Flammarion

  • C'est le Baudelaire amateur et critique d'art qui est présenté dans cet essai. Rythmé par des illustrations d'époque et par la plume pointue et érudite de Stéphane Guégan, cet ouvrage se déroule de manière chronologique. Ici, la modernité de Baudelaire est mise en évidence g il reproche au xixe siècle de mettre en avant beaucoup d'images et d'artistes dont il refusait les tendances lourdes. Il apprécie au contraire les « peintres de la vie moderne ». Ce dernier est convaincu que le Beau possède une positivité sensible, une utilité spirituelle, plus haute que ne l'entendaient ses contemporains. Son célèbre Spleen vienne se heurter à la beauté de l'art et en renverse son pessimisme.

  • Les femmes et la lecture dans l'art occidental « Les livres ne sont pas des objets comme les autres pour les femmes ; depuis l'aube du christianisme jusqu'à aujourd'hui, entre nous et eux, circule un courant chaud, une affinité secrète, une relation étrange et singulière tissée d'interdits, d'appropriations, de réincorporations. » Laure Adler L'histoire de la lecture féminine se reflète dans la peinture et la photographie. Les artistes de toutes les époques ont représenté des femmes en train de lire. Pourtant, il aura fallu des siècles avant qu'il soit accordé aux femmes de lire à leur guise.
    Ce qui leur incombait d'abord, c'était de broder, de prier, de s'occuper des enfants et de cuisiner. Dès l'instant où elles envisagent la lecture comme une possibilité de troquer l'étroitesse du monde domestique contre l'espace illimité de la pensée, de l'imagination, mais aussi du savoir, les femmes deviennent dangereuses. En lisant, elles s'approprient des connaissances et des expériences auxquelles la société ne les avait pas prédestinées. C'est ce chapitre captivant de l'histoire de la lecture féminine que Laure Adler et Stefan Bollmann explorent, avec un soin particulier du détail. Le fil de l'analyse conduit du Moyen Âge au temps présent, en s'attachant plus spécialement à certaines oeuvres de Rembrandt, Vermeer, mais aussi Manet, Matisse ou Hopper, jusqu'à la fameuse photographie d'Eve Arnold montrant Marilyn Monroe en train de lire Ulysse de James Joyce.
    De courts textes de commentaire accompagnent ce choix de peintures, de dessins et de photographies.

  • Après Les Femmes qui écrivent vivent dangereusement et Les Femmes qui aiment sont dangereuses, Laure Adler revient avec un nouvel et passionnant ouvrage sur les femmes artistes.
    Explorant les archétypes et les codes de l'histoire de l'art, elle analyse, à travers leurs oeuvres d'art, le lent basculement des femmes vers l'autonomie artistique et la reconnaissance du travail de création, trop longtemps laissée aux seuls mains et signatures des hommes.
    Cet ouvrage dresse le portrait passionnant d'une cinquantaine de ces artistes, depuis la Renaissance avec Artemisia Gentileschi, jusqu'à nos jours avec Yoko Ono, Orlan, Annette Messager, Marina Abramovic, Sophie Calle, en passant par les incontournables Sonia Delaunay, Niki de Saint-Phalle, Berthe Morisot ou Frida Kahlo.

  • Francis Picabia, rastaquouère Nouv.

