M-editer

  • "Dans ce livre clair et précis, Yvon Quiniou poursuit sa critique de la religion en approfondissant celle qu'on trouve chez Feuerbach dans L'essence du christianisme. C'est l'homme qui fait la religion, de part en part : il projette sur un Dieu imaginaire les qualités qui sont les siennes, quitte à les porter à l'infini, ou encore il exprime sur un mode illusoire ses désirs ou aspirations. La religion est donc un reflet de l'homme qui s'ignore, un "rêve éveillé" dans lequel il s'aliène puisqu'il se dépossède de sa propre essence et qu'il se détourne de la réaliser dans sa vie terrestre.
    A quoi s'ajoute qu'elle le mutile concrètement par ses interdits. L'homme, selon Feuerbach, doit donc se débarrasser de Dieu, devenir à lui-même son propre Dieu et pratiquer l'amour des autres hommes. Cette magnifique leçon d'humanisme athée et critique est plus que jamais d'actualité à une époque où la religion fait un retour public extrêmement dangereux Cependant, elle doit se prolonger en une politique qui l'accomplisse : c'est vers Marx qu'il faut alors se tourn

  • "Tout ce qui est beau est difficile autant que rare" : formule qui clôt L'Ethique et qui s'applique à merveille à l'ouvre de Spinoza. On réduit souvent celle-ci à sa difficulté, ce qui est une bonne excuse pour s'épargner l'effort d'y entrer, mais ce qui interdit aussi l'accès à une pensée vertigineuse. Dans le présent ouvrage, il est question du corps, des huîtres, d'une vague, de l'amour, d'un virus, du sourire d'une jolie fille, de la place que les hommes occupent dans la Nature, de celle qu'ils croient y occuper.
    Toutes choses dont nous parle Spinoza, explicitement ou non, mais concrètement et d'une manière inégalable. Armé d'un peu de courage et de quelques clés utiles, on peut ouvrir plusieurs portes de L'Ethique, et tenter de s'approprier une pensée qu'il serait dommage de croire réservée aux seuls spécialistes.

  • " L ABCDaire consiste à disperser volontairement une certaine philosophie, afin de la rendre plus lisible ou plus visible.
    Les mots ouvrent ; de vives discussions. Nous avancerons à chaque fois une réponse qui ne sera pas toujours partagée. Nous ne nous en plaignons pas. La philosophie, en général, ne répugne pas à cette situation. " Dans la diversité des analyses de François Dagognet un fil conducteur rend sa démarche particulièrement originale : alors que dominent chez bon nombre de penseurs la condamnation de la technique et le ressentiment envers l'époque, ce philosophe ne cesse de souligner les aspects positifs, libérateurs et créatifs du monde actuel y compris dans les domaines qui passent pour les plus redoutables, même s'il n'a de cesse aussi d'en déceler les dysfonctionnements.

  • Philosophies de l'image

    Collectif

    Le but de cet ABCDaire - exercice collectif original - est de diversifier les approches critiques, afin de rendre la richesse du thème général plus explicite encore pour l'auditeur et le lecteur. Ces interventions ouvrent ainsi des perspectives dialogales stimulantes, leurs auteurs proposant à chaque fois une démarche personnelle susceptible d'être partagée en ce qu'elle fait primer le travail de la pensée sur la communication de résultats tout faits. Nos rapports au monde et à autrui passent toujours plus aujourd'hui par des images en tout genre : artistiques, religieuses, techno-scientifiques, politiques, mais aussi de plus en plus médiatiques. Nos vies privées et publiques sont ainsi redoublées d'un spectacle omniprésent et permanent, qui peut brouiller jusqu'à la distinction du réel et du virtuel. Dans ces conditions, n'est-il pas urgent de s'interroger à nouveau sur ce qui fait la ligne de partage entre des images maîtresses d'erreur et d'errance et des images susceptibles d'éclairer le monde et donc de participer au mieux à l'orientation de nos existences ?

