Silvana

  • Barthélémy Toguo

    Collectif

    • Silvana
    • 15 Mai 2013

    Fidèle à sa démarche de mise en scène de ses oeuvres dans un espace donné, Barthélémy Toguo (Cameroun, 1967) amène le visiteur à parcourir son univers sous la forme d'un lieu traversé par une gigantesque toile d'araignée.
    Cet animal, symbole de sagesse, de patience et de liberté dans la culture bamiléké du Cameroun, permet de percevoir une dimension plus universelle de la vie et de porter un regard critique sur notre société, sans hésiter à prendre plaisir à célébrer la beauté des formes.
    La vie est au coeur du travail de Barthélémy Toguo comme dans "Judith facing Holophern" ou "The Giving Person at the Holy Ghost Place", ensemble de peintures sur porcelaine réalisées sur les vases du designer Pierre Charpin en automne 2010, lors de sa résidence à la Manufacture nationale de Sèvres.
    Des oeuvres multiformes nous mettent face à notre destin :
    "Devil's Head", "Little Dreamer", "Purifications", "Ghost Tonight", "Torture in Guantanamo", "Time After Time", "Beyond The Sea"... Bathélémy Toguo lance un appel aux générations futures afin qu'elles sachent saisir leur destin.
    "Talking To The Moon" est une véritable leçon de vie.

  • Le Musée Estrine consacre une exposition à Françoise Gilot, compagne de Picasso après la 2de GM. Cette arstiste continue de susciter la ferveur par les passionnés d'art avec son langage de forme et de couleur unique.
    Ses oeuvres, réalisées sur divers supports, occupent aujourd'hui une place plus qu'importante dans le monde de l'art international et est fortement liée l'évolution de l'art moderne au XXème siècle.
    Son travail exquis de peinture, sa manière de pensée féministe ainsi que ses travaux littéraires lui ont valu en 1990 le titre de Chevalier de la Légion d'honneur.
    Son parcours est le résultat d'une vie riche au contact d'artistes exceptionnels, dont Pablo Picasso.

    Exposition : Saint Rémy de Provence, Musée Estrine, du 16 juillet au 31 octobre 2021.

  • Cet ouvrage reprend une édition épuisée de 2004, d'un livre intitulé ""Dans l'arène avec Picasso"". Il est constitué d'entretiens que Françoise Gilot avait accordés à l'auteur en juin 2002 et 2003. Elle y aborde maints sujets, et pour garder la fraîcheur du propos, la structure du texte (remanié) conserve le déroulement d'une journée.
    L'auteur s'attache ici à mettre en perspective l'interet de ces entretiens et leur apport en matière d'histoire de l'art, tout en apportant une lumière particulière sur la personnalité d'une femme exceptionnelle qui a su saisir les enjeux profonds aussi bien de sa relation avec Picasso, que ceux qui ont traversé sa génération d'artistes et donc le XXème siècle.
    L'humour de Françoise, son art de croquer une situation, sa finesse d'analyse sans concession, parfois au scalpel, donnent une dynamique à ses propos.
    Loin des conventions pesantes, des dogmes consacrés, Françoise Gilot aime faire bouger les lignes, donc redonner vie à une histoire fossilisée, afficher la couleur, autant d'expressions qu'il faut prendre ici au pied de la lettre.

  • Arman ; 1955-1974

    ,

    • Silvana
    • 12 Février 2021

    Arman était un peintre français naturalisé aux États- Unis. Il est reconnu à l'international comme l'un des principaux artistes de la seconde moitié du XXe siècle et l'une des figures principales du courant artistique français du Nouveau Réalisme.
    Ce livre couvre les 20 premières années de la production artistique d'Arman, des Accumulations d'objets industriels et de produits en série aux Poubelles, documentant les déchets de la société de consommation;
    Des célèbres Colères, Coupes et Combustions, qui, par différents procédés, dématèlent les objets les privant de leur fonctionnalité, aux peintures, actions et oeuvres monumentales adhérant à la «poétique des choses».

  • En présentant un ensemble d'oeuvres d'importance de Gustave Courbet (principalement issues des collections de l'Institut Gustave et du Musée Courbet d'Ornans) et d'autres artistes du XIXe - collaborateurs ou amis de Courbet - ayant abordé pleinement la nature et le paysage au coeur de leurs démarches, ce livre traite la thématique du paysage de manière transversale. Entre autre, sera révélée l'implication du sanclaudien George Besson (1882-1971), qui oeuvra pour l'acquisition de la maison natale de Courbet hébergeant plus tard le musée, puis celle de Guy Bardone (19272015) donateur de la collection constitutive du musée de l'abbaye qui sera ensuite secrétaire général de l'Institut Courbet pendant près de quinze ans. A noter, le « Pays Courbet, pays d'artiste » sera l'invité prestigieux de cet automne dans le Haut-Jura.

