• Parce que la poésie est le plus beau moyen d'être au monde, voici une première invitation à la curiosité culturelle, au-delà des frontières et des barrières, en même temps qu'une initiation à l'oreille poétique. Les jeunes enfants vont aimer découvrir d'autres manières de parler de la mer qui boit le soleil, des mots bleus du vent ou du phoque que le chasseur inuit épargne parce que l'animal jouit du soleil tout comme lui. Une perception sensible du monde à laquelle nous convient les poèmes et les images.
    Le voyage est en effet total, du Maroc à la Chine, de la Turquie à Cuba pour les mots, et pour les images, la tour de Babel des illustrateurs sollicités par l'éditeur aux quatre coins du monde.
    Un beau cadeau comme un premier pas en poésie... et sur la planète multiculturelle.

  • Vian aimait provoquer ! Pour le centenaire de sa naissance, voici qu'il provoque les poètes et se moque donc de lui-même... tout en nous donnant une grande leçon d'imagination. Boris Vian demande aux poètes d'arrêter d'écrire sur leurs petits malheurs et les invite à fabriquer en vrai un monde enfin merveilleux !
    Ce texte fantasque nous embarque dans un univers où les poètes feraient le bonheur autour d'eux en inventant des mirliflûtes, des plumuches, des rara curules... Autant d'animaux loufoques tout droit sortis de l'imagination débordante d'un Boris Vian empreint de l'esprit d'enfance, impertinent et joueur.
    Les enfants auront, à coup sûr, envie d'inventer à leur tour des scènes drolatiques, à l'image des illustrations que nous sert un Serge Bloch très inspiré.

  • À présent, Candida veut apprendre un dernier livre, le livre définitif. La faveur qu'elle m'a demandée est que je choisisse ce livre. Cher professeur, je suppose que maintenant vous comprenez la dimension de mon problème. Pressé par le temps, je dois accomplir cette terrible mission. Je vous demande de me conseiller : quel livre, quel dernier livre ?

    Lecture conseillée de 14 à 94 ans.

    Tiago Rodrigues ne se contente pas de brouiller les frontières entre le théâtre, la fiction et la réalité. Il invite des hommes et des femmes, le « peloton sonnet 30 de Shakespeare », à éprouver, partager, le temps de la représentation, une expérience singulière : celle de retenir un texte et de le dire. Un acte de résistance artistique et politique, tout autant qu'une lutte contre le temps, l'oubli, le vieillissement, contre l'absence et la disparition. Un geste aussi intime que politique.

  • Un grand frère et sa petite soeur sont à l'intérieur d'un grand magasin. Pendant que leur mère tarde à finir ses courses, ils regardent, de l'autre côté de la vitre quelqu'un, couché sur le sol, les yeux clos, emmailloté de la tête jusqu'aux pieds. Pourquoi est-il là ? Et où était-il avant d'être là ? se demandent-ils. Est-il est déjà mort ou en train de mourir ? Il fait si froid dehors. Mais voici qu'il ouvre les yeux, les voit derrière la vitre, et leur fait signe. Que faire ?

  • Après Guerre à la guerre, Vive la liberté !, Chants du métissage et Quand on n'a que l'amour, la collection « Poés'idéal » revient en force avec un cinquième titre en forme d'engagement : Passagers d'exil. Cette anthologie destinée aux ados ne se contente pas de rassembler des textes sur le thème de l'exil Elle étage un propos, construit une réflexion, facilite une prise de conscience. Être né quelque part. Devoir fuir son pays. Traverser la mer au risque de sa vie.
    Arriver en terre inconnue. Chercher un toit, du travail, des papiers. Devenir l'étranger, l'apatride, le migrant...
    Puis voir une main se tendre. De Nelly Sachs à Mahmoud Darwich, d'Ananda Devi à Laurent Gaudé, 50 poètes du monde entier disent leur sens de l'hospitalité et offrent leurs mots comme autant de mains tendues.

  • C'était il y a dix-sept ans. La narratrice se souvient de ses années de lycée et d'une certaine Suzy, une fille paumée à qui on avait fait croire qu'un garçon de la classe était amoureux d'elle. Personne ne pensait qu'elle marcherait dans l'histoire à ce point, mais pour se sentir aimée, Suzy était prête à tout. De défis idiots en mensonges, le canular avait dégénéré jusqu'au sordide : un viol collectif. Dix-sept ans de silence et celle qui fut spectatrice passive parle. Une confession brute, brutale. Un texte qui prend à la gorge.

