Zoe

  • Starlight

    Richard Wagamese

    Franklin Starlight mène une existence solitaire au coeur de l'Ouest canadien. Jusqu'au jour où il recueille sous son toit Emmy et sa fille Winnie, prêtes à tout pour rompre avec une existence sinistrée.

    En les emmenant dans la nature, en leur apprenant à la parcourir et à la comprendre, Starlight leur permettra de panser leurs plaies, de retrouver confiance. Mais c'est compter sans Cadotte, l'ex-compagnon d'Emmy, résolu à la traquer jusqu'aux confins de la Colombie-Britannique.

    Dans ce roman lumineux, on retrouve Frank, le héros désormais adulte des Étoiles s'éteignent à l'aube.

  • Écrites sur le vif, les lettres qu'Ella Maillart a échangées avec ses parents pendant ses années de grands voyages, saisissent au vol ses humeurs du moment, annoncent les projets d'itinéraires, esquissent des réflexions sur l'Orient et l'Europe. Cette correspondance est accompagnée de photographies et complétée par des reportages écrits pour divers journaux et magazines. Un corpus qui plonge le lecteur dans la trépidante existence de la voyageuse : voile sur le Léman, fouilles en Crète, entraînement sportif et pérégrinations dans les montagnes d'URSS... Sans oublier le récit classé « confidentiel » d'une visite à Winston Churchill en 1936.

  • Grand national

    Roland Buti

    Sa femme Ana a quitté la maison, sa mère a fugué dans un vieux palace, et son employé encaisse un passage à tabac pour des raisons mystérieuses : Grand National est le récit de quelques semaines de crise dans la vie de Carlo. Une crise qui va permettre au narrateur de ressentir physiquement le manque et l'intime connaissance qu'il a de sa femme, d'appréhender la violente et récente histoire des Balkans, de découvrir enfin le passé romanesque de sa mère pendant la Deuxième Guerre dans le palace du Grand National.

  • En 1938, un projet germe dans la tête du jeune Neuchâtelois Maurice Bavaud : franchir la frontière allemande direction Munich pour y abattre Adolf Hitler. Quarante ans après les faits, le journaliste et écrivain alémanique Nicolas Meienberg relate cette tentative d'assassinat qui se soldera par un échec et l'exécution du Suisse à Berlin, en 1941. Au fil d'un reportage décapant, il dénonce l'inertie suspecte des autorités suisses, qui abandonnèrent à son sort Bavaud dans les cellules de la Gestapo.

    L'écrivain et grand reporter suisse Nicolas Meienberg (1940-1993) a travaillé en Suisse et à Paris en tant que correspondant pour divers quotidiens alémaniques. Une ironie mordante, un talent d'investigateur hors du commun : Meienberg a déchaîné les passions et décroché les plus prestigieux prix journalistiques jusqu'à son suicide brutal en 1993. Il a publié une vingtaine d'ouvrages, dont huit traduits en français par les éditions Zoé.

  • En 1938, un projet germe dans la tête du jeune Neuchâtelois Maurice Bavaud : franchir la frontière allemande direction Munich pour y abattre Adolf Hitler.
    Quarante ans après les faits, le journaliste et écrivain alémanique Nicolas Meienberg relate cette tentative d'assassinat qui se soldera par un échec et l'exécution du Suisse à Berlin, en 1941. Au fil d'un reportage décapant, il dénonce l'inertie suspecte des autorités suisses, qui abandonnèrent à son sort Bavaud dans les cellules de la Gestapo.

  • Vie de poète

    Robert Walser

    « Je le considère comme le meilleur, le plus lumineux, le plus poétique de tous mes livres jusqu'ici », écrit Robert Walser à son éditeur lorsqu'en 1917, il lui présente Vie de poète : vingt-cinq proses brèves où se côtoient les figures du mécène et du critique, plusieurs portraits féminins, Hölderlin aussi, et puis la grande route, la forêt, les contes, un poêle ou un bouton de chemise... ce recueil dessine la biographie éclatée d'un poète, qui laisse entrevoir celle de Walser lui-même.

  • Aujourd'hui mondialement reconnues, les peintures de Louis Soutter (1871- 1942) n'ont été remarqués de son vivant que par des proches. Parmi eux, Le Corbusier et Jean Giono ont été subjugués par le trait libre de l'artiste, vrai sismographe de l'âme.
    Violoniste talentueux, marié à une riche Américaine, Soutter mène pourtant une vie d'errance jusqu'à son internement forcé à l'âge de 52 ans dans un asile du Jura suisse. C'est là qu'il parvient à donner forme à une des oeuvres les plus inclassables de l'histoire de l'art.
    L'écriture souple et subtile de Michel Layaz nous entraîne le long de cette vie marquée par une rare sensibilité, par la solitude, ponctuée aussi par quelques éclats de lumière et transportée surtout par la puissance de la création.

