Hoebeke

  • La montagne est mon domaine Nouv.

    Remarquable conteur, Gaston Rébuffat continue à incarner l'image même de l'alpinisme dont il a su mieux que tout autre transmettre l'esprit.Faisant passer avec simplicité et bonheur, à l'aide d'une formule étincelante ou d'une demi-confidence, I'essentiel du «sentiment de la montagne», il a ainsi permis à tous d'accéder à l'univers des sommets «entre ciel et terre».Les textes de cet écrivain de l'altitude étant devenus pour la plupart introuvables, Françoise Rébuffat, son épouse, eut l'idée d'en réunir la quintessence. C'est aujourd'hui chose faite et c'est une surprise:cet homme au caractère secret se raconte pourtant ici, autant au moins qu'il raconte «sa montagne», et c'est toute la vie d'un des grands alpinistes du siècle que l'on découvre, depuis la jeunesse passée à arpenter les calanques de Marseille jusqu'aux «grandes courses alpines» et à l'expédition de l'Annapurna.Une vie consacrée aussi à l'amitié. Amitié des hommes, lorsqu'il raconte des ascensions avec Maurice Baquet ou Haroun Tazieff; amitié des montagnes, lorsqu'il décrit de prestigieux sommets, mont Blanc ou Cervin; amitié pour la nature tout entière, et l'on découvre alors un autre Rébuffat, celui qui s'inquiète des agressions subies par l'environnement...Cette vision profondément humaniste de l'altitude lui appartenait en propre. Elle est pourtant devenue, grâce à son talent d'auteur, le lieu commun de tous ceux qui aiment la montagne.

  • Au sommet de l'Everest Nouv.

    Le 29 mai 1953, Edmund Hillary et le sherpa Tensing atteignent le sommet de l'Everest. Après un demi-siècle de tentatives infructueuses, la plus haute montagne du globe - 8848 mètres - est désormais vaincue. De tous les ouvrages que suscita cet exploit historique, voici le seul témoignage écrit par l'un des deux hommes qui réussiront à accéder au toit du monde et à avoir la Terre entière à leurs pieds!Vivant et captivant, sincère et spontané, le récit de Hillary nous entraîne irrésistiblement dans un voyage extraordinaire:la conquête du «troisième pôle», le dernier grand chapitre de l'histoire de l'exploration, l'un des plus glorieux.

  • Les forces de la montagne Nouv.

    Cinquante ans d'alpinisme. La carrière de René Desmaison est d'une exceptionnelle longévité au regard des risques qu'il n'a cessé de courir! Dans cette autobiographie célébrant ses noces d'or avec la montagne, l'homme revient sur les étapes clés d'une vie rythmée par une soif inextinguible d'ascensions.Né dans le Périgord, le jeune René n'était en rien prédisposé à gravir les montagnes. Ses rencontres avec les bleausards (les grimpeurs de Fontainebleau) puis avec l'alpiniste Jean Couzy seront déterminantes. Rapidement, René Desmaison deviendra un alpiniste hors pair. Il plantera ses crampons sur tous les massifs du globe, privilégiant les versants les plus périlleux et les conditions météorologiques les plus rudes. Il inaugurera ainsi le grand alpinisme hivernal en réalisant la première ascension de la face ouest des Drus en 1957, puis celle de la face nord de l'Olan en 1960.René Desmaison n'a rien oublié de tous ses moments en montagne. Il évoque ainsi de nombreux exploits, des drames, mais aussi un sauvetage polémique pour lequel il sera radié de la célèbre Compagnie des guides de Chamonix.René Desmaison est mort le 28 septembre 2007 à l'âge de 77 ans. Totalisant quelque 1000 ascensions, dont 114 premières, son palmarès fut celui d'un héros, un géant bercé par l'ivresse des sommets et l'angoisse des pitons instables auxquels il confia sa vie à plusieurs reprises. Son parcours de miraculé fut aussi celui d'un surhomme blessé, meurtri par la cohorte des amis disparus, compagnons de cordée vaincus par «les forces de la montagne».

  • 342 heures dans les grandes Jorasses Nouv.

    Le 11 février 1971, René Desmaison entreprend avec Serge Gousseault une grande première hivernale sur la face nord des Grandes Jorasses:la voie directe qui mène à la pointe Walker (4208 mètres).L'ascension se révèle difficile, la neige tombe sans discontinuer, les cordes sont très endommagées par des chutes de pierres, les pitons manquent. Le 15 février, à trois cents mètres du sommet, Serge Gousseault montre des signes de faiblesse alarmants. Désormais, chaque mètre gagné est un combat. Les bourrasques et le froid glacial épuisent l'homme qui meurt le 22 février. René Desmaison sera sauvé in extremis au quinzième jour.En son temps, ce drame des Grandes Jorasses souleva une vive polémique sur les secours en montagne. Ce récit exceptionnel reste un hymne à l'ascension, une leçon de solidarité et un poignant témoignage sur la vulnérabilité de l'alpiniste face aux éléments.

