Cent Mille Milliards

  • « Tenir un journal est une aventure intime, une envie de curiosité partagée, une façon de conserver un lien avec l'extérieur, l'autre, l'inconnu bloqué quelque part, loin, près, en attente de nouvelles.Ce que les pages suivantes révèlent est du domaine personnel, une façon d'observer et de réagir, de se mettre dans la peau d'un spectateur certes mais surtout de quelqu'un qui se mêle de ce qu'il regarde. Les mois de cette année se sont laissés enfermer dans d'infernales consignes, règlements, interdictions, limitations et autres entraves aux libertés. Il en allait paraît-il de notre santé et il fut laissé croire que la mort pouvait être vaincue, que nous étions plus forts bouches cousues. »

  • « La violence monte. Ce n'est pas la fin du monde. Mais sans doute la fin d'un monde. Il ne s'agit pas ici de vendre de l'apocalypse. Ni de dire bêtement qu'hier valait mieux qu'aujourd'hui : sur le long terme les chances du progrès l'emportent toujours sur celles du déclin. Mais il y a sur la route des moments où l'addition des risques atteint un paroxysme. Nous vivons un de ces tournants où l'histoire hésite et peut basculer vers le pire. »

  • « Deux mois ferme pour écouter le silence, observer les mille réactions bariolées de nos contemporains, apprécier une paix apparente, trompeuse et bien fragile, aimer ceux qu'on aime, faire la queue, goûter chaque instant d'un printemps inédit, entre cent tweets de Donald Trump, une indigestion d'informations en continu, la pavane des experts, l'évolution hypnotique de courbes mystérieuses, et le sentiment bizarre d'être étrangement «dirigés». [...] Qu'allons-nous retenir de cette impossible parenthèse ? »

  • On croit que le temps nous échappe. Il nous rattrape.
    Une vieille clé, oubliée dans un tiroir, ouvre un appartement habité vingt ans plus tôt et dévoile son mystère. La maison du Nord, occupée par une mère disparue, habite la mémoire. Oran, mirage de la ville natale, inconnue, dont le souvenir hante une vie. Les étangs de la Somme miroitent dans les yeux d'un enfant pêcheur. D'un grand quotidien aux plateaux télés, le syndrome de «?l'ardoise magique?» se prolonge. Une douce saison d'été se termine, sans nous quitter. D'un seul coup, il arrête sa voiture, s'isole dans une abbaye et bouleverse sa vie?: un nouveau départ.
    Le passé a une puissance créatrice?: il se conjugue toujours au présent.

  • Edmond, le directeur d'un journal d'investigation s'apprête à publier des révélations sur Jacques Flamm, un jeune ministre ambitieux. Alors qu'il va rendre publiques les informations qu'il détient, il apprend que sa fille Apolline vient d'être arrêtée pour trafic de drogue à Jakarta. Seul Jacques Flamm semble être en mesure de l'arracher aux griffes du système judiciaire indonésien.
    Doit-il renoncer à la publication de l'article  ? Risque-t-il de mettre en péril le soutien qu'il attend de l'Etat français pour la rapatrier  ?
    A travers cette pièce drôle et noire et aux dialogues incisifs, l'auteur explore les liens tendus entre les mondes de la politique et de la presse aujourd'hui.

  • " Déjà inconscient, L. ne se sent pas aller au sol, pantin désarticulé plié sur ses jambes, bras en croix, tête en arrière, avec le fusil pour étai. Le visage tendu vers le haut où s'envole son esprit, tandis que se fige l'expression ébahie par laquelle il se remémore, pour l'éternité, qu'il était mortel ". Après deux romans explorant des chemins de vie, Benoît Lugan observe en dix nouvelles, serrées et denses comme les actions de combat qu'elles racontent, la manière dont la guerre, fascinante et révoltante, transforme, exalte et broie les hommes et les femmes.