  • Juliette observe Aurèle, le nouveau voisin. Il a son âge, treize ans. Qu'est -ce qu'il fait là, penché au-dessus de la mare qui sépare leurs deux maisons ? Il étudie le cycle des grenouilles, c'est ce qu'il lui répond, sans oser la regarder. Bizarre ce garçon, mais ça ne décourage pas Juliette, d'autant qu'Aurèle n'est pas seulement expert en batraciens mais également en signes précurseurs de divorce. Et ça tombe bien, car les parents de Juliette ne s'entendent plus et ça l'inquiète. Aurèle propose de l'aider à y voir plus clair. Elle accepte. A partir de 12 ans.

  • Le pays, je ne suis jamais allé dans le pays. J'ai vu des photos, des films, et mon oncle m'a ramené une boîte en bois avec des paillettes. Et j'aimais l'odeur qu'il y avait à l'intérieur, une odeur forte, enivrante, une odeur de salive, c'était l'odeur du pays.
    Comme une parole qui avait séché dans cette boîte...

    Avec Une abeille d'Arménie Lancelot Hamelin réalise le complexe exercice d'évoquer le génocide arménien auprès du jeune public avec délicatesse et justesse.

  • Debout amoureux insomniaques et dormeurs somnambules, souris vertes et blanches, par ici hautbois sonnant du fond des ventres des petits garçons qui ont trop couru derrière leur ballon, par ici cloportes dodus, loups bruns du soupirail et bouchons des éviers, debout !
    Debout tous les familiers de l'obscurité, réveillez-vous. C'est la nuit qui vous convie à une fête du tonnerre : la grande fête des noctambules, en l'honneur de Tadé et de sa drôle de cosse.

  • Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle.
    Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescent·e. Depuis la méprise fatale d'oedipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante.
    Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Et qu'est-ce que gagner veut dire ?

  • Depuis peu de temps, Marty vit chez sa grand-mère. Tous les jours, il vient observer Emma, la fille qui chante de l'autre côté du grillage, dans le centre, un endroit où GranMa lui interdit d'aller traîner. Dans ce pays pourri où rien ne pousse que des pommes de terre, Emma arrose un oranger qu'elle a planté. Les deux adolescents deviennent amis, au point que Marty, si solitaire jusque-là, confie à Emma son secret le plus lourd.

  • Comme tous les étés, Abel, 13 ans, et son frère Jo, 16 ans, passent quinze jours à la campagne chez leurs grands-parents. Ils retrouvent la même bande d'adolescent·e·s qui a grandi et s'adonne à de nouveaux passe-temps.
    Les deux frères ne vivent plus ensemble depuis l'entrée de l'aîné à l'internat et une distance s'est installée. Jo est perpétuellement de mauvaise humeur et griffonne des croix gammées. Abel, lui, est tombé amoureux d'un garçon et a envie de sortir. Ils se retrouvent face à face, parfaits étrangers, incapables peut-être de s'aimer.
    Dans cet hymne à la vie, Ronan Mancec dépeint avec justesse et délicatesse les états d'âme et les relations de l'adolescence, et la violence du refus de l'autre.

  • Entre Elle et Lui, il y a d'abord une rencontre.
    Imprévue, nocturne, forcée par le cadre hospitalier dans lequel elle se déroule. Et puis entre (eux) deux, c'est ensuite l'histoire d'apprivoisement réciproque de deux adolescents : elle, bavarde, volontaire, qui parle donc beaucoup pour cacher pudiquement une fêlure ; lui, plus taiseux, dont la plaie n'en est pas moins vive et douloureuse. Une histoire déprimante de plus sur ces âges transitoires ?
    Plutôt la fable d'un amour naissant et subversif (a-t-on vraiment le droit d'aimer quand on est une femme et un homme en construction, se bagarrant pour justement la parachever, cette sortie d'enfance ?) bâti autour non d'un secret commun, chacun a le sien, mais bien d'un mélange partagé de honte et de souffrance rentrées.
    DISTRIBUTION : 1 adolescente - 1 adolescent / GENRE : Comédie dramatique / à partir de 15 ans

  • Depuis leur retour d'un séjour linguistique en Angleterre, les relations entre quatre adolescents ont changé. Steph reçoit par la poste d'étranges cadeaux dont il feint d'ignorer la provenance. Fred ne le croit pas, le provoque, lui tend un piège. Entre ces deux-là, la tension monte. De son côté, Anne n'est plus amie avec Karen et s'isole. Devant son miroir, elle tente de se reconstruire. Comment en sont-ils arrivés là, tous les quatre ? A partir de 12 ans.

