• Des revendications s'élèvent de par le monde pour dénoncer les conséquences des changements climatiques supportées de manière inégale par les populations sur les plans économique, social et environnemental.

    Pourtant, l'approche éthique des enjeux climatiques n'apparaît guère dans les débats scientifiques et politiques internationaux. La question climatique, souvent abordée sous l'angle des modèles économiques, des évolutions technologiques ou encore des choix de gouvernance environnementale, mérite cependant également d'être envisagée sous l'angle des valeurs et de la justice.

    Le concept de justice climatique, s'il donne lieu à de nombreuses interprétations, présente le grand intérêt de mobiliser les scientifiques sur les questions éthiques liées au défi que représente le phénomène unique et sans précédent du réchauffement planétaire. Il permet de dégager une réflexion sur les enjeux de la COP 21 pour déterminer comment agir de façon éthique et légitime dans un contexte de changement global.

    Cet ouvrage est issu du colloque de l'Association européenne de droit de l'environnement accueilli à l'Université de La Rochelle les 2 et 3 octobre 2015 qui a réuni plus d'une vingtaine de spécialistes venus débattre du sujet en amont de la COP 21. Il est préfacé par Jean Jouzel, climatologue et glaciologue, membre du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), qui a été vice-président du groupe scientifique du GIEC (Groupe Intergouvernemental d'experts sur l'Évolution du Climat) de 2002 à 2015. L'ouvrage est coordonné par Agnès Michelot, enseignant-chercheur de l'Université de La Rochelle, directrice du Centre d'Études Juridiques et Politiques (EA 3170), présidente de la Société française pour le droit de l'environnement et personnalité associée du CESE.

  • La thématique « Equité et environnement » permet d'interroger les sociétés sur les modèles de justice sociale, économique, et environnementale que nous souhaitons construire ou que nous subissons. Fondamentalement, se pose la question de ce que pourrait ou devrait être la « justice environnementale » dans l'ordre juridique national, régional et international pour des sociétés soumises au processus de mondialisation. L'approche juridique permet de développer une perspective à la fois pragmatique et éthique en s'attachant à dégager des règles ainsi que des mécanismes de responsabilité et, autant que possible, de solidarité intra et inter-sociétés.

    Le concept de justice environnementale, pourtant central dans les doctrines juridiques étrangères en Amérique du nord en particulier, et présent dans les débats juridiques internationaux, reste largement méconnu dans la recherche française où il est réduit à l'étude des droits procéduraux. Il est exploré dans cet ouvrage qui réunit les contributions du colloque annuel de la Société française pour le droit de l'environnement (SFDE) de La Rochelle (2et 3 décembre 2010).

    La SFDE est une société savante qui a vocation a favorisé le développement du droit de l'environnement et dont les travaux sont largement reconnus en France comme à l'étranger. Sa contribution au thème « Equité et environnement » fait de cet ouvrage collectif un ouvrage de référence pour tous les spécialistes du droit de l'environnement, comme pour tous les non juristes ouverts au développement des grands sujets de sciences sociales.

  • Cet ouvrage propose une analyse critique du modèle français de gouvernance des risques naturels en zones côtières. La tempête Xynthia et ses conséquences juridiques sont mis en perspective dans le contexte plus large du développement d'une « culture du risque ». L'étude examine également les responsabilités juridiques impliquées, les dispositifs d'indemnisation prévus et la capacité des pouvoir publics à anticiper les risques de submersion des littoraux.

    Avec le soutien de l'université de La Rochelle.

  • Même limité à 2 °C, le réchauffement climatique aura des conséquences auxquelles notre société devra s'adapter. Certain.e.s auront les moyens de le faire, d'autres pas. Le risque que ne se creusent les inégalités est réel. L'objectif de la justice climatique est de tout faire pour que le réchauffement n'accroisse pas les inégalités. Elle est apparue comme une thématique centrale à l'ouverture de la COP 21. La justice climatique porte une nouvelle logique d'élaboration et d'articulation des politiques publiques d'atténuation et d'adaptation. Elle doit permettre de préserver efficacement et durablement le droit à un environnement sain pour toutes et tous y compris pour les plus démuni.e.s et les plus vulnérables au changement climatique. L'avis, rappelant que le CESE soutient la lutte contre toutes les formes d'inégalités, veut ouvrir la voie d'un consensus pour l'action. Par ses propositions, il engage les pouvoirs publics et la société à limiter et réduire les inégalités sociales et économiques générées par le réchauffement planétaire.

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