• Né en 1805, mort en 1859, Alexis de Tocqueville est un témoin privilégié des soubresauts politiques et sociaux qui marquent la première moitié du XIXe siècle français. En un peu plus de 50 ans, il assiste à la chute d'un empire, à l'avènement et à la disparition de deux monarchies et d'une république, au rétablissement d'un autre empire. Auteur reconnu, devenu célèbre principalement pour deux ouvrages, la Démocratie en Amérique, dont les deux tomes paraissent en 1835 et 1840, et l'Ancien régime et la révolution, publié en 1856, il est aussi un acteur, député sous la monarchie de juillet et la deuxième république et même brièvement ministre.
    Une abondante correspondance permet de mieux comprendre cet aristocrate passionné par la politique et conscient de l'évolution démocratique de la société française. Ses lettres nous font entrer dans le quotidien d'un penseur politique engagé, en ajoutant un caractère intimiste qui n'en rend que plus attachant le portrait final.

  • "Celui-ci est le premier, un sang bleu, issu d'une grande famille, Lord Brett Sinclair (...) . L'autre est plutôt différent, un arriviste, Danny Wilde (...). Ils ont tous les deux une certaine valeur... Mais additionnés, comme en chimie...Prenez deux produits relativement peu dangereux, disons du nitrate et de la glycérine, mêlez les produits et vous allez obtenir une combinaison explosive." C'est de cette manière que le juge Fulton présente deux individus qu'il veut réunir. Son but ? Rouvrir de vieux dossiers classés en utilisant ce duo d'enquêteurs que tout oppose, un aristocrate britannique et un homme d'affaires américain.

    C'est le début d'Amicalement vôtre. Derrière un humour omniprésent, chaque épisode offre au spectateur un regard singulier sur un monde en mutation, la société des années 1970.

    Le droit y occupe une place inattendue. Loin d'être une concession au réalisme, nécessaire au décor, il est au coeur de nombreuses intrigues. Les considérations juridiques font surtout l'objet d'une critique permanente qui permet d'opposer une légalité apparente, soumise aux aléas économiques et sociaux, inefficace dans son application, à une justice idéalisée incarnée par les deux héros. Brett et Danny nous proposent ainsi leur propre modèle juridique tout en dénonçant l'évolution du capitalisme et ses faux-semblants.

  • Revendiquée par les historiens, les politistes et les sociologues, l'oeuvre d'Alexis de Tocqueville comporte aussi de nombreux aspects juridiques. À partir des livres publiés, des travaux académiques et d'une abondante correspondance, le présent ouvrage a pour dessein de faire connaître une pensée juridique originale. Sous le prisme de la démocratie, Tocqueville nourrit une réflexion sur la forme de ce régime, la séparation des pouvoirs, l'organisation territoriale, la protection des libertés et des droits fondamentaux, les droits sociaux et la place du pouvoir judiciaire.

  • S'inscrivant dans une logique chronologique, cet ouvrage propose une relecture de l'histoire des idées politiques de l'Antiquité à nos jours, par l'intermédiaire de 50 fiches thématiques.
    Il se divise en trois grandes parties, faisant apparaître les évolutions politiques et juridiques qui ont permis, au niveau institutionnel, le passage de la cité à l'État et, au niveau des droits, la mutation majeure qui a fait du citoyen antique l'individu moderne.
    Chaque fiche, centrée sur un courant et sur une période, présente les auteurs marquants, leurs ouvrages et les idées défendues. Des lectures sont également proposées pour approfondir le thème, à la fin de chaque fiche.
    Cet ouvrage permet de définir les mouvements de réflexion politique et de replacer dans leur contexte les principaux débats. De l'Antiquité à la modernité, en passant par le Moyen Âge, la Renaissance, les Lumières, ou encore les différentes révolutions, il s'agit d'offrir aux lecteurs des clés de compréhension pour les périodes étudiées.
    Destiné aux étudiants des facultés de droit (Licence et Master de droit et de science politique), et des Instituts d'études politiques, le présent manuel peut servir pour un public plus large afin de mieux comprendre les mouvements politiques encore à l'oeuvre au XXIe siècle.

  • Abraham Lincoln, le républicain abolitionniste, contre Stephen Douglas, le démocrate esclavagiste. Le raccourci semble logique. D'un côté, nous trouvons un mythe américain, le président martyr, qui a émancipé les esclaves durant la guerre civile, qui a consacré la démocratie américaine en tant que gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, qui a laissé sa vie, assassiné dans les jours mêmes qui suivent la fin du conflit entre le Nord et le Sud. De l'autre, apparaît le leader du parti démocrate, figure emblématique de la faction esclavagiste, auteur en 1854 d'une loi sur les territoires du Kansas et du Nebraska, qui permet de faciliter l'implantation de l'esclavage dans des régions jusque-là protégées.

