• Tomino la maudite t.1

    Suehiro Maruo

    Le grand-oeuvre de Suehiro Maruo, divin marquis du manga, chef de file du courant érotique-grotesque, si longtemps espéré, arrive enfin !
    Un soir d'hiver, les jumeaux Shoyu et Miso, à peine âgés d'un an, sont abandonnés par leur mère. Maltraités par les adultes, martyrisés par les enfants, c'est lorsqu'ils sont vendus à un cirque que les orphelins trouvent, pour la première fois, un foyer chaleureux dans l'effervescence du Tokyo des années 1930. Si les phénomènes de foire deviennent leur famille, les enfants apprennent à leurs dépens que le monde du spectacle, lui, est gangréné par les appétits les plus vils.

  • Suite et fin du grand-oeuvre de Suehiro Maruo, divin marquis du manga !

    Séparés par le cruel et avide Hebert Wang, les jumeaux Tomino et Katan n'en demeurent pas moins liés. À distance, la soeur éprouve dans sa chair la souffrance de son frère, séquestré sur une île sinistre en vue de subir une opération qui le changera en créature difforme. Cette communion est émaillée de visions de fin du monde : Tomino pressentirait-elle le chaos de la guerre qui s'annonce ?

    Le périple infernal des deux enfants se poursuit et s'achève dans ce récit où Suehiro Maruo, metteur en scène virtuose et esthète, oppose l'innocence de l'enfance à la bassesse des hommes qui s'agitent sur la scène d'un théâtre décadent et macabre.

  • Vampyre t.1

    Suehiro Maruo

    Le Vampyre (The Laughing Vampire 2000), première partie, raconte la transformation d'une femme en vampire dans le Japon dévasté de l'immédiat aprèsguerre puis, la contamination d'un adolescent, sous forme de chronique sociale, dans le Japon contemporain.
    Maruo observe le monde comme au travers de toiles d'araignée, et organise son petit théâtre des horreurs.
    On retrouve les personnages et les mises en scène favorites du maître de l'éro-guro organisées comme dans un opéra.
    Lycéens et clown se révèlent plus pervers que des vampires (prédateurs) auxquels il attribue le rôle de victimes et de justiciers.

  • Docteur Inugami

    Suehiro Maruo

    Selon une légende issue du folklore japonais, un homme qui ne parvenait pas à assouvir sa vengeance enterra son propre chien pour le nourrir de sa haine et en fit un inugami, un « dieu chien », à qui il ordonna d'aller déchiqueter son ennemi. À travers six histoires courtes, Maruo transpose dans la société moderne la terrible légende en mettant en scène le Dr Inugami, un mystérieux homme aux pouvoirs surnaturels qui va rencontrer tour à tour un lycéen assoiffé de vengeance, une troublante exorciste ou encore un père à la recherche de son enfant disparu. Dans des histoires d'une violence étrangement poétique, où la magie vient se mêler à la cosmologie ésotérique japonaise, Maruo révèle les noirceurs de l'être humain. Certaines images, sublimes et sanguinolentes, ne sont pas sans rappeler les estampes cruelles de l'époque d'Edo. Une postface écrite par l'anthropologue culturel Kazuhiko Komatsu met en lumière toute la richesse et l'arrière-plan de cette oeuvre remarquable, dessinée au début des années 1990 par le maître du genre eroguro.

  • Gichi gichi kid

    Suehiro Maruo

    Au premier abord, Gichi Gichi est un petit garçon ordinaire qui rougit dès que Rumi, sa jolie camarade de classe, lui fait un compliment. Mais il cache une âme de justicier et n'hésite pas à se servir de ses pouvoirs magiques pour flanquer une raclée à tous ceux qui se montrent méchants ou malhonnêtes.
    À notre grande surprise, on découvre le maître de l'eroguro Suehiro Maruo dans un registre comique et enfantin qu'il maîtrise à merveille, même si le livre n'est pas à mettre entre toutes les mains. On se laisse transporter avec plaisir dans le monde de l'adorable Gichi Gichi et de ses drôles de péripéties : bataille de boules de neige, fête des sports de l'école, ou encore affrontement contre de mystérieux adeptes de magie noire déguisés en forains. Un manga assurément drôle et absurde qui en surprendra plus d'un.

  • Vampyre t.2

    Suehiro Maruo

    On retrouve dans ce second volume nos héros dans de nouveaux décors qui devraient ravir les fans de Maruo. Une galerie de monstres et d'influences est mis en scène avec cette histoire d'une violente beauté.
    Des groupe de vampires évoluent au coeur du Japon contemporain et se livrent à des combats où se mêlent, comme dans le premier tome, les côtés sombres de la société japonaise. Une mère infanticide, des enfants cruels et les résonances de la guerre : un petit catalogue des perversités à l'usage des amateurs du dessin réaliste et raffiné du maître de l'ero-guro.