  • La politique v3

    Blaise/Hassner/Menis

    • M-editer
    • 14 Février 2005

    La guerre est un phénomène majeur de l'époque
    contemporaine qui a vu se déchaîner la violence de masse aussi bien à l'intérieur des nations (guerre civile) qu'entre les États, jusqu'à ce qu'elle devienne " mondiale " au siècle dernier et enrôle aujourd'hui les États démocratiques eux-mêmes sous la bannière d'un " Empire du bien " affrontant l'" Axe du mal " d'un terrorisme radical, avec pour horizon un " choc des civilisations " de plus en plus présenté comme
    étant inexorable, voire désirable.
    C'est dans un tel contexte, qui alimente un débat qui traverse les institutions internationales mais aussi mobilise les intellectuels et l'opinion publique de tous les pays, que ce livre veut donner à penser à propos d'un thème ("Guerre et paix") qui engage le sort de l'humanité, comme l'état du monde lui-même.

  • Si vivre et mourir semble aller de soi comme étant dans l'ordre naturel des choses, la culture des hommes témoigne qu'ils s'interrogent constamment, depuis les temps les plus reculés, sur le sens même de la vie et de la mort, en se demandant notamment Pourquoi vivre si c'est pour mourir ? La question devient d'autant plus lancinante aujourd'hui que les grands récits justificateurs (religieux, historiques, esthétiques, politiques et même techniques et scientifiques) ont perdu de leur crédibilité auprès d'individus inquiets, livrés au marché des nouvelles spiritualités sans cesse alimenté par nos sociétés désenchantées.

  • Des recettes inédites, authentiques et modernes des Alpes du Sud par des gourmets d'aujourd'hui. Des rencontres avec des producteurs locaux, des reportages et des histoires à cuisiner. Ce livre est le fruit d'une quête de plus d'un an dans les vallées et les montagnes des Hautes-Alpes.

  • La pensée de Gilles Deleuze (1925-1995) se trouve à première vue dans un statut très ambigu. D'une part elle s'est engagée de plus en plus résolument sur la voie d'une « pop'philosophie ». D'autre part, elle semble présupposer la connaissance de plusieurs territoires théoriques à un niveau souvent sophistiqué, multipliant les allusions non seulement aux autres philosophies mais à la littérature et aux sciences. Le présent ouvrage assume cette ambiguïté. Il explique tout ce qu'il faut expliquer, déplie tout ce qui devait être déplié, pour assurer sur la pensée deleuzienne un accès optimal et une intelligibilité maximale. Il faut rappeler que l'éclectisme leibnizien, dont Deleuze hérite, consiste à prendre le meilleur partout. Ainsi l'héritage de la philosophie passée donne-t-il à la philosophie présente un élan hors-pair. Deleuze a su y discerner en particulier le lignage méthodologique issu de Platon et prolongé par Bergson, dans un contrepoint inattendu avec la tradition de Lucrèce, de Spinoza et de Nietzsche. La méthode résultante (dite de « dramatisation ») est ce qui donne à la pensée deleuzienne, dans sa résonance à l'événement, la prise qu'elle a sur les choses et sur tous les grands problèmes. Surgit alors sous nos yeux un nouveau système de philosophie, traversant les deux moments conceptuels où il s'est exposé successivement : la pensée du « Simulacre » de Différence et Répétition, puis la théorie du « Rhizome » des Mille plateaux.

