Histoire de l'Europe

  • A la veille de la Seconde Guerre mondiale, Felix Kersten est spécialisé dans les massages thérapeutiques. Parmi sa clientèle huppée figurent les grands d'Europe. Pris entre les principes qui constituent les fondements de sa profession et se convictions, le docteur Kersten consent à examiner Himmler, le puissant chef de la Gestapo. Affligé d'intolérables douleurs d'estomac, celui-ci en fait bientôt son médecin personnel. C'est le début d'une étonnante lutte, Felix Kersten utilisant la confiance du fanatique bourreau pour arracher des milliers de victimes à l'enfer.
    Joseph Kessel nous raconte l'incroyable histoire du docteur Kersten et lève le voile sur un épisode méconnu du XXe siècle.

    2 Autres éditions :

  • S'arrêter face au trône de Charlemagne, dans la cathédrale d'Aix-la-Chapelle, pour rêver d'un empire qui fonda l'Europe. Se promener dans les rues de Nuremberg, de Bruges, de Gênes pour raconter la résurrection des villes et l'invention de l'économie, au Moyen Âge. Retrouver, en Pologne, le chanoine Copernic, qui chamboula notre rapport à l'univers. Chercher, dans les couloirs de Westminster, l'âme du parlementarisme et dans la salle du Jeu de Paume à Versailles celle de la Révolution française...
    En ce début de XXIe siècle, les passions nationales flambent de nouveau. Nombre d'Européens n'imaginent plus l'avenir que dans le repli alors que notre histoire nous est commune et dépasse les particularismes. C'est une évidence, et elle est oubliée. Le but de cette promenade est de lui redonner force et vie.

  • L'histoire des ducs de Bourgogne est une véritable aventure militaire, politique et artistique, qui relève autant du conte de fées que d'un Game of Thrones. La raconter est un joli défi dont Bart Van Loo s'est emparé et qui nous entraîne sur les routes médiévales, de la Scandinavie des Burgondes à Dijon, en passant par Bruxelles, Gand, Bruges et Lille.
    D'une plume enjouée et érudite, Bart Van Loo fait revivre avec passion ces grands ducs téméraires et ambitieux, dont la puissance et la splendeur firent l'admiration et l'envie de toute l'Europe et surtout de Paris. À leur apogée, les ducs voyageaient de Mâcon à Amsterdam sans passer une seule frontière. Ils unifièrent d'immenses territoires, dont la partie septentrionale devint le berceau de la Belgique et des Pays-Bas. De cette époque glorieuse, il reste désormais les témoignages d'artistes de génie tels Claus Sluter, Rogier Van der Weyden ou encore Jan Van Eyck, dont les oeuvres ont laissé à jamais l'empreinte de cette prestigieuse famille sur le patrimoine français.

  • Après l'accumulation d'horreurs de la première moitié du XXe siècle qui avaient conduit « l'Europe en enfer », les années 1950 à 2018 apportèrent la paix et une prospérité relative à la majeure partie de l'Europe. D'immenses progrès économiques transformèrent le continent. Le souvenir des guerres mondiales s'éloigna peu à peu, même si leur ombre a continué de planer sur les esprits.
    L'Europe était désormais un continent divisé, vivant sous une menace nucléaire, qui prit parfois des contours terrifiants. Ses habitants perdirent la maîtrise de leur destin, dicté par la guerre froide qui opposait les États-Unis et l'URSS, et se trouvèrent « précipités » dans une série de crises qui menaçaient de les faire basculer dans la catastrophe. Il y eut des succès éclatants : la dissolution du bloc soviétique, la disparition des dictatures et la réunification de l'Allemagne. L'accélération de la mondialisation, la dérégulation financière, la naissance d'un monde multipolaire, la révolution des technologies de l'information ont produit de nouvelles fragilités. L'enchevêtrement de crises qui ont suivi 2008 a été l'avertissement le plus clair adressé aux Européens : la paix et la stabilité ne sont aucunement garanties et le continent pourrait bien connaître de nouvelles fractures. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère d'incertitudes.
    Dans ce livre remarquable, Ian Kershaw brosse un ample tableau du monde dans lequel nous vivons. Puisant ses exemples à travers tout le continent, Des temps d'incertitudes / L'Age global éclaire puissamment l'histoire du temps présent et jette un regard prudent sur notre futur.