    «Dans ses cinquante années de peinture, Picabia a constamment évité de s'attacher à une formule quelconque ou de porter un insigne. On pourrait l'appeler le plus grand représentant de la liberté en art, non seulement à l'encontre de l'esclavage des académies, mais aussi contre la soumission à quelque dogme que ce soit.»Ces remarques de Marcel Duchamp soulignent la dimension profondément libertaire de celui qui aimait se qualifier d'«artiste en tous genres».Ce parcours chaotique, contradictoire, fait d'allers et retours permanents entre abstraction et figuration, géométrie et biomorphisme, onirisme et réalisme, ne saurait être appréhendé de façon simplement formelle. Il demeure difficile d'identifier un style ou une manière Picabia. Ce qu'une approche biographique nous permet a contrariode comprendre, c'est précisément une certaine constance dans l'attitude. Ce fils de famille «né sans mère», aux goûts de luxe particulièrement prononcés et à la vie psychique et conjugale agitée, n'est en effet pas à une contradiction près. Francis Picabia n'abhorre rien tant que l'idéal de pureté et d'intransigeance qu'il voit poindre chez ses amis dadaïstes et même chez André Breton.Picabia aime trop la vie pour se laisser enfermer dans une croyance ou une certitude, fussent-elles d'avant-garde. Jusqu'à sa mort, notre «Funny-Guy» restera fidèle à cet état d'esprit, qui renvoie plus à une manière de vivre qu'à un programme strictement artistique.Ce qui pourrait passer pour une suite de reniements et de régressions n'est en fait qu'une manière de dire oui à la vie, à ses errements et à ses contradictions. Francis Picabia est l'artiste qui fait son miel de cette «mort de l'art» tant de fois proclamée au cours du XX? siècle. «Parce que je suis le seul qui, après la mort de l'Art, n'en ai pas hérité; tous les artistes qui suivent son cortège et se promènent à travers le monde figuraient sur son testament; moi, il m'a déshérité, mais il m'a ainsi laissé libre de dire tout ce qui me passe par la tête et de faire ce qu'il me plaît.»B.M.

  • C'est une lectrice encore plus redoutable et avisée que Stefan Bollmann et Laure Adler introduisent dans ce deuxième volume des Femmes qui lisent, tout en poursuivant l'exploration du thème de la lecture féminine et de sa représentation. La lecture de romans, méprisée par les hommes et considérée par eux comme une perte de temps, commence à porter ses fruits pour les femmes. Des siècles durant, leur addiction à la lecture a été blâmée parce qu'elle était considérée comme une activité désordonnée, manquant de discernement, les incitant à négliger d'abord leurs tâches domestiques, puis leurs devoirs publics : en d'autres termes, c'était une activité immorale, impudique et dépravée. Les femmes qui lisaient non seulement se mettaient en danger, mais elles étaient dangereuses. En réalité, par leur désir effréné de lecture, elles ont acquis une grande connaissance des hommes et une subtile intelligence de la vie.
    Paisible dans un intérieur bourgeois sous le pinceau de Gustave Caillebotte, solitaire dans l'entrée d'un hôtel chez Edward Hopper, dénudée chez Félix Valloton, la femme, un livre à la main, se pose en militante. De courtes notices incisives accompagnent une très belle sélection de peintures, dessins et photographies présentant des lectrices de toutes les conditions et de toutes les époques.

  • Seule artiste femme du Bauhaus à avoir eu de son vivant une rétrospective au MoMA de New York, Anni Albers est reconnue pour ses "toiles tissées", oeuvres nourries de connaissances techniques dans l'artisanat du tissage.
    Les écrits qu'elle a rassemblés en 1971 dans un recueil intitulé "On Designing" sont restés à ce jour indédits en français.
    Elle y livre ses réflexions sur les rapports de l'art et de l'artisanat, de l'artisanat et de la production industrielle, et des échanges féconds qu'ont bénéfice à nourrir artisans et artistes d'aujourd'hui. Elle y fait l'éloge du matériau compris comme lieu du dialogue avec l'esprit créateur et terreau de l'émergence de formes modernes et vivantes.

  • Cet ouvrage très richement illustré révèle les secrets des grands tableaux : comment les matériaux, les techniques et les idées ont évolué au fil des siècles, inspirant les artistes et leur donnant les moyens de créer leurs plus célèbres oeuvres. De l'usage des premiers pigments à la perspective linéaire de la Renaissance, l'influence de la photographie, l'impressionnisme ou encore l'avènement de l'art moderne, cet ouvrage suit chaque pas de l'évolution de la peinture depuis 25 000 ans.
    Détails, pigments, gammes chromatiques, photographies de technique ou de restauration rythment l'ensemble de cette histoire de la peinture.

