• Depuis 2007, les pays occidentaux connaissent une crise sans précédent, dont nul ne connaît précisément l'issue.
    Aujourd'hui, avec le recul, une douzaine d'économistes, de juristes, de hauts fonctionnaires fait le point sur cette crise, en analysant ses facteurs, ses spécificités ainsi que les réactions des autorités afin d'en tirer les leçons. Décrivant sa singularité par rapport aux crises passées, ce livre explore le rôle joué par les politiques économiques et monétaires, les organismes internationaux, la coopération entre Etats et les organisations régionales dans l'évolution du phénomène.
    Etudiant aussi bien l'Europe que le Sud-Est asiatique, les Nations unies que l'Organisation mondiale du commerce, les auteurs présentent les principaux enseignements à tirer de la crise économique mondiale en développant des analyses historiques, politiques, institutionnelles ou économiques, et nous livrent un regard éclairant sur le contexte mondial actuel.

  • Les contributions regroupées dans cet ouvrage visent à couvrir tous les aspects qui se rapportent à la compréhension des relations et influences euro-américaines. En effet, dès l'origine, les Etats-Unis se sont intéressés au projet d'intégration européenne, contribuant fortement à la mise en place des Communautés, l'aide offerte par le plan Marshall étant conditionnée à la libération des échanges intra-européens. Au-delà de cette histoire institutionnelle, il est intéressant d'interroger le double regard de Tocqueville et Jean Monnet sur les processus d'intégrations. Comment et pourquoi le « grand dessein atlantique » de JF Kennedy a-t-il laissé place aux craintes des Etats-Unis de voir émerger la « forteresse Europe » ? Quelles sont les influences théoriques et philosophiques réciproques (notamment en matière de droits de l'homme, mais également l'étude des mouvements critical legal studies / critique du droit...) ?

    En outre, si l'on constate que l'Union européenne et les Etats-Unis proposent deux modèles de société et de gouvernance qui contrastent assez nettement sur des sujets sensibles (services publics, peine de mort, port d'armes, protection sociale, place de la religion dans la société...), les points d'accord sont heureusement nombreux. Européens et Américains partagent les mêmes valeurs de liberté et de démocratie, ont une perception assez proche des menaces pesant sur la sécurité internationale. Peut-on, doit-on, nuancer ces (fausses) oppositions et ces (caricaturaux) rapprochements ? En quoi les Etats-Unis et l'Europe se distinguent-ils, dans leur modèle économique, au regard de l'interventionnisme public ? La mondialisation combinée à la crise ne conduit-elle pas à une convergence des modèles ? L'heure de la coordination des politiques économiques et monétaires euro/américaines n'est-elle pas venue ? La réforme de la gouvernance économique mondiale ne dépend-elle pas d'une nouvelle solidarité euro-américaine ? Quels types de puissance constituent l'Union Européenne et les Etats-Unis ? L'Union semble mettre en avant des thèmes privilégiés tels que l'environnement et les droits de l'homme. Les Etats-Unis ont subi le contre-coup du 11 Septembre au point de réorienter leur politique étrangère autour d'un impératif: la lutte contre le terrorisme. Certains y voient un contraste entre une puissance douce et une puissance dure. L'élection de B. Obama a-t-elle changé la donne ? Plus que jamais se pose la question du renforcement des relations transatlantiques.

  • Dans le contexte de crise financière majeure que traversent les États membres de l'Union européenne (UE), se reposent les questions des systèmes fiscaux et de la gestion budgétaire des États.
     Avec l'augmentation des taux d'intérêt sur les obligations d'État, le « programme commun » des marchés financiers s'appuie sur la réduction des dépenses au détriment des moyens fiscaux alloués à l'accompagnement des populations face à la crise.
    Or, confronté aux coûts des réformes structurelles libérales d'abord et des politiques d'austérité ensuite, le consentement fiscal s'érode, renforçant l'évasion et la fraude fiscales.
     L'exemple de la crise grecque déplace la question de l'enjeu de la soutenabilité des finances publiques vers celui du seuil de soutenabilité du consentement social. Autrement dit, du point à partir duquel les citoyens s'opposeront au remboursement des dettes par l'impôt.
     Cette crise aura-t-elle raison du pouvoir de lever l'impôt des États ? Les voies préconisées annoncent-elles une accentuation des plans de rigueur des années 1990 en jouant sur un simple « effet volume » ? ou la crise des finances publiques annonce-telle un « grand soir » fiscal ?

empty