• Ce livre raconte le mariage sans fin d'Edgar, un aventurier charmeur, un brin escroc, et de Ludmilla, une exilée fantaisiste, devenue une sublime cantatrice acclamée sur toutes les scènes d'opéra du monde. Pour eux, c'est « ni avec toi, ni sans toi ». Ce paradoxe les a conduits à inventer une autre manière de s'aimer. Sept fois ils se sont dit oui. Dans des consulats obscurs, des mairies de quartier, des grandes cathédrales ou des chapelles du bout du monde. Tantôt pieds nus, tantôt en grand équipage. Il leur est même arrivé d'oublier les alliances. Sept fois, ils se sont engagés. Et six fois, l'éloignement, la séparation, le divorce... Fasciné, le narrateur, un médecin qui a épousé la fille d'Edgar et Ludmilla, tente de percer leur mystère. De la Russie jusqu'en Amérique, du Maroc à l'Afrique du Sud, il reconstitue l'histoire aussi tumultueuse que palpitante de ce couple hors du commun, de l'après-guerre jusqu'aux années 2000.

  • " Mes croyances sont limitées, mais elles sont violentes. Je crois à la possibilité du royaume restreint. Je crois à l'amour ", écrivait récemment Michel Houellebecq. Le narrateur de Sérotonine approuverait sans réserve. Son récit traverse une France qui piétine ses traditions, banalise ses villes, détruit ses campagnes au bord de la révolte. Il raconte sa vie d'ingénieur agronome, son amitié pour un aristocrate agriculteur (un inoubliable personnage de roman - son double inversé), l'échec des idéaux de leur jeunesse, l'espoir peut-être insensé de retrouver une femme perdue.
    Ce roman sur les ravages d'un monde sans bonté, sans solidarité, aux mutations devenues incontrôlables, est aussi un roman sur le remords et le regret.

  • Quand Salina meurt, il revient à son fils, qui a grandi seul avec elle dans le désert, de raconter son histoire, celle d'une femme de larmes, de vengeance et de flamme. Laurent Gaudé réinvente les mythes pour écrire la geste d'une héroïne lumineuse et sauvage.

  • La nuit du coeur

    Christian Bobin

    Tout commence à Conques où l'auteur passe une nuit. Il reste fasciné par cette abbatiale du onzième siècle, dont les vitraux ont été réalisés par Pierre Soulages. Il croit voir ce que, aveuglés par le souci de nousmêmes et du temps, nous ne voyons pas. Tout ce que ses yeux touchent devient humain - vitraux bien sûr, mais aussi pavés, nuages, verre de vin. C'est la totalité de la vie qui est embrassée à partir d'un seul point de rayonnement. De retour dans sa forêt près du Creusot, le poète recense dans sa solitude toutes les merveilles «rapportées » : des visions, mais également le désir d'un grand et beau livre comme une lettre d'amour, La nuit du coeur. C'est ainsi, fragment après fragment, que s'écrit au présent, sous les yeux du lecteur, cette lettre dévorée par la beauté de la création comme une fugue de Jean-Sébastien Bach.

  • Chien Pourri et Chaplapla trouvent une poubelle à remonter le temps. En remontant dans le passé, Chaplapla sera-t-il toujours aussi plat et Chien Pourri aussi pourri ?!

  • Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n'a d'autre solution pour survivre que d'avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d'une quête qui, au-delà des vastitudes de l'espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.

  • 2039. Hannah Mitzvah suit une formation médicale dans un centre hospitalier d'un nouveau genre. À Tourmens, le CHU a été transformé sous l'impulsion d'un mouvement féministe pour y abolir les rapports de pouvoir et privilégier un soin empathique. Au bout de quatre années, Hannah entre en résidence au pôle psychologie dans lequel exerce Djinn Atwood (l'héroïne du Choeur des femmes ). Djinn s'inquiète du devenir de l'Ecole. Et que vient vraiment chercher Hannah Mitzvah auprès des « pensionnaires » du Pôle ? De quoi souffrent ces femmes ? Est-ce leur cerveau qui déraille ou bien ne seraient-elles folles que parce qu'on les traite comme des folles ? Une course contre le temps s'engage pour sauver l'utopie d'une institution de santé sans quotas de patients, sans restrictions incompatibles avec la délivrance équitable de soins, libérée des lobbys industriels, et surtout respectueuse de toutes et tous, sans distinction ni discrimination d'aucune sorte...

  • Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.

    Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...

    Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été, une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.

    La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.

  • Les dangers des écrans : un scientifique nous alerte !

