Bord De L'eau

  • L'ouvrage est fondé sur les articles écrits et augmentés contre les politiques de l'identité, le féminisme radical, le décolonialisme, la «cancel culture», etc.
    Ces textes d'intervention sont parus soit dans des revues d'opinion (Le Débat, Cités, La Revue des deux mondes, Le Droit de vivre...), soit dans des revues universitaires, soit dans des journaux (Le Monde...), et vont de l'analyse sociologique au billet d'humeur.
    L'ouvrage se présentera en trois parties : «Identitarisme », «Néo-féminisme», «Nouvelles censures».

  • L'architecture et l'urbanisme contemporains sont à l'image des fractures qu'engendre le néolibéralisme, système économique inégalitaire aux ambitions mondialistes qu'imposent à l'échelle planétaire les années 1980 puis le tournant du 21e siècle. Une débauche de bâtiments somptuaires, partout, sort de terre, battant des records de luxe, de hauteur et d'affichage publicitaire.
    L'architecture de misère, celle des pauvres, des déplacés économiques et climatiques, au même moment, prolifère. Sur le plan humain, la tension se fait extrême entre, d'un côté, métropoles engagées dans le renouveau et le branding et, de l'autre, masses de population mal logées, rejetées par l'étalement urbain en périphérie des villes ou condamnées au bidonville et à la tente de survie. Maximalisme d'un bord, celui des vainqueurs du système. Précarité de l'autre bord. Contrebuter l'indignité, rétablir plus d'équilibre est à l'ordre du jour. Pour les partisans du « nouveau monde », l'architecture du futur sera éthique et écologique ou ne mérite pas d'être.

  • La gauche entre la vie et la mort - une histoire des idees au sein de la social-democratie europeenn Nouv.

    Le point fort du livre est de souligner la capacité historique des partis de gauche à renouveler leur offre politique à partir d'un « appel aux intellectuels » lorsque le discours officiel des leaders et les programmes gouvernementaux classiques montrent leurs limites.

  • David Graeber, anthropologue atypique, à la fois professeur à la London University et l'un des initiateurs d'Occupy Wall Street, a fait une entrée fracassante à la fois sur la scène scientifique et sur la scène politique en montrant comment un des facteurs qui maintiennent les peuples sous le pouvoir des banques est le sentiment moral que toutes les dettes doivent être remboursées. Un sentiment né il y a 5000 ans en même temps que l'État, le marché, les grandes religions... et l'esclavage.
    La thèse fascine et appelle à la discussion. Notamment sur le point de savoir au nom de quelle conception de la démocratie elle peut être tenue. Sur cette question, dans un texte écrit en 2005 pour La Revue du MAUSS semestrielle et repris dans ce livre, l'érudition et le brio de D. Graeber font encore merveille. Non, montre-t-il, l'Occident est loin d'avoir le monopole de la démocratie, et, contrairement à l'opinion omniprésente, ce n'est sûrement pas la "culture occidentale" qui l'a fait apparaître et prospérer.
    Si on entend le mot culture au sens anthropologique, il apparaît en effet que la culture occidentale est introuvable (d'où une réfutation savoureuse et convaincante des thèses de Samuel Huntington). Et si on entend par culture la culture des lettrés, alors il n'est pas difficile de se convaincre que ceux-ci, en Occident comme ailleurs, se sont constamment opposés à la démocratie. Celle-ci, en réalité, ne naît et ne vit que dans les marges des systèmes de pouvoir.
    Où l'on voit toute la force d'une anthropologie anarchiste, revendiquée comme telle, et qui n'avait rien produit d'aussi puissant depuis Pierre Clastres. Reste, cependant, que tout le monde ne peut pas vivre dans les marges et hors pouvoir, et qu'il faut donc se demander ce qu'il peut et doit subsister de l'esprit de la démocratie dans le cadre des sociétés étatiques.

  • Cet essai considère Brassens comme un analyseur social tant de la diversité des publics que de la complexité culturelle de la société. A côté des nombreuses biographies qui lui sont consacrées, ce livre - à la fois historique, sociologique et anthropologique - offre au lecteur une immersion empathique dans l'univers de Brassens en éclairant et restituant cette "? magie ? " qu'est la rencontre d'un artiste et d'un public hétérogène.

