Boreal

  • À une époque où Montréal s'appelle encore Ville-Marie, le petit Pierre rêve déjà de suivre les traces de son père et de servir la Nouvelle-France. Dès qu'il en a l'occasion, il s'entraîne à manier le mousquet, apprend à parler les langues des tribus de la région et, surtout, à naviguer un canot et à faire des portages. Le garçon découvre rapidement qu'il ne se sent vraiment chez lui que sur l'eau.
    Commence alors une longue carrière de capitaine au service du roi de France qui mènera d'Iberville aux confins de la baie du Nord pour y « chasser l'Anglais ». Il connaît comme personne les hivers canadiens, les pièges du courant et de la fonte des glaces, et les tactiques amérindiennes, qu'il adopte volontiers pour piéger l'ennemi.

    Au fil des pages de ce roman richement documenté, ce sont certains des personnages les plus marquants de l'histoire de la Nouvelle-France qui défilent : Maisonneuve, Frontenac, Bonaventure, bien sûr, mais aussi les nombreux chefs hurons, algonquins et abénaquis avec qui d'Iberville négocie de précieuses alliances.

    Ce sont toutefois les paysages sauvages du continent à explorer qui volent la vedette : les rives majestueuses du Saint-Laurent, les eaux indomptables des rapides, les contrées inhospitalières du Nord, dont la beauté fait oublier les dangers... Puis, lorsque d'Iberville s'aventure au sud pour trouver l'embouchure du Mississippi, ce sont les jungles torrides et marécageuses des Antilles et de la Louisiane que le lecteur découvre avec émerveillement.

    Magali Favre dresse avec minutie le portrait d'un personnage méconnu, dont le courage et la ténacité ont contribué à façonner notre continent.

  • Nous sommes en 1954, à Montpellier, dans le sud de la France, où les traces de la Seconde Guerre mondiale sont encore bien fraîches. Aymé, un jeune Québécois, passe ses vacances scolaires chez ses grands-parents, loin de sa famille pour la première fois. Attiré par la musique des gitans qui vivent sur les bords du Lez, il va faire la connaissance de Mika, un « caraque », comme on appelle là-bas les Gitans.Mais pourquoi ses grands-parents voient-ils d'un mauvais oeil cette amitié qui se noue? Pourtant, Mika est un compagnon fascinant, qui semble savoir plein de choses sur le pays et les créatures qui le peuplent. Quand Mika annonce que la Casilda, la vieille du château, celle qui dit la bonne aventure, désire voir Aymé, celui-ci aura-t-il le courage de briser l'interdit familial et d'accepter l'invitation?

  • 21 jours en octobre

    Magali Favre

    « Vers 4 heures, cette nuit, le gouvernement a pris des dispositions exceptionnelles. Il a proclamé la Loi sur les mesures de guerre. » Nous sommes à Montréal, en octobre 1970. Dans cette période troublée de l'histoire du Québec, entre l'usine, le chômage, la démolition d'un quartier, la révolte des petites gens, et aussi une belle rencontre amoureuse, voici une tranche de vie passionnante, et une tranche d'Histoire.

  • La mère de Gilles est condamnée à être brûlée vive. Son crime: sorcellerie et pratique d'une religion interdite. Gilles va tenter de sauver sa mère avec l'aide d'Alaïs, fille de la châtelaine Béatrice. Sa mission ne sera pas simple. Pour y parvenir, il faudra qu'il s'échappe des griffes d'un chevalier crapuleux. Mais ce personnage en cache un autre, qui aidera Gilles dans sa quête.

    Un roman historique où les jeunes découvriront le monde cathare à travers la rencontre et les aventures de deux jeunes gens aussi attachants que différents: Gilles, petit paysan épris de justice, et Alaïs, jeune châtelaine insouciante.

  • Harley était de retour chez lui. Après l'hôpital. Après l'accident. Rien n'avait changé : même maison, même rue... mais lui n'était plus le même. Et ce n'était pas la peur qui, nuit après nuit, le faisait bondir hors de son lit, c'était le chagrin, le remords, et ces visions effrayantes. Pourquoi n'avait-il pas freiné plus tôt ? Pourquoi ? Et si, après tout, ce n'était pas un accident.