  • Peu de régions auront autant que l'Andalousie sollicité l'imagination et le rêve. Peut-être même est-elle la région d'Europe où les vérités et les légendes ont fait le plus de ravages dans les esprits parfois les plus éminents. On a fini par attribuer à toute l'Espagne certains de ses traits : les patios, le flamenco, Carmen, les gitans, les courses de taureaux, l'architecture hispano-mauresque, la fiction d'un lieu où chrétiens, juifs et musulmans auraient vécu en harmonie au Moyen âge... Paré des charmes exotiques d'un Orient lui aussi fabriqué, ce pays attachant, étranger à l'Europe et quasi africain, est une invention, l'envers de la« légende noire » de l'Espagne, des écrivains romantiques français et anglais, ce qui n'a pas empêché le national-catholicisme franquiste, avec son rejet des Lumières et du monde moderne, d'entretenir à sa façon ce même cliché d'un paradis perdu. Aujourd'hui encore, la nostalgie d'une Andalousie supposée« communautariste » ne manque pas de rencontrer quelques échos. L'histoire réelle, elle, nous raconte que les délimitations ne remontent pas au-delà du XIXe siècle et qu'il est difficile de soutenir que l'Andalousie ait jamais connu l'unité. Le passé s'y articule autour de trois pôles, Grenade, Cordoue et Séville (mais pas Cadix, ville moderne qui se prête mal à l'exotisme...), aux destins bien différenciés. Quant à faire de la conversion/expulsion des juifs et plus tard des moresques l'épisode le plus significatif de la politique intolérante de la monarchie espagnole, c'est commettre un anachronisme que la recherche historique la plus récente a mis en évidence.

    1 autre édition :

  • Cette histoire globale de l'Allemagne s'articule autour des grandes césures politiques de son histoire. Elle commence en 1871, avec la création du Kaisereich qui réalise son unité politique : l'Allemagne devient un empire, forgé entre 1850 et 1870, en un enchaînement funeste grâce aux guerres d'unification voulues par Bismarck en 1864, 1866 et 1870. Suit l'affermissement de sa puissance économique par ses révolutions industrielles. Viendront ensuite, la Première Guerre mondiale et le diktat du traité de Versailles, la République de Weimar, l'arrivée d'Hitler et son accession au pouvoir avec le NSDAP, le glissement et l'infiltration de l'idéologie nazie au coeur de la nation, la Seconde Guerre mondiale, les camps d'extermination, la défaite, le partage du pays entre RDA et RFA mais aussi ce formidable moment d'histoire, qui dépasse le cadre de la seule Allemagne,qu'est la réunification en octobre 1990.

    Tenant compte des dernières recherches historiographiques, Marie-Bénédicte Vincent relève le défi de faire comprendre cette histoire à la fois riche et douloureuse au moyen d'une grande synthèse. Retraçant de manière concise l'évolution de l'Allemagne depuis le XIXe, elle insiste notamment sur les échanges, les circulations qui traversent les frontières politiques tout en analysant les courants idéologiques, politiques et culturels. Un futur classique.

  • Le fascisme aurait inventé la retraite pour tous et donné un toit à chaque Italien, tout en redressant l'économie du pays. Défenseur de la justice et féministe dans l'âme, Mussolini aurait finalement été un grand dirigeant et un "bon" dictateur, quasi humaniste. C'est en tout cas l'image que continuent de véhiculer une partie de la presse italienne et les nationalistes : le fascisme avait ses bons côtés. A l'heure où le populisme gagne du terrain partout en Europe, il était temps de rétablir la vérité. Jeune historien à la plume aiguisée, Francesco Filippi s'attaque à tous les mythes entourant le facisme, décryptant les lois de l'époque et dénonçant une à une les affabulations nées de la propagande.
    Un manuel d'autodéfense pour en finir avec les raccourcis de la pensée actuelle, un passé fantasmé qui crédite le fascisme de réalisation sociales et économiques bénéfiques au pays qui dans les faits, sont inexistants.

