Libretto

  • « Vérification de la porte opposée : j'aime cet ordre que le chef de cabine lance à son personnel au moment de l'atterrissage.
    C'est la première chose que l'on entend avant de découvrir un nouveau pays... L'expression pourrait constituer un beau principe philosophique : il faut toujours explorer les chemins qui s'offrent à soi et même ceux qui semblent aux antipodes de ses élans. ».
    Vérification de la porte opposée regroupe deux recueils de nouvelles de Sylvain Tesson parus chez Phébus en 2002 et 2004 sous les titres Nouvelles de l'Est et Les Jardins d'Allah, mais augmenté de façon significative d'un texte inédit.
    Dans cette vingtaine de nouvelles, qu'il décrive la Russie postsoviétique ou les ravages du fanatisme islamique, l'auteur nous parle toujours, avec indulgence, mélancolie et humour, de l'incompréhension entre l'Orient et l'Occident, et plus largement, entre les cultures. La nouvelle inédite, Les Naufragés de l'E19, conte de Noël grinçant, dévoile le cynisme de notre monde. Comme si Sylvain Tesson voulait nous rappeler, sans trop s'en donner l'air, que vivre, où que l'on soit, c'est toujours tomber de haut.

  • À l'épreuve du Grand Nord, un jeune chien-loup apprend à survivre dans ce paysage glacé et sauvage.
    Il sera recueilli par des Indiens qui lui donneront son nom : Croc-Blanc. Il découvre auprès de ces hommes la chaleur et la quiétude? mais aussi le goût du sang.
    Racheté par un homme blanc sans foi ni loi, il deviendra chien de combat et découvrira un sentiment inconnu de lui jusqu'alors : la haine. Après bien des épreuves, il sera de nouveau recueilli par un homme qui le sauvera de son enfer.

  • Moby Dick

    Herman Melville

    Pour les aficionados de Melville et de Guerne, la traduction que ce dernier a donnée de Moby Dick (en 1954 aux éditions du Sagittaire) est un monument indépassable: le traducteur-poète est allé jusqu'à s'initier au parler «salé» des matelots américains du XIXe siècle, et surtout jusqu'à s'inventer un français hautement «melvillien». Cette traduction, malgré un bref passage en collection de poche (1980), est restée la plupart du temps introuvable au cours du dernier demi-siècle. Quant au livre lui-même. il n'aura vraiment été découvert qu'au XXe siècle, où sa violente modernité paraissait enfin accordée à la période de tempêtes qu'inaugurait alors l'histoire - jusqu'à passer aujourd'hui aux yeux de beaucoup comme le plus grand roman de la littérature américaine. Moby Dick, qui peut se lire comme le plus formidable des récits d'aventures, est en effet autre chose et bien plus que cela. Car par-delà les tribulations du capitaine Achab lancé a la poursuite de la Baleine blanche se profile une autre quête: celle d'une humanité embarquée de force à bord d'une histoire qui reste pour elle un mystère.

  • Janina Doucheyko vit seule dans un petit hameau au coeur des Sudètes. Ingénieure à la retraite, elle se passionne pour la nature, l'astrologie et l'oeuvre du poète et peintre William Blake. Un matin, elle retrouve un voisin mort dans sa cuisine, étouffé par un petit os. C'est le début d'une série de crimes mystérieux sur les lieux desquels on retrouve des traces animales.
    La police mène l'enquête. Les victimes avaient toutes pour point commun une passion dévorante pour la chasse...

  • Martin eden

    Jack London

    • Libretto
    • 17 Novembre 2010

    Martin Eden (1909), l'un des plus romanesques parmi les romans de London, peut se lire entre les lignes comme une sorte d'autobiographie. Martin, ouvrier devenu écrivain, n'arrive plus à se reconnaître dans le prolétariat dont il est issu, mais vomit la bourgeoisie qui lui tend les bras. Amoureux d'une jeune fille riche, il comprend que sa place ne sera jamais auprès d'elle, refuse les compromissions qui lui permettraient de la conquérir. Se devinant voué à la solitude et à l'échec, il décide de précipiter sa fin.Martin Eden, le chef-d'oeuvre de Jack London : dans une traduction pour la première fois fidèle à l'original.

  • Le vagabond des étoiles

    Jack London

    • Libretto
    • 23 Septembre 2000

    Un condamné à mort attend son heure derrière les barreaux, et s'évade par la pensée en revivant ses " vies antérieures "...
    Légionnaire romain dans la palestine de jésus, pirate à bord d'un vaisseau viking, bourgeois de paris sous louis xiii, époux d'une princesse coréenne, gamin assistant au massacre d'une caravane de pionniers, naufragé sur une île déserte... dans tous les cas, le héros récurrent se trouve être le témoin privilégié de l'injustice du destin et de la folie des hommes. ainsi pourra-t-il, à la fin du roman, marcher le sourire aux lèvres vers la corde qui l'attend.
    La mort qu'on veut lui infliger pour le punir d'avoir " agressé " un maton, il la ressent désormais comme une délivrance... une fable violente, toute de bruit et de fureur - mais surtout un hymne aux puissances de l'imaginaire. selon francis lacassin, préfacier de la présente édition : le plus grand roman de london avec martin eden.