  • Jamais, après avoir lu La Saga du grand corbeau, vous n'écouterez de la même façon les cris ou les bavardages des corneilles et des corbeaux. Cette véritable saga animale, où l'on retrouve tous les éléments des grandes épopées, a pour héros un corbeau nommé Tok. Banni et condamné à mort par la Kor, le Grand Conseil corvidé, Tok doit fuir le clan. Son seul salut : accomplir un exploit, retrouver la trace des Princes gris, ces anciens alliés du peuple des Corbeaux qui ont disparu. Tout au long du voyage, Tok doit se battre pour survivre, dans la tempête, la maladie, la faim et la violence.
    Tok le paria, Tok le juste, découvre sur son chemin le peuple des corneilles et celui des corbeaux déchus qui vivent dans les dépôts d'ordures. Il traverse l'univers cruel et absurde des grandes cités et des autoroutes des Deux-Pattes, ces bipèdes humains qui détruisent son environnement. Instruit par un vieux corbeau, il va à la rencontre d'une petite meute de loups qui survit difficilement dans un territoire qui
    s'amenuise sous la pression de la déforestation. Reconnaissant dans ces chasseurs-chanteurs les alliés légendaires de son peuple, Tok les invite à l'accompagner jusque dans ses montagnes natales, là où les humains s'aventurent rarement, mais où
    abondent chevreuils et orignaux. Un périple semé d'embûches et d'épreuves. Pour Tok, un véritable voyage initiatique, car il devra
    remettre bien des choses en question, notamment ses propres motivations, ses préjugés, son rapport au pouvoir. Et le jeune paria terrifié va se transformer petit à petit en un leader à l'écoute de ses semblables. Ce roman très original, aussi prenant que Le Seigneur des anneaux est extrêmement bien documenté sur les moeurs des corbeaux et des loups, deux espèces animales d'une grande intelligence qui ont une vie
    sociale très développée. Il doit beaucoup aux études contemporaines, en particulier celles du biologiste Bernd Heinrich, de l'Université du Vermont. Un roman pourtant qui n'a rien de didactique, et l'on se surprend à s'identifier sans peine à Tok, à Kaa ou à Selaks grâce à des dialogues souvent drôles et sans aucune mièvrerie anthropomorphique.

  • Groupes, regroupements et associations artistiques.
    « Organisations artistiques d'ici et d'ailleurs », thématique de cette livraison d'Inter, art actuel, traite de groupes, de regroupements et d'associations, au moment où les pouvoirs publics semblent tenir compte du patrimoine plutôt que de l'activité artistique vivante, actuelle et prospective. D'abord, Richard Martel, responsable du dossier, souligne la participation « historique » de la revue Inter dans le développement des organisations artistiques du point de vue alternatif. Également, Anne Bertrand propose une « compilation » des modes de fonctionnement artistiques qui couvrent l'ensemble du territoire canadien. À sa suggestion, nous republions un texte de Gilles Arteau, datant de 1990, illustrant les préoccupations de l'époque et l'apport des centres d'artistes sur le territoire québécois. Nathalie Côté commente par ailleurs la rencontre interdisciplinaire Chaos, où Arteau suggère de refaire un bilan des associations et des regroupements ! Guy Sioui Durand prend, pour sa part, position sur les modes d'organisation actuels ou contemporains, à l'ère du néolibéralisme. Il dénonce les modèles centralisateurs, tout en soulignant quelques récentes contestations et revendications. Michaël La Chance, sur un mode ironique, propose quant à lui un centre d'artistes aérien, soulignant la grande mobilité des artistes d'aujourd'hui Dans un deuxième temps, nous avons joint des acolytes de la rédaction internationale d'Inter pour proposer des comparaisons avec d'autres zones géographiques, soit la Belgique, le Brésil, le Cameroun, l'Espagne, la France, l'Italie et le Pérou. Pour clore cette recherche-bilan, nous donnons aussi la parole à des projets atypiques comme le regroupement & IL TOPO.
    À ce dossier s'ajoute un texte de Mildred Durán Gamba sur la dernière édition de la Rencontre internationale d'art performance, qui a eu lieu à Québec en septembre 2014.
    Publié par les Éditions Intervention (confondées par Richard Martel à Québec) trois fois par an depuis 1978, Inter, art actuel (anciennement Intervention) est un périodique culturel disséminant les diverses formes, praxis et stratégies de l'art actuel - performance, installation, poésie, multimédia -, tout en interrogeant les rapports de l'art au social et au culturel, au politique et à l'éthique.
    Couvrant différentes manifestations artistiques et mouvances politico-culturelles internationales, directement engagé dans le renouvellement du discours sur les pratiques éphémères et émergentes, Inter, art actuel est une tribune qui invite artistes, critiques et penseurs de la culture à prendre position (sous la forme d'essais courts, de critiques documentées et approfondies, de dossiers et de reportages, de chroniques et de comptes rendus) sur les enjeux qui touchent les pratiques de l'art actuel ou de tout domaine connexe, ainsi que sur les transformations de nos sociétés, du rituel au virtuel.

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