Joca Seria

  • Susie glenn Nouv.

    Susie glenn

    Michener Diana

    L'existence de la petite Diana est à la fois confortable et triste jusqu'à l'arrivée de Suzie Glenn, la nouvelle cuisinière. Elle est noire et n'a pas d'éducation hormis les leçons héritées de la sagesse populaire. Elle s'adresse à son ami Jésus comme s'il était dans la pièce - autant de traits regardés de haut dans cette famille riche qui se prétend éclairée. Mais Susie Glenn est aussi joyeuse que futée, pleine de bon sens et de tendresse. Elle prend la petite fille sous son aile, lui enseigne sa foi simple et sincère, l'écoute et lui offre cette affection que Diana n'a jamais connue dans une maison où les enfants doivent se taire et obéir. C'est sa propre histoire que Diana Michener évoque dans son livre, à hauteur d'enfant. Sa langue libre saisit le flot ininterrompu des pensées d'une petite fille en constante révolte face au monde et à l'impuissance des enfants. A jamais marquée par cette rencontre, l'autrice rend un hommage poignant à cette figure lumineuse et maternelle.

  • La poesie comme on respire - poemes 1952-2002 Nouv.

    35 poèmes de Kenneth Koch (1925-2002) préfacés par Ron Padgett et traduits par Marc Chénetier. Kenneth Koch fut proche des « poètes de l'École de New York », parmi lesquels figurent au premier plan Frank O'Hara et John Ashbery. La poésie de Kenneth Koch se caractérise par une joyeuse énergie verbale et une thématique que colorent son goût pour les arts de son temps¬- et au premier plan la peinture, mais aussi la musique-, l'humour et l'ironie que lui dicte son aversion pour l'ennuyeuse solennité des « poètes officiels » ; un ton souvent comique jusqu'à se faire blagueur ne lui semble pas nuire à la justesse du regard qu'il porte sur le monde mais bien plutôt lui permettre de surmonter la tristesse, voire la dépression, que ce dernier bien souvent lui cause.

  • Le guide pratique du féminisme divinatoire est un grimoire politique dans lequel théorie et pratique se mêlent pour faire jaillir un synchrétisme ouvert et joyeux. Le féminisme divinatoire est un croisement, une double hérésie pour brouiller les pistes. Un regard sur deux sensibilités culturelles qui évitent les contacts et se manquent de peu en France : un point de vue féministe radical et une clairvoyance spirituelle. Le guide pratique est accompagné d'un DVD du film Sorcières, mes soeurs, dont il est le descendant direct. Un film qui rassemble cinq portraits de femmes et/ou féministes qui s'autoproclament Sorcière aujourd'hui, sous un angle féministe et politique. Manifeste, incantations, recettes, arts divinatoires, voici douze rituels pour l'avènement du féminisme divinatoire.

  • « Le journal filmé est un genre cinématographique qui s'est développé depuis les années 1960. Il a pris de nouvelles formes depuis l'apparition du numérique et d'internet, qui favorisent le développement de pratiques d'écritures diffusées sur les plates-formes vidéo et sur les réseaux sociaux. Celui auquel je m'adonne est à la fois un laboratoire et le produit d'une recherche d'écriture personnelle qui s'inscrit entre cinéma, littérature et pratiques plastiques. Au jour le jour, j'enregistre mon quotidien, je monte les images et les sons, j'écris les textes que j'enregistre en voix off. Ici, il n'est pas question de journal intime mais bien d'un journal publié, où chaque épisode est une reconstruction, une fiction. e tente aussi de répondre aux questions qui surviennent au fil des jours?: comment cette écriture se construit-elle épisode après épisode ? Suis-je un auteur comme il est admis que la littérature puisse en produire ? »

  • Lisa Robertson a appliqué ses talents de rhétorique à l'épopée. Il en résulte une vision spectaculaire et subversive du monde à travers des yeux de femme. C'est un acte de pure bravade de la part d'un écrivain, qui prend et peaufine la forme, élargissant le monde entre les couvertures d'un livre. La langue est luxuriante, le concept suractivé, se développant au-dessus de la page avec une mise en page étonnante.

