Pu De Grenoble

  • Le corps et la communication corporelle au centre de la construction de l'identité humaine.
    Cet ouvrage propose une réflexion engagée à partir de recherches en anthropologie du corps et des émotions. La connaissance du corps, nécessaire pour l'émancipation, repose sur un dialogue entre la connaissance réflexive et la pratique des arts corporels, notamment ceux qui engagent le toucher.
    La crise sanitaire du COVID-19, en perturbant les usages sociaux qui impliquent la proximité avec autrui et favorisent la communication corporelle, paraissent menacer ces derniers - comment les réinventer pour préserver la construction harmonieuse de l'identité ? Ensuite, à rebours du nouveau culte voué au « dieu corps », tant par les puissances du capitalisme que par les discours qui, en prétendant résister à ce dernier, constituent de nouveaux bastions, comment accorder au corps ce qui lui est nécessaire, sans s'enfermer dans un nouveau narcissisme ?

  • - Techniques de procréation médicalement assistées, ablation préventive, congélation d'ovocyte, intersexualité... Autant de problématiques de nos sociétés contemporaines qui soulèvent la question du libre choix, de la liberté individuelle.
    - Peut-on tout se permettre au nom de la liberté individuelle ?
    En quoi consiste la liberté des individus ? Jusqu'où va-t-elle ?
    Et comment se négocie sa réalisation vis-à-vis d'autres valeurs ? Qu'en est-il en particulier des femmes, face à des questions qui abordent leur maîtrise de leur propre corps ?
    - Dans un contexte secoué par les scandales fabriqués sur la théorie du genre et les prises de positions moralisatrices, l'au- teur s'attache à éclairer philosophiqment ces questions en s'ap- puyant sur de nombreux exemples. Elle fait voler en éclat le traditionnel débat entre conservatistes et progressistes, et ouvre une nouvelle voie en repositionnant le débat autour de la question du choix et de l'éthique du choix. Pourquoi, encore, aujourd'hui, poser la question du féminisme ?

  • Avec les attentats de Charlie Hebdo, un conflit à caractère confessionnel a surgi avec violence au coeur d'une société civile dont on croyait qu'elle avait définitivement entériné la séparation de l'Église et de l'État.
    Aujourd'hui, penser un renouveau de la spiritualité est nécessaire dans les démocraties laïques. C'est l'objet principal de l'ouvrage que de réfléchir à une nouvelle proposition des relations entre foi, démocratie et laïcité.
    Il aborde les thèmes de la laïcité, de l'athéisme, de la foi et sa déraison, de la raison et la folie sous un angle nouveau et propose de sortir des sentiers battus de la querelle religion/athéisme.

  • Après 17 ans de discussions, de fauchages sauvages et d'essais en plein champ, de manifestations et de controverses, la question OGM fait toujours débat. Tout simplement parce qu'elle est mal posée : elle n'est pas posée scientifiquement, dans le détail, mais idéologiquement ou politiquement, en bloc.
     Expert international de la question, Marcel Kuntz revisite ces dix-sept ans de débats et fait apparaître les points cruciaux soulevés par la problématique OGM.
     Quelle est la place du scientifique dans le débat ? L'interférence du politique a-t-elle des effets sur la science ?
    Quel est le rôle des médias dans l'exacerbation de la tension entre pro et anti-OGM ? Comment manipule-t-on l'opinion pour servir une cause idéologique ? etc.
     Une réflexion sur le long terme et sur le fond, qui ne fera pas plaisir à tout le monde.

  • Cet ouvrage est la traduction de l'ouvrage du philosophe Daniel Innerarity, La Democracia del conocimiento. Por una sociedad inteligente ( Paidos, 2011, également traduit en anglais et en allemande.
     Daniel Innerarity relie la notion de démocratie à la connaissance de deux façons. Dans un premier temps, en avançant que les problématiques résolues par la science concernent tous les citoyens. Dans un second temps, en expliquant que les problèmes fondamentaux rencontrés par toute démocratie (comme la crise économique) ne sont pas liés à un manque de volonté politique, mais plutôt à un échec cognitif, qui doit se résoudre à la fois par une meilleure connaissance des réalités à travers lesquelles le politique agit, et par un usage fin des outils de gouvernance.
     La connaissance doit être au service de l'homme pour permettre d'améliorer le vivre ensemble et in fine, le fonctionnement démocratique.

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