Confluences

  • Joseph Epstein participe très tôt, au Parti communiste de Pologne, à la lutte contre Józef Pilsudski. Etudiant à Varsovie, il doit s'exiler en France en 1931 pour terminer ses études. A Bordeaux à partir de 1932, il va s'engager pendant le guerre d'Espagne aux côtés des républicains dans les brigades internationales Blessé, il va participer à l'action de « France Navigation », laquelle est chargée du transport de l'aide à l'Espagne républicaine. De retour en Espagne, il participe à la bataille de l'Èbre et il est cité à l'ordre de l'Armée. À son retour en France en 1939, il est emprisonné au camp de Gurs, dans les Pyrénées-Atlantiques. Libéré en juillet 1939, il s'engage à Bordeaux dans la Légion étrangère.
    /> Fait prisonnier pendant la campagne de 1940, il est envoyé dans un stalag d'où il s'évade en décembre 1940 et rejoint la lutte clandestine en France auprès des Francs-tireurs et partisans (FTP), dont il sera un des principaux acteurs juqu'en 1943.
    Dénoncé par un traître, il est arrêté le 16 novembre 1943. Torturé pendant plusieurs mois, il est fusillé au Mont-Valérien avec 28 autres résistants, le 11 avril 1944.
    Sous la forme d'une lettre à son fils, Georges Duffau, Pascal Convert, nous entraîne dans ce destin magnifique et tragique.

  • Ces chroniques médoquines de Christian Coulon traitent de l'actualité de la presqu'île au cours de ces trois dernières années (octobre 2018-mars 2021), publiées dans différentes revues ou inédites, écrites au fil des événements.
    Elles sont le reflet d'un point de vue personnel lié à ses centres d'intérêt, ses engagements et sa vie quotidienne dans cette terre du Médoc dont il est issu et dont il a fait l'un des sujets principaux de ses livres.
    Les thèmes abordés sont fort différents les uns des autres : érosion de la côte, vie municipale, création d'un Parc naturel régional, situation des travailleurs saisonniers du vignoble, manifestations festives et gastronomiques, ouvrages récemment publiés sur le Médoc, par exemple.
    Mais tous soulèvent des interrogations plus larges qui concernent l'état de nos sociétés contemporaines.
    Déplier la vie au jour le jour du microcosme médoquin est ainsi une manière de réfléchir sur ce qui se passe à une échelle plus large dans notre « nouveau monde » malmené par les crises de ces dernières années.

  • Contre-histoire sauvage de Bordeaux met en scène les déambulations violentes de « deux sauvages », sur fond d'histoire négrière, à travers les rues et les quartiers de Bordeaux. Un récit singulier dans un univers postmoderne.

  • Ce projet est issu de longues discussions autour d'une passion commune pour le vin. Virginie Kay et le comédien Eric Sanson nourrissaient depuis des années l'idée de monter une pièce de théâtre autour du vin à Bordeaux. Ils cherchaient un texte poétique et onirique en prose. Ils ont alors beaucoup lu Le Vin - extrait des Paradis artificiels de Baudelaire.
    Amoureux aussi de la vigne, ils souhaitaient qu'elle ait une place précise dans la pièce. Éric Sanson s'est souvenu de textes de Henri Duboscq - le patron du château Haut- Marbuzet dans l'appellation Saint-Estèphe - sur la naissance de la vigne, sa culture, les vendanges.
    Ils cherchèrent alors un équilibre subtil, des ponts, des liens, introduisant ainsi les histoires de Baudelaire, par chaque saison liée à la vigne de Henri Duboscq, donnant ainsi naissance à une pièce de théâtre rêvée, Profondes joies du vin, dont ce petit et beau livre est la transcription.

  • Les Maisons d'écrivain s'installent dans notre paysage patrimonial et littéraire, avec leur fonction singulière de mise en relation du visiteur avec un auteur et son oeuvre. Mais à quoi tient leur potentiel de médiation ? Au « génie du lieu » de cet espace ? À la présence imaginée de l'écrivain à son bureau de travail ? Aux objets qu'il a laissés ? Aux paysages qui entourent sa Maison ?
    Et puis il y a les manuscrits, les carnets, etc., tout ce qu'on va placer sous le vocable de « fonds patrimoniaux ».
    La Société d'étude de la littérature de langue française du XXe et du XXIe siècles s'intéresse aujourd'hui à « L'extension du domaine de la littérature », thème de son dernier colloque.
    Alors comment peut se construire, évoluer et se développer la relation entre Maison d'écrivain et enseignants-chercheurs ? Quand ils se rencontrent, que se disent-ils ? Comment travailler ensemble à la valorisation de ces fonds ?
    Trois années de suite, responsables de Maisons d'écrivain, responsables de fonds patrimoniaux, associations d'amis d'auteur et enseignants- chercheurs se sont réunis à Bordeaux. Cet ouvrage présente leurs dix-huit dialogues, traités comme autant de cas concrets et pratiques.
    On y croisera nos « 3M » bordelais, Montaigne, Montesquieu et Mauriac, mais aussi Proust, Giono, Rostand, Duras, ou Alexandra David- Néel, et beaucoup d'autres encore. On y trouvera également en varia un entretien avec une jeune chercheuse brésilienne, qui tente de caractériser les différences entre Maison d'écrivain et Musée littéraire.

empty