  • Il s´agit ici d´une édition critique de l´Autoportrait dans un miroir convexe qui révèle John Ashbery au grand public en 1975 : le livre reçoit simultanément les trois plus prestigieux prix littéraires américains, le Pulitzer Prize for Poetry, le National Book Award for Poetry et le National Book Critics Circle Award for Poetry. L´Autoportrait dans un miroir convexe tire son nom d´un long poème, méditation métaphysique de l´auteur sur l´autoportrait réalisé en 1524 par le peintre italien Parmigianino. Il s´agit, comme dans les autres poèmes du livre, d´une partie de cache-cache du poète avec ses images, ses ombres et ses formes. Ce jeu sérieux et drôle mène parfois, au détour d´un vers, au sourire mélancolique du poète qui invite le lecteur à se regarder lui aussi dans le miroir du poème. Cette nouvelle traduction est suivie d´essais d´écrivains et universitaires qui ont côtoyé John Ashbery et ont contribué à le faire connaître en France.

  • Cité modèle

    Donna Stonecipher

    Donna Stonecipher sonde l'étrangeté si familière de la ville postmoderne pour tenter de répondre, en deux cent quatre-vingt-huit strophes, à la question : « Comment c'était ? » De l'architecture « pure, propre, correcte et saine » de Le Corbusier aux arabesques de l'Alhambra, de l'origine de l'ersatz à la duplicité du construit, du factice victorien au baroque socialiste, des soubassements philosophiques de l'urbanisme aux défaillances des modèles de cité modèle, elle traque, dans la disparition des idoles idéologiques et d'un certain idéalisme européen, les sens mouvants du chez-soi. Recueil obstiné et fractal, Cité modèle déploie les lignes d'erre et de fuite du flâneur contemporain, et dessine, entre strates et passages, un atlas de l'impermanence.

  • Où finit la ville

    François Bon

    Repérages urbains autour du lac de Grand-Lieu.
    Quand une des plus métropoles urbaines françaises (Nantes) se dissout dans un espace naturel qui révèle ce que cache l'urbanisation forcée.
    Le regroupement et la transformation du territoire français autour de quelques points nodaux, grandes métropoles dont l'expansion et la densité s'accroît sans limite. À Grand Lieu, c'est la ville qui se dissout : là où commence l'espace naturel protégé, la ville doit cesser. Mais qu'on se retourne : le moindre hameau est aspiré par la ville. Lotissements qui sont des HLM à l'horizontale, au mépris de toute sensibilité urbanistique, paysagère ou architecturale ; zones de covoiturages vides et saturation matin et soir du tissu routier pourtant inadapté ; disparition aggravée de ce qui reste des commerces locaux au profit de quelques Hyper U qui sont comme les avancées limite de l'urbain, compensées par des productions écologiques laboratoires. Ajoutez l'aéroport et le conflit à échelle nationale de son remplacement par un autre à Notre-Dame des Landes, un parc d'attraction qui à l'origine exposait un village « Bamboula » mais continue de fleurir. Même dans la beauté nue et sauvage du lac (asséché une partie de l'année), les individus isolés qu'on croise (ornithologues, jogueurs, gardes, où ce qui se réfugie ici des plus précaires de la ville) reste comme une étude sur échantillon laboratoire du destin de la ville.

  • Comment devenir parfait

    Ron Padgett

    Mangez une orange chaque matin.
    Soyez gentil. Vous serez plus heureux.
    Faites monter votre pouls à 120 pulsations par minute pendant vingt minutes d'affilée, quatre à cinq fois par semaine en faisant une activité de votre choix.
    Espérez tout. N'attendez rien.
    Occupez-vous d'abord des choses qui sont à portée de main. Rangez votre chambre avant de sauver le monde. Ensuite, sauvez le monde.

    Traduit de l'anglais (États-unis) par Olivier Brossard et Claire Guillot.