  • Lulu n'est pas un ado comme les autres, sans doute parce qu'il vit de l'autre côté d'un mur, dans une tour au milieu des champs, avec une mère qui a du mal à l'accepter tel qu'il est et une soeur plus âgée.
    Son rêve ? Devenir une star du rock ou du punk, ou faire comme Valentina Terechkova : partir à la conquête de l'espace et des étoiles. Mais Lulu doit passer des tests scolaires qui décideront de son avenir. Et l'avenir qui lui est proposé ne le séduit pas.
    Alors, avec Moritz, son copain mal voyant, Lulu s'échappe dans des rêves, traversés d'extraterrestres bienveillants, où il serait possible de tout reprendre à zéro. Les deux amis réinventent un monde à la mesure de leur imaginaire et de la cécité qui gagne Moritz quand survient, comme tombée du ciel, une jeune fille improbable.
    Magali Mougel trace le portrait d'un adolescent qui, à sa manière et quitte à être mis au ban de la normalité sociale, détourne l'ordonnance imposée dans une fuite en avant émancipatrice et libertaire.

  • Les mythes, comme l'adolescence, constituent un carrefour des rencontres entre perspectives et savoirs, permettant d'appréhender l'univers : la connaissance intime des mythes fondateurs permettra à la jeunesse d'aujourd'hui de faire émerger sa propre mythologie.
    Les neuf auteurs publiés dans ce recueil proposent neuf mythes contemporains qui puisent dans la société pour des partitions qui mettent les adolescents en jeu.
    Ces textes ont été commandés par le Théâtre du Pélican, dans le cadre de leur dispositif « Nouvelles mythologies de la jeunesse » :
    Ce qu'ils disent de Marine Auriol, Défense d'entrer d'Henri Bornstein, Bella Korsky de Jean-Pierre Cannet, Parce que tu vis de Claudine Galea, Tithon et la fille du matin de Ronan Mancec, Floue de Dominique Paquet, Survivant de Sabryna Pierre, Carnivore de Claire Rengade, Lorsqu'au petit matin parut l'aurore aux doigts de rose de Sabine Tamisier.

  • Tu es juste un cas. Le cas de « la violence à l'école ». Causes et effets.

    Tu es juste un pourcentage dans une statistique.

    Tu es la petite fille qu'ils ont montrée à la télévision. Tu es la petite fille qu'ils ont postée sur YouTube. Tu es la petite fille qui a eu six mille vues en trois jours.

    Tu es un commentaire. Tu es le témoignage des autres.

    Une petite fille rêveuse devient la cible de sa maîtresse et de ses camarades de classe. Une pièce coup-de-poing, qui met en lumière la question de nos pratiques et de nos politiques pédagogiques confrontées à la recherche forcenée de la rentabilité et de la productivité.

    Mihaela Michailov s'est inspirée de faits réels : une enseignante qui a ligoté une élève, les mains derrière le dos, et l'a exposée ainsi, en exemple, à toute sa salle de classe. Les élèves, pendant la récréation, l'ont torturée à leur tour.

  • Six adolescents prennent possession d'une friche industrielle pour pouvoir se retrouver entre eux. Arol rêve d'y faire pousser des fleurs et déclare son amour à Emma, la rebelle; Sammy entre deux livraisons de pizzas passe y faire un tour. Le jour où Emma fait des vidéos de la Friche, le conseiller municipal prend les choses très au sérieux, ces adolescents deviennent dangereux, les journalistes s'en mêlent. Vite, il faut organiser quelque chose, n'importe quoi, pour séduire cette jeunesse désoeuvrée, sinon, ça va mal finir. Dès 13 ans

  • Les comédies que vous allez lire et jouer, sont tout au plus des farces.
    Les deux premières figuraient parmi celles que molière a écrites et jouées en province ; mais les deux autres, qui datent de 1668 et de 1671 , nous montrent qu'il n'a jamais renoncé à utiliser les moyens populaires de la farce pour plaire à son public. c'est un trait constant de son oeuvre. ou trouve jusque dans ses dernières pièces des détails, des situations, des " gags " qui sont repris de ses premières farces.
    La jalousie du barbouillé est l'histoire d'un mari dupé par sa trop jeune femme, qu'il veut garder au logis envers et contre tout ; le médecin volant inaugure la série des " fourberies " avec sganarelle, qui se déguise en médecin pour faciliter le mariage de deux jeunes gens qui s'aiment : c'est déjà un peu scapin. le mariage forcé met en évidence le ridicule d'un homme de cinquante ans entiché d'une jeune coquette qui va sûrement le faire tourner en bourrique.
    Enfin, la comtesse d'escarbagnas, une des dernières pièces de molière, s'inscrit dans la tradition des précieuses ridicules, de monsieur de pourceaugnac et autres bourgeois gentilhomme : c'est l'esquisse amusante du portrait d'une provinciale snob et ridicule qui veut épater la galerie.