  • Sous le Consulat, la Monnaie de Paris devint le centre des ambitions du Premier Consul en matière monétaire.
    Sa venue au quai de Conti le 21 Ventôse an XI (12 mars 1803) fut un des temps forts de l'histoire du Franc germinal. Le personnel scientifique et technique, les artistes et artisans qui évoluèrent dans cet atelier, érigé sous l'Ancien Régime, conjuguèrent leurs talents pour produire un monnayage exceptionnel dans le but ultime de construire une France nouvelle.
    L'ouvrage se décline en cinq focus :
    - Le premier met en lumière les principaux artistes graveurs qui ont travaillé sous la direction de Dominique Vivant Denon.
    - Le deuxième aborde l'évolution stylistique de l'effigie de Napoléon Bonaparte sur ses monnaies et médailles, pour en comprendre l'importance du point de vue de la propagande impériale.
    - Le troisième se concentre sur la figure héraldique et symbolique de l'Aigle impérial.
    - Le quatrième révèle l'importance diplomatique des visites de souverains et des membres de la famille de Napoléon Ier à la Monnaie de Paris.
    - Enfin le cinquième met en scène la création de l'ordre de la Légion d'honneur et la manière dont l'art de la médaille illustra son impact sur la société de l'époque.

    Exposition : Musée de la Monnaie de Paris, du 16 septembre 2021 au 6 mars 2022.

  • Michel Ocelot

    Collectif

    • Silvana
    • 19 Août 2021

    L'oeuvre de Michel Ocelot est fortement associée à l'enfance. Cette image aurait été gravée au fer rouge sur son front d'après l'auteur, qui dit pourtant n'avoir jamais fait de « films pour les enfants ». La place que tient son film Kirikou et la sorcière dans l'histoire de l'animation et l'attachement suscité par son héros - un enfant aussi petit qu'ingénieux - n'y sont sûrement pas étrangers.
    L'exposition propose d'interroger la manière dont l'enfance, notamment à travers le choix du langage des contes et du médium de l'animation, sert à Michel Ocelot de masque à travers lequel il s'adresse autant au jeune public qu'aux adultes. L'art de l'animation, tout comme le conte, souvent estampillés « pour enfants », permettent à l'auteur de traiter de sujets au coeur de notre société. Son oeuvre peut même se faire militante, engagée en faveur des valeurs qu'il défend. Les enfants se voient attribuer une place importante dans son oeuvre. C'est à travers leur parole que la voix du réalisateur semble se faire entendre.
    Les films de Michel Ocelot révèlent son regard tendre sur les enfants qui seraient encore libres des préjugés des adultes. Pour lui, « l'enfance c'est beau et tous les rêves sont encore permis ».
    Cette première grande exposition dédiée à Michel Ocelot aborde le parcours de l'artiste à travers une sélection d'oeuvres tirées de ses archives personnelles, la plupart présentée au public pour la première fois.

  • Qu'est-ce qu'une légende politique ? Comment se forme-t-elle, et surtout, comment se perpétue-t-elle dans un pays tout en s'étendant au monde entier ? Nul autant que Bonaparte se muant en Napoléon n'offre de meilleur moyen de l'examiner. Partant de la très insolente et très simple méthode de propagande ayant permis à un homme seul de prendre le pouvoir, Charles Dantzig réfléchit à la façon dont celle-ci s'est transformée à travers les temps. D'un système nostalgique d'adoration au service, non plus d'un homme, mais d'un parti, la « légende napoléonienne » est sortie de France pour, perdant toute signification politique, devenir aujourd'hui un signe qui n'a plus de sens, une sorte d'art décoratif. Et c'est sans doute ainsi que toutes les légendes politiques évoluent.
    Après Chambord-des-songes, Le napoléonisme. Les trois stades du légendaire est le deuxième livre où l'auteur réfléchit à ce que l'on appelle l'histoire et à la façon dont les songes mènent et modèlent les sociétés. On l'y retrouve tout entier, avec son style unique, inattendu, brillant et profond.