  • Traversées

    Stanislas Mahé

    À la veille de la Seconde Guerre mondiale, les compagnies maritimes emploient leurs paquebots de luxe, désertés par leur clientèle régulière, au transport de Juifs allemands et de républicains espagnols. En mai?1939, les derniers transatlantiques quittent les ports européens. Le Saint-Louis, l'Orduña et le Flandre ne seront jamais autorisés à débarquer leur cargaison humaine sur le continent américain. Après des semaines de négociation et d'errance à croiser au large des côtes cubaines, mexicaines et américaines, les navires pestiférés sont contraints à un retour forcé vers l'Europe.
    Traversées est le journal d'un vieil homme, Nathan Weissman, qui, à l'occasion d'une croisière sur le Queen Mary 2, replonge soixante-quinze ans en arrière, habité par la mémoire d'une première traversée entre Saint-Nazaire et Cuba, à bord du Flandre.
    Au fil des pages du journal, les souvenirs remontent, se bousculent au gré de ses états d'âme et dans l'entrelacs des époques.
    Stanislas Mahé nous fait le récit émouvant de ce parcours cabossé, de cette existence chahutée et vagabonde et nous pose cette question capitale?: comment se construire une vie sans port d'attache, sans phares ni balises??

  • Mes beaux habits au clou compte parmi les oeuvres américaines majeures des années 1920. Ancrée dans la culture et le parler populaires noirs, elle donne ses lettres de noblesse au blues comme genre poétique à part entière. Tournant le dos aux formes traditionnelles, imposant une langue profondément américaine, Langston Hughes s'inscrit dans la lignée d'un Walt Whitman, érigé en modèle absolu, en même temps qu'il conçoit son recueil comme un manifeste pour toute une génération de jeunes écrivains noirs soucieux de ne pas complaire à la bourgeoisie de Harlem. Ses poèmes, récits de coeurs brisés, de misère et de malheur poisseux, gardent l'esprit du blues autant que la lettre. Ici, on rit pour ne pas pleurer, pour continuer à vivre malgré tout.

  • La poésie d'Antjie Krog est personnelle, sensuelle et très engagée. Sa voix est tour à tour furieuse, vulnérable, pleine d'espoir et désemparée. Ce recueil contient sa toute dernière création : une messe pour une planète fragile. Une réflexion qui nous concerne tous. Un souci pour l'univers.
    La Sud-africaine Antjie Krog (née en 1952) est une poétesse, journaliste et universitaire qui écrit en afrikaans et en anglais.
    Elle est depuis de nombreuses années l'un des grands noms de la littérature contemporaine. Elle doit cette renommée à recueils de poésie pétillants et virtuoses, mais aussi à des essais.


  • pour ce carnet de la mcla, marcel freydefont a choisi 66 extraits de textes afin de faire mieux connaître la scénographie.
    depuis aristote, avec l'invention de la scénographie et le fabricant d'accessoires, vitruve avec la définition de l'lchnographie, l'orthographie, la scénographie et la description des trois sortes de scène jusqu'à aillaud qui écrit à propos des décors de théâtre, kokkos qui parle de rendre visible l'invisible, françois, qui estime qu'il y a deux voies pour le scénographe, l'illustration et la métaphore, ou jeanneteau pour qui la scénographie n'a d'existence que dans le temps de la représentation, sivadier, pour qui l'on n'a pas besoin de décor, on a besoin d'espace, en passant par shakespeare qui invoque la scène agile, hugo qui en appelle à la localité exacte, appia qui s'interroge comment représenter sur la scène une forêt ? ou copeau qui affirme vouloir renoncer à l'idée de décor, sans oublier la position des architectes et des dramaturges, ce florilège déploie le cours de la pensée théâtrale à travers une es-thétique de la représentation de lieu et du lieu de représentation.
    cette publication célèbre un art et le quarantième anniversaire de la création de la quadriennale de prague en 1967, qui lui est consacrée, à laquelle la france participe en juin 2007.

  • Nii Ayikwei Parkes est un écrivain, principalement anglophone, né le 1er avril 1974 dans le Lincolnshire, au Royaume-Uni, de parents ghanéens et élevé au Ghana. Poète, romancier, chroniqueur, nouvelliste, il pratique le spoken word en public. Il est connu pour son premier roman, Tail of the Blue Bird, publié en 2009, et dont la traduction française par Sika Fakambi, sous le titre Notre quelque part, est parue en 2014 aux éditions Zulma.