  • La figure du paysan?: l'engouement pour les Amap et l'agriculture de proximité ne doit pas pour autant effacer la place centrale du paysan. Le récit initiatique de Romuald permet de retracer les principales étapes d'une installation et du développement d'une petite ferme.

  • Ces entretiens sont les fragments d'une mémoire, d'une histoire où l'on croise Sartre, Beauvoir, Camus et Aragon, les puissants de ce temps ainsi que les déshérités.

  • Présent dans tous les esprits, un spectre hante notre actualité : l'identité.
    Sur fond de mémoires blessées, certains citoyens s'inquiètent, alors, d'une remise en cause des valeurs de la République, pendant que d'autres dénoncent la persistance des logiques coloniales et les souffrances qu'elles engendrent. Dans ce contexte, des mots s'entrechoquent : « Racisation », « privilège blanc », « racisme systémique », « islamo-gauchisme », « essentialisme », « identitarisme ».
    Au-delà des invectives ou des polémiques, il convient de clarifier les courants de pensée qui irriguent les études postcoloniales et décoloniales.
    Pour quelle raison et à quelle fin, leurs promoteurs mobilisent-ils la psychanalyse ? Sur quelles traditions philosophiques appuient-ils leurs analyses ?
    Les penseurs décoloniaux interrogent, pour leur part, la modernité/colonialité en remontant à la « conquête » de l'Amérique (1492). Cette prise en compte d'une histoire s'étalant sur plusieurs siècles permet-elle d'éclairer notre situation actuelle ?

  • Après des décennies d'oubli, l'agriculture paysanne tend aujourd'hui à redevenir une activité valorisée et attractive. Mais comment interpréter ce retournement pour le moins inattendu ? L'une des réponses les plus originales à cette question est sans doute apportée par Pierre Rabhi qui l'envisage comme une manière de redonner du sens à sa vie en s'émancipant d'un style de vie consumériste décevant. Tout l'enjeu du présent ouvrage est de développer cette idée en explorant notamment les nombreuses richesses existentielles produites par le travail paysan et les épreuves qu'un tel changement de vie suppose de traverser.

  • Les paradoxes de la memoire - essai sur la condition memorielle contemporaine Nouv.

    Cet essai propose de dépasser les limites sur lesquelles butent les analyses mémorielles comme l'opposition entre conflits de mémoire versus réconciliation, mémoire versus histoire, « politiques mémorielles » versus déçus des échecs de celles-ci.

  • L'ouvrage propose un récit sonore de l'Anthropocène. Nous faisons dans cet ouvrage la proposition d'une éthique de l'écoute, adossée à une esthétique sonore de l'environnement, pour que l'être humain prenne conscience de son appartenance à une « communauté acoustique » et son rôle de participant aux paysages sonores.

  • Il y a, au coeur de ce livre, une thèse anthropologique et une thèse historique.
    La thèse anthropologique est la suivante. Tout animal, chaque fois qu'il surmonte une difficulté, éprouve en retour une satisfaction, que son organisme lui procure sous forme de récompense. Rien de plus universel. Mais l'homme est cet animal singulier qui a appris à jouir pour lui-même de son plaisir cognitif. Ce qui n'était qu'un instrument est devenu un but en soi, qui a libéré l'homme de son environnement tout en l'enchaînant à sa propre quête de jouissance.
    Il en découle une thèse historique aux conséquences capitales. Depuis que, à l'aube de sa préhistoire, l'homme a découvert son aptitude au plaisir, le devenir des civilisations n'a obéi qu'à une seule logique, profondément addictive : à l'intensification de ce plaisir. Le processus de très longue durée qui est alors enclenché s'appelle l'anthropocène. Car les sociétés humaines ont toujours avancé dans une même direction, mais elles le faisaient à leur insu : non pas en visant ce progrès de la civilisation qu'idéalisaient les philosophes des Lumières, mais entraînées par la poussée invisible de leur libido cogitandi.