  • «  Il me reste du temps pour aimer, des jours, des nuits pour fabriquer des rêves, des lunes claires, des étoiles en poche, si proches jusqu'à se noyer dans les grands espaces libres où les sentiments inattendus sont complices des désirs.Il me reste de quoi écrire des poèmes, de les laisser s'embarquer en vies canailles, en drôleries, folies de vieilles enfances.Les mots se sont assemblés, couchés, amants, s'amusent à me réciter des vers étranges et tendres, belles phrases où les larmes déchirent les sourires.Un jour avant l'autre je joue tous les rôles inscrits au grand répertoire sur une toile immense au dessus du ciel. Il faut faire vite avant que le soleil cru n'apparaisse. La poésie se nourrit de l'essentiel de ce que nous sommes. Mais qui es-tu ?  »

  • Connaissez-vous le nouveau paradis administratif  ? Un pays où l'administration n'a pas le droit de demander deux fois dans une vie la même information à ses citoyens, où toutes les démarches se font en ligne avec une carte d'identification unique, où en quelques minutes du fond de son canapé et de partout dans le monde, on vote, souscrit un emprunt, crée une entreprise  ?
    Ce pays c'est l'Estonie. Et ce que l'Estonie invente depuis vingt-cinq ans, c'est un modèle d'État nation à l'ère numérique nourrit par un écosystème de start-up, boosté par ses quatre licornes (start-up valorisées à plus d'un milliard de dollars) et par son incroyable appétit pour le futur. Avec cet État plateforme transnational, l'Europe aurait-elle trouvé un modèle pour contrer le glissement de souveraineté des États vers les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon)  ?
     

  • Comment je suis devenu fréquentable Nouv.

    « Soudain, un bruit me propulse hors du lit. Les cendres de papa forment un petit tas sur le parquet à côté de l'urne qui a plongé du haut du placard. Rude coup pour l'agnostique qui ne croit pas aux manifestations surnaturelles. Il va falloir ramasser et remettre dans la boîte les restes sacrés. Mais comment ? Avec les mains ? J'aimerais vous y voir. La nausée est en train de me gagner. Pas le petit dégoût banal devant un cadavre, non, le grand dégoût métaphysique, celui que les savants appellent l'entropie. Traduisez : tout pourrit, vieillit, s'oxyde, se gâte, faisande, se décompose. Chaque homme est une usine à merde, l'humanité n'est qu'une immense fabrique de déchets.J'arrête de respirer pour ne pas inhaler mon père par inadvertance, ce qui ferait de moi une sorte de cannibale. Je vais chercher une pelle dans la cuisine, et j'attaque le monticule. Une cuillerée pour maman, une cuillérée pour papa... C'est étrange, on arrive à en rire. »

  • Innovation, rupture, disruption : le changement est, de manière paradoxale, le seul symbole de la permanence de notre époque. L'innovation impacte en effet aujourd'hui tous les aspects de l'existence. Elle guide de manière déterminante la stratégie des entreprises. Elle est aussi la clé de la prospérité des pays. Un tel contexte impose un changement de perspective capable de s'affranchir avec discernement du passé. S'inscrire dans cette nouvelle logique suppose en effet de dépasser un certain nombre de freins, tant psychologiques qu'organisationnels, technologiques, financiers ou économiques. Derrière ces blocages se cachent de gigantesques potentialités dont Osons ! Un autre regard sur l'innovation montre qu'elles sont à la portée de tous. À l'heure où nait un monde où l'humain pourrait peu à peu se trouver exclu par les progrès vertigineux des technologies innovantes, des robots et des machines, Alain Conrard propose un nouveau cadre de pensée qui replace les individus au coeur de l'innovation. Il en aborde les dimensions politiques, morales, parfois philosophiques, et en renouvelle ainsi la lisibilité. L'innovation est en réalité porteuse d'un projet d'amélioration qui excède les seuls cadres de l'économie et de la technologie, et occupe désormais les terrains sociétal et environnemental. C'est ainsi qu'elle n'aura finalement de sens durable que si elle profite à tous.