  • Hors saison

    Sylvain Coher

    " C'est toute une journée déjà qui se replie avec la mer dans la poche d'obscurité.
    Nous ne sommes plus de simples arrivants : nous avons laissé nos marques sur le sable des plages. Nos empreintes un peu partout. Déjà, je me demande bien ce que sera l'hiver après l'automne et le printemps docile et l'été. Oui d'abord, et l'été ?
    Où irons nous, Elia, lorsque les estivants reviendront voler notre quotidien ? Leurs cris sur les plages rappelleront ceux des fusils, les cris de Solenn couchée sur la route.
    Jamais nous ne pourrons les faire taire, Elia. Alors nous fuirons : nous attendrons que la marée soit propice et nous irons sur l'eau, bien sûr ; nous suivrons des courants phosphorescents, avec la marée nous irons tout là-bas, pour toucher l'horizon et le secret du vide caché derrière l'horizon. "

  • Au terme d'un parcours long et épuisant, ils ont obtenu le statut de réfugié selon les termes de la Convention de Genève. Pour la plupart, la confrontation à l'horreur a laissé des traces dans leur corps, dans leur rapport aux autres et à eux-mêmes, au creux de leur vie psychique. Selon les guerres et régimes antidémocratiques et brutaux qui sévissent çà et là sur la planète, ils sont de nationalités diverses : Tchétchènes, Irakiens, Syriens, Centrafricains, Congolais, Bangladeshi, Mongoles, Guinéens, Érythréens, Somaliens, Soudanais, Kosovares, Azéris, Daghestanais...
    Ceux qui le souhaitent peuvent être reçus dans un centre d'accueil pour réfugiés par une équipe qui travaille pour les aider à reconstruire leur vie en France.
    Pascale Ruffel y est psychologue.
    Dans ces pages elle évoque ces rencontres avec ces individus aux destins brisés, elle réfléchit, elle s'interroge sur une société si prompte à rejeter l'autre, elle rend compte du travail qu'elle effectue avec eux et cela malgré l'obstacle des langues.
    Elle en vient à la conclusion qu'il se pourrait bien qu'en entendant les réfugiés, nous redécouvrions la singularité et la fragilité de la condition humaine, mais aussi la joie profonde que confèrent les rencontres les plus inattendues.
    Notre humanisation commune par le langage s'en trouve régénérée, vivifiée pour redonner à la langue sa puissance évocatrice et sa dimension poétique.

  • Journal de prison

    Igor Gouberman

    Journal de prison. Le titre n´en fait pas mystère, l´expérience carcérale est le sujet du recueil. Et c´est bien un journal qui est donné au lecteur, sans chronologie, sans grand récit, mais un journal malgré tout, avec ses instantanés, ses vignettes, ses annotations sensibles, ses petits émerveillements, avec les douleurs et les cocasseries du quotidien. On commence par le pressentiment de l´arrestation, on finit par un transfert et un voyage en train, un voyage musical (les dernières pages sont riches de plusieurs références à la chanson populaire), avec pour horizon incertain un camp quelque part en Sibérie.

  • Renflouer la poésie

    Charles Bernstein

    Dans Renflouer la poésie, livre qui regroupe des textes écrits ce dernier quart de siècle, Charles Bernstein en fait voir aux poèmes (et aux lecteurs) de toutes les couleurs et de toutes les formes. Des vers et des pas mûrs : les poèmes de Charles Bernstein passent par tous les états possibles imaginables ;
    Souffrant d'une incurable bougeotte, ils vont toujours voir là-bas s'ils y sont Le lecteur suit des poèmes qui passent du sérieux au rire en un rien de temps, et vice versa : l'humour devient force poétique et philosophique. « Un tiens vaut mieux que deux choléras ». Ce que l'on tient, avec Charles Bernstein, c'est le plaisir d'une langue virtuose, c'est la joie de lire, de dire et d'écouter les mots qui se présentent sur la page.

  • Dans cet ouvrage l´artiste Jim Dine mêle poésie et acte pictural en dessinant ses poèmes à même les murs. Ce livre retrace sous forme photographique toutes ses interventions poétiques partout dans le monde : Centre Pompidou à Paris, Moscou, Rome etc. Jim Dine dont nous avons déjà publié deux recueils de poésie, Nantes et La Coupole et autres poèmes poursuit sa collaboration avec Joca Seria.

