Lior

  • Un dragon au coeur d'artichaut, un chat qui tire les ficelles, une apprentie sorcière en plein sabbat, un prince poucet jouant de la lyre... autant de personnages qui animent ces sept contes librement inspirés de plusieurs traditions. Nés sous le signe de la fantaisie, ils n'attendent plus qu'un conteur pour prendre vie !

  • Août 1853 au royaume de Prusse. Une jeune fille juive de seize ans qui rêve d'aventure épouse son oncle de vingt-huit ans qui vient tout juste de rentrer des États-Unis. Le mariage à peine célébré, ils s'embarquent à Hambourg pour traverser l'Atlantique. C'est le début d'un périple qui les mènera par la piste de l'Oregon chez les chercheurs d'or de Californie, puis jusqu'à Salt Lake City où ils s'établiront parmi les pionniers mormons.

  • Les contes judéo-espagnols, anciens ou nouveaux, portent la mémoire des juifs sépharades d'Orient, de leur sagesse, de leur mode de vie et surtout de leur humour. Les petits et les grands défauts de chacun y sont traités avec beaucoup d'ironie et de réalisme. Comme les juifs ottomans ne vivaient jamais en ghetto, ils ont aussi emprunté beaucoup de traits à leurs voisins grecs, turcs, arméniens... qu'ils ne manquent pas une occasion de mettre en scène.

  • Un grand bonheur attend les lecteurs de ce livre : la découverte d'un monde à jamais disparu à travers l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature judéo-espagnole.
    Eliya Karmona est né à Istanbul le 21 octobre 1869 dans l'une des familles juives les plus influentes de la ville. Son grand-oncle, Tchelebi Behor Karmona (1773-1826) fut le fermier-général de l'Empire ottoman. Son père ayant essuyé un revers de fortune, Eliya Karmona dut cependant très tôt gagner sa vie. S'il en avait été autrement nous n'aurions sans doute pas pu découvrir à ses côtés un extraordinaire tableau de l'Empire ottoman à son couchant.
    Armé de son nom pour seul capital, Eliya Karmona est poussé par une formidable énergie qui le conduit à exercer trente-six métiers, solliciter les célébrités de son temps, effectuer de constants voyages d'une ville à l'autre. L'argent lui glisse entre les doigts dès qu'il apparaît. Chaque échec, chaque rebuffade qu'il reçoit est une initiation et l'occasion d'un nouveau départ. Personnage burlesque, Eliya Karmona apparaît tour à tour ballotté, impuissant, victime des hommes et des femmes - une mère omnisciente, une maîtresse conquérante, une épouse superstitieuse - mais aussi résistant, intrépide, entreprenant. Après moult aventures, il parviendra à son but suprême : fonder un journal satirique en judéo-espagnol. Ce sera El Djugueton (1908-1931).
    Le grand talent d'Eliya Karmona est d'avoir su se mettre en scène dans la veine des meilleurs auteurs picaresques espagnols et d'avoir su faire rire et réfléchir ses lecteurs envers et contre lui. Nul doute que ce Karmona saute-ruisseau et sans le sou restera le plus illustre rejeton de cette noble famille séfarade.

  • Peu de personnes peuvent se prévaloir d'avoir vécu plusieurs vies et encore moins plusieurs vies heureuses au XXe siècle. C'est le privilège de Victor Eskenazi, un Juif ottoman né en 1906 à Istanbul ou plutôt Constantinople, la capitale de l'Empire ottoman. Sa ville natale est alors une métropole vibrante, un carrefour des langues et des cultures à la veille de grands bouleversements. A travers lui, nous découvrons toute la richesse d'une éducation cosmopolite au sein d'une famille sépharade qui a conservé d'un passage à Gibraltar la nationalité britannique. Les vicissitudes de l'histoire mèneront successivement Victor Eskenazi à Vienne puis à Milan où il apprend d'un oncle haut en couleur le commerce des antiquités orientales. Puis c'est la Seconde Guerre mondiale où Victor Eskenazi s'engage comme volontaire dans l'armée britannique. Affecté au renseignement militaire au Caire puis à Istanbul, il finira la guerre au rang de capitaine de l'Intelligence Corps. En toutes circonstances Victor Eskenazi a fait preuve d'une extraordinaire capacité d'adaptation et d'une confiance à toute épreuve. C'est cette leçon de vie peu commune qu'il nous transmet en même temps que les saveurs d'un monde disparu.

