Prng

  • Au cours d'une bagarre dans une de ses usines, un Yankee, self-made man audacieux, Hank Morgan, se retrouve subitement projeté treize cents ans en arrière, à la cour du roi Arthur.
    « Que peut faire un homme entreprenant, opportuniste et inventif, au milieu d'individus comme sire Galaad, sire Lancelot ou Merlin l'Enchanteur, ce magicien de pacotille ? » Telle est la question qui se pose à lui dès son arrivée. Immédiatement, la réponse lui apparaît :
    « Devenir le Sire le boss ! » Il n'aura de cesse, dès lors, de reconstruire son paradis perdu, et de faire de cette Grande-Bretagne médiévale une Amérique des débuts de l'ère industrielle.
    Roman satirique et humoristique, grand précurseur de la Science-Fiction moderne, et en même temps, à la lisière de l'uchronie et du steampunk. Réédité ici avec les illustrations de la première édition américaine de 1889, voici un livre qu'il faut lire ou relire, jubilatoire et prémonitoire d'un certain antagonisme culturel (voire plus...) entre une certaine vieille Europe et un certain nouveau Monde...

  • Histoire d'une montagne

    Elisée Reclus

    • Prng
    • 25 Novembre 2020

    Comment peut-on parler de géographie sans s'ennuyer ? Pour cela, il faut peut-être (re)lire l'Histoire d'une Montagne d'Elisée Reclus : un texte à la fois scientifique, humain, poétique et romantique dont le but est de faire découvrir, à travers tous ses aspects physiques, humains, religieux ou purement scientifiques ce que peut cacher ce terme générique de montagne. C'est l'occasion d'une balade foisonnante dans ce véritable univers que sait recréer - avec quel talent ! avec quelle langue ! - un des plus grands géographes français.

  • Histoire d'un ruisseau

    Elisee Reclus

    Comment peut-on parler de géographie sans s'ennuyer ? Pour cela, il faut peut-être (re)-lire l'Histoire d'un ruisseau d'Elisée Reclus : un texte à la fois scientifique, humain, poétique et romantique dont le but est de faire découvrir, à travers tous ses aspects physiques, humains, religieux ou purement scientifiques ce que peut cacher ce terme générique de ruisseau. C'est l'occasion d'une balade foisonnante dans ce véritable univers que sait recréer - avec quel talent ! avec quelle langue ! - un des plus grands géographes français.

  • Trahison de l'occident

    Jacques Ellul

    • Prng
    • 5 Juillet 2014

    Jacques Ellul est né en 1912 à Bordeaux où il enseigne à la faculté de droit et à l'Institut d'Etudes Politiques de 1944 à 1980. Ses cours sur le Marxisme, l'Histoire des Institutions de l'Antiquité à nos jours, la Propagande et la sociologie de la société technicienne ont laissé leur empreinte sur bon nombre d'étudiants qui gardèrent de lui un souvenir ému et reconnaissant. Historien et sociologue mais aussi théologien, il analyse avec passion et lucidité les phénomènes les plus complexes de notre société dans un langage volontairement simple et compréhensible.
    Son oeuvre qui se compose d'environ 50 volumes et quelques milliers d'articles s'articule autour de deux grands schémas : les problèmes générés par l'auto-accroissement du phénomène technicien ; une éthique chrétienne de la liberté et de l'espérance adaptée à cette société.
    « Trahison de l'Occident » a été écrit en 1974. Il s'agit d'un livre puissant et pugnace qui nous donne à réfléchir sur nos rancoeurs naturelles à l'égard de cet Occident qui nous a pourtant tout donné y compris la faculté de le critiquer.

  • Où nous retrouvons le narrateur, l'ami de Jules, en bien fâcheuse position : il vient de se réveiller au fond d'un aven, seul, blessé et dans l'incapacité d'en sortir par lui-même. Comment s'y est-il retrouvé ? Ne se connaissant pas d'ennemi, il croit être victime d'une mauvaise plaisanterie, mais comme le temps passe et que personne ne vient le sortir de là, il commence à douter. Pour comprendre ce qui lui est arrivé, il se remémore ses derniers jours passés à l'air libre, et devine qu'il a été agressé et abandonné dans cette grotte...
    Comment va-t-il se sortir d'une situation aussi désespérée ? (Parce qu'il va s'en sortir, rassurez-vous, sinon il ne serait pas là pour vous conter son aventure...) Et quel rapport entre ses malheurs, des militaires rencontrés sur le Causse, et une libellule qui rôde dans les falaises ? Et que devient Jules, notre vautour préféré, et le reste de sa troupe ?
    Tout en tentant d'éclaircir les mystères de ce troisième roman de la trilogie « Chroniques de La Pompe à Jules », l'auteur nous dévoile par petites touches, et dans un langage très imagé, de nouveaux aspects de la vie des oiseaux, et nous fait pénétrer dans l'intimité d'espèces animales méconnues habitant sur le Causse.