  • Un jeune savant russe débarque en 1871, à l'âge de vingt-cinq ans, sur les côtes de Nouvelle-Guinée, alors l'une des régions les plus inhospitalières et les méconnues du globe. Brumes continuelles, pluies et orages torrentiels, forêts impénétrables, montagnes inaccessibles, Papous à la réputation de cannibales bien établie ont jusque-là découragé les coeurs les plus vaillants.
    Cependant, en dépit des fièvres, plongé dans un environnement humain et naturel des plus terrifiants, Mikloukho-Maklaï s'accroche plus d'un an à son bout du monde.
    Sa philosophie tranquille, son courage invraisemblable et sa force de caractère stupéfient les indigènes dont il apprend la langue et devient l'ami. Il ne fera par la suite que de brefs retours à la civilisation : ce sage admiré par Tolstoï, mais que d'autres prendront pour un fou, ne cessera de revenir vers son paradis sauvage, nous livrant un trésor ethnologique et humain d'une valeur inestimable.

  • Bernard Ollivier aura cheminé, la retraite venue, d'un bout à l'autre de l'Asie, d'Istanbul à Xi'an, en longeant l'ancienne route de la Soie. Quatre années passées les chaussures aux pieds, essentiellement à la belle saison, afin de pouvoir franchir les hauts cols d'Anatolie et du Partir impraticables en hiver. Quatre années racontées au fil des jours dans un récit qui n'est en rien l'évocation d'un exploit mais bien le partage d'une aventure humaine rare, par un voyageur émerveillé allant de rencontre en rencontre et qui constate que son projet lui est aussi mystérieux que le monde.

  • Retiré dans un petit village de l'ouest de l'Angleterre, Zachary, déserteur de quinze ans qui ne supporte plus l'horreur de la vie à bord, tente d'oublier ses peurs - et de se faire oublier. C'est sur la « Colline aux Gentianes », butte surmontée d'une chapelle au-dessus du port de Torquay, où les marins ont l'habitude d'aller en pèlerinage, que le garçon rencontrera la petite Stella, douze ans, fille adoptive d'un couple de paysans. Tous deux rêvent d'une autre vie et d'autres contrées. Sur fond de guerres napoléoniennes, l'auteur se fait ici le chantre des âmes en peine, des exclus, et nous suggère en douceur que la vie est ailleurs. La Colline aux Gentianes est l'un des plus grands romans d'Elizabeth Goudge et se situe dans le droit fil des Hauts de Hurlevent.

  • L'Origine du monde de Gustave Courbet figure parmi les tableaux emblématiques de l'histoire de l'art. Malgré cela, le modèle en était demeuré inconnu. Jusqu'à ce que Claude Schopp en découvre son nom, par hasard, en annotant la correspondance inédite entre George Sand et Alexandre Dumas fils. Une révélation que d'autres sources sont venues étayées.
    Ce récit invite le lecteur à accompagner le chercheur dans sa tentative à redonner vie à cette danseuse aux beaux sourcils noirs, bientôt demi-mondaine et maîtresse de l'étonnant Khalil-Bey, diplomate ottoman en poste à Paris. On la retrouve ensuite femme de bien, généreuse donatrice aux oeuvres de charité. Peu à peu, un visage et une âme sont restitués à celle dont le sexe incarne la peinture réaliste.

  • Un homme tombe amoureux fou d'un visage, ou plutôt du mystère que celui-ci révèle ou dissimule, c'est selon. Récit de la fureur qu'engendre le désir, cette quête ne peut avoir d'autre issue que tragique. Si le plaisir se partage, le désir, comme la folie, est voué à la solitude. Et cette boîte en os dont on rêve ici de forcer la serrure n'est autre que le crâne humain qui ne laisse échapper aucun de ses secrets.
    Ce livre paru en 1941 est longtemps resté dans l'ombre. En 1984, Phébus le remet en lumière. La presse de l'époque déclare, déjà, son émerveillement.