    Troubles du comportement, déficits intellectuels, problèmes de santé... : l'usage généralisé du numérique par les jeunes est lourde de conséquences. Première synthèse des études scientifiques sur le sujet, ce livre est celui d'un homme en colère. « Ce que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais sans doute, dans l'histoire de l'humanité, une telle expérience de décérébration n'avait été conduite à aussi grande échelle », estime Michel Desmurget. La conclusion est sans appel : attention écrans, poisons lents !

  • "Tout le monde a trois vies : une vie privée, une vie publique et une vie secrète..." Gabriel García Márquez.

    Après avoir publié trois romans devenus cultes, le célèbre écrivain Nathan Fawles annonce qu'il arrête d'écrire et se retire à Beaumont, une île sauvage et sublime au large des côtes de la Méditerranée.

    Vingt ans après, alors que ses romans continuent de captiver les lecteurs, Mathilde Monney, une jeune journaliste, débarque sur l'île, bien décidée à percer son secret. Commence entre eux un dangereux face-à-face, où se heurtent vérités et mensonges, où se frôlent l'amour et la peur...

    Une lecture inoubliable, un puzzle littéraire fascinant qui se révèle diabolique lorsque l'auteur y place sa dernière pièce.

  • « Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.
    Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé et nous ne nous adressons la parole qu'en cas de nécessité absolue.
    Quand le maire annonce qu'il va raser l'impasse - nos maisons, nos mémoires, nos vies -, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n'avons plus rien à perdre, et c'est plus excitant qu'une sieste devant Motus. ».
    À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d'amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.

  • Chef d'entreprise prospère, marié et père de famille censément comblé, Gorô se voit contraint de reconsidérer l'équilibre de son existence et de se regarder en face le jour où toutes ses convictions sont ébranlées.

  • Dans le désert de cendre de l'Askja, au coeur de l'Islande, le corps d'une jeune femme assassinée reste introuvable. Près de Reykjavik, des traces de sang et une bouteille de vodka brisée au fond d'un cratère, mais là non plus, pas le moindre cadavre. Et dans les deux cas, des suspects à la mémoire défaillante.
    Ces crimes rappellent à l'inspecteur Kornélius Jakobsson, de la police criminelle de Reykjavik, le fiasco judiciaire et policier qui a secoué l'Islande au milieu des années 1970 : deux crimes sans cadavres, sans indices matériels, sans témoins, que des présumés coupables finissent par avouer sans en avoir pourtant le moindre souvenir.

  • Imaginez : votre employeur vous laisse dix jours pour sauver votre poste et, le soir même, votre conjoint vous fait comprendre que votre couple n'en a plus pour longtemps. Dans les deux cas, on vous reproche votre personnalité, mais qu'y pouvez-vous ?
    Lorsqu'un ami vous parle d'un homme mystérieux, membre d'une confrérie détentrice d'un savoir ancestral, qui a le pouvoir d'installer en vous une toute nouvelle personnalité, la perspective est tentante...
    C'est ce qui arrive à Sybille Shirdoon, qui va s'embarquer sur un chemin extraordinaire vers la découverte de soi et des autres.
    Une histoire exaltante dans laquelle vous allez vous perdre... et vous retrouver.

  • De retour au poulailler après une séance de cerf-volant où ils se sont amusés comme des fous, Carmélito, Carmen, Bélino et Coquenpâte sont déboussolés. Bien des choses ont changé : le mur d'enceinte est maintenant infranchissable. Quant à Pédro le cormoran, l'ami de toujours, il ne semble pas les reconnaître...

  • En quelques décennies, tout a changé. La France, à l'heure des gilets jaunes, n'a plus rien à voir avec cette nation une et indivisible structurée par un référentiel culturel commun. Or la dynamique de cette métamorphose révèle un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres.

    Le socle de la France d'autrefois, sa matrice catho-républicaine, s'est complètement disloqué. Jérôme Fourquet envisage d'abord les conséquences anthropologiques et culturelles de cette érosion. Mais, plus encore, ces mutations profondes de la nouvelle France induisent un effet d'« archipelisation » de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.

    Dans ce contexte de fragmentation sans précédent, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique, où l'agrégation des intérêts particuliers au sein de coalitions larges est tout simplement devenue impossible.

  • Depuis plus d'un demi-siècle, Amin Maalouf observe le monde, et le parcourt. Ses intuitions se révèlent des prédictions, tant il semble avoir la prescience des grands bouleversements de l'Histoire. Il s'inquiétait il y a vingt ans de la montée des « identités meurtrières » ; il y a dix ans du « dérèglement du monde ». Dans ce livre puissant et ample, il fait oeuvre de spectateur engagé et de penseur, mêlant récits et réflexions, racontant parfois des événements majeurs dont il s'est trouvé être l'un des rares témoins oculaires, puis s'élevant en historien au-dessus de sa propre expérience afin de nous expliquer par quelles dérives successives l'humanité est passée pour se retrouver ainsi au seuil du désastre.
    Un sursaut s'impose, espère-t-il. Le paquebot des hommes ne peut continuer à naviguer ainsi vers sa perte.