  • Où nous retrouvons Jules, le vautour fauve, dans ses falaises... Mais cette fois il est en pleine déprime. La réintroduction de son espèce est pleinement réussie - la « Noble Mission » qui lui avait été confiée est donc achevée - et il se sent vieux, inutile et surtout dépassé par la jeune génération montante, au point qu'il en a presque perdu le goût de voler. Alors, sur un coup de tête, il va quitter ses amis, sa colonie, sa vallée. Il s'enfuit... Au cours de son errance, il connaîtra de nouvelles aventures et rencontrera quelques personnages savoureux appartenant eux aussi à des espèces menacées - bisons, loups, chevaux de Przewalski... - qui, du fond des enclos où ils sont maintenus prisonniers, lui conteront leur vie et leurs espoirs. Quels enseignements Jules va-t-il tirer de ses pérégrinations désordonnées, et dans quel état reviendra-t-il parmi les siens... s'il y revient ? Tout au long du périple du vautour, l'auteur nous fait découvrir, par petites touches et dans un langage très imagé, l'histoire vraie de quelques espèces emblématiques au statut précaire. Un récit plein d'humour, de fantaisie et d'optimisme qui vous donnera sûrement, à vous aussi, l'envie de partir sur les traces de Jules à la rencontre de ces réfugiés des Grands Causses...

  • Quand Julio, le vautour fauve, se fait piéger tout au fond d'un canyon de Castille, il ne se doute pas que commence pour lui une extraordinaire aventure : à son corps défendant, il va bientôt être chargé - avec l'aide de quelques congénères - de faire revivre les falaises d'une vallée jadis habitée par ses ancêtres. Par ses « Mémoires », où se mêlent humour, fantaisie et tendresse, Julio nous fait participer aux évènements heureux ou dramatiques, qui surviennent dans la petite communauté des oiseaux pionniers : le réapprentissage du vol à voile après des années de détention, les parades aériennes et la voltige, les amours, les soucis et les fiertés de père de famille, la fréquentation des Hommes volants... Ainsi, au fil des pages, nous devenons les complices d'une joyeuse bande d'hurluberlus ailés - Eglantine, Horace, Pétronille et les autres - des personnages pittoresques qui nous livrent, avec jubilation, la magie de leur vol. Tout au long de ces chroniques qui retracent, « de l'intérieur », l'opération de réintroduction des vautours fauves dans les Grands Causses, l'auteur nous fait découvrir, par petites touches et dans un langage très imagé, quelques aspects étonnants des us et coutumes observés chez les oiseaux. Un roman d'aventures vécues d'une grande originalité, qui présente sous un jour nouveau des animaux souvent considérés comme peu fréquentables. Un récit qui vous donnera sûrement, à vous aussi, l'envie de voler...

    Cet ouvrage, le premier de la trilogie « Chroniques de la Pompe à Jules », a obtenu le Prix du SUD ainsi que le Prix Fernand MERY.

  • Contes de Bretagne

    Paul Feval

    Du « Joli Château », histoire tragique d'un intendant prêt à tout pour s'emparer du château de son seigneur, en passant par « Anne des Iles », conte merveilleux de la tradition maritime bretonne et « la Femme Blanche des Marais », véritable roman de cape et d'épée sur fond de guerre de religions, voilà trois contes de Bretagne, superbement mis en texte par un Paul Féval qui sait, mieux que quiconque, amener le suspens dans des récits tour à tour sombres, romantiques, merveilleux et qui baignent dans cette atmosphère si spéciale que la Bretagne sait donner à ses contes et légendes.
    Paul Féval, né à Rennes en 1817 est plus connu comme l'auteur du « Bossu ». Ses Contes de Bretagne sont pourtant parmi les grands classiques du genre. A (re)découvrir absolument pour retrouver les joies de l'enfance.

