• Le dernier enfant

    Philippe Besson

    « Elle le détaille tandis qu'il va prendre sa place : les cheveux en broussaille, le visage encore ensommeillé, il porte juste un caleçon et un tee-shirt informe, marche pieds nus sur le carrelage. Pas à son avantage et pourtant d'une beauté qui continue de l'époustoufler, de la gonfler d'orgueil. Et aussitôt, elle songe, alors qu'elle s'était juré de se l'interdire, qu'elle s'était répété non il ne faut pas y songer, surtout pas, oui voici qu'elle songe, au risque de la souffrance, au risque de ne pas pouvoir réprimer un sanglot : c'est la dernière fois que mon fils apparaît ainsi, c'est le dernier matin. » Un roman tout en nuances, sobre et déchirant, sur le vacillement d'une mère le jour où son dernier enfant quitte la maison. Au fil des heures, chaque petite chose du quotidien se transforme en vertige face à l'horizon inconnu qui s'ouvre devant elle.

  • Cette année-là, j'avais vingt-deux ans et j'allais, au même moment, rencontrer l'insaisissable Paul Darrigrand et flirter dangereusement avec la mort, sans que ces deux événements aient de rapport entre eux.
    D'un côté, le plaisir et l'insouciance ; de l'autre, la souffrance et l'inquiétude. Le corps qui exulte et le corps meurtri.
    Aujourd'hui, je me demande si, au fond, tout n'était pas lié.
    Après « Arrête avec tes mensonges », Philippe Besson poursuit son dialogue avec les fantômes de sa jeunesse et approfondit son souci d'exprimer sa vérité intime.

  • Ils se sont aimés, à l'âge des possibles, puis quittés, sans réelle explication. Dix-huit ans plus tard, ils se croisent, presque par hasard, à Montréal. Qui sont-ils devenus ? Qu'ont-ils fait de leur jeunesse et de leurs promesses ? Sont-ils heureux, aujourd'hui, avec la personne qui partage désormais leur vie ?
    Le temps d'un dîner de retrouvailles - à quatre - chaque mot, chaque regard, chaque geste est scruté, pesé, interprété. Tout remonte à la surface : les non-dits, les regrets, la course du temps, mais aussi l'espérance et les fantômes du désir.
    À leurs risques et périls.

  • Louise, 40 ans, part s'installer dans une villa en Toscane pour écrire son roman. Elle abandonne à Paris son mari, François, meurtri mais résigné. À Livourne, tout l'enchante : la qualité du silence, la mer partout présente, l'incessant ballet des ferries vers les îles. Louise n'a jamais connu un tel sentiment de plénitude. Elle écrit l'histoire d'une femme qui doit réapprendre à vivre après la disparition de son mari. Les mots viennent à elle tout naturellement.
    Un jour, un jeune homme sonne à sa porte, Luca. Élève à l'Académie navale, il porte ses vingt-et-un ans avec une grâce insolente. Jamais Louise n'aurait pu envisager d'être troublée par un garçon de cet âge. Tenter de résister au charme de Luca est vain. Au moment où elle cède à la sensualité de ce corps qui l'attire, elle apprend qu'un accident de voiture a grièvement blessé son mari. Louise doit se rendre au chevet de François, plus vulnérable que jamais. Forte de cette ferveur inattendue qui lui a ouvert les yeux, elle sait que l'instant est venu d'affronter tous les mensonges accumulés avec les années, quelles qu'en soient les conséquences...

  • Vivre vite

    Philippe Besson

    « Regardez-moi bien. Qui sait si je serai encore là demain... » Si célèbre soit-il, James Dean, symbole de la jeunesse éternelle, demeure toujours aussi insaisissable. Vivre vite, roman choral tout en nuances, dresse, à travers la voix de ses proches, le portrait intime d'un garçon de l'Indiana, inconsolable et myope, turbulent mais d'une beauté irrésistible, qui s'est donné à tous, sans jamais appartenir à personne : un acteur incandescent devenu, en trois films et un accident de voiture, une icône intemporelle.

  • Quand j'étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J'inventais si bien les histoires, paraît-il, qu'elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J'ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier. Aujourd'hui, voilà que j'obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre. Autant prévenir d'emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale. Mais un amour, quand même. Un amour immense et tenu secret.
    Qui a fini par me rattraper.