  • Il semble bien que la dé-moralisation de la politique soit l'une des dimensions voire la cause même du sentiment de crise qui mine aujourd'hui nos sociétés démocratiques désenchantées. Il est donc nécessaire de repenser la politique en référence à la morale, pour resituer l'action collective dans le cadre d'une réflexion sur le bien et le mal. Une telle réflexion est susceptible d'identifier et de combattre les pathologies et les violences qui menacent de ruiner jusqu'à la volonté des hommes de vivre ensemble selon des institutions communes. C'est à l'examen critique des rapports qu'entretiennent aujourd'hui la politique et la morale que vous invitent les interventions ici rassemblées.
    La collection " 15 Minutes Pour Comprendre " propose des livres où se confrontent différents auteurs sur un même thème et selon des perspectives critiques différentes. Cette confrontation de thèses permet aux lecteurs de se faire une opinion éclairée. "Jean-Marc Ferry est Professeur à l'Université Libre de Bruxelles en science politique et en philosophie morale, et chercheur C.N.R.S (Paris). Son oeuvre a été couronnée à deux reprises par l'Institut de France : prix La Bruyère de l'Académie française et prix Louis Marin de l'Académie des sciences morales et politiques. ANDRE STANGUENNEC, Agrégé de l'Université, docteur d'État, est Professeur émérite à l'Université de Nantes, et Président de la Société Nantaise de Philosophie. Ses travaux portent sur Hegel, l'idéalisme allemand et l'herméneutique contemporaine envisagée particulièrement sous l'angle du symbolisme de la culture (S. Mallarmé, E.
    Cassirer, H.-G. Gadamer), ainsi que sur la constitution de la pensée dialectique aujourd'hui. JOËL GAUBERT est Professeur agrégé de philosophie en classe préparatoire littéraire (Khâgne) au Lycée Georges Clemenceau de Nantes, Vice-président de la Société Nantaise de Philosophie et Secrétaire de l'association Philosophia. Traducteur (en collaboration) et commentateur des oeuvres d'Ernst Cassirer, ses travaux portent sur la fonction symbolique, qui constitue le plus propre de l'homme, considéré à la fois collectivement et individuellement comme " animal symbolique " qui tâche de s'accomplir progressivement par la médiation des formes culturelles qu'il se donne dans son histoire : le mythe, la religion, la langue, l'art, la technique, la science, la politique, le droit, la morale et la philosophie elle-même. ANDRE GUIGOT est professeur de philosophie au Lycée Appert d'Orvault et chargé de cours à l'Université de Nantes. Docteur en philosophie, il est spécialiste de philosophie contemporaine : ses recherches portent sur la phénoménologie, l'herméneutique et la théorie politique. JEAN-LOUIS EUVRARD est maître de conférences émérite à l'Université de Nantes, spécialiste de philosophie morale et politique, en particulier d'Adam Smith auquel il a consacré sa thèse."

  • S'il y a encore une certitude en nos temps d'incertitudes, c'est bien que tous les hommes désirent être heureux et doivent consacrer leur énergie à le devenir. Le bonheur est sans doute devenu aujourd'hui la chose du monde la plus convoitée. En témoignent le souci de chacun de donner ainsi sens à sa propre vie, mais aussi l'industrie culturelle de masse dont les produits (télévisuels, cinématographiques, journalistiques et même littéraires) prétendent y pourvoir. Mais est-il possible de chercher, et surtout de trouver, un objet dont on ne se fait pas une idée précise, comme cela semble être particulièrement difficile dans le cas du bonheur ?
    Le bonheur, quel intérêt oe Celui-ci réside-t-il dans l'utilité (intérêt technique), dans le plaisir (intérêt pragmatique) ou dans la vertu (intérêt éthique) ? On voit qu'à l'intérêt théorique (pour la pensée) de rechercher l'essence du bonheur, s'articule l'intérêt pratique (pour l'action) de déterminer le genre de vie qu'il faut choisir pour devenir effectivement heureux. Mais ne faut-il pas, aussi et surtout, se demander si le bonheur constitue réellement le but suprême de l'existence humaine (le souverain bien), notamment face au constat actuel de l'insatisfaction généralisée et même du ressentiment exacerbé qu'engendre notre quête effrénée du bonheur. N'y aurait-il pas un malaise dans la civilisation du bonheur ?

  • Vices ou vertus ?