  • Voilà tout juste deux cents ans, le Nord, l'Est et le Sud-Ouest de la France étaient envahis par les armées coalisées (Russes, Allemands, Autrichiens au Nord ; Anglais, Espagnols & Portugais au Sud), décidées à en finir définitivement avec Napoléon Ier que la désastreuse campagne de Russie avait si considérablement affaibli.
    En l'espace d'un trimestre (de janvier à avril 1814), le sort de la France (et de l'Empire) semble tour à tour sauvé ou perdu, au gré des batailles à demi-gagnées ou à demi-perdues par des armées françaises qui luttent le plus souvent à 1 contre 3 ! Mais, au final - on le sait -, la fortune tournera en défaveur d'un Napoléon qui ne parvient pas à empêcher Paris, après une terrible bataille dans les faubourgs, de tomber aux mains des Coalisés et qui, pris dans un infernal engrenage de malchances successives, finit par abdiquer, abandonné par tous...
    Le 1814 de Henry Houssaye est un ouvrage inouï où l'on suit, au jour le jour, parfois même d'heure en heure, le déroulement haletant des événements : on se trouve sur les chemins qui mènent aux champs de bataille, aux marches en avant ou aux retraites ; dans les villes assiégées, prises ou reprises, au sein des états-majors qui échafaudent fiévreusement des plans ; au côté des maréchaux, des généraux, des politiciens du gouvernement de régence à Paris et leurs (vacillants) états d'âme ; enfin dans l'intimité même de Napoléon Ier et de ses soldats...

  • Paru initialement en 1918, Caspak, monde oublié est le premier tome d'un autre Cycle, celui de Caspak - qui revisite les thèmes du monde perdu et de l'évolution. Il se compose de trois nouvelles, présentées en deux volumes. Sa première publication en français ne date que des années 1980.
    Caspak est une grande île au climat tropical que le navigateur italien Caproni, qui accompagna Cook en 1721, prétendit avoir découvert au milieu de l'océan antarticque. Il n'avait pu y débarquer, ses côtes inhospitalières étant dépourvues de plages et bordées d'immenses falaises rocheuses dont un élément métallique étrange dérègle les boussoles.
    La première nouvelle (La terre que le temps avait oubliée) est le récit tiré du manuscrit, écrit et jeté dans l'océan antarticque par Bowen J. Tyler : en 1916, en pleine guerre mondiale, à la suite de deux naufrages consécutifs et par suite d'une navigation sous-marine aléatoire, Bowen Tyler, un ingénieur de marine, miss Lys La Rue et les membres anglais et allemands, forcément antagonistes, rescapés des équipages naufragés, pénètrent au coeur de l'île de Caspak, île que l'évolution des espèces n'a absolument pas touchée. L'étonnement, puis la peur et l'horreur ne tardent pas à se faire jour...
    La seconde nouvelle (Le peuple que le temps avait oublié) est le compte-rendu, rédigé par Tom Billings, l'homme de confiance des Tyler, de la non moins périlleuse et extraordinaire expédition lancée pour retrouver Bowen, le fils disparu.

  • Contes kabyles

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    • Prng
    • 20 Février 2019

    Les Berbères, dit Ibn Khaldoun au XVe siècle, racontent un si grand nombre d'histoires que, si on se donnait la peine de les mettre par écrit, on remplirait des volumes.
    Les contes qu'on lira plus loin proviennent surtout de la région du Haut-Sébaou ; mais il est évident qu'en raison des innombrables contacts entre les montagnes de la Grande Kabylie et Alger, la localisation des textes ne saurait avoir une rigueur absolue. Les Kabyles conservent jalousement leurs traditions et leurs coutumes, mais ne se dérobent à aucune influence. On s'est souvent demandé dans quel rapport étaient le folklore kabyle et le folklore arabe. le problème est peut-être insoluble et même un peu vain. La phrase citée d'Ibn Khaldoûn semble bien signifier que, dans son esprit, les Berbères avaient de nombreux récits propres avant l'invasion arabe. Frobenius estime qu'une partie au moins du folklore kabyle, par son caractère, ses héros et son style, a des affinités avec l'Europe occidentale plutôt qu'avec l'Asie. Ce qui est par ailleurs certain, c'est que l'invasion arabe contribua à apporter en Afrique du Nord tout le cycle de contes que nous voyons constitué et souvent littérarisé dans l'Orient médiéval.
    Nous nous sommes efforcés de reproduire les contes tels qu'ils sont dits, sans y ajouter des fioritures littéraires et de vains délayages. il convient, semble-t-il, d'abord et avant tout que soient recueillis tels quels les vestiges des traditions populaires. Tout le travail littéraire ou d'érudition qui peut être fait autour d'eux doit d'abord respecter leur intégrité. Toutes proportions gardées, il faut, comme pour les livres saints, établir des textes authentiques et corrects (extrait de l'Introduction, édition de 1945).