  • Jusqu'à l'été de ses dix-huit ans, tout le séparait de son père, un séducteur impénitent, sûr de lui, et qui s'était surtout illustré par son absence. Alors quand père et fils se trouvent enfin réunis dans la maison familiale, face à l'océan, l'occasion semble propice à la réconciliation. Mais en huis clos, les rancoeurs enfouies peuvent resurgir, le souvenir d'une disparue remonter à la surface. Et certaines retrouvailles, prendre des allures de vengeance en marche...

  • Les jours fragiles

    Philippe Besson

    Elle a grandi dans l'ombre de son frère aîné, surdoué scandaleux.
    Lorsqu'il a choisi de s'enfuir, elle a appris l'absence et le manque.
    Aujourd'hui, l'exilé volontaire est de retour de ses lointains voyages et il la réclame. Il ne lui propose que des jours fragiles, fébriles. Elle accepte sans réfléchir. Empêtrée dans ses frayeurs, guidée par un infatigable espoir, Isabelle Rimbaud est enfin prête, à trente ans, à cheminer aux côtés d'Arthur vers l'irréparable.

  • 1923. Après des années d'errance pour oublier la mort d'Arthur, son amant tué au combat, Vincent revient à Paris qu'il reconnaît à peine et dans lequel il a du mal à trouver sa place. Le hasard va le mettre en présence de Raymond Radiguet, qui vient de publier Le Diable au corps. Avec cette énergie et cette joie de vivre qui sont les siennes, l'écrivain en vogue, protégé de Cocteau, entraîne son nouvel ami dans les milieux intellectuels parisiens et les folles nuits de Montparnasse...

  • Été 1916. Vincent fait la connaissance d'Arthur, jeune soldat qui tente d'échapper pour quelques jours à l'horreur des tranchées. Dans le même temps, il attire l'attention de l'écrivain mondain et renommé Marcel Proust. Le temps de ce bel été, l'un va devenir l'amant, l'autre l'ami. Comme deux fragiles éclats de bonheur au milieu de la tragédie.

  • Son frere

    Philippe Besson

    Ils s'appellent Thomas et Lucas et ils sont frères. L'un va mourir, l'autre va l'accompagner. Ils iront se réfugier dans la maison d'enfance, la maison blanche de l'île de Ré. Non pour attendre la mort, mais pour vivre intensément chacune des heures qui leur est donnée. Une histoire d'amour entre deux êtres que la vie avait séparés.
    Après En l'absence des hommes (Pocket), ce livre est le deuxième de Philippe Besson. Il a été porté à l'écran par Patrice Chéreau, avec Bruno Todeschini et Éric Caravaca.
    Philippe Besson a publié depuis L'arrière-saison et Un garçon d'Italie.

  • Hélène a vu en direct à la télévision les images d'un tremblement de terre dévastateur dans une ville lointaine ; son mari séjournait là-bas, à ce moment précis. Mathieu, quant à lui, a trouvé un jour dans un appartement vide une lettre de rupture. Ces deux-là, qui ne se connaissent pas, vont se rencontrer par hasard à Lisbonne. Et se parler. Une seule question les taraude : comment affronter la disparition de l'être aimé ? Et le manque ? Au fil de leurs déambulations dans cette ville mélancolique, dont la fameuse saudade imprègne chacune des ruelles tortueuses, ne cherchent-ils pas à panser leurs blessures et à s'intéresser, de nouveau, aux vivants ?

  • Un garcon d'italie

    Philippe Besson

    L'été finit à Florence, ville des princes et des énigmes.
    Mon histoire, elle, commence.
    Je m'appelle Luca et j'ai disparu.
    Deux êtres s'en vont à ma recherche : Anna, ma compagne, tout en courage et en douleur, et Leo, jeune homme mystérieux qu'on voit souvent rôder aux abords de la gare.
    Que je vous dise : je suis mort.
    Pourtant, c'est bien moi qui vous parle.