  • Tante Sara, épouvantée, inclina son oreille sur la poitrine de sa soeur comme pour l'ausculter : pas le moindre battement de coeur, sa soeur était sans mouvement. Aussitôt, élevant la voix, elle se prit à sangloter bruyamment et à déplorer le sort de la défunte. Il pouvait être dix heures. Aux cris poussés par elle, grand-mère qui gisait sur son grabat comprit que sa cadette n'était plus de ce monde. Une sueur froide parcourut tout son corps. Mourir, c'est déjà un malheur. Laisser derrière soi quatre orphelins dans le dénuement total, sans qu'un proche puisse prendre soin d'eux, c'était la catastrophe... Cette pensée terrifiante terrassa la vieille femme sous le coup. Il y avait à peine une demi-heure que sa cadette avait rendu l'âme au Créateur.
    Écrit dans un savoureux français d'Orient, les mémoires de jeunesse de Nissim M. Benezra offrent une vision saisie sur le vif d'Istanbul à la fin de l'Empire ottoman et dans les premières années de la république turque. Malgré le dénuement de l'auteur dans sa prime enfance, on est frappé par son inextinguible soif de vivre, son sens de la dérision et sa vision très personnelle du monde qui font de ce livre l'un des plus émouvants du monde sépharade.

  • Le 22 août 1853, un jeune peintre et photographe juif de trente-huit ans, Solomon Nunes Carvalho, acceptait l'offre du colonel John Charles Frémont de participer à sa dernière campagne d'exploration dans l'Ouest américain. De ce voyage à travers les montagnes Rocheuses et jusqu'en Californie, Carvalho devait ramener le premier grand reportage photographique du Far West.
    Né dans une famille sépharade de Charleston, Solomon Nunes Carvalho n'avait pourtant jamais sellé un cheval de sa vie et connaissait à peine le maniement des armes. En revanche, il était curieux de toutes les inventions et était devenu en quelques années un daguerréotypiste renommé dans l'Est des États-Unis. Effectuer un reportage en plein hiver et en haute altitude constituait cependant un défi quasi insurmontable pour l'époque. Il décida de le relever et y parvint au terme d'une incroyable épopée dont il écrivit le récit à son retour. Le livre devint aussitôt un best-seller aux États-Unis.

  • Chaque matin, Solika passait sous les fenêtres du palais, le panier du petit déjeuner à la main. Le prince à sa fenêtre aurait bien aimé savoir ce qu'il contient mais Solika gardait jalousement son secret. Jusqu'au jour où le prince décida d'employer les grands moyens...
    Les dix contes présentés ici portent la mémoire des judéo-espagnols d'Orient, de leur sagesse, de leur mode de vie et surtout de leur humour. Ces contes se transmettaient de vive voix grâce au talent du conteur qui n'hésitait pas à les adapter à son auditoire. C'est ainsi que les contes voyageaient, se transformaient, se réinventaient. Puissent-ils échapper à nouveau à ces pages et retrouver vie dans la bouche du conteur !

  • Né à Milan en 1926 dans une famille juive originaire d'Edirne en Thrace, Isaac Papo a fondé et dirigé durant quarante ans le département de neurochirurgie de l'hôpital d'Ancône. En marge de ses activités professionnelles, il s'est intéressé à l'histoire des communautés sépharades des Balkans. Une odyssée judéo-espagnole, d'abord publiée en espagnol, puis en italien constitue la somme de trente années de recherches, de voyages et de rencontres. Isaac Papo ne se contente pas de restituer la trajectoire de sa famille depuis son long séjour dans l'Empire ottoman jusqu'à ses exils en Italie et en Espagne où elle se réfugie en 1942. Il s'efforce à travers cet exemple de comprendre les ressorts psychologiques du monde judéo-espagnol, d'en restituer tout le charme, fruit de la rencontre entre cultures d'Orient et d'Occident, mais aussi d'en montrer l'inéluctable déclin. D'anecdotes en réflexions, ce sont plus de cent cinquante ans d'histoire européenne qui défilent ainsi sous nos yeux, sans aucune complaisance ni sentimentalisme, mais en sacrifiant à l'impératif biblique « Souviens-toi ! »

  • La cuisine, une des pièces de la maison, un espace, un refuge.
    Lieu d'évasions, d'envies de départs et de retours.
    Un geste du quotidien, un modeste atelier.
    La cuisine comme héritage, comme recherche.
    Comme lieu de rencontres, de longues conversations.
    Centre du feu, de la chaleur, de la matière vivante...
    Sandra Albukrek est une artiste pluridisciplinaire qui vit aujourd'hui à Genève. Ce recueil est une ballade poétique entre deux cuisines. Celle d'Istanbul, où enfant, l'auteure a grandi et celle de Paris, où jeune adulte, elle a évolué. La cuisine et son atelier d'artiste sont pour elle les deux espaces sacrés où elle fait converger par les formes, les couleurs, les odeurs et le « faire »... l'expression de ses appartenances, ses questionnements, ses émotions et son identité de femme nomade.