  • Perros, no ! - chiens non admis - tel un entêtant leitmotiv, cette affirmation péremptoire vient rapidement empoisonner le quotidien du pèlerin vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
    Parti pour un pèlerinage tranquille, l'auteur se laisse convaincre par sa chienne, Torah, de l'amener avec lui, et tous deux se trouvent lancés dans une aventure où l'adversité devient prépondérante...
    La présence de Torah va servir de révélateur à nombre d'émotions, de rebellions, de colères, de complicités, de la part des marcheurs-pèlerins ou de leurs hôtes sur le Chemin. Un récit de voyage et de pèlerinage inédit et vraiment hors de l'ordinaire, que raconte, à la première personne, Torah, berger briard femelle, à la langue bien pendue... Pour les êtres humains et canins de tous âges : humour, émotion... et mal aux pieds et aux pattes garantis !

  • Premier ouvrage entièrement dédié au général baron Charles Delaitre, cette biographie s'efforce de rendre à la mémoire collective un personnage au patronyme peu connu mais dont les états de service forcent pourtant l'admiration et le respect : le 21 janvier 1804, désigné pour faire des mamelouks une unité opérationnelle, le capitaine Delaitre fait la brillante démonstration de sa réussite en culbutant à Austerlitz les terribles chevaliers-gardes du tsar Alexandre. La satisfaction de l'Empereur est telle qu'en récompense de ce haut fait d'armes, il reçoit personnellement ses épaulettes de chef d'escadron et, événement rarissime, sa compagnie une aigle et un guidon ; le 6 avril 1807, Napoléon lui confie une nouvelle mission délicate à Varsovie : monter de toutes pièces et dans les délais les plus brefs un régiment de chevau-légers polonais.
    Surmontant les nombreux obstacles qui entravent l'exécution du projet, le major Delaitre relève le défi et obtient sa consécration à Somosierra de la bouche même de son maître : « Vous êtes digne de ma Vieille Garde, je vous reconnais pour ma plus brave cavalerie ! » ; les 27 et 28 novembre 1812, lors des combats sur la Bérézina, la division Partouneaux et la 30e brigade de cavalerie du général Delaitre, qui lui est attachée, doivent conduire une action de diversion destinée à attirer l'attention des Russes sur Borisov. Maintenues trop longtemps en arrière-garde, ces unités sont sacrifiées par l'Empereur pour permettre au maréchal Victor de tenir la tête de pont à Studianka, permettant ainsi à la Grande Armée de franchir le fleuve.

  • Pierre castillou naît à oloron-sainte-marie en 1953, tout près de la cathédrale, lieu de passage incontournable des pèlerins en route verts saint-jacques-de-compostelle.
    Devenu receveur des postes, il consacre l'essentiel de ses loisirs au dessin, à la sculpture qu'il présente au cours de nombreuses expositions personnelles dans tout le grand sud-ouest. passionné par les voyages et la randonnée pédestre, c'est son amour pour l'art roman qui le conduit véritablement sur son premier chemin de saint-jacques. depuis il fréquente régulièrement ses multiples voies, son carnet de dessins à la main.
    Dans ces regards sur le chemin de compostelle, abondamment illustré par ses aquarelles, il conte ses expériences, ses rencontres, laissant son coeur et son âme se dévoiler librement entre le-puy-en-velay et la galice. il jalonne son récit de nombreuses anecdotes, de légendes épiques qui nous éclairent sur l'histoire du " chemin des étoiles ". ce véritable livre d'accompagnement, authentique et sincère, contribue à la découverte, à la compréhension du grand itinéraire culturel européen du troisième millénaire, tant parcouru à travers les siècles.
    Il donne au lecteur l'agréable illusion de devenir un pèlerin, cheminant page après page vers là oú finit la terre, tout au long de ces étapes qui mènent au tombeau de l'apôtre saint jacques.

