• Pendant que gradés et sapeurs des compagnies de combat de Sécurité parisienne faisaient le coup de feu aux côtés des FFI et des soldats de la 2e DB du général Leclerc, leurs camarades des compagnies d'incendie luttaient contre les multiples sinistres qui ravageaient Paris et sa banlieue. En cette année de commémoration de la Libération, ce livre rend hommage au régiment de sapeurs-pompiers de Paris qui a eu un rôle complexe à jouer : lutter contre les incendies, assurer le ravitaillement de la population, accueillir les réfugiés, remettre en état les infrastructures ; dans ce climat de pénurie et dans un esprit de résistance face à l'ennemi.

  • Voici trente histoires authentiques de pompiers.
    Des histoires de feux, bien sûr, mais aussi une multitude d'aventures de toute nature, tragiques ou cocasses, qui sont le quotidien de ces hommes entièrement voués au service des autres. A une époque où l'égoïsme est érigé au rang de vertu, leur devise, "Sauver ou périr", ils la vivent au quotidien, parfois jusqu'au sacrifice ultime. Hommes du feu, spécialistes de l'urgence, les pompiers sont aussi devenus pour certains le dernier recours, dans un monde qui se déshumanise chaque jour un peu plus.
    Les récits qui composent cet ouvrage nous font partager la vie de ces héros des temps modernes, faite d'action, de courage et d'abnégation.

  • Août 1944, Paris se libère. Antoine, étudiant de 19 ans, a gagné l'amitié et le soutien de Sacha Guitry en protégeant sa demeure du pillage après son arrestation par des FFI et son emprisonnement. Il envisage pourtant de renoncer à sa vocation théâtrale pour diriger l'entreprise de son père, arrêté en 1942 dans des circonstances mystérieuses après avoir sauvé une famille juive, et qui n'a pas reparu à la Libération. Il en est dissuadé par Mathilde, une jeune libraire, veuve et de dix ans son aînée, dont il est l'amant et qui va le soutenir dans le dur apprentissage de la profession de comédien. Mais, bien qu'elle aime sincèrement Antoine, elle se convainc de l'inanité de cet amour et décide de partir pour Nice, où vit sa mère, laissant Antoine désespéré quand il apprend qu'elle s'y est mariée. Cependant, ayant fini par connaître la terrible vérité sur son père, il acquiert le succès et la notoriété, mais reste hanté par le souvenir de Mathilde qu'il aime toujours désespérément.
    Un « roman d'apprentissage » qui nous entraîne dans le Paris de l'après-guerre, avec des personnages troubles liés à la collaboration, l'ambiance studieuse et bon enfant d'un cours d'art dramatique, la tournure burlesque du service militaire d'Antoine, ses bonnes et mauvaises fortunes, ses échecs et ses premiers succès au théâtre et au cinéma.
    Outre Sacha Guitry, on y croise des grands noms de l'époque, Louis Jouvet, Gérard Philippe, Pierre Brasseur, le couple Renaud-Barrault, ainsi que d'autres encore peu connus, mais promis à la célébrité, comme les Branquignols ou Louis de Funès...

  • Le service militaire n'existe plus, définitivement rayé de nos grandes institutions nationales depuis la fin du siècle dernier.
    Avec lui disparaît tout un pan de nos traditions, de notre folklore et de nos mythes nationaux. Souvent critiqué et combattu, encore plus souvent subi, mais ô combien profondément enraciné dans nos fibres républicaines, puisque fruit de la Révolution, te service militaire a connu au cours de son histoire maints remaniements et maints visages. Pour des générations de jeunes hommes, il symbolise le rite initiatique qui accompagne la transition de l'adolescence à l'âge adulte.
    De ses origines avec les milices royales, en passant par les levées en masse des guerres de la République et la conscription impériale, cet ouvrage évoque les différents aspects et évolutions du service militaire de sa création à sa suppression sous la Ve République au travers de plus de deux cents documents et photos qui illustrent près de trois siècles de notre histoire nationale.

