de publications et de controverses. En a-t-on tiré une meilleure connaissance de sa personne et de son oeuvre ? Qui se souvient vraiment de ce que nous devons à Sigmund Freud ?
    En laissant volontairement de côté les nombreux développements et les commentaires qui ont suivi, Jean-Michel Quinodoz, psychanalyste praticien, nous présente dans toute leur fraîcheur et leur originalité les notions-clés découvertes par Freud.
    Il offre ainsi l'occasion de retourner à l'essentiel d'une pensée révolutionnaire qui, éclairant le travail clinique quotidien des psychanalystes, n'a rien perdu de sa portée.

  • Montaigne Nouv.

    Montaigne

    Marc Foglia

    "La principale charge que nous ayons, c'est à chacun sa conduite ". De quelle marge de manoeuvre disposons-nous, par rapport à ce que nous avons appris ? De quel recul disposons-nous par rapport aux coutumes et aux opinions en vigueur autour de nous ? Et de quelle autorité dispose le jugement pour en faire la critique ? Sur ces questions, Montaigne s'essaie, se met à l'épreuve, s'interroge. " Que sais-je ? " Si la philosophie que nous découvrons dans les Essais peut se lire comme l'émergence d'une pensée à la première personne, une lecture attentive nous oblige à y voir une situation plus inquiète que jubilatoire.
    La pensée qui s'y donne à voir, c'est paradoxalement une pensée qui " ne marche qu'à tâtons, chancelant, bronchant et chopant ". Marc Foglia, professeur agrégé et docteur en philosophie, enseigne la philosophie dans l'Académie de Besançon. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur Montaigne et d'un manuel de philosophie pour les classes de Terminale.

  • Toutes les clefs pour comprendre l'auteur et son oeuvredans son ensemble.
    L'analyse des notions.
    Des liens avec d'autres oeuvres.
    Un texte et son commentaire : letexte intégral du chapitre I, 31, «Des Cannibales «.
    Des outils: lexique, sujets de dissertation, bibliographie.

  • Le présent volume développe une leçon, tenue en 1986 dans le grand amphithéâtre de l'université de Ferrare. Eugenio Garin s'y penche sur la circulation exceptionnelle, aux XVe et XVIe siècles, des écrits hermétiques. En peu de pages, il fait apparaître comment théologie et magie hermétique tressent ensemble un nouveau mode de pensée qui sera au fondement de la Renaissance.

  • Sans doute jamais Montaigne n'a connu un tel engouement public.
    Il paraît régulièrement différentes versions des Essais et des livres savants sur sa vie ou sa pensée. Ses citations émaillent les dissertations scolaires ou les discours officiels, son nom est choisi pour des rues ou des confréries de toutes sortes... Bref, la figure de l'écrivain périgourdin jouit aujourd'hui d'un prestige unanime.
    Mais qui s'est véritablement risqué à lire l'impressionnant pavé des Essais ? Malgré les recommandations d'un Flaubert, Nietzsche, Tolstoï ou d'un Stefan Zweig, l'oeuvre à l'érudition foisonnante effraie parfois un peu. Le XVIe siècle paraît loin de nos vies... et pourtant !
    Nous avons alors choisi environ cent cinquante citations, en français moderne, pour donner un aperçu de son incroyable liberté de pensée et de tempérament. Par petites touches thématiques, se dessine ainsi le portrait d'une « conscience heureuse » (Marcel Conche). On trouvera là une manière puissante de déchiffrer notre temps chaotique, un bréviaire pour mieux se comprendre et, peutêtre, pour apprendre à (mieux) vivre. Vingt-six grandes personnalités - écrivains, poètes, artistes, universitaires, hommes et femmes engagés dans la politique, la justice ou la médecine - ont accepté le pari de se raconter un peu, au miroir de Montaigne. Le dessinateur Daniel Maja accompagne à sa manière cette introspection sage et joyeuse.
    Par-delà les siècles, Montaigne devient notre ami véritable. Tout en nous invitant à « vivre à propos », il s'affirme comme un contemporain séduisant et lucide. ?

  • Dans ce livre publié pour la première fois en 1964, Eugenio Garin réussit un tour de force jusque-là sans égal : présenter de façon concise et toujours claire l'essentiel de l'humanisme italien, des origines jusqu'à l'oeuvre de Giordano Bruno. Ce grand classique de l'histoire de la pensée retrace le passage du Moyen Âge à ce mouvement appelé « Renaissance », en souligne les innovations, tant sur le plan des institutions que sur celui des coutumes, et fait revivre les débats philosophiques qui, à cette époque, secouent les hommes de science, les artistes, les théologiens ou les hommes politiques.

