Jeanne Laffitte

  • Présente-t-on encore Emile Zola ? Pour ce livre, il avait accepté une commande de la part d'un directeur d'un journal phocéen « Le Messager de Provence ».
    Pour son lancement, il souhaitait un roman historique à partir des grands procès qui avaient été des affaires locales rebondissantes, durant cinquante ans. C'était en 1867, au temps difficiles de mes débuts. « Il n'y avait pas chez moi du pain tous les jours. » Emile Zola, provençal par sa mère, connaît bien la terre de Provence. Les Mystères de Marseille furent écrits en même temps que Thérèse Raquin.
    Voici comment l'auteur présente son livre : « Les mystères de Marseille sont un roman historique contemporain, en ce sens que j'ai pris dans la vie réelle tous les faits qu'ils contiennent. j'ai rassemblé en une seule histoire vingt histoires de source et de nature différente, j'ai donné à des personnages les traits de plusieurs individus ». Un livre d'Emile Zola. Une chronique historique et judiciaire, reflet de vie sociale phocéenne à travers la plume d'un grand écrivain français.
    Un roman de ses débuts qui contient en germe tout Zola.

  • Le parler marseillais

    Bouvier

    Pour se comprendre, outre toutes les langues phoniques et gestuelles de la planète, que parle-t-on "en plus ici " : le marseillais.
    Le parler marseillais, c'est un langage savoureux, chaud au coeur, fort à l'esprit, il ressemble à ces alcools parfumés aux fleurs de garrigues avec un goût dominant certes, mais aussi de nombreuses harmoniques : " parler, chanter et vivre ", sont, dans cette ville, indissociables.

  • Dico marseillais

    Armogathe

    Etal vivant de langues, criée hâbleuse, colorée, Marseille acclimate tous les mots du monde et, gourmande, elle les déguste comme des coquillages.
    L'exception linguistique de Marseille c'est d'abord un besoin de connivence collective et une aspiration identitaire de ses habitants : ne pas être fondu dans la masse, ne pas s'aligner sur le français national, revivifier le vieux fonds provençal pour inventer et nourrir son parler bien à soi. Mais la langue aujourd'hui évolue de façon spectaculaire, grâce à la créativité des Marseillais et à la démarche originale de ses artistes, " jongleurs " de mots.
    Un historien, D. Armogathe et un linguiste, J.M. Kasbarian, ont choisi d'enquêter sur de nouveaux terrains et d'explorer des sources très actuelles : une littérature en plein renouveau, une communauté de musiciens unique en France et l'outil Internet, le plus riche des " parloirs " en temps réel. Ainsi , après l'indispensable Bouvier, publié ici même, voici un nouveau dictionnaire où chaque Marseillais se reconnaîtra, qui accueille sans fard les mots d'humeur et d'humour, les nostalgies et les inquiétudes de la cité.

  • La provence

    Terlizzi

    "quand on vient du nord et qu'on a dépassé valence.
    " "valence n est qu'un pain mal coupé. il y a encore dans le ciel quelques traces de lyonnais. le midi n est pas la provence. le gris n'y a pas encore sa qualité aristocratique. au sud du défilé, par contre, on croit voir un fourmillement de couleurs, et là, c'est du gris, du vrai gris de la qualité la plus noble. ne croyez pas au peintre qui fourre dans ce pays-ci le rouge sang, le jaune d'or, le vert vinaigre.
    Tout est gris. c'est sur ce gris, à la fin de l'hiver, que jouent les blancs et les roses des fleurs d'amandiers, c est contre ce gris que s'appuiera l'azur de ciel d'été, c est de ce gris que s'échappent les flammes à peine citronnées de l'automne. c'est ce gris qui rejoindra le gris de l'hiver, le poussant juste un peu, dans les lointains, vers le violet. des qu'on a quitté les vergers et les labours, c'est le gris qui vous enveloppe ; un gris étrange fait de lumière intense et de couleurs broyées.
    ".

  • Noël en Provence commence le 24 décembre par la cérémonie du Gros Souper, LOU GROS SOUPA. Plus qu'un long repas maigre, c'est un ensemble complexe de gestes, de symboles, de pensées à respecter avant la messe de minuit. Que reste-t-il de cette tradition séculaire ? Les enquêtes orales conduites à travers la Provence montrent qu'il y a un attachement certain pour cette coutumes mais qu'elle a évolué au fil du temps et selon les régions. Désormais aucune étiquette rigoureuse ne fixe le déroulement de la soirée. Un copieux repas maigre, fait avec les produits du terroir, qui s'achève par une profusion de desserts, constitue l'essentiel du Gros Souper et son intérêt. Pour ce repas familial, on refait chaque année les plats traditionnels du village : ainsi autant de villages, autant de plat. Et les cuisinières de livrer leurs vieilles recettes. Le Gros Souper est mort, vive le Gros Souper! La richesse du sujet tient à cette confrontation entre le récit livresque et oral, dans l'étude d'une évolution permanente et d'une diversité régionale.