  • Objets portraits

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    • Lior
    • 2 Janvier 2019

    Forte au début du XXe siècle de plus de 100 000 personnes, la communauté juive de Turquie ne représente plus aujourd'hui qu'un dixième de ce chiffre. Alors qu'elles voyaient nombre de leurs proches partir et qu'elles s'interrogeaient sur leur propre avenir, Rita Ender et Reysi Kamhi, toutes deux natives d'Istanbul, ont demandé à trente jeunes Juifs de Turquie de choisir un objet de famille et de leur en confier l'histoire. Au fil de ces conversations intimes, s'esquisse peu à peu la vie de communautés, de familles et de personnes qui se croisent sans jamais se confondre. Autant d'attitudes et de choix différents, marqués par les épreuves de la guerre et de l'émigration qui viennent plus d'une fois rompre la chaîne des générations. La question de la transmission n'en demeure pas moins vive, qu'elle s'éprouve sur le mode de la fidélité, de l'absence ou de la nostalgie. Entre attachement à une culture qui s'éteint - au premier rang de laquelle la langue judéo-espagnole - et attrait irrésistible de la modernité, les jeunes Juifs de Turquie se cherchent un avenir qui passe souvent par l'exil, mais aussi par la nécessité de préserver certains liens affectifs avec leurs racines. Cette tendresse et cette infinie compréhension, c'est surtout auprès de leurs grands-parents qu'ils l'éprouvent. Leur cuisine exprime mieux que les mots l'amour filial. C'est encore leur portrait qui apparaît en filigrane de chacun des objets de famille et qui les suit même après leur disparition. Si les jeunes Juifs de Turquie paraissent si étonnamment modernes, mobiles et créatifs, peut-être le doivent-ils à ces grands-parents, qui sans porter de jugement ont su leur transmettre leur confiance et leur art de vivre.

  • Un cavaliere, un chevalier tel est le titre qui vient spontanément aux lèvres à la lecture des mémoires de Vittorio Alhadeff. De Rhodes - l'île des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem - où il est né en 1904 à l'Argentine, en passant par Paris et Milan, il aura traversé le XXe siècle avec la grâce et l'aisance, le panache et la flamboyance de ceux qui ont vécu une enfance heureuse au sein d'une illustre famille. La dynastie des Alhadeff, de grands banquiers et commerçants juifs, remonte au légendaire Hadji Bohor né en 1793. De génération en génération, la famille étendra son champ d'activité profitant de la tutelle italienne à Rhodes, puis quittant les rives de l'Orient pour les métropoles de l'Occident. Vittorio Alhadeff, formé chez les Frères des écoles chrétiennes, part à la conquête de l'Europe avec une culture classique digne des marchands lettrés du Quattrocento. Sans fausse modestie, il nous fait partager ses rencontres avec le maestro Arturo Toscanini, le Duce Benito Mussolini - auquel il refuse un poste dans la diplomatie - Benedetto Croce qui l'incite à quitter l'Italie fasciste. Ce sera l'occasion d'un nouveau départ à Buenos Aires où, grâce à ses heureuses initiatives, le centre de gravité financier de la famille se déplace. Mais quelque chose s'était brisé entre-temps. De même que Vittorio nous fait partager le ressort intime de l'ascension d'une grande famille, il nous en confie la décadence lorsque s'installe la discorde entre ses membres. On aurait pas tout dit si l'on ne soulignait pas l'importance des femmes dans ce récit. Les Alhadeff n'emploient pas seulement leurs charmes pour séduire leurs clients... On sera tenté de voir dans ces beaux portraits féminins, un reste ineffable de la culture méditerranéenne qui imprègne tout le livre.

  • Every morning, Solika walks past the palace windows, her breakfast basket in hand. At his window, the prince is dying to know what she has in there, but this is Solika's closely-kept secret. Until the day the prince decides to bring out the heavy artillery... The ten folktales in this book carry the memory of the Eastern Judeo-Spanish people, their wisdom, their way of life and most of all, of their humor. These folktales were transmitted orally thanks to the talent of storytellers who would willingly adapt them to their audience. This is how folktales traveled, morphed and were constantly reinvented. May they once again escape from these pages to be revived in the mouth of the storyteller!

  • D'un pays lointain où l'on croit encore aux contes, Yannis Adamis nous rapporte sept belles histoires. Des contes d'aujourd'hui qui se jouent des contes anciens et où il se passe des choses à peine croyables, comme de sauter d'un conte à l'autre ou de faire mentir son destin.
    Trois mesures de fantaisie, une bonne dose de poésie et une pincée de philosophie : autant de recettes pour renouer avec le plaisir de conter.

  • Mr. Abraham Behar, a rich merchant from Istanbul has just lost his wife. His friends are worried about him because he is lonely and sad, so they suggest he remarry or adopt a pet. Mr. Behar refuses repeatedly, but finally he gives in and decides to go to New York where you can find anything and even more. To his surprise he meets....a Jewish parrot that he purchases on the spot. Whether traditional or contemporary, Judeo-Spanish tales carry the memory of Sephardic Jews, their wisdom, life style and most of all, their humor. Because the Ottoman Jews did not live in ghettos, they also borrowed many elements from their Greek, Turkish, Armenian neighbors and they never missed an opportunity to have them play a role in their tales!

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