    Collectif

    • M-editer
    • 28 Février 2008

    Le but de cet abcdaire - exercice collectif original - est de diversifier les approches critiques, afin de rendre la richesse du thème général plus explicite encore pour l'auditeur et le lecteur.
    Ces interventions ouvrent ainsi des perspectives dialogales stimulantes, leurs auteurs proposant à chaque fois une démarche personnelle susceptible d'être partagée en ce qu'elle fait primer le travail de la pensée sur la communication de résultats tout faits. longtemps la distinction entre le bien et le mal, les vertus et les vices, s'est présentée comme absolue, tranchée par la volonté de dieu, l'ordre de la nature, le cours de l'histoire ou encore l'essence de l'homme.
    Aujourd'hui, le désenchantement du monde, l'évolution des techno-sciences, la libéralisation des moeurs et les horreurs historiques du dernier siècle semblent avoir irrésistiblement brouillé les notions mêmes du bien et du mal, la frontière entre elles devenant toute relative jusqu'au fond des consciences auxquelles on intime maintenant de " ne surtout pas juger ". il est donc urgent de penser à nouveaux frais " les vices et les vertus ", comme le bien et le mal, si l'on veut échapper aux violences de la décivilisation collective et de la démoralisation personnelle

  • Le mourant + 1cd

    Baudry Patrick

    La mort met en échec la pensée car elle est coupure, béance insaisissable.
    Elle met aussi en échec le pouvoir du sujet puisqu'elle se caractérise par la perte de maîtrise. Mais voici qu'aujourd'hui l'attention se focalise moins sur l'énigme de la mort que sur les conditions du mourir. L'on assiste alors à la promotion du " mourant ". Cette nouvelle catégorie magnifie autant qu'elle exile celui qui meurt. Elle le somme de se conformer à un idéal de maîtrise en adéquation avec l'idée illusoire d'un individu transparent à lui-même.
    Celui-ci doit définir solitairement la dignité et la valeur de sa vie ainsi réduites à n'être qu'une convenance personnelle. En croisant ici une approche psychanalytique, sociologique et philosophique, ce livre veut nous éclairer sur ce que la mort et le mourir veulent dire aujourd'hui.

  • Le populisme semble redevenir d'actualité en matière de politique nationale et internationale.
    Mais en quoi consiste exactement le populisme aujourd'hui, en nos temps de démocratie désenchantée, et quelles en sont les causes, les figures et les conséquences ? Que pouvons-nous et devons-nous faire pour y remédier s'il apparaît qu'il n'y va pas seulement d'une crise politique passagère mais bien d'une lame de fond bouleversant nos rapports au politique mais aussi au monde lui-même ? C'est à l'élaboration et à l'examen de ces questions que s'essaient ici les textes des quatre conférences proposées au public par l'association Philosophia dans le cadre de l'Université Pop' du lieu unique à Nantes.
    Leurs auteurs y présentent des démarches et des thèses sans doute différentes mais surtout complémentaires.

  • Penser la crise

    Collectif

    • M-editer
    • 1 Décembre 2007

    Le but de cet ABCDaire - exercice collectif original - est de diversifier les approches critiques, afin de rendre la richesse du thème général plus explicite encore pour l'auditeur et le lecteur. Ces interventions ouvrent ainsi des perspectives dialogales stimulantes, leurs auteurs proposant à chaque fois une démarche personnelle susceptible d'être partagée en ce qu'elle fait primer le travail de la pensée sur la communication de résultats tout faits. La crise est un moment singulier de l'existence des hommes et du monde où l'ordre habituel des choses se met à vaciller et menace même de retourner au chaos. On la redoute donc le plus souvent, en essayant de l'éviter. Mais plutôt que d'en craindre le pire, ne peut-on en espérer le meilleur : dans sa violence même, la crise ne fait-elle pas apparaître de nouvelles possibilités d'être ? Ne faut-il pas alors tâcher de s'en saisir comme l'occasion d'une renaissance, aussi bien dans l'existence personnelle des individus que dans la vie collective des peuples oe

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