  • Ainsi parlait Paracelse

    Paracelse

    • Arfuyen
    • 3 Octobre 2016

    Après deux maîtres spirituels (Eckhart, Thérèse d'Avila), deux philosophes (Sénèque, Lulle) et trois écrivains (Shakespeare, Dickinson et Novalis), ce 8e ouvrage de la collection « Ainsi parlait » est consacré à un des grands humanistes de la Renaissance, esprit plus universel encore s'il se peut que ses deux aînés Érasme (1467-1536) et Thomas More (1478-1535). Paracelse, qui soigna Érasme à Bâle en 1526, était médecin, naturaliste, philosophe et théologien.
    Ses oeuvres complètes comptent 26 volumes. Révolté contre le conformisme des savants de son temps, il déchaine leur colère par la hardiesse de sa parole et la puissance visionnaire de sa philosophie de la nature : « Plus je vais plus je trouve que ce n'est pas seulement en médecine, mais aussi en astronomie et en philosophie que rien n'a été fondé sur de vrais principes. » Et il ne craint pas d'ajouter : « Après ma mort je serai là, plus encore qu'avant, pour vous juger. Et si vous dévorez mon corps, vous n'aurez dévoré que de la boue. Paracelse sera là, même sans corps, pour vous livrer bataille. » Étonnamment proche de la philosophie de présocratiques comme Anaximandre et Héraclite, mais aussi de le pensée taoïste Paracelse est attentif avant tout aux correspondances qui entre l'homme et son environnement :
    « L'homme, écrit-il, figure un pépin et le monde la pomme ; et comme nous pensons les pépins au sein de la pomme, il convient de penser l'homme dans le monde qui l'entoure. » Éminent spécialiste de Paracelse, Lucien Braun rend enfin accessible à tous cette pensée reste dérangeante et féconde.

  • Faire découvrir en Montaigne un penseur de la vie en société, de ses contraintes et de ses libertés : telle est l'ambition, originale et audacieuse, de l'ouvrage de Philippe Desan.
    Les Essais ne se résument pas à un récit de soi, d'où l'appartenance sociale aurait été totalement effacée. Le moi de Montaigne est un moi en société. Et le but des Essais est de penser le rapport entre l'existence singulière et le social, l'individuel et le collectif.
    C'est donc à la sociologie bien plus qu'à la psychologie qu'il nous faut avoir recours pour comprendre l'oeuvre de Montaigne. Les grands thèmes de sa pensée, scepticisme et curiosité, relativisme culturel et civilité, se trouvent dès lors éclairés d'un jour nouveau, qui leur confère toute leur portée sociale et historique.
    On découvre un Montaigne inattendu, loin de l'image du sage réfugié en sa bibliothèque, coupé du monde et de la vie en société. C'est à une leçon inédite de sociologie que l'on assiste alors, capable d'articuler ensemble individu et société, dans un monde de conflits et de violences où l'idéal d'honnêteté toutefois n'est pas totalement oublié  

  • Machiavel est un auteur controversé, diversement lu et interprété. Il a marqué très fortement l'histoire de la pensée et de la philosophie politique, et le mot de " machiavélisme " lui est indissolublement lié.
    De nombreuses citations ont été extraites de ses oeuvres et ont servi à asseoir sa réputation quasiment démoniaque de conseiller des tyrans. Mais des penseurs comme Rousseau ont vu en lui un défenseur de la liberté, du peuple.
    Cet ouvrage entend proposer, à travers un choix de citations essentiellement tirées du Prince et des Discours sur la première décade de Tite-Live, une lecture contextualisée. Avant d'être un philosophe, avant d'appartenir à l'histoire des idées politiques, Machiavel fut un acteur et un penseur de la vie politique de son époque, à Florence, en Italie.
    Nous proposons donc de relire ses grandes maximes en prenant soin de les resituer dans le contexte de la vie de leur auteur afin d'exploiter au mieux leur puissance philosophique.

  • Descartes n'invente pas le primat du sujet humain - déjà affirmée dans «l'humain mesure de toutes choses» de Protagoras ; il n'est pas non plus le premier à mettre au premier rang la rationalité - l'ontologie mathématique de Pythagore le précède en cela. Son originalité est de les poser ensemble. L'objet de ce livre est de comprendre comment Descartes s'y est pris pour tenter d'accorder ces deux positions théoriques adverses, et pour quelles raisons. Nous ferons alors ce constat : Descartes est moins le fondateur du rationalisme que celui qui fait entrer le rationalisme dans une crise profonde, caractéristique de la pensée moderne.