  • « Je connaissais Emmanuel Macron avant qu'il ne se décide à se lancer dans l'aventure d'une campagne présidentielle. Et quand il m'a exprimé son ambition d'accéder à l'Élysée, j'ai fait comme tout le monde : je n'y ai pas cru. J'ai pensé : ce n'est tout simplement pas possible. Pourtant, au fil des mois, au plus près de lui, de son épouse Brigitte et de son cercle rapproché, sur les routes de France comme dans l'intimité des tête-à-tête, j'ai vu cet impossible devenir un improbable, l'improbable devenir plausible, le plausible se transformer en une réalité. C'est cette épopée et cette consécration que je raconte. Parce qu'elles sont éminemment romanesques et parce que rien ne m'intéresse davantage que les personnages qui s'inventent un destin. »

  • L'histoire commence là, dans une ville de bord de mer, en automne. Un homme revient et, avec lui, c'est le passé qui resurgit. Des années plus tôt, il a été condamné pour un crime, peut-être le plus impardonnable qui soit. Les gens n'ont pas oublié. Il ne revient pas demander pardon. Il veut retrouver au plus âpre de lui-même cet état d'innocence dont on l'a si violemment privé. Mais en finit-on jamais avec ses disparus et le temps d'avant ?

  • " au commencement, il y a cette peinture d'edward hopper qu'on peut voir à chicago.
    J'ai dû l'apercevoir à plusieurs reprises avant de m'en procurer une reproduction, un dimanche d'ennui. un soir, sans intention particulière, j'ai observé la femme en robe rouge de la peinture, assise au comptoir d'un café nommé phillies, entourée de trois hommes. alors, ça s'est imposé à moi, sans que j'aie rien cherché. j'ai eu l'envie impérieuse de raconter l'histoire de cette femme et des trois hommes autour d'elle, et d'un café de cape cod.
    ".

  • Se refusant au silence, Louise écrit à cet homme qui l'a quittée pour une autre. De longues lettres d'exil, de Cuba, New York et Venise, loin des souvenirs. Des lettres poignantes, laissées sans réponses, mais qui donnent voix aux blessures et empêchent le passé d'expirer dans l'oubli. Pour pouvoir, au bout des mots, réapprendre à vivre et se résoudre aux adieux.

  • Deux êtres que tout sépare se trouvent brutalement réunis par la mort d'un inconnu. Aussitôt, entre ces deux-là, surgit, sans qu'ils s'y attendent et sans qu'ils puissent s'y opposer, un sentiment violent. Un sentiment qui va les arracher à la solitude et au mensonge.
    À Los Angeles, ville mythique et dangereuse, une intrigue criminelle peut quelquefois devenir une intrigue amoureuse.

    « C'est du meilleur Besson, agile, léger, cursif (...) Un homme accidentel : le titre dit bien cette volonté de ne pas insister. Une simple chronique de quelques « jours fragiles », selon une formule chère au romancier. »
    Dominique Fernandez, Le Nouvel Observateur

  • Paul Bruder et Thomas Spencer sont nés le même jour. Ce hasard va les rendre inséparables. Sur les rives du Mississippi, les deux jeunes Américains liés par une amitié exceptionnelle vivent une jeunesse insouciante, à l'abri de l'agitation du monde. Jusqu'à ce que l'effervescence des années 1960 les rattrape. Mais surtout, Paul et Thomas vont croiser la route de Claire MacMullen, une jeune femme libre. Donc dangereuse. Dans une période troublée, la part obscure des individus se révèle. Et peut même les conduire à commettre l'irréparable.

  • L´action se déroule le 4 novembre 2008, date de l´élection de Barack Obama. A Los Angeles comme partout ailleurs, c´est une journée d´exaltation, d´espoir de renouveau et d´attente fiévreuse. Mais tandis que l´Amérique semble retenir son souffle, impatiente de connaître l´issue de ce jour historique, pour Laura et Samuel, cette journée sera la plus longue et la plus terrible de leur vie. Car aujourd´hui Samuel doit se rendre aux funérailles de Paul, son fils de dix-sept ans qui vient de se suicider. Laura, femme seule de quarante-cinq ans, serveuse dans une cafétéria, a décidé, quant à elle, de se donner la mort le soir venu.