  • À la SNCF, il est possible de parler de première classe et de seconde classe. Lorsqu'on prend l'avion également... on appelle ça «?classe économique?» ou «?business class?»?! Si officiellement, ou du point de vue juridique, il n'est pas possible de parler de citoyenneté de seconde classe, que faire lorsque les acteurs eux-mêmes évoquent ce type de terminologie?? Leur expliquer qu'ils n'ont pas vraiment compris ce qu'était la citoyenneté et que le registre économique est distinct du politique??
    La réflexion collective de cet ouvrage accorde du crédit au discours des acteurs sur leur expérience, qui vont jusqu'à éprouver une différence statutaire dans leur capacité à participer au pouvoir. Ce livre présente des études empiriques ainsi que des outils conceptuels pour penser les incidences économiques sur les modalités de participation au pouvoir des citoyens. Il propose la notion de «?citoyenneté de seconde classe?» pour penser l'ampleur des inégalités sociales et politiques contemporaines.

  • Amoureux de Portia, belle et riche héritière, Bassanio, gentilhomme désargenté, s'efforce d'obtenir sa main. Pour l'aider, son ami Antonio marchand chrétien, emprunte une somme de 3000 ducats à l'usurier juif Shylock qui lui demande, en cas de non remboursement de la dette, une livre de sa chair. Le jour de l'échéance, la dette n'étant pas réglée, Shylock exige l'exécution de la clause. Mais l'habileté de Portia, déguisée en « docteur de droit civil», confond l'usurier retors et sauve Antonio Shylock, ridiculisé, spolié et trahi par sa fille qui a rejoint le camp des Chrétiens, s'en va seul tandis que les jeunes gens, loin des tracas du commerce et du fracas des procès, s'abandonnent à la félicité, aux sons - joyeux et graves à la fois - d'une musique qui évoque non seulement l'harmonie terrestre retrouvée mais aussi l'harmonie céleste dont elle est l'écho.

  • Si Charles Aznavour a réussi à toucher un immense public, il l'a fait sans jamais s'interdire de se lancer, dès ses débuts, sur des pistes hors norme, « osées » : le sexe avec Après l'amour (1955), le suicide avec Mourir d'aimer (1971), l'homosexualité avec Comme ils disent (1972)...
    Et au fil du temps, il a abordé de plus en plus souvent tous ces « faits de société » (ce sont ses propres mots) : la vie urbaine, la guerre, l'écologie, le handicap, le viol, l'alcoolisme, la drogue, l'idolâtrie...
    Au cours de deux rencontres avec l'auteur, Charles Aznavour est revenu sur ses chansons trop méconnues pour mieux les éclairer. Et pour évoquer d'autres titres, de semblable inspiration, écrits par d'autres artistes.

  • Israël : histoire d'une gauche (1905-1995), une histoire politique et sociale d'Israël Nouv.

    Comment expliquer que l'expérience sioniste en Palestine ne se soit pas achevée dans le chaos ? Qu'est-ce qui a fait que, malgré les guerres, une immigration de masse d'une ampleur inédite et une grave crise économique, la jeune démocratie israélienne ne se soit pas désintégrée sous le poids des forces contraires ? La réponse à ces questions se trouve dans la nature même du travaillisme israélien. Sans le socialisme des premiers temps, Israël n'aurait sans doute pas subsisté. En s'entêtant sur la voie d'un socialisme à l'agonie, Israël ne se serait pas, au milieu des années 1980, engagé sur le chemin de la paix avec les pays arabes. Telle est l'hypothèse audacieuse défendue dans cet ouvrage, inédit par l'ampleur des sources mobilisées. Si la gauche israélienne est morte aujourd'hui, elle ne peut s'en prendre qu'à elle-même : ce sont ses dirigeants qui l'ont assassinée. En s'appuyant sur des textes jusque-là inexploités, l'auteur propose la toute première étude exhaustive, toutes langues confondues, de l'histoire de la gauche israélienne, depuis sa fondation en 1905 jusqu'à nos jours.