  • L'originalité de ce livre repose d'abord sur une conception globale de l'Histoire, ce qui signifie qu'outre la trame chronologique sans laquelle il n'y a pas d'histoire, le lecteur y trouvera une large ouverture sur les recherches conduites par les Russes à travers les siècles. La littérature russe depuis le Moyen Âge, la musique, l'art en particulier, l'architecture et la peinture, mais aussi, ce qui est plus rare, la danse, le théâtre, le cinéma - qui ont été des éléments clés de la Révolution de 1917 - y trouvent ainsi une juste place.
    La seconde particularité de ce livre est de considérer la Russie comme la fille aînée de Constantinople. La Russie, en effet, fait son entrée dans le monde civilisé portée par l'Empire byzantin. Sans Byzance, la compréhension de la Russie contemporaine s'avère difficile, tant d'un point politique que culturel et religieux.
    Enfin, il ne s'agit pas d'une histoire engagée mais, fidèle à la tradition incarnée par l'école des Annales, d'une recherche de la vérité historique de la manière la plus exhaustive possible. Une somme qui fera date par l'un des meilleures spécialistes.

  • Les guerres menées aux quatre coins de l'Europe par ces grands souverains - Isabelle et Ferdinand, Charles Quint, Philippe II - ont valu à l'Espagne une position hégémonique mais n'ont pas suffi à bâtir une puissance durable. Leur coût en hommes et en argent a épuisé le royaume.
    Dégagé du Saint-Empire et de l'antagonisme français, Philippe II, au coeur du second volume de cette synthèse magistrale, s'opposa à l'Angleterre et s'enlisa dans le bourbier de la guerre des Flandres. Il défendit Rome, et donc l'Europe chrétienne, contre la menace ottomane. La politique qui s'est ainsi imposée à lui acheva de ruiner l'Espagne tout en lui apportant la gloire impérissable d'un siècle d'or politique et militaire.
    Le brillant tableau que Michèle Escamilla dresse de l'hyperpuissance espagnole nous révèle l'une des pages les plus riches, les plus glorieuses, et parfois les plus pathétiques de l'Histoire.

  • L'émergence et le déclin de l'hyperpuissance hispanique demeurent l'un des phénomènes les plus spectaculaires de l'Histoire. De l'union de la Castille avec l'Aragon à la fin du xve siècle à l'échec de l'Invincible Armada devant l'Angleterre, quatre souverains ont gouverné un pays qui a été engagé sur tous les fronts : en Méditerranée face à l'Empire ottoman et aux Barbaresques, en Europe du Nord face aux Pays-Bas révoltés et aux princes du Saint Empire passés à la Réforme. Des villes aussi diverses que Tunis et Oran, Bruxelles et La Haye, Naples, Lisbonne et Vienne ont été régies par les souverains de la péninsule. La défense de la foi catholique a conduit ceux-ci à intervenir dans les affaires françaises et anglaises, à se faire l'âme de coalitions victorieuses à Pavie, à Lépante, à Malte, à Mühlberg, à Saint-Quentin.Pourtant, les incessantes luttes guerrières menées par les Rois Catholiques (Isabelle et Ferdinand), Charles Quint et Philippe II aux quatre coins de l'Europe n'ont pas suffi à bâtir une puissance durable. Supportées par la seule Castille ou presque, les guerres ont littéralement épuisé les populations et les finances de l'Espagne - l'or et l'argent américains eux-mêmes n'ont pas permis d'inverser la tendance. La majestueuse synthèse de Michèle Escamilla sur ce siècle d'or, sans précédent ni équivalent (y compris en langue castillane), se déploie à travers l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Elle fait apparaître d'exceptionnelles figures de rois et de reines, de guerriers, de saints, de poètes. Elle nous révèle l'une des pages les plus riches, les plus glorieuses, les plus colorées, parfois les plus pathétiques de l'Histoire.

    Michèle Escamilla, professeur émérite à l'université de Paris-X Nanterre, est l'auteur de nombreux travaux sur l'Espagne des xvie et xviiesiècles, en particulier sur l'Inquisition. Elle a rédigé avec Pierre Chaunu la grande biographie de Charles Quint (Fayard, 2000 ; « Texto », 2013) avec un considérable succès.

  • L'émergence de l'hyperpuissance espagnole est un des phénomènes les plus spectaculaires de l'Histoire. Tout au long du XVIe siècle, Charles Quint et Philippe II - les Austrias Mayores ou Grands Habsbourg - furent engagés sur tous les fronts, âme et fer de lance d'éclatantes victoires ; mais leurs rares défaites furent irréversibles.
    Fruit d'une savante politique matrimoniale et d'un destin tragique, l'avènement des Habsbourg en 1516 allait bouleverser l'équilibre politique de la monarchie espagnole et celui de l'Europe. Le premier volume de cette passionnante fresque revient sur le temps où Charles Quint, roi d'Espagne et chef du Saint-Empire, dut affronter les rois de France, Barbaresques et Ottomans en Méditerranée, les princes du Saint-Empire passés à la Réforme, et parfois même le pape.