  • A l'origine était la femme, plurielle par nature, tour à tour objet d'amour, de fascination et de crainte.
    De la Vénus de Willendorf, image d'un idéal féminin tout-puissant, à la Mariée de Niki de Saint-Phalle, offrant le regard de la femme artiste sur sa propre destinée, la quête de l'éternel féminin jalonne l'histoire de l'art depuis les temps les plus anciens. Figures mythiques et tutélaires, les héroïnes amoureuses, d'Eve à Rita Hayworth et de Bethsabée à Camille Claudel, se révèlent brutales ou tendres, ambitieuses parfois, mais toujours ensorceleuses : dangereuses pour les autres et pour elles-mêmes.
    Parcourant cette galerie des amantes fatales, Laure Adler et Elisa Lécosse proposent un décryptage passionnant d'une histoire trop longtemps laissée aux seuls mains et regards des hommes. Explorant les archétypes, les codes de l'histoire de l'art et leur détournement au fil des époques, elles analysent le lent basculement des femmes vers l'autonomie amoureuse et la reconnaissance du corps et du désir.

  • Depuis longtemps considéré comme un ouvrage de référence, ce traité rassemble d'une part, des renseignements très précis sur la peinture à l'huile telle que la comprenaient les anciens et d'autre part, l'exposé d'une méthode moderne, inspirée de la tradition, mais adaptée aux exigences de notre temps, c'est-à-dire simplifiée et assouplie. Les supports, les colles, les enduits, les huiles, les couleurs, les vernis, la restauration des tableaux, le matériel du peintre y font tour à tour l'objet d'une étude précise.
    Toutes les préparations, toutes les recettes, toutes les manipulations que Xavier de Langlais préconise ont été essayées par lui et soumises à un contrôle rigoureux. Cet ouvrage met à la disposition des étudiants des écoles d'art, aussi bien que des peintres professionnels ou amateurs, une somme d'observations précises et d'indications éprouvées qui leur assureront la base indispensable à la pratique d'un métier qui, comme l'écrivait Fromentin, « s'apprend et, par conséquent, peut et doit être consigné ».

  • Présentation de 100 oeuvres parmi la Collection de l'art brut constituée par Jean Dubuffet dans les années 1970. Avec des figures majeures comme Aloïse, Adolf Wölfli, Henry Darger ou Augustin Lesage. ©Electre 2016 Jean Dubuffet, à l'origine du concept d' « art brut », a réuni vingt-cinq ans durant une extraordinaire collection d'oeuvres s'y rattachant. En 1970, il décide de la pérenniser en offrant un lieu à ces oeuvres d'autodidactes, pensionnaires d'hôpitaux psychiatriques, détenus, originaux, solitaires, réprouvés. Il est ainsi à l'origine de la première collection d'art brut du monde, qui compte les oeuvres de figures majeures comme Aloïse, Adolf Wölfli, Henry Darger, Augustin Lesage, Josef Hofer, etc. Ce lieu de référence historique, où sont conservées près de 60 000 oeuvres, fête ses 40 ans en 2016.

    C'est à l'occasion de cet événement que cet ouvrage a été conçu tel un écrin abritant 100 des oeuvres les plus importantes renfermées par le musée. Une fabrication soignée et un graphisme de qualité contribueront à proposer un objet original et étonnant, à l'image des oeuvres qu'il recèle.

  • L'histoire de l'art est parcourue en 50 chefs-d'oeuvre, des grottes de Lascaux à l'art contemporain, en passant par l'art médiéval ou encore le pointillisme.