  • Souffrance, stress, burn out, RPS... Les témoignages de salariés faisant état d'une montée en puissance de la pénibilité psychique et mentale du travail se multiplient depuis deux à trois décennies, y compris parmi les franges du salariat les mieux loties, que ce soit en termes de conditions d'emploi, de rémunération ou de pénibilité physique du travail. Ce livre analyse ce phénomène à travers le cas de cadres, chercheurs dans l'industrie. Il montre en quoi les organisations contemporaines du travail, en se liquéfiant pour répondre aux exigences post-fordiennes du procès d'accumulation, disloquent le travail et les travailleurs.
    Cette dislocation s'observe à trois niveaux. Au niveau subjectif, d'abord, car en fabriquant des désillusions, des écarts croissants et de plus en plus répandus entre espoirs, investissements subjectifs et réalités observées, ces organisations déstabilisent la subjectivité et le rapport au travail de ces cadres, qui en viennent souvent à remettre en cause et leurs compétences et le sens de tous les efforts et sacrifices faits pour leur travail. Au niveau temporel, ensuite, car en accroissant les tâches périphériques, ces organisations atrophient les coeurs de métier et contraignent ces cadres à travailler plus longtemps, y compris chez eux, pour essayer, malgré tout, de faire un travail de qualité, dans lequel ils puissent encore se reconnaître et trouver du sens. Au niveau cognitif, enfin, car en démultipliant les sollicitations, ces organisations liquides, à travers l'usage des nouvelles technologies qu'elles sécrètent, coupent fréquemment les chercheurs, les empêchent de se concentrer et, par-là, les obligent à déployer une énergie particulièrement importante pour essayer, malgré tout, de sortir la tête de l'eau et continuer à avancer dans leur travail.
    Combinées entre elles, ces trois sortes de dislocation maltraitent les travailleurs. Ce qu'il faut soigner, en somme, ce ne sont pas les individus, mais le travail concret : la façon dont il est organisé, managé, reconnu, subordonné au travail abstrait. L'ambition de cet ouvrage est de montrer combien ces troubles de la santé constituent les symptômes contemporains d'une aliénation capitaliste, dont les racines remontent, non seulement à l'organisation du travail, mais plus fondamentalement encore, aux rapports de production et à ce que le capital fait au travail, en imposant aux hommes et aux femmes, travailleurs comme capitalistes, un usage de soi conforme à la conception productiviste de la qualité et de la performance.

  • Disposons-nous d'une synthèse idéologique et morale proportionnée aux défis de notre siècle ? La notion de progrès est critiquée de toutes parts. La synthèse catholique l'est aussi. Et que dire de l'utopie qui trouva son acte de naissance dans le Manifeste communiste de 1848 ? Les grands combats actuels, l'écologie, la justice sociale, l'antiracisme, le féminisme sont-ils condamnés à s'improviser sans racines solides dans la culture européenne ?

    Cet ouvrage montre qu'une succession de déviations a laissé en jachère le meilleur de notre patrimoine. Progressivement éliminé au cours des trois Internationales des Travailleurs, le socialisme républicain, n'a pas été relevé dans toute sa richesse malgré la chute du communisme. Sous la conduite de Jacques Viard (1920-2014), ce livre reprend le cours de l'histoire à partir de 1830 et parcourt le chemin balisé par Pierre Leroux, Louis Blanc, le premier Proudhon, Michelet, Péguy, le premier Jaurès, Simone Weil et tant d'hommes et de femmes dont le nom est tombé dans l'oubli. Il apparaît que le socialisme républicain était largement libéral, antiraciste, philosémite, féministe et écologiste avant la lettre.

    Abaissant les barrières entre les disciplines, Jacques Viard met en communication histoire, politique, philosophie, morale, et redonne à la littérature toute la place qui lui revient dans la formation des esprits fraternels. Car elle est plus sensible que les théories, charnelle même, plus dialogique et inscrite dans la diachronie. Jacques Viard se livre lui-même à une lecture approfondie et renouvelée de Sand, de Proust, de Giono.

  • La jeunesse japonaise, comme partout ailleurs, cherche à construire son avenir malgré les crises qui secouent son univers dont la dernière est la triple catastrophe de Fukushima. Souvent considérée comme davantage tournée vers une vie personnelle voire hédoniste, elle a surpris les médias lorsqu'un mouvement d'étudiants a pris la parole pour critiquer les projets de loi sur la sécurité et les Forces d'auto-défense du gouvernement Abe. Le mouvement dit des SEALDs s'est formé en décalage temporel par rapport aux mouvements Des Indignés ou de Occupy Wall street, mais on y retrouve des préoccupations semblables.