  • Dans ce livre, les bateaux naviguent ; les vagues répètent leur chanson ; les vignerons descendent des collines des Cinque Terre, sur la Riviera génoire ; les olives sont gaulées en Provence et en Grèce ; les pécheurs tirent leurs filets sur la lagune immobile de Venise ou dans les canaux de Djerba ; des charpentiers construisent des barques pareilles aujourd'hui à celles d'hier.

  • Histoire de l'Angleterre ; des origines à nos jours Nouv.

    « Messieurs, l'Angleterre est une île, et je devrais m'arrêter là » : cette phrase, par laquelle le politologue André Siegfried ouvrait en Sorbonne son cours d'histoire des îles Britanniques, est, au fil des décennies, entrée dans la légende. C'est que l'Angleterre ne cesse, depuis toujours, de fasciner les Français, qu'ils voient en elle un pays au charme un peu désuet, incapable d'oublier complètement sa grandeur victorienne, ou bien, à l'inverse, le royaume de la libre entreprise, où viennent s'installer de plus en plus de jeunes « décideurs » du continent. Mythes séduisants, qui recouvrent évidemment une réalité plus complexe.

    Pour la cerner, plongeons dans le récit de ces deux millénaires d'histoire, depuis la conquête romaine à nos jours, en passant par l'époque saxonne, les déchirements religieux, l'hégémonie coloniale ou encore l'affirmation d'une puissance mondiale jusqu'à l'accord du Brexit, conclu durant la crise de la Covid-19.
    Un récit non exhaustif, bien entendu, mais qui vise à faire apparaître les moments phares et les lignes de force d'un passé vivace, qui donne les clés pour comprendre le présent.

  • La Russie de ce début du XXIe siècle mène quatre combats.
    Le premier est territorial. En Ukraine, en Géorgie, en Syrie, dans l'Arctique, le néo-impérialisme russe y projette sa puissance militaire et son savoir-faire diplomatique.

    Le deuxième est symbolique. La forteresse du Kremlin, les missiles nucléaires, les défi lés militaires et un patriotisme kitsch incarnent la création de cette nouvelle identité.

    Le troisième est « biopolitique ». Il cible la sphère privée des citoyens. L'orientation sexuelle, le rapport à la religion et à l'éducation, les contacts avec l'étranger, deviennent des enjeux publics.

    Le quatrième est mémoriel. Il réhabilite Staline et refuse les traumatismes du passé. L'Histoire devient le réceptacle des rêves d'une grandeur révolue.

    À l'apogée du règne de Vladimir Poutine, Sergueï Medvedev nous livre une analyse lucide de la situation de la Russie et du futur qu'elle nous réserve.

  • En janvier 1627, une tempête exceptionnelle dans le golfe de Gascogne provoqua le plus terrible naufrage de l'histoire de la marine portugaise. Sept navires coulèrent, dont deux énormes caraques des Indes chargées de toutes les richesses de l'Orient, et cinq galions de guerre qui les escortaient : près de 2000 morts et moins de 300 survivants, des centaines de canons perdus, une fortune engloutie... Dom Francisco Manuel de Melo, âgé alors de 19 ans, fut l'un des survivants. Devenu l'un des grands écrivains portugais de son siècle, il publia en 1660 un récit superbe, baroque et étrange de cette tragédie en saluant les baleiniers de Saint-Jean-Luz qui sauvèrent au péril de leur vie une grande partie l'équipage de son galion. Mais d'autres sources, longtemps ignorées ou oubliées, éclairent ce désastre sous un autre jour plus sombre, mettant en lumière les rôles peu glorieux des pilleurs d'épaves de la côte landaise, de la noblesse d'Aquitaine en général et du duc d'Épernon en particulier.

  • Jean-François Dunyach retrace l'histoire générale de l'ensemble de l'île de Grande-Bretagne, de sa formation géologique jusqu'au Brexit de 2020 et la rupture effective d'avec l'Union européenne. Embrassant un vaste panorama, il retient les dates et les événements les plus communément admis pour en donner un tableau le plus accessible possible. A la lumière de l'actualité, l'accent est évidemment mis sur la dimension européenne de cette histoire, afin d'offrir une mise en perspective et une meilleure compréhension des enjeux contemporains.
    Mais par-delà, la question se pose : comment une quasi-presqu'île de l'Europe est-elle un jour devenue le plus vaste empire de l'histoire, dont le Commonwealth est aujourd'hui l'héritage ?