  • La question de l'intimité du rapport entre les oeuvres et leurs auteurs ou commanditaires se pose, à la Renaissance, de manière décisive : l'expression individuelle de l'artiste devient en effet à cette époque un facteur reconnu - et apprécié dans la genèse et la forme des oeuvres d'art.
    "Le Sujet dans le tableau" propose sept études de cas où un emploi analytique de l'iconographie permet de distinguer comment, en s'appropriant le sujet (manifeste) de son oeuvre par le trouble qu'il introduit dans son énoncé, l'artiste ou le commanditaire y marque sa présence comme celle du sujet (latent) de son énonciation. Qu'en a-t-il été de Michel-Ange et de son Moise ?, de Titien dans son Allégorie de la Prudence ?, de Giovanni Bellini dans sa Dérision de Noé ?, mais aussi de Mantegna dans ses signatures ou du prince Frédéric de Montefeltro dans le désordre du Studiolo d'Urbino ? Un champ s'ouvre à l'analyse et à l'interprétation historiques : celui des investissements psychiques ou autres dont les oeuvres de la Renaissance ont été le lieu.
    Publiée en grand format pour la première fois, cette édition en couleurs, enrichie de nombreuses images, permet d'apprécier en détail les traces les plus ténues de la personnalité de quelques génies artistiques de la Renaissance.

  • Comment l'Homme est-il devenu ce qu'il est aujourd'hui ? Comment les Etats se sont-ils formés ? Qu'est-ce que l'archéologie peut nous révéler des conflits passés ? Que sont le Grand Zimbabwe, Rapa Nui, Stonehenge et Jéricho ? Archéologues, anthropologues et professeurs ont participé à l'élaboration de cet ouvrage qui nous invite à découvrir les trésors réunis par l'archéologie, depuis les grottes de Lascaux jusqu'à Angkor Vat, en passant par Toutankhamon et l'armée de terre cuite chinoise.
    A travers les époques et les continents, découvrons ce que les recherches les plus récentes nous apprennent de nos civilisations. Une grande diversité de sites parcourus en détails, depuis les ensembles religieux spectaculaires enfouis dans les déserts et les jungles jusqu'à la révolution industrielle. Les nouvelles technologies au service de l'archéologie d'aujourd'hui. Tous les outils indispensables : repères chronologiques, illustrations détaillées, glossaire.


  • L'auteur poursuit la réflexion qu'il avait initiée avec«Le sexe et l'effroi». En s'appuyant sur des sources iconographiques variées (Bosch, Dürer, Monsu Desiderio, Raphaël, Titien, Rembrandt, Rubens...), il pose la question des origines de l'être et exprime l'indicible.


  • Un panorama mondial du street art, pour comprendre les enjeux de cette forme d'art populaire aux influences multiples : le pixaçao brésilien, le pop art et le land art américains, les pochoirs politiques argentins, entre autres. Présentation des travaux de 113 artistes à travers 25 pays.

  • Essai sur la photographie moderne qui traite de sa relation avec l'art, en prenant pour base l'art contemporain, le photojournalisme, la création contemporaine et l'esthétique documentaire. En illustration, les clichés d'une centaine de photographes contemporains tels que Depardon, Gilles Peress, Nan Goldin ou encore Arak

  • « Écrire l'histoire des arts de la Restauration aux premières décennies du XXIe siècle, c'est écrire l'histoire d'une révolution sans fin », écrit Philippe Dagen. En moins de deux siècles, métamorphoses et ruptures, réminiscences et résurrections, innovations et créations, loin de se succéder selon un ordre chronologique linéaire, s'entrechoquent, se superposent, s'affrontent et se brisent.
    Du romantisme à la scène internationale du XXIe siècle, en passant par l'impressionnisme, les avant-gardes, le minimalisme, le pop art et les formes d'art apparues dans les dernières décennies du XXe siècle, cet ouvrage propose :
    - Une introduction revue par Philippe Dagen qui explore la diversité des approches méthodologiques propres à l'étude de la période.
    - Une approche chronologique par grand ensemble avec introduction détaillée exposant le contexte.
    - Une thématique développée par double-page constituée d'un texte courant, d'illustrations et d'encadrés.
    - Un appareil scientifique très précis qui rassemble cartes, plans d'architecture, chronologie, glossaire, index.
    Cette nouvelle édition, augmentée de plusieurs études sur l'architecture, le design, la performance et l'émergence de la scène internationale offre un panorama complet de la période.