    Saisir l'expérience des SEALDs à partir de la philosophie de John Dewey permet de mettre une nouvelle fois en avant les dangers que la technologie numérique fait subir aux individus, au collectif et à leurs valeurs.

    Bref, comment en vient-on à la politique dans une société qui n'a eu de cesse de dépolitiser sa population ?

  • Michael Hudson est considéré par certains comme un des meilleurs économistes contemporains. S'il comprend mieux le capitalisme actuel - un capitalisme rentier et spéculatif - que nombre de ses collègues, c'est sans doute parce qu'il a travaillé à Wall Street et dans diverses commissions avant de se plonger dans l'étude à la fois de l'histoire économique et des diverses théories économiques. Il en résulte, pour commencer, un renouvellement complet de l'histoire de la dette et du crédit (qui a fortement inspiré David Graeber dans Dette). Où l'on voit qu'à Babylone et dans le judaïsme antique, on abolissait les dettes tous les 25 ou 50 ans (c'est ce qu'on appelait le jubilé) pour permettre à l'économie et à la société de repartir. « Et pardonnez- nous nos offenses... » voulait dire à l'origine :
    « Remettez-nous nos dettes. » De cette reconstitution historique résulte une critique radicale de l'économie de rente actuelle. L'endettement des États ne sert qu'à transférer la richesse aux prêteurs et aux financiers au détriment de l'économie réelle et des salariés.

  • La découverte inespérée des registres du collège Gambetta, grâce à l'acharnement de Claude Smadja, l'un des initiateurs du Comité Tlemcen, a permis que le nom de ma soeur Bella soit gravé avec ceux de ses camarades d'école assassinés comme elle

  • Le livre déconstruit la notion de « cause animale » telle qu'elle est présentée dans les médias de façon quasi consensuelle et met en évidence sa dynamique historique au service du capitalisme.
    Pour le bien des animaux, de la planète et de notre santé, il faudrait renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et consentir à une agriculture sans élevage.
    Le livre fait le point sur les débats et interroge le projet abolitionniste d'un point de vue politique et du point de vue de nos relations aux animaux.
    Pourquoi maintenant ? Pourquoi cette défense consensuelle de la cause animale et la condamnation des systèmes industriels, alors que ceux-ci existent depuis plus de cinquante ans ?
    L'agriculture sans élevage que défendent les abolitionnistes est-elle souhaitable ? Possible ? À qui profi terait- elle ? Est-il possible de « libérer » les animaux, notamment du travail, et de pérenniser nos relations avec eux comme le soutiennent certains théoriciens ?
    Le livre montre que la « cause animale » participe de l'exclusion des animaux domestiques du monde social, via la mise en place d'une agriculture sans élevage.
    L'ouvrage porte une critique des associations abolitionnistes de défense des animaux et décrypte leur mission d'agence de communication au service des nouveaux acteurs de l'alimentation que sont les startup de l'agriculture cellulaire soutenues par les multinationales et par les fonds d'investissement les plus puissants. Celles-ci affi chent leur volonté de prendre la place du modèle industriel qu'elles jugent obsolète et prétendent produire des aliments sains, durables...
    Sans animaux.
    La « cause animale » est de fait celle des actionnaires des biotechnologies, des grandes cultures et des industriels de la robotique. Le livre conclut sur le constat que la seule alternative à la violence industrielle contre les animaux est l'élevage et que la « cause animale », c'est la nôtre, celle de la sortie du capitalisme.

  • 10000 ans d'histoire mondiale de chaussures ! Des marques, des enseignes, des créateurs, inventeurs, artistes, célébrités... et des représentations de la chaussure par des artistes contemporains. 700 illustrations et photos, des milliers d'entrées, quinze ans de travail qui nous racontent l'histoire et la mode. Cela faisait plus d'un siècle qu'un tel ouvrage n'avait pas été réalisé en France.

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