  • Jacques Verdier, jeune artiste de vingt-huit ans, se suicide.
    Celui qui découvre son corps peut lire cette courte lettre. « Je me tue volontairement, et pour des motifs personnels. [...] Je réclame la fosse commune et prie monsieur le commissaire de police qui fera la constatation de bien vouloir accepter, pour lui personnellement, le pli cacheté qui se trouve sur ma table : il fera de son contenu l'usage qu'il voudra. » Dans ce pli, un manuscrit titré Un amour. S'y déroule de façon implacable le récit d'une vie qui ne pouvait mener qu'à une mort violente.
    Depuis sa plus tendre enfance, Jacques Verdier provoque malgré lui d'épouvantables accidents mortels. Crises cardiaques, chutes, empoisonnements, brûlures se multiplient autour de lui. À tel point que la question lancinante de sa propre responsabilité l'accule à envisager une solution fatale.

  • Combat d'un éléphant happé par un anaconda alors qu'il se baignait dans le fleuve. Vers la dixième heure de cette lutte de titans, l'éléphant qui avait laissé à chaque immersion sa trompe dressée hors de l'eau, traîna enfin le serpent de 15 mètres sur la berge pour le piétiner de fureur... Telle est l'Afrique que raconte Jean Michonet, fils d'un normand et d'une métisse née du peuple Myéné ; une Afrique fabuleuse des forêts et des rivières, des clairs-obscurs et des lianes déchirées par des galops d'apocalypse...

  • Gérard de Cortanze livre ici une reconstitution sensible de la vie de Frida Kahlo (1907-1954).
    Pour raconter cette figure mythique de l'art du xxe siècle, il choisit de mettre en lumière, de manière tout à fait subjective, des rencontres ou des événements qui ont marqué son existence et imprégné sa création. On y croise donc, tout au long des sept courts chapitres, son compagnon Diego Rivera bien sûr, mais aussi la photographe-portraitiste Gisèle Freund ou Léon Trotski, réfugié au Mexique et dont elle a été la maîtresse.

  • Suisse, canton de Berne, fin du XIXe siècle.

    On vivote entre misère et exploitation, entre les étables et une industrie horlogère encore balbutiante. Une série de conférences de Bakounine à Saint-Imier en 1871, plein de l'ardeur de la Commune de Paris, éveille l'idée qu'une autre vie est possible.

    En juin 1873, dix jeunes femmes font le pari insensé de bâtir, à l'autre bout du monde, une communauté où régnerait « l'anarchie à l'état pur ». Valentine, dernière survivante des « dix petites anarchistes », nous fait le récit de cette utopie en acte qui les conduit de Suisse en Patagonie jusqu'à Buenos Aires, en passant par l'île de Robinson Crusoé.

    Extraordinaire épopée de femmes soudées par un amour farouche de la liberté, ce livre est aussi, et peut-être avant tout, une émouvante collection de portraits de femmes fortes, magnifiques de courage qui, comme le dit l'auteur, « prouvent que l'utopie peut être un principe de vie ».

  • Plus ancien texte littéraire connu de l'histoire de l'humanité, l'Épopée de Gilgamesh narre les faits et gestes du roi d'Uruk, Gilgamesh, un tyran devenu sage à la suite d'une multitude d'aventures et de rencontres. De nombreux ouvrages de l'Antiquité s'en inspirent plus ou moins ouvertement.
    L'épopée a ainsi directement fourni la matière du Déluge biblique. Elle a aussi beaucoup de points communs avec ce qui deviendra L'Écclésiaste. Homère s'en nourrit pour L'Iliade. On la retrouve aussi dans un épisode des Mille et Une Nuits.
    Beaucoup plus proche de nous, Yuval Noah Harari lui consacre un passage dans Sapiens. Tout comme celle de Pierre Bottéro dans la collection « L'aube des peuples » chez Gallimard, cette traduction de Georges Contenau figure parmi les plus reconnues.
    Elle s'appuie sur le texte le plus complet sur un plan scientifique, soit l'intégralité des douze tablettes découvertes dans la bibliothèque de la cité antique de Ninive au XIXe siècle et qui livrent une version rédigée vers l'an mille avant notre ère. Libretto propose, à ce jour, la seule édition de poche aussi exhaustive.

  • Des dernières passes du Kurdistan au terrible désert de Karakoram impossible à traverser l'été, de Tabriz, Iicbapour ou Téhéran.
    Bernard 0llivier poursuit sa route. A dos de chameau d'abord., puis devenu chameau lui-même pour transporter l'indispensable provision d'eau, il continue, sans cesse émerveillé, sa marche vers Samarcande et ses coupoles d'or...

  • Construire un feu

    Jack London

    • Libretto
    • 11 Octobre 2007

    Quelque part dans les étendues glacées du Canada, un homme cherche à construire son chemin à travers l'impitoyable nature. Une nouvelle traduction et les images de Michel Galvin pour rendre au texte sa puissante dimension destinale. Une histoire qui reste présente à l'esprit bien longtemps après avoir refermé le livre...