  • Coupe sombre

    Oscar Peer

    Un accident de chasse, le procès, la prison. De retour au village, Simon doit affronter les regards, il faut être "endurant comme un âne pour vivre avec eux". Alors Simon accepte une tâche qu'on ne souhaiterait même pas au diable : une coupe de bois dans l'endroit le plus reculé et hostile de la région. Combat de l'homme avec la nature, ce texte est une histoire de solitude et de fureur dans une langue âpre et brûlante.

  • A Harare, au Zimbabwe, la narratrice Vimbai règne sur le salon de coiffure de Madame Khumala où elle est employée, lorsque l'arrivée du séduisant et talentueux Dumi vient lui voler la vedette auprès de toutes les clientes. Mais le jeune homme cache un secret qui le met en danger dans son pays, ce que Vimbai finira par découvrir.

    Certes, l'essentiel du récit tient dans une romance tirée par quelques grosses ficelles et parsemée de clichés qui, par certains côtés, pourrait prêter à sourire : assez souvent improbable, l'intrigue repose sur la candeur, il faut le dire plutôt niaise, de Vimbai. Mais l'intérêt du livre est ailleurs et fait vite pardonner ces points faibles : bien écrit et très plaisant à lire, il nous plonge dans la vie quotidienne au Zimbabwe pendant la dictature du président Mugabe, évoquant le déclin économique du pays et l'hyperinflation, le chômage, les pénuries et les longues queues qui s'étirent partout, la corruption de la police et de l'administration, les passages à tabac de qui déplaît au pouvoir. L'homosexualité est un crime qui peut conduire à la mort. Condamnée par tous, elle est contrainte à la plus grande clandestinité : malheur à celui ou celle dont le secret s'évente.

    Sous ses dehors légers de romance à deux sous, cette histoire est ainsi un émouvant plaidoyer contre l'homophobie et ses violences, accompagné d'une découverte du terrible quotidien au Zimbabwe, un des pays les plus pauvres au monde qui bascula de la colonisation britannique à une longue dictature

  • Elle se passionne pour la conquête spatiale, prépare des gâteaux légendaires, tient le ménage. Poète, lui s'efforce d'inventorier le monde et ce qui va disparaître. Madeleine et Gustave ont toujours vécu sous le même toit. A les voir, on pense à deux chouettes endormies qui se shooteraient au thé. Ou à d'étranges adeptes d'une existence lente et régulière, passée dans une maison où il y a plus de tiroirs que de jours dans l'année.
    Grâce à une écriture contemporaine, attentive à la lumière et au presque rien, Bruno Pellegrino réussit à nous rapprocher de ses personnages au point de nous propulser dans leur monde : une véritable expérience sensorielle. Né en 1988, Bruno Pellegrino vit entre Lausanne et Berlin. Après un récit paru en 2015, Comme Atlas (Zoé Poche, 2018), Là-bas, août est un mois d'automne est son premier roman, récompensé par de nombreux prix littéraires.
    Avec Aude Seigne et Daniel Vuataz, il a cosigné la série littéraire Stand-by, aux éditions Zoé. "Il dit aussi qu'il ne fuit pas, qu'il explore. Que la poésie, c'est poser des questions au monde, et espérer une réponse - et, dans l'intervalle, attendre". Préface de Michel Audétat

  • Dans ces deux recueils de poèmes dédiés l'un et l'autre à un ami paysan, le narrateur dit l'amour qui le porte vers cet homme autant que la distance qui l'en sépare, avant son retour inexorable à la solitude. Pour le poète romand, l'approche du paradis est une quête à recommencer sans cesse. Le second recueil a reçu le prix Rambert 1941.

  • Gus quitte l'enfance un été de canicule. A l'instar du paysage qui se craquèle et de la nature agonisante, la famille du garçon part en poussière : le père, force de la nature, refuse peu à peu ses responsabilités et se renferme sur lui-même, tandis que la mère, présence rassurante et complice, s'éloigne doucement, jusqu'à partir avec une autre femme. Livré à lui-même, Gus doit prendre les rennes de la ferme et assumer toutes les responsabilités : mener les militaires et leur camion citerne aux champs assoiffés, traire les vaches trop pleines d'avoir été oubliées ou prendre en charge Rudy l'aide fermier légèrement débile. Il abandonnera finalement les derniers restes de l'enfance entre les bras de Mado, avant que la nature ne retrouve la vie sous une pluie bienfaisante.