  • Oliviers ; Jacques Berthet

    Jacques Berthet

    • Silvana
    • 18 Septembre 2021

    Edition revue du titre paru chez Hazan en 2011. Un portrait photographique des oliviers centenaires, voire millénaires : colosses à l'intérieur desquels on comprend, en regardant ces images, qu'Ulysse ait pu y tailler son lit... Ces arbres, Jacques Berthet les a recherchés sans hâte, en Espagne, au Portugal, en Afrique du Nord, en Turquie, en Palestine, en Israël, en France, en Italie.

    A travers le viseur de son appareil, leurs troncs noirs lui faisaient penser à des sculptures, à des torses, aux esclaves de Michel Ange puis à des insectes ou encore à des géants. Toutes les prises de vue, la plupart du temps à contre-jour, isolant l'arbre de l'oliveraie baignée de lumière, sont faites avec le même objectif dans une perspective horizontale, classique, un magnifique travail en noir et blanc.

  • La Fondation de l'Hermitage a l'honneur d'accueillir durant l'été 2008 les prestigieuses collections de peinture italienne de l'Accademia Carrara de Bergame. Cette importante institution dans la région de la Lombardie a été fondée fondée en 1796 par le comte Giacomo Carrara, collectionneur, mécène et fin connaisseur du monde des arts et des lettres. Regroupant une centaine de chefs-d'oeuvre du XVe au XVIIIe siècle, l'exposition fait la part belle aux artistes issus de l'école vénitienne (Giovanni Bellini, Carpaccio, Titien, Canaletto), florentine (Botticelli), ou encore bergamasque (Lotto, Baschenis). D'illustres maîtres de la Renaissance comme Pisanello ou Raphaël, viennent encore enrichir cette présentation exceptionnelle. Les fiches des oeuvres sont accompagnées par des essais critiques de Giovanni Valgussa et de Simone Facchinetti

  • Dans les yeux de Van Gogh

    Collectif

    • Silvana
    • 16 Avril 2021

    Dès 1883, Van Gogh mentionne dans sa correspondance son intérêt pour les caricatures de Rops et son journal Uylenspiegel paru entre 1856 et 1863 : « In Belgium at one time, Félicien Rops and Degroux, among others, drew beautiful types in a magazine called Uylenspiegel which I once had and would dearly like to have again, but alas can no longer find. There were things in it, by Degroux especially, that were as beautiful as Israëls». Il évoquera également à son frère les paysages peints par Rops.
    Durant ses séjours en Belgique entre 1878 et 1885, Van Gogh va donc visiter les musées et les expositions, dressant des comptes rendus épistoliers à son frère. Charles Degroux, Henri De Braekeleer, Henri Leys, Constantin Meunier, Charles Mertens, Joseph Coosemans, autant de peintres qui auront un impact sur son oeil de peintre.
    Quels artistes belges ont été vus, appréciés ou critiqués par Van Gogh ? Quelle fut la réception critique du travail avant-gardiste de Van Gogh lors de son séjour en Belgique ? Comment fut acceptée sa modernité et fut-elle associée à des artistes belges ?
    « Dans les yeux de Van Gogh » tentera d'élucider ces questions en regroupant certains artistes mentionnés par Van Gogh.

  • Imaginée conjointement par le musée du Temps et le musée Tomi Ungerer-Centre international de l'Illustration à Strasbourg, l'exposition Time is Tomi s'intéresse à la représentation du Temps chez le célèbre dessinateur d'origine strasbourgeoise.
    Lié à la mort et aux mécanismes, le thème se décline dans tous les aspects de son oeuvre, ses livres pour enfants, ses dessins satiriques et même ses projets publicitaires. Il provient de l'histoire familiale des Ungerer, constructeurs d'horloges astronomiques et d'édifices à Strasbourg depuis le XIXe siècle. Cette filiation, ainsi que certaines sources d'inspiration de Tomi Ungerer sont également mises en lumière. L'exposition présente environ 200 oeuvres empruntées à différents musées strasbourgeois : Musée Tomi Ungerer-Centre international de l'Illustration, Cabinet des Estampes et des Dessins, Musée Historique, Musée des arts décoratifs.