  • Hiver 1941. Concevoir l'impossible et refuser que d'autres choisissent pour vous une mort lente. Décider l'évasion en dépit de toute raison. Après avoir parcouru plus de 4 000 kilomètres en wagon plombé ou parfois pieds nus dans la neige pour rejoindre un camp au fin fond de la Sibérie, un groupe de prisonniers décide, la mort aux trousses, de faire le chemin dans l'autre sens pour atteindre l'Himalaya et la muraille de Chine. Pour ces hommes, fuir cet enfer de glace ne sera que le début d'une aventure extrême : une autre façon de risquer sa vie.
    Considéré à ce jour comme l'une des références en matière de récits sur la captivité, l'esprit de survie et le besoin de liberté, le texte a été adapté en 2010 par le réalisateur Peter Weir sous le titre Les Chemins de la liberté. En butte à de nombreux doutes quant à sa participation à une telle aventure, Slavomir Rawicz a toujours refusé de répondre à ses détracteurs.

  • Hiver 1997, Sibérie. Iouri Trouch, un colosse à la tête de l'« inspection Tigre », est chargé d'enquêter sur la mort troublante d'un chasseur dévoré par un tigre de l'Amour. Tout porte à croire qu'il s'agit d'une attaque préméditée.
    Pour en comprendre les motifs, Iouri et ses hommes entament une longue traque de cet animal fascinant qui figure sur la liste rouge des espèces menacées.

  • Alamut

    Vladimir Bartol

    « ... je partage l'humanité en deux catégories fondamentalement différentes : une poignée de gens qui savent ce qu'il en est des réalités et l'énorme majorité qui ne sait pas. » Retranché dans sa citadelle dominant la plaine, le grand maître Hassan Ibn Sabbâh mène, à la fin du XIe siècle, une guerre sainte en Iran. Il n´a que peu de soldats et seuls ses proches le connaissent intimement. Parti de presque rien, sans armée, sans terre et sans guère d´appuis à la cour, il dominera le monde. Des hommes seront prêts à mourir pour lui avec le sourire aux lèvres. Des foules entières se prosterneront sans combattre. Un millénaire plus tard, la manipulation des masses, telle qu´il la pratiqua, continue d´ébranler les empires modernes. Mélange d´aventures et de philosophie politique, Alamut n´évoque la violence des complots d´alors que pour mieux renvoyer aux problèmes cruciaux des civilisations modernes.

  • La balade commence au palais du Louvre. On y surprend le lever du roi Henri IV. L'auteur nous promène ensuite dans tout Paris. Il nous fait franchir parfois de vieilles portes, comme celle aperçue au fond d'une ruelle du village de Noisy-le-Roi.
    Le temps d'un instant, il fait revivre le chef de la bande Lauda qui, durant l'exécution de sa propre femme et de sa fille, vole le cheval de l'exécuteur au beau milieu de la place de Grève.
    Pour nous, il entrouvre la porte des Archives nationales qui n'abrite pas que des vieux papiers. La machine infernale de Fieschi, le poignard de Louvel et l'habit porté par Damiens qui frappa Louis XV de son canif en constituent quelques preuves.
    /> Les anecdotes sont nombreuses. Le ton est plaisant. Ici, Paris, revit, quartier par quartier. On le doit à ce livre insolite et au talent de ce formidable conteur qu'est G. Lenotre.

  • Des neiges du Pamir aux ruelles de Hashgar, seule métropole d'Asie centrale à vivre encore à l'heure des Mille et Une Nuits, des interminables déserts du Taklamakan et de Gobi à la Chine des Hans, Bernard Ollivier continue de marcher sur la route de la soie. Il en arrive, chemin faisant, après être passé sur les traces des anciens fidèles à l'enseignement du Bouddha, à regretter la générosité de l'Islam si familier au voyageur.
    S'il tire quelques conclusions personnelles et peine à retrouver les repères d'un monde soi-disant moderne, c'est toujours sur le ton pudique et réservé qui donne à son récit l'écho de l'universel...

  • « Il ne restait plus qu'une grande entreprise à tenter dans l'Antarctique : la traversée de mer à mer du continent polaire sud. [...] Nous avons échoué. L'histoire de notre tentative est le sujet de ces pages. ».
    Ainsi s'ouvre L'Odyssée de l'endurance, récit d'une expédition où rien ne se passe comme prévu. Quatre cents jours de dérive au milieu des glaces et, pour Shackleton et les siens, une équipée totalement insensée dont pas un homme n'aurait dû revenir.
    Aux yeux du célèbre explorateur polaire Paul-Émile Victor, le récit de cette première tentative de traversée de l'Antarctique est le classique absolu de la littérature du grand froid.

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