  • Eleni Sikelianos nous entraîne ici à l'orée d'une forêt obscure?: après la lumière qui baignait ses précédents recueils de ses diffractions et éblouissements (Du soleil, de l'histoire, de la vision?; Le Poème Californie), voici venu le règne de l'ombre, propice aux collisions. Passé, présent et futur s'entrechoquent?; rêves et réalités s'imbriquent?; histoire et fiction se mêlent tandis que les figures poétiques et le langage scientifique se pollinisent. Les vivants et les morts s'enlacent, se parlent souvent sans se comprendre et se dérobent dans la nuit. On croise en particulier les membres de la famille Sikelianos, comme ce père insaisissable et cette grand-mère hors-normes dont la poète a déjà dressé d'étonnants anti-portraits kaléidoscopiques (Le livre de Jon?; Animale Machine, La Grecque prodige), ou sa toute jeune fille, Eva, propulsée dans la vie et dans l'apprentissage du langage. On retrouve aussi, dans ce Tendre Inventaire, les fantômes de nos ancêtres préhistoriques et leurs traces terriblement évanescentes, ainsi que les figures qui peuplent nos mythes, nos comptines d'enfants, nos cauchemars et nos rêves.

  • 24 minutes chrono : tel pourrait être le sous-titre de ce texte, partition pour une performance collective libre dont le langage, le bruit et la musique sont les héros. Les lecteurs habitués aux scénarios palpitants croiseront, dans le temps imparti, une philosophe célèbre, une artiste, une toile, un nazi à son procès, la mère de l'auteur, des voix et pseudo-voix, des valises, des futurologues perspicaces et quelques machines à écrire mélomanes. In promptu, sous les yeux, sous la main : ce qu'Hannah déploie devant nous, c'est la « dactylographie nocturne » d'une poésie pour la page et la scène.

  • On ne sait jamais

    Ron Padgett

    Dans son livre, Ron Padget passe la serpillère, prépare une lessive, lance le café... et écrit des poèmes. Car la poésie est une activité du quotidien : « encore un petit poème/avant d'aller au lit ». Et surtout car chez lui le quotidien conduit à la poésie. Les objets les plus triviaux - un balai en paille de maïs, une statuette d'indien en bois, une bicyclette - ramènent à la mémoire, à l'enfance, au temps qui passe. En apparence, les poèmes de Ron Padgett sont simples, légers et malicieux : on y croise des elfes très méchants, de petits chiens qui sautillent et des nuages de fumée. On commence toujours l'air de rien, avec une comptine ou une expression toute faite -« on ne sait jamais ». Mais Ron Padgett prend les mots à la lettre, il jongle avec eux comme avec les molécules qui nous composent. Et son poème finit, insensiblement, par s'interroger sur l'essentiel. « J'ai 49 ans et la mort tout autour de moi. L'écriture peut-elle aider? Sans doute que non. »

  • Quand on est d'ici et d'ailleurs, où reposer ? Le choix de funérailles au pays natal peut clore une vie déracinée et entraîner les vivants dans une épopée héroïque digne d'Antigone qui, dans la tragédie grecque, défia les lois de la cité pour enterrer son frère. Il arrive aussi que l'incongruité des situations invite l'humour dans les préparatifs. Élisabeth Pasquier et Anne Bossé, chercheuses en sociologie, architecture et urbanisme, écrivent ont écrit une pièce à partir d'entretiens réalisés avec des fils et filles de migrants, des médecins, des professionnels du fret aérien et des pompes funèbres.

  • Touché, coulé

    Pascale Ruffel

    Après Les Ancètres ne prennent pas l'avion, Pascale Ruffel revient avec un nouveau livre. Psychologue dans un centre pour réfugiés elle poursuit sa réflexion et évoque cette fois-ci dans une perspective plus personnelle et littéraire ce qui se noue dans notre relation au monde liquide, lieu de plénitude, de bonheur simple mais aussi de désatre. Ce livre est aussi une réflexion sur notre rapport au langage, les récits et les contes qui nous construsisent et sur l'enfance, irréductible en nous.

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