  • Sagesse

    Michel Onfray

    Savoir vivre au pied d'un volcan. Comment se comporter dans une civilisation qui menace de s'effondrer ? En lisant les Romains, dont la philosophie s'appuie sur des exemples à suivre et non sur des théories fumeuses. Sagesse est un genre de péplum philosophique aux personnages hauts en couleur qui répond à des questions très concrètes : quel usage faire de son temps ? De quelle façon apprivoiser la mort ? Doit-on faire des enfants ? Qu'est-ce que tenir parole ? Qu'est-ce qu'aimer d'amour ou d'amitié ? Faut-il s'occuper de politique ? Que nous apprend la nature ? Dans l'attente de la catastrophe, on peut toujours vivre en Romain : c'est-à-dire droit et debout.

  • Il y a les gestes qui disent l'embarras, la satisfaction de soi ou le simple plaisir d'exister. Tous nous révèlent, dans nos gloires comme dans nos petitesses : le selfie, geste terrifiant de nos vies modernes ; le « vapotage », qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...

  • Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre - certains diraient : seul, aigri, méchant -, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son coeur.
    Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !

  • « Je rêve d'un itinéraire qui m'apprenne à danser, à me départir de la dictature du «on», pour progresser vers une complète déprise de soi. L'homme qui écrit ces lignes, pourquoi le cacher, a sombré au fin fond d'une addiction qui a bien failli le perdre. Dans son errance, il s'est souvent cassé la figure contre d'inefficaces injonctions, toujours cette orthopédie mentale, cette camisole de force qu'on voudrait refiler à celui qui révèle notre impuissance. À bout, il a dû emprunter des voies peu fréquentées et, pour tout dire, pas très orthodoxes. D'où le carnet de route qui suit, sorte de récit clinique, de tentatives de trouver un équilibre.» Chemin faisant, Alexandre Jollien nous livre un carnet de route, un véritable traité de déculpabilisation. Cet essai de philosophie pratique dessine un lumineux art de vivre surgi du fond du fond.

  • Génération K t.1

    Marine Carteron

    Kassandre, Mina et Georg, tous trois un peu marginaux et révoltés, ont un point commun que la plupart des gens ignorent : un pouvoir terrifiant... D'un pensionnat luxueux en Suisse aux quartiers chauds de Naples, la traque commence car leurs dons sont convoités par de redoutables puissances. Après le succès des «Autodafeurs »et avant celui de« Dix», Marine Carteron nous livrait une série empreinte de fantastique et d'action. Vendue à plus de 50 000 exemplaires, acclamée par la presse et les libraires, elle fut élue "meilleur roman jeunesse 2016" par la rédaction du magazine Lire. Découvrez ou redécouvrez ce classique du Rouergue jeunesse dans son édition poche "collector".

  • Chère mamie, J'espère que tu vas bien et que papy aussi.
    Pendant 55 jours, pour se protéger du Covid-19, nous avons dû rester confinés chez nous. J'avais besoin de conjurer l'angoisse, alors chaque jour je t'ai écrit. La vie se chargeait de me fournir l'inspiration, et je ne manquais pas de grossir le trait, pour te distraire, pour me distraire. Aujourd'hui, je vais partager ces lettres avec tout le monde. C'est très émouvant de penser que l'on a tous vécu la même chose au même moment. Il faut que je te prévienne : tous les bénéfices seront reversés à la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, qui soutient ceux qui ont porté le pays à bout de bras pendant deux mois. C'est un moyen de se sentir un peu utile, après s'être trouvé bien impuissant.
    Gros bisous à toi et à papy, Ginie

  • Mai 1789. Alors qu'un vent de révolte souffle sur Paris, la nuit, un justicier encagoulé rôde, le sabre au poing et un loup en laisse, déterminé à punir par le sang les agresseurs de femmes. Les cadavres égorgés portent sa marque au front : celle d'un triangle inversé. Une seule question agite alors le Paris révolutionnaire et ses grandes figures, Danton, Robespierre, Desmoulins : qui diable se cache sous le masque du « Loup des Cordeliers » ? Gabriel Joly, jeune et ambitieux journaliste, mène l'enquête avec la conviction que, derrière cette affaire, c'est l'un des plus grands complots de la Révolution française qui pourrait être mis à jour...

    Un enquêteur redoutable ;
    Une fresque magistrale des premiers jours de la Révolution ;

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