• C'est pas une charrette de la mort, juste un ramez-ramez. Il n'y aura pas de moteur, pas de passeur. On sera pas nombreux, six ou sept. Tu crois que tu peux le faire ?

    Du piment dans les yeux est l'histoire croisée de Mohammed et d'Inaya, tous deux partis sur les routes pour tenter l'aventure d'une vie meilleure. Elle fuit la guerre, lui est mû par une inextinguible soif d'apprendre et de continuer à étudier. D'une séquence à l'autre, nous suivons en alternance le parcours de ces deux jeunes gens qui affrontent notre monde et - sans résignation - luttent pour se construire une existence digne.

  • Fin 1999, dans le massif de la Chartreuse - entre la Savoie et l'Isère - une chorale d'enfants disparaît en rentrant de tournée. Un groupe entier, d'un seul coup. Sans un signe. Sans une trace.
    Le monde alors se fige, toutes histoires suspendues. On accuse un temps l'équipe encadrante de négligence - le massif est connu pour ses gouffres et ses pentes. On cherche un possible coupable - enquête judiciaire, psychiatrique, le tout en vain. Passé le frémissement des premiers jours, le mystère cesse de faire recette et les disparus s'abîment dans l'oubli.
    Le texte reprend le fil de l'enquête car une lecture nouvelle de ce fait divers pourrait bien apparaître. Et si ce groupe n'avait pas disparu accidentellement ? La reconstitution laisse émerger l'idée d'une tentative délibérée d'évasion, de refus du monde. Et si les enfants de la chorale avaient osé le premier pas vers un autre monde possible ?

  • A l'heure du coucher, c'est bien connu, le plus dur, c'est d'affronter les méchants. Toutes ces peurs, tous ces monstres qui se lèvent au moment de quitter la douce protection de papa et maman... Et pour cela, rien de tel que l'humour et les mots ! C'est justement une litanie jubilatoire de formules magiques bien senties et rimées que propose ce texte aux petits, du genre : Les méchants, je les crasse-pied, je les croque-nez, je les casse-oreilles et je les jette-poubelle.
    Je les emmure-baffe, je les zim boum splach, je les ridicules, et je les minuscules ! A l'image, on part de la chambre et on y revient, une fois tous les méchants vaincus au terme d'une épopée fantastique avec jeux sur les échelles et les couleurs. Même plus peur. La place est nette, je peux me glisser sous la couette.

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