  • Grotius

    Anne H. Tallec

    À qui appartiennent les océans  ? Depuis des siècles, les sociétés humaines tentent de s'approprier les mers comme elles ont conquis les terres. En 1494, le traité de Tordesillas et la bulle du Pape attribuent les océans au Portugal et à l'Espagne. La domination de l'Angleterre remet en cause cette situation dès le siècle suivant...
    Nous sommes au xviie siècle, à Paris. Hugo de Groot, dit Grotius, est ambassadeur de Suède en France. Diplomate, humaniste, théologien, juriste et avocat, il est l'auteur de nombreux ouvrages dont le célèbre Mare Liberum dans lequel il défend la liberté des mers. Sir Kenelm Digby, philosophe, scientifique, penseur et homme d'affaires britannique, vient le rencontrer pour défendre les intérêts commerciaux de son pays.
    Trois siècles plus tard, à l'occasion d'un colloque international sur les océans, un journaliste britannique vient interroger le chef adjoint de la délégation française sur la question de leur possession. Mais l'ambiance n'est plus la même, et le sujet dépasse désormais les enjeux européens...

  • Et si l'amour de votre vie était victime d'une mystérieuse mutation génétique, inédite chez un être humain, le faisant lentement changer de sexe, comment réagiriez-vous ? L'aimeriez-vous toujours autant, toujours avec la même passion ? Resteriez-vous ensemble ? Ou vous sépareriez-vous, et à partir de quel stade de la transformation ? Que deviendrait votre belle histoire d'amour - et de désir ?
    Roman plein d'humour et d'ironie sur les désarrois et les relations entre les femmes et les hommes, La côte d'Ève porte un regard vif et pertinent sur notre société soumise à la complaisance comme à la radicalité. Reste alors un léger air de désenchantement : les hommes ne sont pas raisonnables, les femmes non plus, l'époque se complaît à brouiller tous les repères, alors que ce qui importe envers et contre tout, c'est bien la question de l'amour, le vrai, celui qui veut tout et qui donne tout.

  • La paesina

    Benoît Lugan

    «?SIMON JEUNE?: Et que seraient les rêves dans cet espace??
    MARGUERITE?: Les rêves?? Une matière et un mécanisme pour aider chacun d'entre nous à déchiffrer son propre polyèdre. Un vecteur de transmission, une mémoire enfouie comme dans une tombe.
    Tu sais, ces lits de marbre, allongés sous les arbres. ».

    Comment les songes permettent la rencontre et la transmission?: La Paesina est une adaptation pour le théâtre du roman du même auteur Les lits de marbre, allongés sous les arbres.

  • Mais 68... est un aller-retour, en mode personnel, entre aujourd'hui et hier, tournant autour de la célébration du cinquantenaire des fameux «  événements  », offert à toutes les digressions, à tous les rapprochements.
    De janvier 2017 à septembre 2018, s'appuyant sur l'actualité, Maurice Achard restitue au jour le jour l'entrée en résonnance des deux époques, à cinquante ans d'écart.
    Et si ces carnets racontaient comment la célébration de mai 68 a tourné au non-événement  ? Et si, finirait-on par se demander, mai 68 lui-même n'avait été qu'un trompe l'oeil  ?
     

  • En raison du quarantième anniversaire de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, Maurice Achard retrouve le personnage principal de Table rase, roman paru dans la foulée du 10 mai 1981. Un « vieil amnésique » qui n'a rien oublié, ni de la Bastille euphorique ni de la suite, et qui croise sur son chemin un autre ancien personnage, journaliste devenu aveugle, aveuglé par les mêmes désillusions dont il a fait « table rose » au fil du temps. L'auteur se met également en scène, jonglant avec ses deux héros désenchantés, sortes d'alter ego. L'histoire commence avec l'affaire Olivier Duhamel et s'achève par un appel adressé à une quinzaine d'intellectuels, sur le thème : « Comment peut-on être de gauche aujourd'hui, quand on est à gauche ? »Maurice Achard livre un « roman journal » surréaliste et poétique, qui échappe à tout genre ou classement. Mais c'est pour mieux emmener ses personnages et notre époque dans une juste relecture des événements.