  • Estive

    Blaise Hofmann

    Le temps d'un été, Blaise Hofmann est devenu berger. Son troupeau, mille brebis, « mille machines à vie » imprévisibles, il a dû l'apprivoiser, tout comme le climat, la solitude et la nature. Reportage dans les Alpes et quête identitaire, Estive est surtout un véritable récit de voyage, manifeste sur le dépaysement à une heure de chez soi.

  • Confidences

    Max Lobe

    De retour au pays, Max Lobe est parti dans la forêt bassa rencontrer la vieille Mâ Maliga pour qu'elle lui raconte ce qu'elle sait du mouvement de l'indépendance au Cameroun et de son leader Ruben Um Nyobè. Confidences est le récit de cette femme volubile et espiègle, qui a vécu dans sa chair la résistance contre la puissance coloniale. En racontant, elle n'oublie pas de boire, et de faire boire son interlocuteur.
    C'est donc avec un mélange de légère ivresse et de profonde gravité que le lecteur découvre l'histoire de l'indépendance du Cameroun et de sa guerre cachée. Max Lobe est né à Douala, au Cameroun, et vit aujourd'hui en Suisse. Il est notamment l'auteur de 39 rue de Berne et de Loin de Douala. Pour Confidences, il a reçu le prix Ahmadou Kourouma en 2017. "Nous voulions notre liberté. On voulait que ces gens-là, que ces Blancs-là, que ces Poulassi-là s'en aillent et qu'ils nous laissent, nous, ici, en paix dans notre pays, dans nos forêts".

  • Seeland

    Robert Walser

    Après un début de carrière fulgurant dans les avant-gardes berlinoises, Robert Walser revient s'installer en 1913 à Bienne, dans sa région natale du Seeland. Il y passera sept ans de dénuement, arpentant en promeneur infatigable ce pays de lacs, montagnes et forêts, y puisant la matière de l'écriture : Seeland, le dernier recueil de cette période, rassemble six nouvelles - au centre desquelles "La Promenade" - interrogeant la condition de l'artiste et sublimant la marche comme une manière d'être au monde et aux mots.
    Maître des petites proses et poète du quotidien, paradoxal dans son destin comme dans ses textes, Robert Walser (1878-1956) est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands écrivains du XXe siècle. Son oeuvre littéraire, célébrée par Franz Kafka, Elfriede Jelinek ou W. G. Sebald, ne cesse de fasciner et de gagner de nouveaux lecteurs. Traduit et préfacé par Marion Graf "Un Paul Klee de la prose, un Beckett plein de bonne humeur et de douceur...
    Walser, quel écrivain merveilleux et déchirant". Susan Sontag

  • Ce recueil, qui fait place aussi bien à l'essai qu'à la poésie, met face à face vingt et un textes et les images qui leur correspondent. Des pages d'époques, de longueur et de genres différents, qui déploient toute la gamme d'un styliste virtuose : poèmes, proses, caprices, petite scène dramatique, critique d'art, compte-rendu d'exposition... avec pour dénominateur commun, la peinture. Walser y exprime toute la saveur des peintures galantes de Fragonard, fait bruisser de vie les images d'un album d'Anker ; converse avec l'Olympia de Manet, révèle des détails inattendus de La Vénus du Titien, rehausse le mordant des miniatures de Daumier... Voici un itinéraire dans la galerie intérieure de Robert Walser, à la découverte d'une sensibilité perçante, chaloupée et délicieusement espiègle.

  • Marie a épousé Jean il y a six ans. Patiente, docile, elle prend soin de lui comme si elle était sa mère, Jean lui parle comme à une enfant. Est-elle vraiment heureuse ? La réponse éclate sur une plage du Sud de la France, lorsqu'un tout jeune homme lui laisse son numéro de téléphone en lui demandant : « Vous aimez l'aventure ? » Voilà que Marie, cette eau qui dort, rêve de tempêtes, ouvre les yeux et se rend disponible au monde.
    Dans une langue épurée, légère et précise, Madeleine Bourdouxhe évoque le désir et l'émancipation d'une femme, prisonnière des conventions autant que d'ellemême.

