Claude Forest

  • Dans des pays caractérisés par une profusion d'images essentiellement venues d'autres continents, et par une production très inégale, voire inexistante, quels ont été les modèles dominants de production? Quels sont ceux que les mutations en cours font émerger? Quels sont les enjeux économiques, industriels et sociaux de cette mutation numérique? Quels en sont les principaux acteurs? Qu'en est-il de la participation et du rôle des États? Quels liens financiers, politiques, juridiques, demeurent avec les anciennes métropoles coloniales, avec les nouveaux acteurs de la production? Qu'en est-il des équipements et de la formation des personnels?Des contributions de chercheurs abordent ces questions en différents pays d'Afrique et du Moyen-Orient, sous des angles économiques, sociologiques et historiques. Complémentairement, six témoignages de producteurs évoquent leur métier, et les questions spécifiques qui se posent pour eux en travaillant en et avec ces aires géographiques.

  • D'où vient l'argent du cinéma ? Comment fonctionne une entreprise dans le domaine cinématographique ? Quelles fonctions remplissent la production, la distribution puis l'exploitation ? Comment programme-t-on un film dans une salle de cinéma ? Quel rôle l'État joue-t-il encore aujourd'hui dans toute la filière cinématographique ? Au-delà de prises de positions trop souvent purement incantatoires, quelles sont les forces et les faiblesses des différents protagonistes face à la domination réversible de l'industrie hollywoodienne ?
    En tentant, de manière claire et accessible, d'expliquer aux non-spécialistes les bases économiques, comptables, juridiques et statistiques de l'univers du cinéma, l'auteur propose les clefs indispensables à la compréhension des mécanismes économiques du 7e art.

  • L'ouvrage retrace le parcours de cette grande monteuse du cinéma, qui commença classiquement dans le cinéma populaire en 1952 en travaillant avec les réalisateurs français de renom de l'époque (Henri Verneuil, Robert Hossein), devint cheffe monteuse à la télévision en 1965 où elle côtoiera les pionniers de l'ORTF, avant de se consacrer à partir de 1974 essentiellement aux cinéastes africains francophones. Elle les aidera individuellement dans le respect de leur imaginaire, et collectivement en visant la constitution d'un patrimoine. En animant ATRIA, structure collective atypique de soutien au montage et à la production cinématographiques, de 1980 à 1999, elle permettra la révélation de plusieurs dizaines de réalisateurs, notamment d'Afrique francophone. Elle continuera ensuite de monter des films jusqu'à sa disparition en 2014, inachevant le dernier film de Souleymane Cissé. Une cinquantaine de témoignages de monteurs, réalisateurs et professionnels contribuent à faire revivre cette monteuse à la générosité exceptionnelle.

  • "En 2020, sur la vingtaine de pays concernés, plus de la moitié ne possèdent au plus qu'une seule salle de cinéma en activité, et rares sont ceux qui arrivent à produire et distribuer régulièrement ne serait-ce qu'un film par an. Production, distribution, exploitation des films, mais aussi industries techniques n'ont jamais existé que dans une minorité de ces pays. Pour tenter de comprendre le phénomène, dix-huit auteurs de quinze nationalités différentes en retracent l'histoire et les cheminements depuis 1960, posant des jalons sur cette question peu traitée du rôle des États africains francophones vis-à-vis de leur filière cinématographique nationale. - - "

  • "L'apparition et le développement du cinéma en salles dans les colonies d'Afrique occidentale et équatoriale française sont essentiellement du fait de Français. Les deux entreprises d importation et de diffusion des films finiront par être rachetées en 1973 et les trois centaines de salles rapidement revendues aux Africains. Sept ans plus tard, ce sera au tour de la distribution de la totalité des films, prélude immédiat à un effondrement extrêmement rapide de l'ensemble de la filière cinéma sur la zone. Néanmoins, la compréhension des évènements de cette décennie cruciale permet seule de savoir pourquoi la disparition des intérêts français, réclamée par les réalisateurs africains, signera en réalité la mort des salles de cinéma dans tous leurs pays, et l'impossibilité d'amorcer une production pérenne de films. - - "