    Pour chacun d´eux, l´enjeu sera le même : comment échapper au déroulement implacable de cette journée ? Samuel pourra-t-il surmonter son chagrin, ne serait-ce que le temps de la cérémonie ? A-t-il même le droit de survivre à l´absence de celui qui n´aurait jamais dû partir avant lui ? Et quel sens donner au geste de son fils, un geste d´autant plus révoltant qu´il est inexpliqué ? Laura, elle, a mûrement réfléchi son choix. Personne ne la regrettera, ni son fils indifférent ni son ex-mari qui, lui, a su refaire sa vie. Cette dernière journée aura-t-elle un goût moins fade que toutes celles qu´elle vient de laisser derrière elle ? Un goût d´exceptionnel qui pourrait la faire changer d´avis ? Samuel et Laura ne se connaissent pas encore. Pourtant ils ont déjà beaucoup en commun. Ils vont d´ailleurs se rencontrer... au crépuscule.

    Roman de la mélancolie moderne, Une bonne raison de se tuer explore le sentiment de vide dans lequel nous plonge la société contemporaine. Pour décrire cette solitude, ces liens de plus en plus distendus entre les individus, Philippe Besson porte une attention soutenue à ces gestes machinaux qui forment un quotidien insipide, souvent inepte. En s´attardant sur une même et unique journée, il amplifie chaque détail, comme grossi à la loupe, et placé sous une lumière crue. Car, au fond, le lent écoulement du temps est tout ce qui reste aux personnages bouleversants de ce roman. Hommage au film d´Ettore Scola, Une journée particulière, auquel il fait écho, ce livre évoque en toile de fond une Amérique malade, mais son constat est bien plus vaste encore : le désespoir est, de toutes les menaces, la plus redoutable.

  • On a longtemps soupçonné Gaëtan Dugas, un steward canadien, d'avoir été le premier homme à transmettre le sida : il était homosexuel et aimait les nuits fauves. Mais d'autres avaient contracté la maladie avant lui. Qui fut le premier, alors ?
    Philippe Besson redonne vie aux merveilleuses années 1980, juste avant l'hécatombe. Et nous livre une partie de la réponse.

  • Un tango en bord de mer

    Philippe Besson

    • Julliard
    • 4 Septembre 2014

    Lui est un écrivain célèbre, la quarantaine passée, l'autre est un jeune homme qui cherche encore sa voie. Quelques années auparavant, ils se sont follement aimés. Les raisons de leur rupture : trop de différences sociales et culturelles, un manque de confiance. Ils se rencontrent par hasard dans le bar d'un grand hôtel, au milieu de la nuit, alors que tout le monde dort. Le serveur lui-même a déserté les lieux. Dans cette atmosphère irréelle, et après quelques verres de vodka, ils se remémorent le feu de leur passion, charnelle, conflictuelle, souvent cruelle. Le jeune homme, comme une bravade, déclare qu'il est sur le point de se marier avec une femme, de s'engager dans des études de droit. Toutes choses qui ne lui ressemblent pas. Mais parfois la magie d'un décor suffit à faire renaître la vérité des relations, des sentiments et des êtres.
    Bien que deux de ses romans aient déjà été adaptés au théâtre (L'Arrière-saison et Les Jours fragiles), Philippe Besson n'avait encore jamais écrit directement pour la scène. C'est désormais chose faite avec Un tango en bord de mer, huis clos romantique écrit d'une plume toujours aussi précise, élégante et subtile.

  • Dans ce nouveau roman Philippe BESSON rend hommage à celui que tout le monde surnommait, à Saint-Étienne : Le Marcheur.
    Après le livre " Mes rêves en jaune au pays des Verts ! " écrit avec Cyril Dessel; Philippe Besson, à travers l'évocation du tragique destin du Marcheur, nous fait revivre cette brillante époque au cours de laquelle tout Sainté vibrait aux exploits des pistards et de son triple champion du monde de poursuite et recordman de l'heure Roger Rivière.
    Philippe Besson met en scène les événements cyclistes, dresse un portrait intimiste des champions stéphanois, fait revivre la saga de l'industrie cycliste stéphanoise et enfin tente de comprendre la philosophie qui animait Le Marcheur.
    Un ouvrage émouvant et passionnant qui touchera et plaira à tous les publics.

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