  • La radio

    Jean-Claude Demory

    • Du may
    • 8 Juin 2007

    Née avec le siècle, la radio, qu'on appelle alors la tsf, prend un rapide essor après la première guerre mondiale et pénètre dans presque tous les foyers.
    C'est autour du poste que se réunit la famille saluée par saint-granier d'un cordial "bonsoir mes chers z'auditeurs, bonsoir !" dans quelques années, les mêmes entendront le maréchal pétain leur dire qu'il faut cesser le combat, et le général de gaulle les exhorter à le poursuivre. à la bbc, pierre dac chantera "radio-paris ment" et, sur cette même radio-paris, jean-hérold paqui prédira que "l'angleterre comme carthage sera détruite"...
    Puis la paix revenue, saint-granier fera chanter la france avec "ploum ploum tra la la", on retrouvera l'inusable "famille duraton", jean-jacques vital et bouvil animeront "pêle-mêle", jean nohain sacrera toutes les semaines une nouvelle "reine d'un jour", zappy max posera la question fatidique "quitte ou double ?" et s'exclamera "ça va bouillir !", tandis que les chansonniers railleront la énième crise ministérielle...
    évoquer six décennies de radio à travers celles et ceux qui l'ont faite, c'est retrouver tout ce qui a pu faire rire ou pleurer, réjouir, émouvoir et passionner les français en un temps où l'image n'avait pas encore imposé sa suprématie et où chacun pouvait à sa guise se construire le monde tel qu'il l'imaginait.

  • "Voir et complimenter l'armée française..." Le 14 Juillet est devenu fête nationale en 1880, et c'est six ans plus tard que le chanteur Paulus lançait ce refrain qui allait devenir dans notre patrimoine national l'évocation populaire et gouailleuse des revues militaires du 14 Juillet.
    Elles se déroulaient alors sur l'hippodrome de Longchamp et constituaient le sommet de ce que l'on appelait la "Saison de Paris": Depuis, les fastes et la pompe militaires ont beaucoup perdu de leur lustre et de leur éclat, les Champs-Elysées, et parfois la place de la Bastille, ont remplacé Longchamp, mais la tradition a survécu de marquer chaque année la fête nationale par une revue qui permet à la nation d'honorer son armée.
    Après avoir évoqué les événements du 14 juillet 1789, cet ouvrage relate les revues de l'époque du "brave général" Boulanger à nos défilés contemporains en passant par les parades triomphales et grandioses des 14 juillet 1919 et 1945. A travers photos, documents, témoignages et reportages de journaux d'époque sont évoqués cent trente ans de traditions militaires et républicaines.

  • Le métropolitain

    Jean-Claude Demory

    • Du may
    • 10 Septembre 2008

    On ne peut pas être plus "enfant du XXe siècle" que le métro parisien, dont la première rame roule de la porte de Vincennes à la porte Maillot le 19 juillet 1900 et transporte, entre cette date et le 31 décembre de la même année, 17660286 voyageurs! De 1896 à 1932, la construction du métro parisien a été le plus vaste chantier encore jamais entrepris en France. Compte-tenu des moyens de l'époque, cette opération constitue un véritable exploit technique dont le concepteur, l'ingénieur des Ponts et Chaussées Fulgence Bienvenüe, est aujourd'hui injustement oublié. Indissociable de l'histoire contemporaine de la capitale, le "monstre gris à mille bouches" est à lui seul un monde souterrain insolite et pittoresque. Toutes celles et ceux qui se sont assis sur les banquettes en bois des voitures vertes ou en moleskine des voitures rouges - qui formaient les fameuses rames "Sprague-Thomson" du "vieux métro" - n'ont pas oublié sa poésie bringuebalante, ponctuée de hululements bizarres et de grincements pathétiques. Du premier coup de pioche en octobre 1898 à l'ultime voyage de la dernière rame du "vieux métro" le 16 avril 1983, en passant par l'apparition des rames modernes sur pneumatiques, le 24 février 1952, cet ouvrage propose une passionnante promenade souterraine, parfois ponctuée de retours au soleil, sur les parcours aériens. Toujours pleine d'intéressants détails, d'anecdotes curieuses, d'événements burlesques, parfois de drames, le métro est le reflet d'un monde révolu, qui laisse encore derrière lui un pan toujours intact de nostalgie.