  • Marsiho

    André Suarès

    A son image, fier, dur, intransigeant, sans complaisance vis à vis des petits esprits et des petites entreprises, il convoque Marseille à sa vraie dimension, celle d'une métropole dominatrice et rayonnante, et il enrage de la voir dénaturée par des ambitions limitées et des entreprises étriquées qui servent si mal cette aspiration. Tout à la fois rêveur et réaliste, il est amoureux d'une belle dont il chante les qualités tout en fustigeant les défauts. Il dépeint avec la même dévotion les turpitudes et les misères de ses quartiers populaires, comme la beauté grecque enluminée de bleu de ces collines ioniennes et le souffle épique de ces horizons maritimes mordorés. Ce livre éblouissant, CE BLOC DE SOLEIL comme l'appelle René Fauchais, bat comme un coeur. Celui de Marseille et de ses gens.

  • Une équipe de passionnés vous entraînent dans les airs pour découvrir le territoire de la Métropole, du Cap Couronne au Bec de l'Aigle, et nous livrent leur analyse sur le développement de la ville, de sa naissance à son futur. Ils ont composé les légendes des images une à une pour mieux apprécier leur contenu. Vue du ciel, la trame urbaine s'étend au-delà des collines et des massifs, toujours pour rejoindre la mer.

  • Retrouvez Andrée TERLIZZI et ses pinceaux à l'assaut des vallées de l'Ubaye et du Verdon, dans les solitudes parfumées des lavandes du Contadour ou du plateau de Valensole ; elle vous fera aimer cette région baignée de lumière, aux paysages sauvages, majestueux, surprenants. Perspectives dégagées, collines douces, pentes abruptes, rivières capricieuses, discrètes vallées presque confidentielles, appréciez la grande variété paysagère de ce pays. C'est aussi le pays de la pierre sèche : cabanons pointus, bergeries, murs, restanques, villages perchés de caractère, calades... Du plateau de Valensole à la montagne de Lure en passant par le val de Durance, le bassin de Forcalquier ou le Pays de Digne, découvrez la richesse du patrimoine rural : fontaines, lavoirs, pigeonniers, chapelles, oratoires, témoins d'un passé parfois très ancien. Sachez donc prendre le temps de voyager autrement et d'apprécier ces balades buissonnières à travers de nombreuses aquarelles lumineuses.

  • Cadrans du soleil

    Ricou

    Peints, construits par la main de l'homme, ils vivent au rythme du ciel et constituent dans le paysage rural un musée de plein air.
    Leurs devises sont des thèmes de réflexion et de méditation. avec eux, le temps prend son temps.
    La région des alpes et de la méditerranée est par la générosité du ciel un lieu privilégié pour les cadrans solaires. ils sont des milliers connus ou cachés, à orner en silence les places publiques, les jardins et plus souvent encore à être le décor utile et charmant des fermes, des maisons les plus simples ou des églises campagnardes.
    Signes du temps présent, de l'heure qui passe, ils sont également les témoins du temps et de l'histoire en un lieu de rencontre de l'art et de la science.
    Jean-marie homet a voulu expliquer non seulement leur origine, les lieux oú ils sont peints, mais aussi leur langage, leur iconographie, et nous donne de précieux renseignements gnomoniques. avec lui, nous découvrons les cadraniers, les artistes itinérants et apprenons comment réaliser aujourd'hui encore un cadran solaire.

    Pierre ricou a illustré par plus de 50 photos couleur cette monographie, la première sur le sujet. depuis plusieurs années, avec l'acharnement d'un collectionneur et l'oeil passionné d'un esthète, il a fixé par la photo un patrimoine artistique mal cerné qui ne pourra plus être oublié.

  • Il n'existe pas d'histoire contemporaine de Marseille. Cette ville rebelle à l'autorité centrale, qui entretient avec le pouvoir parisien des relations ambiguës, se voit privée à trois reprises de ses libertés - sous la Révolution, après la Commune, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Son histoire est bâtie sur un espace sans limites, arpenté par les grandes compagnies de navigation qui mènent les hommes et les marchandises de Gibraltar au-delà de Suez, de l'Italie à l'Espagne, en passant par l'Algérie et les colonies.