  • Europe

    Richard Werly

    Le drapeau bleu étoilé de l'Union européenne est déchiré. Le divorce chaotique du Brexit et les incertitudes qui pèsent sur la relation future entre le Royaume-Uni et l'Union font souffler un vent mauvais sur l'idée d'une Europe unie, où la souveraineté partagée est un dessein assumé.

    Laisser, dans une telle tempête, s'éteindre les étoiles d'une Union forgée à partir des années cinquante pour sortir de l'engrenage des guerres et des rivalités mortelles, serait la pire des renonciations. Il nous était impossible, dans cette collection L'âme des peuples, conçue en pleine crise financière européenne pour permettre de mieux de mieux ajuster notre regard sur les pays, villes et régions qui nous entourent, de ne pas relever le défi.

    Ce petit livre n'est ni un guide, ni une énième profession de foi, mais il est une flamme que nous voulons entretenir et souffler sur les braises d'un rêve européen.

  • Espagne, 1936 : le général Franco déclenche un coup d'État contre le gouvernement de Front populaire qui plongele pays dans une guerre civile de près de trois années.
    Cette guerre a fait plusieurs centaines de milliers de morts, hommes, femmes et enfants, et jeté sur les routesplus d'un demi-millionde réfugiés, contraintsà l'exil.
    L'auteur démontre, point par point, en quoi cette guerre civile a mis en oeuvre toutes les logiques et pratiques de l'extermination de masse : exécutions sommaires par milliers, procès factices, torture et violssystématiques, emprisonnementsabusifs...

    1 autre édition :

  • « Je ne suis pas superstitieux : cela porte malheur. » Absurde, la boutade d'Alphonse Allais ? Pas si sûr. Il n'y a pas de définition claire et sûre de la superstition. Mais il existe une multitude de discours destinés à la détruire, la combattre et la disqualifier.
    D'où cette anthologie sans égale qui, dressant l'histoire et la géographie du mot, établit un panorama complet de la culture globalisée. Qui, de la Renaissance à aujourd'hui, en passant par la Réforme, les Lumières, le Romantisme, la Belle-époque, dessine un tableau exhaustif de la modernité conquérante. Qui, de l'Europe à tous les continents, établit une recension détaillée de la confrontation des civilisations.
    Une anthologie qui, entre descriptions et caricatures, critiques et injures, découvertes et préjugés, enrôle à son service Montaigne, Spinoza, Descartes, Bayle, Kant, Bergson et Nietzsche, mais aussi Luther, Goethe, Sand et Hugo, et encore les écrivains voyageurs, scientifiques ou polémistes, non sans réserver quelques surprises dont Frazer, l'anthropologue défenseur des « sauvages » et de leurs « crédulités ».
    Avec, au bout du compte, une belle leçon éthique : si l'on veut aller au-devant de l'autre dans sa différence, alors faut-il se faire une raison de sa croyance.
    Une somme indispensable, un plaisir de lecture.

  • Salazarisme et fascisme

    Yves Léonard

    Salazar est mort il y a juste cinquante ans, le 27 juillet 1970. Mais le salazarisme lui a survécu. Pas seulement jusqu'au 25 avril 1974 et la révolution des oeillets. Mais ici et maintenant, accastillé au navire d'une modernité qui se semble se plaire à voir resurgir les fantômes du passé.

    Alors qu'on pensait le Portugal immun à l'extrême-droite grâce aux oeillets d'avril, Chega ! a fait une entrée tonitruante au Parlement en octobre 2019, avec l'élection d'un député qui multiplie les déclarations racistes, affirmant à tout vent et sur toutes les ondes son nationalisme, son conservatisme social et son libéralisme économique. Au point de perturber l'ensemble des partis de droite et de faire perdre à certains leur boussole politique. Et Jair Bolsonaro qui, au Brésil, emprunte allègrement idées et slogans au vieux dictateur portugais.