  • Publié à l'occasion de la première grande rétrospective Jeff Koons (Los Angeles, New York, Paris), cet ouvrage est le plus important sur cet artiste singulier et provocateur, devenu l'un des artistes contemporains les plus connus du grand public. Depuis 35 ans, il explore de nouvelles approches du «readymade» et de l'appropriation, jouant de la lisière entre culture des élites et culture de masse, poussant les limites de la fabrication industrielle et changeant le rapport des artistes au culte de la célébrité comme aux règles du marché. Ami et collaborateur de Jeff Koons depuis 35 ans, Norman Rosenthal a réuni trois ans d'entretiens. Jeff Koons par Jeff Koons retrace en huit chapitres, le parcours de l'artiste, son approche de l'art et ses techniques - il ne réalise aucune oeuvre lui-même - et ses influences majeures. Les 250 illustrations en couleurs, permettent un panorama complet de son oeuvre et de retrouver les oeuvres phares : Inflatable Rabbit, Balloon Dogs ou Split-Rocker, sculpture réalisée avec plus de 100 000 fleurs. Édité en collaboration avec Jeff Koons, Jeff Koons par Jeff Koons est souhaité paR ses auteurs, comme le livre plus important sur l'artiste, mais aussi sur la compréhension de l'art du XXIe siècle.

  • De 1962 à 1986, le célèbre critique d'art David Sylvester s'entretien avec Francis Bacon. De ces rencontres, David Sylvester livre, sous la forme de neuf dialogues, un témoignage unique sur l'artiste. On y découvre le souci obsessionnel de Bacon pour la forme humaine en peinture, son admiration pour Picasso et Velázquez, sa passion pour la poésie de Yeats et Eliot, son étonnante interprétation d'un pastel de Degas, mais aussi son indifférence pour Matisse.
    Traduit et présenté par Michel Leiris, Entretiens avec Francis Bacon est une approche incomparable de la pensée, du travail et de la vie de l'un des génies créateurs du XXe siècle. Considéré comme un classique du genre, ce livre est le portrait le plus révélateur de Francis Bacon. Cette édition comprend l'intégralité des neufs entretiens, l'introduction de Michel Leiris et un hors texte comprenant vingt illustrations en couleurs.

  • Ce manuel de référence mis à jour regroupe en un volume l'histoire de l'art du XVe au XVIIIe siècle. De la chute de Constantinople jusqu'à la révolution française, cet ouvrage parcourt toutes les formes et tous les courants de l'art européen. De la fin de l'Antiquité au classicisme des lumières, en passant par la peinture flamande et le maniérisme, les auteurs étudient en détail quatre grands ensembles : Les Temps modernes, La Renaissance, l'époque classique et les lumières pour mieux saisir l'importance artistique de quatre siècles de créativité.
    - En début d'ouvrage, une série de doubles-pages pour apprendre à faire un commentaire d'oeuvre (peinture, sculpture, architecture, arts décoratifs) NOUVEAU - Une approche chronologique par grand ensemble avec introduction détaillée exposant le contexte.
    - Une thématique développée par double-page constituée d'un texte courant, d'illustrations et d'encadrés.
    - Un appareil scientifique très précis qui rassemble cartes, plans d'architecture, chronologie, glossaire, index.
    Cette nouvelle édition est enrichie d'une mise à jour sur l'histoire des arts décoratifs à travers les siècles et couvre désormais deux zones géographiques encore inexplorées :
    L'art de l'Espagne et des pays de l'Est.