  • Le portrait en majesté

    Collectif

    • Silvana
    • 19 Août 2021

    Au cours de son règne - le plus long de l'histoire de France - Louis XIV accorda aux arts une place centrale dans l'accompagnement de son projet politique : architecture, peinture, sculpture, musique ou danse bénéficièrent ainsi d'un mécénat royal quasiment sans limite. Représentant les acteurs de cet âge d'or, le portrait peint trouva particulièrement à s'y épanouir, surtout à partir des années 1680, lorsque trois artistes, concurrents mais amis, entreprirent de renouveler le modèle trop sage du portrait classique en lui insufflant un élan baroque inattendu.
    François de Troy (1645-1730), Nicolas de Largillierre (1656-1746) et Hyacinthe Rigaud (1649-1753) révolutionnèrent ainsi la syntaxe du portrait français et, plus généralement, du grand portrait d'apparat européen. Habiles à varier incessamment sur un schéma de composition très contraignant - celui du triangle de base de la figuration humaine - ils donnèrent au genre ses lettres de noblesse en le hissant à un niveau de difficulté de conception et de qualité d'exécution au moins égal à celui des grands tableaux d'histoire.
    Accompagnant l'exposition d'une centaine de chefs-d'oeuvre, ce livre étudie les modalités pratiques, théoriques et esthétiques de l'art du portrait français à son apogée.

    Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud, juin - novembre 2021

  • Il existe plus d'une légende de Napoléon. La première, et peut-être la plus forte d'entre elles, fut forgée de son vivant par Bonaparte, par le Premier Consul et par l'Empereur. La seconde vint plus tard, après la chute de l'Empire et la mort de Napoléon à Sainte-Hélène ; elle se présenta d'emblée comme un phénomène polymorphe qui s'affirma et grandit grâce au contexte politique de la Restauration et dut en même temps une partie de son essor à l'éclosion du mouvement romantique européen.
    Véhiculée par l'image, les récits, le théâtre, les chansons, les objets séditieux - et bientôt le cinéma - la légende napoléonienne fut d'abord populaire ; mais en croisant la route du Romantisme, elle s'éleva aux plus hauts sommets de la littérature et de l'art d'où elle influa sur le destin politique de la France. Elle imposa le retour à Paris des cendres du héros, puis facilita la reconquête du pouvoir par l'héritier de Bonaparte, Napoléon III.
    En 2021, à l'heure où l'on commémore, deux cents ans après, la mort de Napoléon à Sainte-Hélène, l'exposition du Palais Fesch et le catalogue qui l'accompagne se projettent au-delà de l'événement pour raconter au public et aux lecteurs la seconde vie du premier empereur des Français.

    Ajaccio, Palais Fesch, juillet - octobre 2021

  • Changenet

    Frédéric Elsig

    • Silvana
    • 16 Avril 2021

    Après les monographies consacrées à Grégoire Guérard (2017) et à Antoine de Lonhy (2018), cet ouvrage constitue le troisième volume de la série des Ressuscités de l'histoire de l'art, qui s'articule sur les recherches du programme Peindre en France à la Renaissance à l'Université de Genève. Il se concentre sur la dynastie des peintres Changenet, actifs à Dijon et à Avignon entre la fin du XV e et le début du XVIe siècle.
    Jean I Changenet (documenté à Dijon de 1449 à 1472/73) et son fils Pierre Changenet (documenté de 1477 à 1503/06) peuvent être identifiés aux « Maîtres des prélats bourguignons », tandis que le second fils de Jean I Changenet , Jean II Changenet (documenté à Avignon de 1485 à 1495), et son neveu Henri Changenet (documenté à Dijon de 1515 à 1536) peuvent être associés à des oeuvres attribuées jusqu'ici au peintre hennuyer Josse Lieferinxe (documenté à Marseille de 1493 à 1503), suite à de récentes découvertes.

  • Le Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de Nice invite Daniel Spoerri à fêter ses 90 ans autour d'une exposition monographique intuitive et vivante valorisant le caractère démystificateur, populaire et collaboratif de son travail jusqu'à l'organisation de banquets.

    Exposition : Nice, Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain, du 22 mai au 3 octobre 2021

  • Depuis la préhistoire, le loup fascine. Qu'est-ce qu'un Loup ? Quel animal se cache sous ce mot qui, longtemps, fit frémir les habitants des zones rurales ? L'étude de cet espèce, entreprise notamment au siècle des lumières, ne cesse de nous étonner en révélant une organisation sociale très hiérarchisée.

    Selon les époques et les cultures, le loup fut tantôt considéré comme un allié, voire un ami, ou au contraire assimilé au pire des ennemis. Être cruel dépourvu de pitié envers ces victimes pour certains, chaînon capital de la biodiversité pour d'autres, le loup provoque encore aujourd'hui de vifs débats au sien de la socièté. Du mythe à la réalité, cet ouvrage propose une plongée dans la tanière de celui qui, plus que n'importe quel autre animal, a nourri notre imaginaire depuis des siècles.