    Le présent ouvrage a pour ambition de donner une autre vision de la pensée et des positions de ces deux acteurs politiques majeurs de la vie américaine. L'étude de deux séries de débats, qui opposent les deux hommes, en 1854 et en 1858, permet de dépasser cette conception anachronique.

    De fait, en insistant sur le contexte, sur le contenu des discours et sur l'analyse des rhétoriques, un tout autre portrait se dessine. Le démocrate, Douglas, défend une vision spécifique de la fédération et de la démocratie, en intégrant certes la problématique esclavagiste, mais en lui donnant une place singulière. Le républicain, Lincoln, développe des raisonnements inattendus, rejetant assurément l'esclavage, mais sans prôner l'abolition, allant même jusqu'à défendre l'inégalité raciale et ses conséquences.

    A l'issue de cette relecture, c'est un autre monde qui apparaît : celui d'une fédération démocratique américaine en construction, encore à la recherche de son identité juridique et politique.

  • L'actuelle constitution américaine date de 1787. Sa longévité qui s'explique par son adaptabilité a une conséquence essentielle en matière constitutionnelle : contrairement à la France, le droit constitutionnel et l'histoire constitutionnelle se mêlent intimement aux États-Unis. Le droit applicable s'inspire de plus de 200 ans de débats, de discussions et de conflits.
    Le présent ouvrage est le premier tome d'une histoire constitutionnelle américaine qui a pour but de présenter les principaux textes et de les analyser. S'inspirant des travaux documentaires, assez répandus aux États-Unis, ce livre reproduit en langue originale les textes constitutionnels, c'est-à-dire les articles de la confédération, la constitution américaine ou encore les amendements, et les interventions des pouvoirs constitués, les discours présidentiels les plus marquants, certaines lois et naturellement les grands arrêts rendus par la Cour suprême. Chaque document est accompagné d'un commentaire qui reprend le contexte et fournit une analyse juridique.
    Ce premier tome s'ouvre avec la Déclaration d'indépendance en 1776 et se termine à la veille de la Guerre de sécession en 1860.
    Cette longue période correspond à l'édification d'une fédération, qui doit tenir compte de nombreuses tensions internes et d'une expansion territoriale ininterrompue.
    Ce voyage dans le droit américain permet de mieux comprendre la richesse juridique de ce système qui a su allier débats historiques et questionnements politiques. Dans cette mesure, au-delà des contradictions nées de la pratique, cette étude illustre l'incroyable vitalité d'un droit sans cesse en évolution.

  • Dans cet ouvrage, notre voyage dans l'histoire constitutionnelle des États-Unis se poursuit. La période examinée commence à la veille de la Guerre civile, en 1860, et s'achève en 1937, année qui marque un tournant dans les débats concernant le New Deal.
    A la fin du premier tome, la Fédération apparaissait fragilisée dans sa structure. Dans ce deuxième livre, une question centrale domine le débat constitutionnel américain : les États-Unis doivent-ils être une Fédération ou une Démocratie ? L'interrogation est essentielle car de la réponse dépendent les institutions américaines mais également les droits applicables aux individus.
    Durant les huit décennies qui séparent la Guerre de sécession du New Deal, la structure juridique américaine connaît de multiples transformations, certaines insistant sur l'aspect fédéral, parfois au mépris des libertés, comme la reconnaissance de la ségrégation raciale au niveau étatique, d'autres mettant au contraire l'accent sur des problématiques démocratiques, comme l'extension du droit de vote aux Noirs et aux Femmes.
    À l'image du premier tome, ce livre présente les différentes révisions constitutionnelles, certains discours d'investiture des Présidents, des législations spécifiques et des arrêts de la Cour suprême. Ces documents, reproduits en langue américaine, illustrent les modifications durables opérées en droit constitutionnel américain.
    À l'heure du choix, les Américains optent une nouvelle fois pour une approche originale : rendre compatibles deux modes de fonctionnement, la logique fédérale et les exigences démocratiques, quel que soit le prix de ce nouveau compromis.