  • étoiles et tempêtes : six faces nord Nouv.

    Les six faces nord les plus célèbres des Alpes, celles du Dru, des Grandes Jorasses, de l'Eiger, du Cervin, du piz Badile et de la Cima Grande di Lavaredo, la quintessence même de l'alpinisme de haute difficulté, le guide Gaston Rébuffat fut le premier à les avoir gravies toutes les six.Étoiles et Tempêtes raconte l'ascension de chacune d'elles. Un grand classique de la littérature alpine et, malgré des épisodes parfois dramatiques, le récit lumineux d'une aventure profondément humaine. Car la haute montagne selon Rébuffat est avant tout affaire d'amitié, pour les hommes comme pour les sommets. Plus qu'aucun autre, l'auteur a le don de transmettre cette passion dévorante et de faire ressentir à chacun l'atmosphère si subtile de l'altitude.Publié pour la première fois en 1954, traduit en de nombreuses langues, Étoiles et Tempêtes est le chef-d'oeuvre de Gaston Rébuffat.

  • Escalades dans les Alpes Nouv.

    Escalades dans les Alpes d'Edward Whymper (1840-1911) est le livre le plus fameux de toute la littérature alpine. Il raconte l'exploit le plus universellement connu de la conquête des montagnes, celui de la première ascension du Cervin, en 1865, et le terrible drame qui s'ensuivit:quatre hommes, dont un lord d'Angleterre, précipités dans l'abîme. Mais c'est aussi l'histoire d'une passion indomptable et singulière pour la montagne:celle d'un jeune et pauvre dessinateur, venu dans les Alpes par hasard et devenu l'un des plus grands alpinistes de tous les temps.Si le Cervin est au centre de ce livre, d'autres sommets prestigieux en sont également les héros, comme l'aiguille Verte, au-dessus de Chamonix, ou la barre des Écrins, dans les montagnes de l'Oisans.Aucun ouvrage ne retrace aussi fidèlement l'esprit de l'âge d'or de l'alpinisme, alors que tous les grands sommets des Alpes étaient encore à conquérir, que l'on n'avait qu'une idée imprécise de leur nom et de leur situation, et que la technique comme le matériel étaient rudimentaires. Un monde neuf et vierge que Whymper se sentait la mission non seulement d'explorer, mais encore de décrire.Dans Escalades dans les Alpes, ses récits d'ascension vont bien au-delà de l'intérêt historique. Ils conservent aujourd'hui toute leur puissance évocatrice.

  • En 1878, un touriste pas comme les autres visite la Suisse et la Savoie : l'Américain Samuel Langhorne Clemens, alias Mark Twain. De Lucerne à Chamonix, l'auteur suit un itinéraire des plus classiques. Son récit de voyage, traduit pour la première fois en français, est tout à fait inattendu.
    Laissant libre cours à son humour satirique, le romancier pose un regard faussement candide sur la montagne et son folklore touristique. Des tyroliennes aux pendules à coucou, des edelweiss aux chamois, «petite bestiole qui hante par milliers les hôtels suisses» : rien ne résiste à sa critique loufoque. Ses deux personnages - Mark Twain en voyageur irascible flanqué de son servile compagnon Harris - tentent désespérément de comprendre la montagne. Ils se livrent à toutes sortes d'expériences saugrenues : faire bouillir un guide, prévenir les avalanches à l'aide d'un parapluie ou entreprendre une ascension en télescope...

  • Été 1957, sur la face nord de l'Eiger, la plus célèbre et la plus meurtrière paroi des Alpes, deux cordées tentent la dix-septième ascension : les Italiens Corti et Longhi, les Allemands Nothdurft et Mayer. Progressant à une lenteur incompréhensible pour ceux qui les observent au télescope, ils sont bientôt pris au piège... Afin de les arracher à l'abîme, un hallucinant sauvetage est organisé par une soixantaine de bénévoles, dont les meilleurs alpinistes du moment, comme le grand guide français Lionel Terray et l'Italien Riccardo Cassin. Du sommet de l'Eiger, l'Allemand Alfred Hellepart est descendu dans le précipice au bout d'un mince fil d'acier long de trois cents mètres... Corti sera-t-il sauvé à temps ? Longhi survivra-t-il à son neuvième bivouac passé dans la paroi ? Et qu'est devenue la cordée allemande ? Quatre hommes sur l'Eiger est l'histoire fidèle de cette ascension folle, infernale, impossible, et de ce sauvetage héroïque et unique dans l'histoire. Double récit donc : d'un côté des sauveteurs bénévoles, admirables d'abnégation et de courage, qui se heurtent à l'indifférence, voire à l'hostilité des guides locaux, mais aussi à leurs improvisations ; de l'autre quatre hommes pris dans la tourmente, réunis par la nécessité, luttant de toutes leurs forces pour survivre. C'est, heure par heure, le récit des fautes, des accidents, du désespoir des quatre hommes, des efforts incroyables des sauveteurs, de leurs doutes et de leurs difficultés, le tout sous l'oeil avide des reporters. Le journaliste américain John Edward Olsen a mené tambour battant son enquête sur le plus vaste sauvetage jamais organisé en haute montagne. Un véritable «polar» alpin où tout est véridique. Jusqu'aux dernières découvertes, quatre ans après le drame...