  • A Berne, du début des années 1920 jusqu'en 1933, Robert Walser mène une double vie littéraire : il publie proses et poèmes dans les principaux journaux et revues de tout l'espace germanophone ; mais au revers de cette vie publique, à l'insu de tous, il élabore ses textes en toute liberté dans son territoire secret, d'une écriture microscopique, au crayon. Dos d'enveloppes, marges de documents officiels, les supports les plus hétéroclites lui offrent un espace de créativité débridée que la sélection de proses présentée ici invite à découvrir, comme un continent textuel insoupçonné.
    Maître des petites proses et poète du quotidien, paradoxal dans son destin comme dans ses textes, Robert Walser (1878-1956) est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands écrivains du XXe siècle. Son oeuvre, célébrée par Franz Kafka, S. Sontag ou W. G. Sebald, ne cesse de fasciner et de gagner de nouveaux lecteurs. Traduit de l'allemand par Marion Graf. Choix de textes et postface de Peter Utz "L'optimisme est une chose magnifique, voilà la réflexion que m'a inspirée une voix retentissante qui sortait de la bouche d'un promeneur".

  • Adam et Eve

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    Avec Adam et Ève (1932), Ramuz donne corps à un projet qui l'a occupé pendant plusieurs années, et qui n'est rien moins qu'une réécriture des premiers chapitres de la Genèse. Destiné à « illustrer un vieux mythe d'Occident », le roman démontre la fatalité de la Chute. En peignant la désillusion de Louis Bolomey, Ramuz brosse une vision de la condition de l'homme sur terre qu'il assimile à un long désenchantement.

  • Bourlingueuse du XXIe siècle, Aude Seigne écrit avec acuité et souplesse. Ses chroniques sautent allègrement d'un continent à l'autre, mettent en correspondance des pays et des bouts de souvenirs, des images, des gens, comme autant d'éclats de cet « état nomade » cher à Nicolas Bouvier.

  • Sans alcool

    Alice Rivaz

    Dans une langue sobre et sans emphase, ces histoires de couples, d'hommes et de femmes déploient la fresque des relations humaines, régies par les inégalités : que ce soit dans les rapports de genre ou de classe, les mots ici sont puissants, capables de faire naître l'espoir comme de le briser.

  • Au fil de deux nouvelles courtes mais d'une densité incroyable, Cendrars raconte l'horreur de la Première Guerre mondiale. J'ai tué, c'est l'arrivée massive des soldats au Front, insouciants et inconscients de la boucherie imminente. Porté par cette masse humaine, l'auteur décrit le sentiment d'impunité qui l'anime lorsqu' il assassine au couteau un soldat allemand sur le champ de bataille.
    Dans J'ai saigné, l'auteur vient de perdre son bras, emporté par une rafale de mitrailleuse. Il est arraché au Front dans une fuite sordide, sous les bombes, et amené à un hôpital de campagne où il passe une longue convalescence, entouré de blessés de guerre qui s'avèrent finalement bien moins chanceux que lui.

  • La Correspondance des routes croisées, l'ensemble des lettres que Nicolas Bouvier et Thierry Vernet se sont écrites dès le lycée à Genève jusqu'à la parution de L'Usage du monde en 1964 à Paris, a rencontré un vif succès. Afin d'en rendre l'accès plus large encore à ceux qui découvrent Nicolas Bouvier et ne souhaitent pas se lancer dans un volume complet de correspondance, nous publions en Poche les lettres que s'écrivent les deux amis dès que leurs routes se séparent, à Kaboul, jusqu'au moment où ils se retrouvent à Ceylan. La descente de l'Inde par Nicolas Bouvier, la découverte de Colombo et Galle par Thierry Vernet sont racontés dans le cadre de leur forte amitié et de leur stimulation mutuelle pour l'écriture du côté de Nicolas et l'image de celui de Thierry Vernet.

  • Resté inédit du vivant de Ramuz, Posés les uns à côtés des autres (1943) est son roman le plus personnel. Situant l'action du récit à Pully - jamais nommée - où il s'est installé en 1930, l'écrivain met en scène ses voisins et son village. Leurs vies s'entrecroisent sans qu'ils ne sachent ni se comprendre ni se parler. Constituée de chapitres juxtaposés, euxmêmes divisés en séquences, la narration reflète cette séparation des êtres entre eux. Une séparation que rien ne peut combler, sinon la création artistique : « Les hommes sont posés les uns à côté des autres : le poète voudrait faire que les hommes ne soient plus posés les uns à côté des autres et pour cela il sculpte, il peint, ou il écrit ».

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