  • "Les festivals de cinéma constituent un phénomène en forte croissance, tant dans le monde entier que sur le continent africain. En s'appuyant sur de nombreux cas concrets, la variété des situations et contraintes transparaît nettement. Mais dans ces pays qu'est-ce qu'un festival de cinéma ? Ne doit-on pas s'interroger sur ce qu'est aujourd'hui le cinéma dans une région du monde qui ne possède pas, ou plus, de salles de cinéma, pas plus que d'industrie de l'audiovisuel, ni de législation l'encadrant voire le définissant ? - - - "

  • Production, fabrication, exploitation, métiers, publics, financements, exportation, enjeux économiques... Ce nouveau numéro des Études dresse l'état des lieux d'un des arts les plus populaires.

  • L'engouement croissant du public pour les films de super héros depuis le début du vingt-et-unième siècle amène à interroger la notion même de héros cinématographique, son évolution et la place qu'occupe désormais le super héros. Qui sont ces héros au superlatif issus de l'univers de la bande dessinée ? Quelle typologie de personnages révèlent-ils ? Pourquoi ces films d'origine américaine séduisent-ils un aussi large public international, et comment ont-ils pu en si peu de temps conquérir le haut du box-office malgré une production quantitativement restreinte ? Leur arrivée a-t-elle eu un impact sur les autres héros, notamment les héros d'action traditionnels du cinéma hollywoodien ?

    Cet ouvrage se veut une réflexion sur les notions de héros et super héros. Après avoir d'abord convoqué différentes formes d'héroïsme cinématographique à travers le monde, il s'intéresse à sa forme dominante en occident, celle du héros d'action américain qui a connu de nombreuses transformations au fil des décennies. Enfin, il explore le champ naissant du film de super héros, qui marque la possible émergence d'un genre cinématographique à part entière.

  • Pourquoi le cinéma américain a-t-il acquis tant de puissance ? Pourquoi les producteurs européens cherchent-ils des partenaires dans des pays voisins, Pourquoi le taux fréquentation des salles a t-il baissé partout en Europe quatre décennies durant ? Comment l'industrie cinématographique s'est-elle mise en situation de multiples dépendances ? Telles sont quelques-unes des questions soulevées par l'auteur dans la première partie de son ouvrage, un panorama transnational de l'industrie cinématographique européenne.
    La seconde partie monographique décrit la situation actuelle de toute les industries cinématographiques européennes pays par pays. On n'y trouvera en particulier des états mis à jour sur des pays peu étudiés de ce point de vue : l'ex-Yougoslavie, l'Irlande ou les Etats baltes. Dans ce panorama global, c'est un diagnostic dépassant les explications strictement nationales que nous propose l'auteur. Il nous permet de mesurer les faiblesses de l'Europe et les forces des Etats-Unis leur assurant cette domination, en l'occurrence peut-être plus symptomatique que dommageable.

  • L'argent du cinema

    Claude Forest

    • Belin
    • 13 Mai 2002

    D'oú vient l'argent du cinéma ? quels sont les mécanismes économiques et financiers qui permettent la réalisation et la diffusion d'un film sur l'ensemble de ses supports ? comment fonctionne une entreprise dans le domaine cinématographique ? quels sont les problèmes spécifiques qui se posent aux industries techniques en france ? quelles fonctions remplissent la production, la distribution puis l'exploitation ? comment programme-t-on un film dans une salle de cinéma ? quel rôle l'etat joue-t-il encore aujourd'hui dans toute la filière cinématographique ? au-delà de prises de positions trop souvent purement incantatoires, quelles sont les forces et les faiblesses des différents protagonistes face à la domination réversible de l'industrie hollywoodienne ?
    En tentant, de manière claire et accessible, d'expliquer aux non-spécialistes les bases économiques, comptables, juridiques et statistiques de l'univers du cinéma, l'auteur propose les clefs indispensables à la compréhension des mécanismes économiques du 7e art.