  • Depuis sa parution en 1951, Contes à pic est demeuré l'un des livres les plus populaires de la littérature alpine. C'est aussi l'un des plus originaux, car il s'agit bien de contes, genre littéraire particulièrement délicat, précisément parce que l'auteur peut tout s'y permettre... Et Samivel ne s'en prive pas : ses «héros» sont cristalliers, alpinistes ou guides, mais on y croise aussi un saint facétieux et Napoléon, des marmottes qui parlent et un caillou qui pense. Et, quand il s'agit de raconter l'épisode le plus célèbre de l'histoire de l'alpinisme, la première ascension du Cervin, Samivel le fait du point de vue des choucas... Des gravures préhistoriques de la vallée des Merveilles aux montagnes sacrées de l'Himalaya en passant par les glaciers des Alpes, Contes à pic mêle avec verve, humour et fantaisie la légende - réelle ou inventée - à la réalité historique, et la vie intime des hôtes de la montagne, qu'ils soient à poil ou à plume, aux actions et aux passions des hommes.

  • Maurice Chappaz, écrivain valaisan, occupe une place unique dans la littérature alpine. Ambitieux, son propos n'est pas tant de raconter des ascensions que de restituer «l'absolu du désert neigeux», dire «les tempêtes, le vertigineux cercle des cimes blanches et tous les gestes de l'homme sur la piste».
    Du mont Blanc au mont Rose, sa traversée des glaciers tient du parcours initiatique. Emporté par l'ivresse de l'altitude, il capte l'insaisissable, irriguant son récit du flot des sensations qui envahissent l'alpiniste. Dans La Haute Route, il rassemble tout ce qui lui fut donné d'éprouver de l'oreille, de l'oeil, du nez, du jarret et surtout du trouble des entrailles... Pour Maurice Chappaz, «la littérature alpestre peut s'assimiler à la littérature érotique». Dans les caresses de la montagne, il voit une ascèse, un effort qui comble, en les épuisant, la bête et l'âme.
    Dans la mémoire des alpinistes, ces pages vont réanimer ce qu'ils auront vécu de plus fort et de plus subtil, mais en donnant à leur montagne familière les dimensions qu'ils s'étaient contentés, souvent, de pressentir. Les autres, les gens du bas pays, auront la révélation de l'altitude, de même que les terriens comprirent la mer en lisant les romans de Joseph Conrad ou d'Herman Melville.

  • Né dans un petit hameau de la vallée de Chamonix, Armand Charlet (1900-1975) est unanimement considéré comme le plus grand guide français du XXe siècle. Dans Vocation alpine, il évoque sa jeunesse et son apprentissage jusqu'au «clou» de sa carrière : la première traversée des aiguilles du Diable en 1928.
    Un grand guide, Armand Charlet? Bien plus : un homme devenu légendaire! Sur l'aiguille Verte, sa montagne de prédilection, il ne tracera pas moins de sept nouveaux itinéraires, et la gravira plus de cent fois. Son talent exceptionnel est si vite reconnu que, dès 1924, un col est baptisé à son nom! Il mène ses clients à grande allure, fait preuve sur la glace d'une technique incomparable et se montre, sur le rocher, d'une audace folle qui l'amène à franchir sans pitons (encore presque inconnus à Chamonix) des passages d'extrême difficulté, au prix parfois d'acrobatiques coincements de piolet dans une fissure.
    Armand Charlet, exigeant pour les autres autant que pour lui-même, se plaint parfois de ne pas trouver de «clients» à sa mesure... C'est que, dans les années qui suivent la Grande Guerre, l'alpinisme français est en pleine mutation : le Groupe de Haute Montagne réunit un petit cénacle d'amateurs pour lesquels l'alpinisme se conçoit sans guides. Le handicap est d'autant plus grand pour Charlet qui doit concilier les exigences du métier avec son ambition évidente de marquer l'histoire.
    On croisera aussi, au fil des pages, un jeune alpiniste débutant mais enthousiaste, qui fait ses premiers pas en haute montagne en compagnie d'Armand Charlet : Roger Frison-Roche.

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