  • Tocqueville est-il un libéraloe Ses nombreux écrits fournissent une réponse qui semble évidente. Pour autant, cette simplicité n'est qu'apparente. Dans la plupart des études menées sur son oeuvre en histoire des idées politiques, son libéralisme est systématiquement nuancé pour mieux en souligner l'originalité. Se fondant sur cette classification incertaine, ce livre se propose d'effectuer une relecture de l'oeuvre majeure de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, en changeant le point de vue traditionnellement adopté.
    En relativisant l'appartenance de Tocqueville au libéralisme, il s'agit de mettre en lumière les convergences existant entre les réflexions de ce penseur du XIXe siècle et les principes d'un autre mouvement d'idées, le républicanisme classique ou humanisme civique, décrit par John Pocock dans son ouvrage Le Moment Machiavélien.
    Sous la plume de Tocqueville, apparaît un véritable plaidoyer pour la participation politique de chacun, au niveau de l'État comme des collectivités locales. La voie médiane que l'auteur normand choisit se veut la consécration d'un idéal pour l'Humanité : la citoyenneté s'avère indispensable pour assurer la liberté de tous.



  • En 1937, un tournant s'opère dans l'histoire constitutionnelle des Etats-Unis. La période, qui s'ouvre à cette date et qui s'achève en 1980, est marquée par une transformation majeure du Gouvernement fédéral et de sa place dans la fédération. En moins de cinquante ans, de multiples décisions tendent à consacrer une véritable démocratie fédérale.

    Le mouvement touche dans un premier temps la structure même, c'est- à-dire les équilibres de la fédération. Des choix présidentiels, des lois, des arrêts de la cour suprême contribuent à affermir la compétence fédérale au détriment du pouvoir des États dans de nombreux domaines.

    Dans un second temps, c'est une véritable démocratie matérielle qui s'instaure, en mettant l'accent sur le rôle du Gouvernement fédéral. L'incorporation de nombreux droits fondamentaux contenus dans le Bill of Rights crée une protection fédérale, restreignant automatiquement l'action des États. Dans une perspective identique, la législation fédérale met fin à la ségrégation raciale, en faisant du Congrès un acteur majeur contre les États. D'autres débats sont abordés et conduisent à des prises de position essentielles, comme le droit à l'avortement.

    Enfin, la logique démocratique est intégrée au niveau institutionnel, avec des révisions concernant le président (encadrement de la réélection, dispositions sur la vacance du pouvoir), le District de Columbia (qui demeure malgré tout une anomalie démocratique) et la majorité politique.

    Cette mutation, qui semble consacrer une démocratie fédérale, ne doit toutefois pas être surestimée. Certains éléments démontrent que des limites existent, le débat sur la peine de mort, avec un moratoire proclamé puis abandonné, en est un véritable symbole. L'Amérique change mais ce changement sera-t-il durable ?

    Constitutionnaliste, spécialiste des Etats-Unis et de l'histoire constitutionnelle française, Arnaud Coutant est Vice-doyen de la Faculté de Droit et de Science politique de Reims. Il enseigne le droit constitutionnel à Reims et au Centre Universitaire de Troyes.

  • Edgar p. jacobs et les dess(e)ins du droit - la justice eclairee par blake et mortimer Nouv.

    Avec la bande dessinée Blake et Mortimer, Edgar P. Jacobs nous propose de suivre les aventures de deux héros, un espion gallois, Francis Blake, et un scientifique écossais, Philip Mortimer, qui sont confrontés à des énigmes scientifiques et/ou policières. Derrière des récits d'aventure, les albums fournissent l'occasion de relire certains concepts juridiques comme l'identité. Ils sont aussi un moyen pour leur auteur de nous livrer sa vision du droit et de la justice. La reprise de la série par des dessinateurs et des scénaristes, après le décès de Jacobs, permet de revenir sur l'interprétation juridique au travers de la réinterprétation de l'oeuvre initiale par de nouveaux créateurs.

  • George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln, Theodore Roosevelt, quatre Présidents américains dont les visages sont sculptés dans une montagne du Dakota du Sud, le Mont Rushmore. Ce monument immortalise quatre constructeurs de la Démocratie fédérale américaine, quatre manières de concevoir et de comprendre le fonctionnement juridique et politique de ce régime. A ce titre, ces Présidents ont contribué à l'édification de l'Amérique moderne, en apportant leurs raisonnements, leurs convictions et leurs choix.
    Réalisé durant la première moitié du XXe siècle, le Mémorial du Mont Rushmore sert de point de départ au présent ouvrage en symbolisant l'idée de construction, dans deux dimensions distinctes, la construction du monument lui-même et celle de l'Amérique qu'il célèbre. Le dessein poursuivi dans ce livre est de revisiter l'Histoire américaine, de la naissance de George Washington à la mort de Theodore Roosevelt, en insistant sur les étapes de la construction juridique de la maison américaine. Cette relecture est menée à partir des biographies des quatre Présidents. En analysant les événements marquants de leurs parcours, les moments fondateurs auxquels ils ont participé, et en mettant l'accent sur la dimension juridique de ces instants, nous assistons aux transformations successives de la Constitution américaine initiale, d'une longévité remarquable puisqu'elle date de 1787.
    Les Présidents du Mont Rushmore ne nous fournissent pas seulement un regard particulier sur un régime étranger. Ils enrichissent notre perception du Droit et de l'Histoire en nous confrontant aux circonstances qui ont accompagné les mutations politiques et juridiques des États-Unis.