  • Au mois d'août 1914, quand éclate le premier conflit mondial, la france aligne 89 régiments de cavalerie à cheval.
    Parallèlement, le parc automobile de l'armée ne dispose en propre que de 220 véhicules. en quelques semaines, la tournure prise par les opérations militaires va imposer une inversion complète des proportions. les cavaliers mettent pied à terre pendant que la réquisition fait affluer aux armées plusieurs milliers des 80 000 voitures automobiles de tous types en usage dans le pays. c'est le début d'une motorisation qui va être à l'origine d'un formidable essor industriel.
    Après avoir brossé le portrait d'une cavalerie magnifique, mais dépassée en dépit des actions glorieuses qu'elle livre pendant les premières semaines de la guerre, cet ouvrage évoque la prise de possession progressive du champ de bataille par l'automobile, les automitrailleuses, les camions, puis les chars à travers quelques grands épisodes significatifs : les taxis de la marne, la voie sacrée de verdun, la première chevauchée des "cuirassés terrestres" à berry-au-bac, la ruée finale des "chars de la victoire".
    En tout, plus de 130 photos et documents pour illustrer ce que fut le passage du cheval de guerre au cheval vapeur.

  • Plus qu'une histoire, cet ouvrage est une chronique, un recueil de faits, de témoignages, de propos, de récits et d'anecdotes destinés à réveiller le souvenir et la nostalgie chez celles et ceux qui ont connu " une certaine époque ", à laquelle la patine du temps donne aujourd'hui le charme d'un " âge d'or " à jamais révolu.
    Les routes de chez nous raconte l'histoire de la route française et de son environnement à travers les siècles, mais aussi l'amélioration du balisage, de l'orientation, de la cartographie. Ce sont aussi les " pionniers ", ces " fous du volant " qui s'appelaient De Dion, Renault, Panhard, Jenatzy. et qui lançaient leurs machines bringuebalantes à plus de 100 km/heure sur les routes n'ayant vu passer jusqu'alors que des attelages hippomobiles.
    C'est aussi la route et la guerre, les exodes, les invasions, les routes bombardées et ravagées, labourées par les chenilles des blindés. Puis vient l'époque où les charrons deviennent garagistes, les épiciers deviennent pompistes, les postes à essence se transforment en stations-service " à l'américaine ". Le développement du tourisme routier, allant de pair avec la banalisation de l'automobile, voit l'apparition des premières hécatombes routières et le renforcement du Code de la Route.
    La route est devenue au XXe siècle un enjeu commercial incontournable avec la réclame, la publicité, les affiches, les murs peints, les magazines. En ville, les avenues, les boulevards, les rues, leurs voies rapides sur les berges, et autres boulevards périphériques se percent et se développent avec leurs zones bleues, leurs sens uniques, leurs paramètres. Ce livre, qui se lit comme un roman, se referme sur une évocation de quelques peintres et artistes de la route et de l'automobile tels que René Vincent, Ernest Montaut et Guy Sabran, qui ont su fixer des vivions étonnantes, riches et coloréesnde ce monde multiforme.

  • De la réunion des Etats généraux en 1789 à la nomination de Bonaparte comme Premier consul en 1804, en passant par le serment du Jeu de Paume, la prise de la Bastille, l'arrestation de la famille royale à Varennes, le procès de Louis XVI, l'assassinat de Marat, cet album de poche présente les grands épisodes de la Révolution française à travers une centaine d'anciennes chromos accompagnées de textes très synthétiques.

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