  • Jacques Ellul est né en 1912 à Bordeaux où il enseigne à la faculté de droit et à l'Institut d'Etudes Politiques de 1944 à 1980. Ses cours sur le Marxisme, l'Histoire des Institutions de l'Antiquité à nos jours, la Propagande et la sociologie de la société technicienne ont laissé leur empreinte sur bon nombre d'étudiants qui gardèrent de lui un souvenir ému et reconnaissant.
    Historien et sociologue mais aussi théologien, il analyse avec passion et lucidité les phénomènes les plus complexes de notre société dans un langage volontairement simple et compréhensible.
    Précurseur, avec son ami Bernard Charbonneau, du mouvement écologique et initiateur des associations locales de défense de l'environnement en Aquitaine, Jacques Ellul inventa, dans les années 1930, la formule : « Penser globalement, agir localement ». Formule qui fit recette au point d'en devenir le slogan de l'association altermondialiste : ATTAC. On se doit, d'ailleurs, de rappeler, à toutes fins utiles, qu'à l'aube de l'écologie politique en France, l'auteur préconisait une écologie non-politique...
    Le présent ouvrage rassemble les articles parus dans les quotidiens Sud-Ouest et Ouest-France, écrits entre 1953 et 1994 et réunis par sa fille Dominique North-Ellul. Le témoignage de J.-C. Guillebaud (écrivain et journaliste qui débuta à Sud-Ouest) et la préface d'Etienne Jurie (auteur d'un mémoire de maîtrise sur J. Ellul et le protestantisme) viennent éclairer utilement l'oeuvre journalistique d'Ellul. Laquelle, malgré le temps, demeure d'une étonnante et brûlante actualité...

  • Le terme « Uchronie » est composé des mots grecs « U » et « Chronos » signifiant respectivement « non » et « temps » ce qui peut se traduire par « un temps qui n'existe pas ». C'est le terme qu'inventa le philosophe Charles Renouvier, en 1857, avec son ouvrage précurseur : « Uchronie : l'utopie dans l'Histoire ».
    Il y entreprend rien moins que de réécrire l'Histoire en partant de l'hypothèse que le christianisme n'étant pas devenue religion d'état sous l'empereur Constantin, la face du monde s'en trouve changée dans la mesure où le monde s'évite les siècles d'obscurantisme, de répression et de tyrannie du catholicisme...
    ... Ou quand, au XIXe siècle, la philosophie flirte avec la sciencefiction pour donner naissance à un genre littéraire qui connaîtra son heure de gloire un siècle plus tard. Un ouvrage capital à redécouvrir absolument...
    Charles Renouvier (1815-1903), né à Montpellier, étudie à l'Ecole Polytechnique et participe au mouvement socialiste et républicain de l'époque. Auteur d'oeuvres philosophiques où le protestantisme, est le symbole du libre-penseur face à une société catholique corsetée dans ses conservatismes. Son ouvrage majeur, «Le Personnalisme», marque la prééminence des valeurs de Justice, de Morale et de Liberté de conscience face à tous les dogmatismes.

  • Les jeux de la Force Basque sont directement issus des travaux des champs et de l'élevage d'autrefois, quand les machines ne remplaçaient pas encore la force humaine.
    J.-L. Guidez, journaliste, nous raconte, en une sorte de reportage, les divers jeux de la Force Basque, leurs origines, leurs règles, leurs champions.
    Un petit livre destiné à faire mieux comprendre ces épreuves qui restent dans la plus pure tradition de l'amateurisme sportif, et où l'essentiel est de participer... mais en force !

  • Paru en feuilleton en 1912 puis en livre en 1917, A Princess of Mars est le premier tome du célèbre Cycle de Mars qui comprend onze volumes. Sa première publication en français date de 1937 en feuilleton et de 1938 en livre, sous le titre : Le Conquérant de la planète Mars.
    C'est cette version « historique » avec ses illustrations d'époque que nous rééditons aujourd'hui.
    L'histoire du capitaine John Carter, ancien officier sudiste qui se retrouve mystérieusement propulsé sur la planète Barsoum - nom local de la planète Mars - est désormais connue : la planète rouge dont les populations autochtones - hommes verts et hommes rouges -, se déchirent dans d'affreuses guerres, se verra finalement sauvée par John Carter au prix de nombreux rebondissements et péripéties. Mais l'amour de Dejah Thoris, la sublimissime princesse de Hélium, sera la récompense ultime de toutes les fantastiques tribulations de John Carter sur la non moins fantasmatique planète rouge...

  • L'Histoire du Canada français a pour origine un projet patronné par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal qui invite le chanoine Groulx à prononcer une série de quelque cent leçons d'histoire d'environ 15 minutes, chaque semaine à la radio CKAC. Le rendez-vous hebdomadaire se poursuivra jusqu'en 1952. C'est une version remaniée du texte rédigé aux fins de ce cours public qui paraît en quatre tomes entre 1950 et 1952. L'Histoire du Canada français se découpe en deux parties : le régime français (depuis la découverte de Jacques Cartier jusqu'au traité de Paris de 1760) et le régime britannique au Canada (après 1760). L'ouvrage s'avère être le grand'oeuvre de Lionel Groulx qui, de pair avec François-Xavier Garneau au XIXe siècle, mérite le titre d'historien national du Canada français.