  • Les États-Unis d'Amérique forment un pays et comportent 50 États : cette contradiction résume à elle seule la spécificité première du système américain. En raison de sa géographie et de son histoire, la République de Washington offre un véritable kaléidoscope à l'observateur étranger, y compris en matière juridique.
    Dans cette perspective, les choix opérés en matière constitutionnelle ont été décisifs. Constitutionnellement parlant, les États-Unis sont à la fois une Fédération, regroupant des États au sein d'une seule et même organisation, et une Démocratie, fondée sur le suffrage universel et des droits garantis. Or, la coexistence des deux concepts, dans un même régime, ne peut pas être sans conséquence.
    Le présent ouvrage s'efforce de comprendre les contradictions générées par cet état de fait en se concentrant sur la place des États dans le Droit constitutionnel américain. Bien que la logique fédérale et la Démocratie étatique s'affrontent durant plus de deux siècles, c'est leur synthèse qui forme le coeur du régime d'outre-Atlantique.
    A l'issue de ce périple à travers l'Amérique des États, ce n'est pas un modèle qui apparaît mais un exemple, incroyablement riche et diversifié, offrant des réponses juridiques à des questions politiques majeures. Assurément, aux yeux du voyageur européen, les vicissitudes de l'Union américaine ne peuvent être anodines : elles acquièrent même une dimension particulière à l'heure où une autre Union, mêlant Fédération et Démocratie, s'édifie.

  • - 47 fiches de cours pour réviser tout le cours d'Institutions et Politiques sociales: les définitions à connaître, les erreurs à éviter, les points essentiels à retenir des exercices corrigés pour vérifier ses connaissances : 200 QCM et 35 questions de cours des repères bibliographiques pour aller plus loin - 1 index.

  • Suite à la révolution de février 1848, la Deuxième République est instaurée en France. Durant trois ans, son fonctionnement est marqué par des crises multiples, en raison de l'affrontement entre les deux pouvoirs établis par sa Constitution. Le 2 décembre 1851, par un coup d'Etat, le Président de la République l'emporte définitivement sur l'Assemblée.

    La brièveté du régime, son issue et certains aspects de sa pratique ont conduit à condamner son texte constitutionnel, tenu pour responsable des difficultés institutionnelles, ce qui explique le désintérêt relatif des constitutionnalistes pour cette période. Pourtant, au regard des événements, une contradiction semble patente : le suffrage universel, fondement de la République, a amené au pouvoir ses principaux ennemis, un Président bonapartiste et une Assemblée monarchiste.

    Le présent ouvrage propose une relecture de la Constitution, dans sa préparation et dans sa mise en oeuvre, pour comprendre les raisons de cette distorsion entre régime et corps électoral, entre République et Démocratie. En tenant compte d'un contexte historique aux conséquences essentielles, ce livre dresse un tableau nouveau de la République de 1848, sans doute loin de son image traditionnelle, mais aux incidences majeures en matière de théorie juridique.

  • En Droit public, l'oeuvre de Tocqueville est souvent rattachée à l'histoire des idées politiques. Penseur majeur du XIXe siècle, il est principalement connu pour ses réflexions sur la question démocratique en raison de son livre sur l'Amérique.
    Toutefois, cette approche minimise une partie essentielle de sa vie, car Tocqueville est également un acteur politique de son époque. Député sous la Monarchie de juillet, constituant puis ministre sous la Deuxième République, il intervient dans les grands débats qui agitent son temps. Ses oeuvres complètes sont le reflet de cette diversité puisque, à côté de ses livres, elles présentent des travaux parlementaires nombreux et une correspondance fournie.
    Se fondant sur l'ensemble de ses écrits, cet ouvrage a pour dessein de redécouvrir une pensée juridique originale. De fait, c'est un juriste obsédé par l'avènement démocratique que cette relecture nous invite à suivre. Au-delà des désillusions, malgré un pragmatisme certain, Tocqueville poursuit toujours le même but : la difficile mais indispensable conciliation entre souveraineté du peuple et libertés, entre suffrage universel et droits fondamentaux.

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