  • Créé en 1962, Barbarella bouleverse le monde de la bande dessinée et scandalise dès sa parution. Fer de lance de la bande dessinée adulte et de genre, l'oeuvre est censurée. À l'heure de la libération sexuelle, les traits sensuels et l'érotisme que dégage l'héroïne éponyme ne laissent aucun lecteur indifférent. L'image de la femme dans la bande dessinée, jusqu'alors le plus souvent cantonnée à des rôles de figurante asexuée, explose donc avec Barbarella, qui ouvre la voie d'une bande dessinée adulte et libérée.

  • Ici même

    ,

    Une nouvelle édition pour ce grand récit de Tardi et Forest !

  • Retraçant l'histoire de cette salle de quartier totalement atypique et devenue un lieu de visite touristique, analysant sa programmation et le comportement de son public très loin des clichés convenus, l'ouvrage est largement illustré par des images d'archives du Beverley. Une série de photos originales redonne vie au lieu, dévoile ses coulisses, et de nombreuses affiches de l'époque l'enrichissent en rappelant l'ambiance de celle qui fut la plus ancienne salle porno de France.

  • Le cinéma en Afriques se trouve devant une situation inédite. La disparition des salles de cinéma sur ce continent coïncide avec une production de films accrue, y compris de ces pays, et une diffusion considérablement développée pour une grande partie des populations urbaines. Mais où et comment sont-ils vus ? De quels films s'agit-il ? Sommes-nous toujours dans le cinéma ?
    Un ensemble de travaux tente de répondre à ces questions, posant un jalon dans une réflexion sur les rapports que des publics entretiennent aujourd'hui avec des films en Afriques. Ces recherches rendent compte de la façon dont les mutations technologiques affectent le rapport aux films dans des régions caractérisées jusqu'à très récemment par la rareté dans des économies du cinéma et de l'audiovisuel largement dominées par les pays occidentaux. Sont livrés également les premiers résultats d'une enquête comparative inédite menée en Tunisie, au Togo et au Tchad sur la façon dont les spectateurs voient aujourd'hui des films.

  • Quatre enquêtes de terrain menées auprès de 3 000 personnes dans deux pays d'Afrique du Nord (Maroc Tunisie) et deux du Sud du Sahara (Tchad, Togo), à partir d'un questionnaire commun avec des adaptations locales, posent un jalon dans une réflexion sur les rapports que ces publics entretiennent aujourd'hui avec les films en Afriques. L'analyse permet de rendre compte des oeuvres vues, par quels moyens dans différents contextes, et de questionner les usages, les sociabilités qu'ils suscitent, les cultures de films qui en découlent, etc. Il s'agit ainsi d'interroger le statut du film dans le jeu de l'offre et de la demande de productions audiovisuelles dans les pays concernés, la place de la production locale sur des marchés longtemps dominés par les productions audiovisuelles occidentales. Ce volume est un approfondissement des premiers résultats d'enquête publiés dans Regarder des films en Afriques (Presses universitaires du Septentrion, 2017).

  • "L'histoire des salles de cinéma dans la ville de Conflans-Sainte-Honorine depuis leur apparition est retracée ici pour la première fois. Leur programmation et activités sont rappelées dans ce beau-livre mettant en valeur - à côté d'images d'archives et d'affiches - des photographies originales des parties publiques mais aussi cachées de ces deux dernières salles, sous des angles et aspects inattendus, afin d'en saisir quelques-unes de leurs spécificités et originalités."

  • Pré-publié à la fin des années 1970 dans le magazine (À suivre), avant d'être édité chez Futuropolis en format 30 x 40, cet introuvable de Forest et Cabanes revient enfin en librairie, dans une nouvelle édition luxueuse, en grand format. Avec cette adaptation libre et sensuelle du Roman de Renart, Forest restitue la truculence et la verve du texte médiéval. Les personnages, affublés de masques d'animaux, sont campés avec vigueur et verdeur, dans une langue savoureuse, qui mélange vieux français, argot, anglais et italien. Cabanes, très à l'aise avec cet univers, en rend toute la richesse et la subtilité, faisant preuve d'une maestria graphique à couper le souffle.

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