  • La jeune fille aux camelias

    Suehiro Maruo

    • Imho
    • 18 Novembre 2011

    Entre Freaks de Tod Browning et les poupées désarticulées de Bellmer, Suehiro Maruo explore les méandres de la vie agitée de Midori, orpheline adoptée par le patron d'un cirque de monstres di. ormes. Cul de jatte vicelard, manchot tricard et jongleuse perverse redoublent d'imagination et tentent par tous les moyens de tourmenter la jeune fi lle à grands renforts de punitions d'une subtile cruauté. Longtemps épuisé, La Jeune Fille aux camélias ressort dans une nouvelle édition augmentée : une pièce de théâtre écrite par Suehiro Maruo, une nouvelle traduction et seize pages en bichromie, identiques à la version originale japonaise ainsi qu'une présentation des misemono, ou cirques spécialisés dans les monstres et des dessins inédits.

  • New national kid

    Suehiro Maruo

    Dans ce recueil de nouvelles datant de la fin des années 1980, Maruo s'en donne à coeur joie en explorant autant que possible les limites de la provocation. Il réécrit ainsi l'histoire en imaginant un monde où le Japon aurait vaincu les États-Unis en 1945, et parodie avec humour une légendaire chanteuse populaire japonaise des années 1970, devenue une lycéenne diabolique semant la terreur partout où elle passe. L'auteur virtuose pousse l'abstraction encore plus loin que dans ses autres livres, et parvient avec ce manga eroguro particulièrement dérangeant à effacer les frontières entre cauchemar et réalité.

  • DDT

    Suehiro Maruo

    DDT rassemble des histoires courtes de Suehiro Maruo datant du début des années 1980, sans doute la période la plus créative de l'auteur. Ces nouvelles dessinées permettent à Maruo de laisser libre cours à son imagination : drôles et absurdes, toujours peuplées de références - notamment au surréalisme et à l'expressionnisme allemand -, elles traitent de viol, de meurtre et d'inceste. Et malgré l'horreur et la morbidité, il s'en dégage un certain romantisme, chaque planche pouvant se contempler comme une oeuvre d'art à part entière. Entre voyeurisme et curiosité pour le sort funeste des personnages, on pénètre comme pris au piège dans l'univers fascinant de Maruo. Un ouvrage à ne pas mettre entre toutes les mains.

  • Recueil des premières nouvelles de la scénariste et dessinatrice de manga, réalisées au début des années 1980, dans lesquelles s'expriment son style et ses influences (le Japon des années 1920, l'ero-guro, qui combine érotisme et macabre, le surréalisme, l'expressionnisme allemand, etc.).

  • L'enfer en bouteille

    Suehiro Maruo

    Quatre nouvelles aux tons variés composent ce recueil où l'on retrouve l'érotisme, l'élégance et l'humour très noir de Suehiro Maruo, ainsi que les obsessions pour le surréalisme ou l'expressionnisme allemand de celui qu'on surnomme à juste titre le maître de l'ero-guro (érotique-grotesque). Seuls survivants d'un naufrage, un frère et une soeur échouent sur une île isolée ; la tentation de Saint-Antoine se rejoue à travers les malheurs d'un abbé bienveillant ; au soir de sa vie, un masseur aveugle et avaricieux cache sa fortune d'une étrange façon ; une jeune fille et son frère handicapé tentent de survivre sans ressources dans le Japon d'avant-guerre. Après avoir adapté à plusieurs reprises l'oeuvre de Ranpo Edogawa (L'île Panorama paru chez Casterman), Maruo poursuit son exploration d'oeuvres majeures de la littérature japonaise moderne, en reprenant et magnifiant L'Enfer en bouteille, un des récits les plus célèbres de Kyûsaku Yumeno.

  • Lorsque T okiko retrouve son mari, rapatrié après avoir été grièvement blessé au combat, il n'est plus qu'un homme-tronc : le lieutenant Sunaga a perdu bras et jambes et ses blessures l'ont rendu sourd-muet. Condamnée à vivre recluse avec lui, T okiko va ressentir un plaisir nouveau, entre dégoût et fascination, à voir souffrir cet être difforme et sans défense. Avec son remarquable talent graphique, Maruo Suehiro, le maître de l'eroguro (érotique-grotesque) nous plonge dans le Japon de l'ère Taishô (1912-1926) en adaptant une nouvelle fois une oeuvre du célèbre écrivain Ranpo Edogawa. Cette fois il adapte La chenille, nouvelle publiée en 1929, et qui fut censurée au cours de la guerre.
    L'érotisme torride de La chenille en en fait un Empire des Sens version manga. Sélection Angoulême 2010.

  • Hirosuké Hitomi, écrivain raté, rêve de construire un étrange paradis terrestre qui s'inspirerait d'un conte d'Edgar Poe. Lorsqu'il apprend la mort de Komoda, riche homme d'affaires qui a la particularité de lui ressembler comme deux gouttes d'eau, il décide de le faire revenir à la vie en usurpant son identité. Il entreprend alors la construction de son paradis terrestre sur une île isolée. Mais le projet de Hitomi ressemble bientôt à une descente aux enfers...

empty