  • Deux corbeaux sur un arbre s'amusent à observer deux étranges jeunes gens. Elle, c'est Deborah, elle semble blessée, ce qui ne l'empêche pas d'aimer danser. Lui, c'est Marc, il a une corde au cou, et il aime surtout compter. Il faudra attendre quatre saisons pour comprendre qui ils sont et ce qu'ils font, là, dans cet espace indéterminé. Juste le temps pour eux de dire leur souffrance, et de s'aimer.

  • Une petite fille de dix ans vit avec sa mère malheureuse depuis que le père les a quittés. Un jour de grand vent, son mouchoir s'envole. Pas n'importe quel mouchoir, mais celui que son père lui a donné. La mère, exaltée, se persuade qu'il suffit de le suivre pour retrouver son propriétaire. Et les voici parties toutes les deux dans une recherche folle. Pendant ce temps, un homme les cherche, les suit. Quand la fille se retrouve face à lui, il prétend qu'il est son père. Mais est-ce vraiment lui cet homme qu'elle ne reconnaît pas ? A partir de 12 ans.

  • Le conte s'ouvre dans la maison de la famille Darling à la veille de Noël. Wendy est chargée de s'occuper de ses jeunes frères. Leur mère est morte, et leur père a été contraint de prendre des mesures drastiques pour pouvoir leur acheter des cadeaux. Tous les ingrédients initiaux de la pièce de J.M. Barrie sont ici réunis.
    Le coup de maître de Rob Evans, jeune dramaturge britannique, est de nous donner un Peter Pan au style punk : l'éclat de l'écriture et l'ingéniosité de Rob Evans sont évidents, il apporte à Peter Pan un monde plus moderne. Il allie le charme de la nostalgie et un humour bruyant, qui met le spectateur à contribution. Les chansons sont un délice. L'auteur sait ménager des effets de surprise et, à la fin, fantaisie et réalité semblent entrer en collision d'une manière inattendue.
    Cette adaptation a retenu, de l'histoire originale, l'émerveillement et la magie. On redécouvre le monde coloré de Neverland. Un endroit où bien et mal coexistent, un endroit d'où les adultes sont bannis. Un retour par delà l'enfance. Le dramaturge est resté fidèle à l'essence des personnages principaux, mais il explore leurs ressources pour les tirer du côté de la modernité.
    Chaque héros a besoin d'un méchant : Hook endosse ce rôle à la perfection, accompagné de son célèbre crocodile. Il réussit une fois encore à véhiculer le mal et même davantage : son crochet dangereusement persuasif incite Wendy à le rejoindre dans la piraterie pour l'aider à capturer Peter Pan.
    La réinvention de Wendy est intéressante et particulièrement rafraîchissante : loin de l'image de la " demoiselle en détresse ", Rob Evans a pris ce personnage à l'étape suivante, en imaginant que Wendy doit, à un certain moment, avoir envie de retirer son dossard et de " botter des culs ". C'est précisément ce qu'elle fait ! Rob Evans la place au centre de la pièce pour explorer son côté obscur. Sauvage et méconnaissable, elle se fait désormais connaître sous le nom de " Black Heart ". Bien sûr, elle se rendra compte de son erreur à temps pour sauver Peter d'une mort étrange.
    Mais la morale n'est pas l'enjeu prépondérant de cette aventure passionnante. Rob Evans libère le conte imaginé par J.M. Barrie du folklore qui l'entoure, et le revisite avec un humour qui saura toucher petits et grands.

  • 3f-3h-1rôle neutre-1choeur ;Décor : un arrêt de bus ;Durée : 1h30 Sortie d'école. Deux garçons de 12 ans attendent le bus avec une « grande » de 17 ans. Vannes, bobards, chahut, quolibets, ça rigole bien, ça délire et ça cogne.jusqu'à ce qu'ils se parlent vraiment. Quels sont leurs secrets ? Que recouvrent leurs plaisanteries ? Vont-ils s'entendre ou s'étriper ? Heureusement le bus n'arrive pas, ce qui permet au théâtre de dépasser les apparences et d'imaginer plusieurs suites.

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