  • Ce manuel de référence mis à jour regroupe en un volume l'histoire de l'art du Moyen Age au travers de trois grands ensembles :
    L'Art de Byzance, l'Art de l'Occident (art roman et art gothique) et l'Art de l'Islam. Chacun de ces ensembles tire son unité d'un cadre religieux spécifique qui influence directement les formes artistiques, avec les variantes qu'elles connaissent selon les régions et les siècles. Les auteurs ancrent leur analyse dans un contexte global au travers de multiples approches :
    Historique, géographique, spirituelle, culturelle et sociale et montrent ainsi comment le développement de l'art au Moyen Age s'est fait par les échanges et les ouvertures aux autres. Le lecteur appréciera à la fois la somme d'informations et le détail des analyses, soutenus par la grande clarté du propos.
    - En début d'ouvrage, une série de doubles-pages pour apprendre à faire un commentaire d'oeuvre (peinture, sculpture, architecture) NOUVEAU - Une approche chronologique par grand ensemble avec introduction détaillée exposant le contexte.
    - Une thématique développée par double-page constituée d'un texte courant, d'illustrations et d'encadrés.
    - Un appareil scientifique très précis qui rassemble cartes, plans d'architecture, chronologie, glossaire, index.

  • Léonard de Vinci, ou l'incarnation mythique, presque effrayante, du génie, et du génie universel : « aucun homme ne vint au monde qui en sût autant que Léonard », disait François Ier, guère démenti par la postérité, même si elle a consacré l'artiste avant de découvrir le savant, à la fin du XVIIIe siècle.
    Mais le mythe n'a pas tué l'homme, tant Léonard a laissé de traces de ses pérégrinations dans l'Italie de la Renaissance. De cet enfant naturel, natif du village de Vinci, devenu un maître auquel les puissants font leur cour, nous découvrons jour après jour les espoirs, les projets, les toquades, mais aussi les contradictions : prodigue avec ses amants, Léonard tient la comptabilité de ses dépenses quotidiennes avec la précision d'un usurier. Ardent promoteur de la liberté intellectuelle, il se met pourtant au service de tyrans qu'il abandonne à la hâte lorsqu'ils tombent en disgrâce. Et quand il s'attaque à de grandes fresques murales promises à l'éternité, il expérimente des techniques nouvelles qui conduiront ces oeuvres à la ruine.
    C'est peut-être là le fil rouge de cette vie de Léonard : toujours rêver, toujours perfectionner, toujours inventer, au service de la peinture ou des mathématiques, de l'art de l'ingénieur ou de celui du poète.
    Jusqu'à sa mort, il n'a guère le temps de peaufiner l'inachevé, comme cette ultime démonstration géométrique qui clôt ses carnets, interrompue, écrit le vieil homme, « parce que la soupe refroidit ».

  • L'Agneau mystique des frères Van Eyck (1432) est unanimement reconnu comme oeuvre picturale sublime, avec un rayonnement et une influence exceptionnels. Ce fut la première peinture à l'huile de grande taille et le mysticisme religieux s'en dégage avec force. Le retable se lit presque comme un ABC du christianisme, allant de l'Annonciation au sacrifice symbolique du Christ : « l'agneau mystique » représenté sur un autel dans un paysage paradisiaque, versant son sang dans le Saint Graal.

    Ce livre regroupe pour la première fois un grand nombre de savoirs lié à L'Agneau mystique - soit le monumental polyptyque réalisé par les frères Hubert et Jan Van Eyck en collaboration avec un atelier de renom et un ensemble de conseillers sur le plan du contenu. Ce livre nourrit une ambition similaire : réunir des experts des disciplines les plus diverses. Ce n'est qu'en combinant les points de vue des spécialistes en histoire de l'art, des historiens, des philosophes, des scientifiques du religieux, des mathématiciens et des spécialistes de l'optique que l'on peut pleinement saisir la richesse et la profondeur de ce chef-d'oeuvre.

    Richement illustré de dizaines de détails d'une précision inouïe - parfois invisibles à l'oeil nu - révélés durant la campagne de restauration en cours.

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