  • Paru initialement en 1914, At the earth's Core est le premier tome d'un autre Cycle celui de Pellucidar qui comprend six volumes.
    Une première publication en français date de 1938 (2e volume de la série), il faut sinon attendre la fin des années 1960 pour en voir les premières traductions en français.
    Dans ce cycle, la Terre est une sphère creuse dans laquelle se trouve le continent de Pellucidar. Ce sont le prospecteur David Innes et son compagnon, l'inventeur Abner Perry, qui découvre par hasard ce continent intérieur en testant un excavateur spécial, la taupe d'acier, qui doit leur permettre d'exploiter de nouveaux filons de minerais au sein des grandes profondeurs terrestres. La machine s'emballe sans moyen de l'arrêter et les deux aventuriers aboutissent au creux de la Terre sur Pellucidar. C'est un univers très spécial : sa surface étant concave, il n'y a pas d'horizon et l'atmosphère y est plus dense qu'à la surface de la planète. Les nuages y sont rares mais occasionnent de véritables ouragans. Le soleil de Pellucidar, qui correspond au noyau terrestre, est situé exactement au centre du ciel et ne bouge pas, ce qui fait qu'il n'y a jamais de nuit sur le continent... Pellucidar est habité par des animaux préhistoriques et par des peuples primitifs, humains et non-humains...
    En route donc pour d'incroyables aventures au centre de la Terre !
    Edgar Rice Burroughs, né à Chicago (1875-1950), est plus connu aujourd'hui comme le créateur des aventures de Tarzan. Pourtant les oeuvres de science-fiction de ce grand précurseur dans le genre planet opera (Cycle de Mars, de Vénus, de la Lune, de Pellucidar) méritent amplement d'être redécouvertes.

  • Paru initialement en 1887-1890, en douze fascicules formant deux volumes de plus de 400 pages, avec 60 gravures couleur hors-texte, le Calendrier Républicain illustré par Métivet et commenté par Catulle Mendès est une occasion unique de se replonger dans ce calendrier qui gouverna le temps en France durant une quinzaine d'années de la Révolution au Consulat.
    Chaque mois était divisé en 3 décades, soit 30 jours. Ils correspondaient à une période de l'année : Vendémiaire : des vendanges ; Brumaire : des brouillards et brumes ; Frimaire :
    Du froid sec ou humide ; Nivôse : de la neige qui blanchit la terre ; Pluviôse : des pluies qui tombent avec plus d'abondance ; Ventôse : des giboulées et du vent qui vient sécher la terre ;
    Germinal : de la germination et de la montée de la sève ; Floréal : de l'épanouissement des fleurs ; Prairial : de la récolte des prairies et de la fécondité ; Messidor : des moissons dorées qui couvrent les champs ; Thermidor : de la chaleur solaire et terrestre qui embrase le sol ;
    Fructidor : des fruits que le soleil dore et mûrit. Les noms des jours de la décade sont :1er jour :
    Primidi ; 2e jour : duodi ; 3e jour : tridi ;4e jour : quartidi ; 5e jour : quintidi ; 6e jour : sextidi ;
    7e jour : septidi ; 8e jour : octidi ; 9e jour : nonidi ; 10e jour : décadi (jour de repos).
    Catulle Mendès illustre, avec brio, cette année de calendrier au fil des mois et des décades, de tranches de vie qui se déroulent au coeur de la Révolution, de Vendémiaire à Fructidor.

  • Précédant « l'Empire chinois » (qui relate son périple de retour) voilà la première partie de l'odyssée du père Huc à travers la Chine du milieu du XIXe siècle.
    Dans un style volontiers alerte et minutieux, le père Huc nous dépeint les contrées qu'il traverse, les moeurs et les coutumes de leurs habitants, la vie quotidienne des Chinois de toutes conditions...
    Toujours précis, parfois prémonitoire dans ses commentaires, cet ouvrage, «best-seller» au XIXe siècle, reste un des récits de voyage sur l'Extrême-Orient parmi les plus captivants qui soient avec le « 16.000 lieues à travers l'Asie & l'Océanie » d'Henry Russell-Killough.

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