Witi Ihimaera

  • L'auteur maori Witi Ihimaera dévoile une saga familiale époustouflante au coeur de la Nouvelle-Zélande rurale. À Waituhi, le clan Mahana est établi depuis 1919 :
    Trois générations de tondeurs de moutons, orchestrées par le grand-père Tamihana. Homme pieu et autoritaire, son ascendant incontestable rend la vie quotidienne haletante pour tous les membres de sa famille. Vue à travers les yeux de Simeon, petit-fils de Tamihana, cette épopée familiale finement tressée révèle l'importance de l'amour et le poids des non-dits au sein des relations intergénérationnelles complexes.
    Avec subtilité, humour et solennité, l'amour est omniprésent, y compris l'amour sacrifice... Belle leçon de vie et d'humanité, un roman qui ne laisse pas insensible.

  • 1935 : Paraiti, guérisseuse maorie de grande renommée, sillonne la Nouvelle-Zélande avec son cheval, sa mule et son chien. Grâce à son savoir-faire ancestral et à une pharmacopée puisée dans la nature, elle soigne, soulage et sauve des vies. Mais lorsqu'une bourgeoise blanche de la ville la convoque pour l'aider à interrompre une grossesse déjà très avancée, elle se trouve face à un dilemme et à un secret terrible...
    Un secret à l'échelle du fossé qui sépare les communautés du pays. Witi Ihimaera brosse un fabuleux portrait d'une nature en symbiose avec le peuple maori et celui d'une femme intrépide, intelligente, redoutable... et drôle. Ce roman a été adapté au cinéma en 2013 sous le titre White Lies (Tuakiri Huna en maori)

  • La femme de Parihaka, c'est d'abord l'histoire d'un grand amour qui nous fait traverser la Nouvelle- Zélande à la fin du 19e siècle. Mais quand les amoureux sont maoris et résistent contre la spoliation de leurs ter- res, le romantisme se teinte de politique. Et quand l'héroïne doit tout transcender pour retrouver son homme, elle devient un de ces formidables personnages de la littérature, inoubliable, plus grand que nature. Avec un prof d'histoire à la retraite, pointilleux et colérique, chargé de traduire le journal de son héroïne et ancêtre, le récit se teinte d'une formidable lutte identitaire. Les quêtes d'amour, d'identité et de dignité sont étroitement mêlées.

  • Dès sa naissance, Kahu était prédestinée à devenir chef de sa tribu, dans le village de Whangara, sur la côte est de la Nouvelle-Zélande. Mais son grand-père, Koro Apirina, en proie aux problèmes de la tribu, a du mal à accepter qu'une fille puisse lui succéder en tant que chef. C'est alors qu'un groupe de baleines s'échoue sur la plage de Whangara. Kahu doit faire quelque chose, si elle veut sauver les baleines, et par là même, sa tribu.

  • Bulibasha raconte l´histoire d´un jeune Maori pris dans la rivalité opposant deux familles de tondeurs de mouton. Remontant aux disputes amoureuses et sportives du grand-père de chaque clan, la tension est constamment entretenue par les récits des grands événements de lutte contre l´ennemi. Seul l´enfant du dernier fils de Bulibasha ose s´élever contre l´organisation immuable de la famille et l´autorité tyrannique du patriarche, empreinte de traditions maories et religieuses : obéissance aveugle au chef, chacun n´a d´autre choix que de remplir le rôle qui lui est assigné par sa naissance (ordre dans la lignée, sexe, race, condition sociale), la connaissance et l´éducation scolaire sont méprisées au profit du travail manuel... Tous acceptent bon gré mal gré cet ordre des choses, sauf Simeon qui, avec l´âge, se permet de défier son grand-père. Au fil des événements rythmant la vie de la famille élargie et ponctuant les rivalités au sein de la communauté maorie, on découvre les relations unissant ou opposant chaque génération. L´intrigue révélant finalement les véritables raisons de ces rivalités. Un dénouement inattendu où l´on s´aperçoit que l´individualisme forcené n´est pas l´apanage du monde moderne.

    Publiée en 1994 et récompensée par le Wattie-Montana Book Award (un des prix littéraires les plus prestigieux de Nouvelle-Zélande) cette véritable saga haletante s´étale sur plusieurs années. Le développement des personnages et des rapports complexes qu´ils entretiennent suit un rythme tout à fait maîtrisé et l´humour est, comme souvent chez Ihimaera, très présent pour dépeindre les rivalités familiales et communautaires qui s´affrontent pour le prestige, le pouvoir et une certaine forme de liberté.

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