  • Je l'ai vue avancer dans le magasin. Assez sûre d'elle. J'ai aussitôt pensé qu'elle devait faire partie des notables de la ville et je me suis mis à faire mon gracieux. Être adopté par un notable valait mieux que d'être acheté par un gueux. Faute d'expérience, j'avais de l'intuition. Celle-ci me glissait déjà à l'oreille que cette cliente pouvait faire beaucoup pour moi. Elle s'approchait et je la regardais, assis sur le rayon à côté de mes semblables qui ne portaient pas de nom parce qu'ils n'avaient pas encore été baptisés. La ville de Dol, en 1951, vivait tranquillement au rythme régulier et sans surprise des cloches de la cathédrale Saint-Samson. »Photo couverture : Gilbert, © Christine Robion

  • « De son côté, la langue française m'a reçue sans condition, sans l'accord des siens. [...]  Elle ne m'a pas donné de consignes pour conserver son legs du passé. Elle a poussé ses effets et m'a fait de la place. Elle a rangé dans un coin ce qui lui appartient en propre pour que je puisse y poser mes propres affaires, et m'a filé ses réserves de mots. J'ai compris qu'il ne s'agissait pas forcément pour moi de mettre ma petite pierre dans sa demeure, mais qu'elle m'encourageait à aménager à ma façon ma demeure en elle.
    Et souvent, elle me rassure : "Je ne prétends pas te rendre libre, je fais en sorte que tu puisses, à partir de ta demeure en la mienne, voir le monde comme un être libre." Il me reste à lui poser la question : "Puis-je dire ma mère dans la langue d'une autre mère ?" »  

  • « Le passé qui nous reste se trouble quand on y repense, comme l'air vacille et tremble autour d'une chandelle, et comme nous nous sommes dévisagées tantôt, Gaïa et moi, séparées par le bûcher qu'elle avait allumé, l'une à l'autre méconnaissables, émerveillées. Je crois pourtant pouvoir me souvenir qu'avant même de la revoir, je me préparais à la retrouver, elle aussi déesse-terre, ce soir. De fables sombres comme les deuils, la glèbe et le sang noir fertiles, je ne gardais que le fruit solide et doux du rêve qu'ici, dans la province romaine de Pluviolie, j'aurais une mère.  Tant de fois, depuis cette première nuit du mois d'août de l'an 400, j'ai revu Gaïa  ; souvent j'ai frissonné tandis que mon regard fasciné redessinait chacun de ses traits. Mais mon éternel portrait d'elle me montre toujours comme elle étudia sans ennui, et sans sourire, à la lueur de la lampe de laiton, l'enfant qui osait la supplier  : "reviendras-tu  ?"  » Née en 1991 à Kiev, ancienne élève de l'école normale supérieure de la rue d'Ulm et agrégée de lettres classiques, Eugénia Jeltikova est professeur de lettres, et erre dans l'écriture d'une thèse de littérature latine d'Antiquité tardive, tout en laissant mûrir son intérêt pour la psychanalyse.
    Comme Par un jour de thé gris, son deuxième roman dévoile, avec une pudeur impressionniste, l'émerveillement d'une rencontre, ou de ce qu'il en reste et qui est bien plus qu'un souvenir. Les cieux de Pluviolie font revivre, comme une fantasmagorie, le monde latin qu'elle étudie dans son doctorat.

     

  • Antonin Rasmussen, jeune financier européen au service d'un prince arabe milliardaire, convainc ce dernier d'investir dans la réhabilitation d'un site sidérurgique américain à l'abandon. Les profits attendus seront à la mesure du projet  : vastes. Pendant près d'un siècle, la «  Bête de l'Est  », comme on la surnomme là-bas, fut l'âme et l'histoire de la vallée nord de l'Ohio. Désormais propriété du leader mondial de l'acier, le site moribond attend un avenir qui ne vient pas. Mais une fois sur place, rien ne se passe comme prévu pour Antonin  : en butte au cynisme, à la cupidité et à la corruption rampante, il dérange...
    Roman noir, western contemporain au réalisme captivant, Beast of the East raconte les bouleversements, les errances et les renoncements d'un monde occidental en proie au doute. Jean-Noël Odier plonge dans l'ambiance ténébreuse d'une fin d'ère industrielle, au coeur du Midwest qui portera Donald Trump à la présidence des États-Unis. Implacable autopsie du rêve américain, Beast of the East interpelle sur la liberté, la révolte et sur la possibilité pour l'individu de peser, encore, sur les destinées collectives.