  • Cet ouvrage richement illustré retrace le parcours de la famille Sallandrouze de Lamornaix : la première exposition nationale des produits de l'industrie à Paris en 1802 - l'entreprise se nommait alors Rogier et Sallandrouze, née de l'association entre Jean Sallandrouze de Lamornaix et le maire d'Aubusson Guillaume Rogier -, l'ouverture d'une manufacture de tapis velours dans le quartier du Marais à Paris, la succession de son fils, Charles Sallandrouze de Lamornaix, qui propulse l'entreprise vers des succès incroyables.
    Le succès perdure avec la reprise de l'entreprise par le fils de Charles, Octave, mais subit de plein fouet les effets de la défaite contre la Prusse et l'entreprise est contrainte de fermer ses portes en 1872, pour mieux renaitre quelques années plus tard sous le nom de la Manufacture de Saint Jean.
    Au-delà des oeuvres produites, c'est tout un pan de l'Histoire de France, politique, industrielle et artistique que cet ouvrage nous invite à (re) découvrir.

    Exposition : Aubusson, Cité internationale de la tapisserie, de juin à octobre 2021.

  • Frank Myers Boggs est l'élève de Jean-Léon Gérôme à l'École des beaux-arts de Paris. Il expose régulièrement jusqu'à la fin de sa vie au Salon des artistes français, où il reçoit plusieurs distinctions, notamment placé hors-concours et médaille d'argent à l'occasion de l'Exposition universelle de Paris de 1889. En 1885 à New York, il expose La Houle à Honfleur qui remporte un prix de 2 500 dollars. Ses dessins, généralement de petites dimensions, sont spontanés et spirituels. En 19061907, il exécute des eaux-fortes de ses sujets favoris. Ses aquarelles, très nombreuses, d'une touche précise et ferme, sont très nuancées, et forment la partie la plus importante de son oeuvre. Il a décoré de rares plats en céramique en collaboration avec Théodore Deck. Amoureux de Paris, de ses quais et de ses monuments, attaché aux bords de la Seine au long de son cours, insatiable admirateur des ports français et étrangers, il multiplie les vues de ces sites dans des peintures solidement bâties, aux ciels nuageux.
    Les marchés animés des petites villes, les ponts, les ports normands, la Rochelle, les Pays-Bas, la Belgique, Venise, sont ses sources d'inspiration qui lui permettent d'élaborer des thèmes et un style personnel prisés du grand public.

  • Picasso ; tableaux magiques

    Collectif

    • Silvana
    • 1 Novembre 2019

    Entre l'été 1926 et le début de l'année 1930, Pablo Picasso élabore un cycle d'environ cent cinquante peintures, dont cet ouvrage rend compte de manière exhaustive. Cette nouvelle période picassienne a été identifiée dès 1938 par l'éditeur Christian Zervos comme des "tableaux magiques". Ce dernier voit en l'artiste un magicien à l'extraordinaire imagination créative, capable d'inventer des formes inédites, susceptibles d'influencer la pensée de celui qui les regarde. Ces peintures, mettant en scène principalement des têtes et des corps comme en métamorphose, donnent lieu à une extrême formalisation et l'élaboration d'un système de signes. Radicales, ces nouvelles oeuvres ont immédiatement suscité des interprétations passionnées, qui subsistent aujourd'hui.

  • Published on the occasion of the first Italian anthological exhibition dedicated to her, the volume retraces the successful work of Lisette Model, an artist of Austrian origin who had great importance in the development of photography in the Fifties and Sixties.
    Parallel to her teaching activity - she had among her students authors who later became famous such as Diane Arbus and Larry Fink - Lisette Model was an ironic and irreverent photographer, able to capture in her shots the most grotesque aspects of post-war American society.
    Alongside the most famous series - such as Promenade des Anglais, created in Nice, or the photographs dedicated to New Yorkers or the very suggestive ones made in jazz clubs - the book also includes lesser-known projects, which account for her personal and sardonic photographic language. The close-up shots, the recurring use of the flash, the exasperated contrasts are the expedients that the author resorts to in order to accentuate the imperfections of the bodies and the coarse gestures of her subjects, transformed into the characters of a sneering human comedy: an approach to reality that made Lisette Model the forerunner of a way of using photography that would find full realisation only in the following decades.
    Text in English and Italian.

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