  • L'humanisme est un mot-choc et surdéterminé qui appelle la définition d'un champ.
    C'est la Renaissance, ce temps de bouleversements et de crises, qui va donner tout son relief à la notion de dignitas hominis. Celle-ci se cristallise autour d'une liberté créatrice qui est tout d'abord libération de la pensée. Pic de la Mirandole, en des accents singulièrement modernes, l'exaltera à l'extrême. Retour de la philosophie aux Anciens, par-delà le déclin de la scolastique, ivresse de l'esprit qui, parcourant librement l'histoire de la pensée, croit reconnaître partout des "éclairs de vérité".
    L'esprit devient alors comme un pôle d'attraction pour la métaphysique. Agent de correspondances et d'unité, hors toute frontière factice, il se mire dans cette nature qui lui fait signe comme son double. Dans ce contexte, il n'est de philosophème mieux que la métamorphose qui puisse rendre la voix de l'homme de la Renaissance, partagé et paradoxal, à la croisée d'un monde qui finit et d'un autre qui commence.
    Exaspéré par le sentiment de ses limites, il sait qu'il doit parcourir l'être dans sa diversité et épouser toutes les formes de pensée et de vie pour s'arracher à sa finitude. C'est à ce prix seul qu'il s'invente visage d'homme. Au miroir duquel se reflète celui de Dieu. On comprendra alors les métamorphoses du divin comme ce lieu de feu où les extrêmes se rencontrent.

  • Dialogues d'amour

    Hebreu/Dagron

    • Vrin
    • 27 Avril 2006

    Les Dialoghi d'amore de Juda Abravanel, dit Léon Hébreu, sont très vite devenus, après leur publication posthume en 1535, un relais majeur des aspirations intellectuelles et culturelles de la Renaissance. Fils du célèbre Isaac Abravanel, homme politique et théologien de l'époque de l'Expulsion, Juda entre en dialogue avec le nouveau platonisme italien représenté par Marsile Ficin, en vue d'instruire la crise du modèle philosophique arabe, celui d'al-Fârâbî et d'Avicenne, au fondement de l'entreprise de Maïmonide. S'agissant de rendre justice à l'exigence philosophique de l'averroïsme juif, mais aussi d'en réformer les attendus systématiques, la philosophie de l'amour des Dialogues constitue un moment décisif de l'histoire intellectuelle du judaïsme, mais aussi de la pensée moderne, qui, au delà de son succès littéraire immédiat, trouvera des échos indiscutables chez Bruno ou chez Spinoza.
    L'édition proposée donne, en orthographe modernisée, la traduction de Pontus de Tyard, figure majeure de la littérature française du XVIe siècle. Elle en seconde la lecture par des notes explicatives qui s'efforcent de restituer la multiplicité des horizons culturels, intellectuels et spéculatifs, qui fait la richesse et la profondeur de la philosophie de Léon Hébreu.de Montpellier.

  • C'est à Louvain, en 1516, qu'Érasme fit publier l'Utopie, ce petit livre pétillant de malice, d'intelligence et d'esprit critique de son ami Thomas More. Un demi-millénaire plus tard, il s'agit plus que jamais de mettre l'utopie à l'honneur.
    Toutes les langues du monde, en effet, doivent un nom commun à Thomas More: utopie. Ce volume rassemble quelques-uns des passages les plus forts du livre de 1516, dans une nouvelle traduction du latin, éclairés et actualisés par des commentaires émanant de membres de la communauté univer- sitaire, de tous horizons et de toutes les disciplines, étudiants, professeurs, chercheurs, alumni... La peine de mort, l'exode rural, la propriété privée, l'éducation citoyenne, la tentation totalitaire, l'esprit des lois, le dialogue interreligieux, l'urbanisme, l'égalité sont quelques-uns des thèmes abordés par More, il y a cinq cents ans, et qui ne cessent de passionner les chercheurs dans la société d'aujourd'hui... et de demain.

  • Un essai sur l'intérêt philosophique de Michel de Montaigne pour les animaux. La professeure de littérature analyse ses écrits afin de sa réflexion sur le rôle de la sensibilité dans la compréhension du monde.

  • Depuis toujours précédé de la réputation sulfureuse d'athée et d'homme immoral, Machiavel est l'auteur d'une oeuvre engagée en faveur de la défense de la liberté républicaine à une époque de la Renaissance où Florence, sa patrie, se trouve menacée et dominée. L'affirmation de l'autonomie de la politique conduit Machiavel à développer une oeuvre pleine de paradoxes, dans laquelle les évidences disparaissent en même temps que les illusions. La lecture simultanée du Prince, des ouvrages consacrés aux républiques et des écrits politiques de circonstance dévoile ainsi une philosophie où l'ombre et la lumière se mêlent sans cesse, en écho direct à la complexité des situations politiques mais également fort cruelle pour les espoirs naïfs. Si Machiavel est un penseur gênant, c'est parce que son oeuvre met radicalement en cause la tentation d'enchanter les relations humaines ; s'il est un auteur fascinant, caractérisé par une extraordinaire influence directe et indirecte, c'est qu'il promet une intelligence renouvelée de l'action collective et qu'il promeut une éthique de la vertu d'une grande profondeur.

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