    Emile Temime livre ici une histoire globale, débarrassée des images toutes faites, qui laisse apparaître la réalité infiniment riche d'une ville qu'on aime à mesure qu'on la comprend.

  • Après Les Bastides Marseillaises, puis Les Pigeonniers de Provence, Gilles Mihière et Patrice Binet renouent leur complicité pour une nouvelle aventure, gourmande et colorée, dédiée aux Arts de la Table.
    Déjà, le sous-titre, de la joie de vivre en Provence campe le décor et donne le ton. L'ouvrage tente de révéler l'extraordinaire élan créatif né autour du repas en Provence, où faïences, orfèvrerie et verrerie participent à une fête, au quotidien. En même temps, la manière de dresser ces tables se dessine, changeante au fil du temps, entre les usages du baroque sous l'Ancien Régime et ceux plus contemporains du service à la russe...
    Une double invitation, en quelque sorte, qui détient les secrets d'un certain art de vivre. Par sa famille et ses travaux en histoire de l'art, Gilles Mihière livre son attachement à la Provence, et ouvre des archives privées inédites sur un sujet qui le passionne depuis de nombreuses années. A la recherche et à l'écriture, il ajoute ici la mise en scène des objets pour restituer leur pleine dimension, saisie par le regard de Patrice Binet qui retrouve le thème favori de la nature morte.

  • Entre Prado, Corniche, plages, stade Vélodrome et Parc Chanot, Palais des Congrès et des Expositions...
    C'est un autre Marseille qui s'offre à nous. Un autre Marseille qui a toujours su concilier dynamisme économique, charme résidentiel et plaisirs balnéaires. Depuis la création du premier Prado par Anthelme Bernex jusqu'au rond-point et la décision de créer le second Prado vers la mer, la Corniche devient un axe naturel qui va curieusement commencer son histoire par le Sud. Grâce au Palais du Pharo, le boulevard Charles Livon va permettre de désenclaver les Catalans et d'aller rejoindre la Corniche du sud.
    Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, les expositions coloniales vont se dérouler sur le terrain militaire du rond-point du Prado et donner naissance à notre vieille Foire de Marseille et aux Palais des Expositions et des Congrès au Parc Chanot, sans oublier le stade Vélodrome bientôt agrandi et couvert.

  • Depuis le Ve siècle plusieurs édifices religieux se succèdent à cet emplacement.
    La cathédrale, dite de « la nouvelle Major » s'élève à l'ouest des vestiges de l'église romane dite de « la vieille Major ». Mais les destructions et les fondations nécessaires à l'implantation de la nouvelle cathédrale ont par ailleurs révélé l'existence d'une troisième église paléochrétienne et d'un baptistère établis sur le même site : ainsi peut-on parler des cathédrales de Sainte-Marie-Majeure dite la Major.
    La cathédrale de la Major ou basilique de Sainte-Marie-Majeure (la Major), évoque l'Orient par son style romano-byzantin. A l'instar de Notre Dame de la Garde, elle a été construite dans la seconde moitié du XIXe siècle, entre 1852 et 1893. Le commanditaire de la Nouvelle Major fut l'évêque Eugène de Mazenod. Trois architectes se sont succédé sur le chantier : Vaudoyer, Espérandieu et Révoil. La cathédrale de la Major se dresse sur une esplanade entre le Vieux-Port et le « nouveau » port de commerce, entre le quartier de la Joliette et le Fort Saint-Jean, au coeur du vaste projet d'Euroméditerranée dont elle est un des joyaux patrimonial.

    Sous la forme d'un guide au visiteur richement illustré, cet ouvrage présente, outre l'histoire du site et de cet extraordinaire chantier architectural (le plus vaste en France au XIXe siècle depuis l'époque des grandes cathédrales médiévales), une description des monuments (nouvelle major, vieille major et alentours).

  • Ce guide se propose d'entraîner le lecteur vers la Provence du nord. Au milieu de ses villages perchés, harmonieusement intégrés au paysage, et ses roches aux couleurs flamboyantes se dévoilent les richesses de l'ère tertiaire. Les témoins merveilleusement conservés d'une vie foisonnante font découvrir des paysages révolus que l'homme peut reconstituer par l'imagination, l'exubérante biodiversité des forêts oligocènes, l'aridité des sebkhas sursalées ou les vastes steppes de graminées peuplées par les premiers grands mammifères.

empty