  • Ce livre introduit un concept totalement nouveau, celui de la Société du Vieillissement. C'est un concept de rupture: un quart à un tiers de la population va passer près du tiers de sa vie en retraite; ce qui va changer brutalement les trajectoires économiques, les horizons d'investissement, les équilibres sociaux et politiques. Cette population nombreuse, éduquée, qui possède l'essentiel des patrimoines ne va pas rester à ne rien faire et va peser de tout son poids sur la gouvernance de nos sociétés. Elle va entrer en conflit, un conflit social violent entre les possédants et les autres. Cette Société du Vieillissement peut tourner au cauchemar et peut même tuer la société en fermant la porte aux plus jeunes et en s'arcboutant pour éviter toute évolution. Si rien n'est fait, les seniors vont prendre le pouvoir et renforcer la stagnation séculaire. En posant ce concept, le livre propose aussi des solutions radicales pour organiser des contre-pouvoirs et parvenir à une Société du Vieillissement harmonieuse.

  • « Balle de match : ce moment suspendu quand l'homme marche sur un fil à jouer l'équilibriste. Il en perd parfois la raison et le sens de toute une vie. Un face-à-face cruel avec la peur, la joie, la vie, la mort... Plus de retour possible.
    On gagne ou on perd, on vit ou on meurt. » Pour son nouveau roman, Denis Charvet revient sur le cancer de son père et le combat de ce dernier pour résister à cet insupportable adversaire, douloureux, sournois et implacable. Comment raconter la peine et la souffrance infinies quand l'admiration et l'amour, pourtant bien plus puissantes, elles, ne durent que le temps de la vie ?
    Quelques années plus tard, cette même maladie odieuse vient de nouveau le provoquer : cette fois-ci, elle met en danger son ami de toujours, entré dans sa vie dans un grand mouvement d'amour et de délire merveilleux. Quels stratagèmes le sportif saura-t-il déployer cette fois-ci pour vaincre la maladie, la peine et l'angoisse, au nom de tout ce que l'existence a de meilleur à offrir ?

  • Et si un roman ne s'achevait pas fatalement avec le mot fin ?

    En 1977 paraît aux éditions de L'Athanor Un amour machinal, roman de Maurice Achard, l'histoire d'un jeune homme et d'une inconnue qui échangent des messages anonymes par le biais d'une machine à écrire exposée sur le trottoir d'un magasin spécialisé, avant de se perdre de vue...

    Quarante ans plus tard, le destin fait appel au numérique pour nous donner de leurs nouvelles. Un amour machinal 2.0 est le récit par le même auteur de cette suite inattendue.

    Ce livre se propose d'être aussi le premier titre d'une collection intitulée Post-Scriptum. Son principe consiste à demander à des auteurs d'imaginer ce que sont devenus certains personnages de leurs anciens romans.
     

  • Que devient le Sacré dans une mondialisation dominée par l'économie de marché et l'enjeu des droits de l'homme, et potentiellement gouvernée par l'intelligence artificielle ? Quel modèle de spiritualité la Chine, qui aspire à devenir la première puissance dans les années à venir, propose-t-elle au monde ? Comment l'Occident en proie au doute peut-il renouveler une pensée de plus en plus contestée ?
    Dans un échange épistolaire d'une rare franchise, Zhao Tingyang et Alain le Pichon, forts d'une amitié de plus de vingt-cinq ans et ayant collaboré à de nombreuses reprises sur des travaux de recherche dans le cadre de l'Institut Transcultura, établissent ici les bases d'une pensée transculturelle.
     

  • 10 novembre 1970. « La France est veuve », nous enfunèbre Pompidou.
    Cinquante millions de veufs d'un coup. Plus un orphelin, moi, bêtement scotché comme eux à ma télé.
    Je peux te l'avouer aujourd'hui, maman : que tu plaques ton légitime époux pour le Général m'a paru dans l'ordre des choses.
    Le filleul d'un héros s'en croit toujours le fils caché. Ta vie, maman, en aurait été bouleversée, mais tu aurais fait face. Ma soeur aurait fait un meilleur mariage, mes frangins des études chez les jèses avant d'être casés dans un ministère. Moi, je serais devenu, sans effort et sans risque, le fils putatif de mon parrain.
    Mais rien ne s'est passé comme je l'avais rêvé, cette nuit-là, après avoir dîné - une dernière fois - avec le Général.

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