    Alors, fasciste le salazarisme, ou non ? Cette question n'a cessé de provoquer débats et controverses depuis des décennies. Pour beaucoup, le Portugal de Salazar reste bien un régime fasciste. Tout en se gardant bien d'en donner une définition. Mais cette logique classificatoire a montré elle aussi ses limites. D'autant que l'histoire sociale, l'histoire par le bas, a longtemps été délaissée au profit d'une histoire politique se focalisant sur les seuls dirigeants et un homme, Salazar, qui aurait gouverné un pays constitué d'individus durablement apathiques. L'aporie de ce débat sur la nature politique du régime salazariste ne pourra être levée que par le biais d'un véritable renouveau impulsé par l'histoire sociale.

    En l'état, réédité dans sa version d'origine et agrémenté d'une postface inédite, ce Salazarisme et fascisme fait figure de « pièce à conviction » à verser au dossier en vue d'une nouvelle « levée d'écrou historiographique. » Sans illusion, ni fausse modestie.

  • C'est en septembre 1936 que le reporter polonais Ksawery Pruszynski arrive dans une Espagne en proie à la guerre civile. Il y est envoyé pour couvrir les événements qui secouent la péninsule Ibérique depuis le coup d'État nationaliste du 17 juillet. Sur place, d'abord à Barcelone secouée par l'anarchie et la terreur, Pruszynski aborde le conflit sous l'angle de l'observateur politique de la révolution rouge, menée par le camp républicain. Puis en suivant le siège de Madrid, il se plonge - en véritable anthropologue - dans le passé et la culture de l'Espagne profonde afin de parvenir au plus près de l'âme d'un peuple qui s'entre-déchire. Dans la réalité saisissante du chaos de la guerre, la description de la cité assiégée fait rejaillir l'intense désarroi des victimes et l'immense héroïsme des combattants.
    Portrait poignant d'un pays en révolution et en guerre, Espagne rouge fait la part belle à l'humain broyé par les rouages sanglants de l'histoire et les mécanismes de la domination politique.

  • Raconter l'Europe. Pas celle de l'Union, mais l'Europe pluriséculaire : celle du XXe siècle aux mémoires brûlantes, mais aussi celle d'Athènes, de Rome et de Jérusalem, de la Raison et des Lumières, des croisades, des révolutions et de la colonisation.
    Raconter l'Europe à travers son imaginaire, ses utopies, ses démons, ses trous noirs, tout ce qui, dans le passé, irrigue le présent et constitue la mémoire : l'histoire telle qu'elle a été vécue par les peuples.
    Une traversée de vingt-cinq siècles d'histoire, conduite par un collectif de chercheurs du monde entier, pour tenter de comprendre qui nous sommes, d'où nous venons, où nous allons. Et retrouver, enfin, la profondeur d'un « nous » européen.

  • Baptisé « Terre de glace » par les Vikings qui le colonisèrent vers 874, ce territoire isolé, aussi splendide qu'imprévisible, fascine.
    Dès le Xe siècle, les Islandais affirment leur originalité en inventant leur parlement, l'Alþingi. Il incarne l'esprit d'un peuple se pensant comme une communauté. Mais leur âge d'or prend fi n au XIIIe siècle lorsqu'ils passent sous domination norvégienne puis danoise. Après une lutte tenace et pacifique, l'île retrouve sa souveraineté en 1944.
    De la colonisation au protestantisme forcé, en passant par les « guerres de la morue », la « révolution des casseroles » ou les réponses ingénieuses à la crise de 2008, les Islandais n'ont jamais cessé d'affirmer leur identité pour devenir une nation moderne et prospère.
    />

  • Les secrets du Kremlin

    Bernard Lecomte

    Le Kremlin. Derrière ses murailles de brique rouge, combien la célèbre forteresse moscovite a-t-elle abrité de complots, de crimes et de trahisons ? Depuis la révolution de 1917, elle est le centre et le symbole de l'Empire soviétique fondé par Lénine et Trotski, conforté par Staline, géré par Khrouchtchev et Brejnev, mis à bas par Gorbatchev et restauré, tant bien que mal, par Poutine. Un siècle de grandeur, de terreur et de mensonges !
    Combien d'énigmes, d'ombres, d'interrogations et de secrets reste-t-il derrière ses remparts ? Bernard Lecomte mène l'enquête avec brio et livre seize épisodes fracassants et emblématiques de ce monde de feu et de sang, où se côtoient le drame et le romanesque.

    « Un panorama qui va de Raspoutine... à Poutine. » Le Temps.

empty