Editions Zoé

  • L'amérique entre nous Nouv.

    Pendant 3 mois, un jeune couple traverse les Etats-Unis en voiture. Ciels, villes, animaux, tout les émerveille. Ils en profitent pour vérifier les clichés européens sur l'Amérique. Elle interviewe les stars et tente de distinguer le vrai de la fiction; lui photographie les geais bleus, les faucons pèlerins ou les loups. Elle assiste à un mauvais match de baseball, ils traversent les incendies. La narratrice a pourtant un autre objectif: dire à son compagnon son amour pour lui... et celui qu'elle voue à un autre. Si elle ne cesse de retarder le moment de parler, elle reste déterminée à aimer deux hommes à la fois.
    Dans ce roman sur l'Amérique et l'amour libre, la narratrice procède à une enquête passionnée. Un va-et-vient vertigineux entre exaltation et blessures, détermination et doutes.

    Prix Nicolas Bouvier au Festival Etonnants voyageurs à Saint Malo pour Chroniques de l'Occident nomade (Zoé, 2012 et Zoé Poche, 2013), Aude Seigne a ensuite publié Les Neiges de Damas (Zoé, 2015 et Zoé Poche, 2022) et Une toile large comme le monde (Zoé 2017 et J'ai lu, 2019).

  • Il y a So Ra, la grande soeur douce et rêveuse; Na Na la cadette, déterminée et libre; et Na Ki, le frère de coeur, qui cache un lourd secret derrière son sourire fêlé. À tour de rôle, ils prennent la parole et racontent : leur rencontre et l'enfance dans l'appartement commun, un sous-sol séparé par une demi-cloison, le séjour de Na Ki au Japon d'où il est revenu transformé ; la grossesse de Na Na, enceinte d'un homme qui n'est pas son mari. À travers ces voix qui reflètent chacune un imaginaire propre, événements et situations se déploient dans toutes leurs nuances. Hwang Jungeun sait rendre son écriture lumineuse, mélancolique, douce ou violente, pour raconter la trajectoire de ses personnages dont les contradictions, les espoirs et les doutes les rendent attachants chacun à sa manière.

    Née à Séoul en 1976, Hwang Jungeun a écrit trois recueils de nouvelles et autant de romans. En Corée, elle est considérée comme l'une des voix les plus talentueuses de la littérature contemporaine. Lauréat en 2015 du prestigieux prix Daesan, Je vais ainsi est son premier roman à paraître en français.

  • Japon, Cambodge, Laos, Birmanie, Thaïlande, Sri Lanka, Inde. En septembre 2019, l'écrivain-voyageur Blaise Hofmann s'en va sept mois en Asie, pour la première fois en famille, avec deux filles de 2 et 3. Ce sont de nouvelles contraintes, un temps constamment anticipé, des précautions, des frustrations ; c'est surtout l'émerveillement de voyager avec les yeux de celles qui sont à la maison où qu'elles se trouvent.

    C'est l'occasion aussi de retrouver un continent, transformé, standardisé, peuplé de gens comme lui, des touristes hypermodernes et légèrement enfantins. Blaise Hofmann livre un texte introspectif, aussi critique qu'ébloui, même quand un virus s'impose comme personnage principal de ce qui est peut-être le dernier récit de voyage d'avant la pandémie de Covid-19.


    Né en 1978, Blaise Hofmann est l'auteur d'une douzaine de romans, récits de voyage et livres jeunesse ; il a notamment publié Estive (Zoé, 2007), le journal de bord d'un moutonnier, qui a obtenu le Prix Nicolas Bouvier 2008 au festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo.

  • À Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune Fran­co-coréenne qui n'a jamais mis les pieds en Europe rencontre un auteur de bande dessinée venu chercher l'inspiration depuis sa Normandie natale. C'est l'hiver, le froid ralentit tout, la cuisine de poissons peut être dangereuse, les corps douloureux, les malentendus suspendus, et les coups de crayon danser sur le papier : une attirance fragile se noue entre ces deux êtres aux cultures si dif­férentes. Ce roman délicat comme la neige sur l'écume transporte le lecteur dans un univers d'une richesse et d'une originalité rares, à l'atmosphère puissante.

  • Berlin, début des années 1990, réunification de l'Allemagne. Un gros poète débonnaire croit devoir écrire le roman moderne sur la capitale. Mais ce n'est pas trop sa tasse de thé. Pendant la nuit de la Saint-Sylvestre, pour obéir à un petit elfe insatiable qui le supplie de lui raconter « quelque chose de beau », il improvise des récits désopilants. Il convoque des souvenirs d'enfance, décrit son travail vain et quotidien, s'inquiète du temps qui passe. Puis, il en meurt sans faire de bruit. Dans ce roman paru il y a 25 ans perce déjà la profonde mélancolie de Matthias Zschokke. À sa manière élégante et allusive, il met en question les clichés sur le roman moderne, la réussite sociale, le couple, la sexualité enfantine, tous thèmes dont l'actualité n'est pas à démontrer.

    Matthias Zschokke vit a Berlin depuis 1980. Il a passe son enfance et sa jeunesse pres de Bienne, la ville de Walser que Zschokke admire profondément. D'abord comedien, puis dramaturge, cineaste, ecrivain, il a reçu le prix Robert Walser pour son premier roman, Max, en 1981, le prix Femina etranger pour Maurice a la poule en 2009 et le Grand Prix de litterature du Canton de Berne en 2014.

  • « Che-vro-let ! Che-vro-let ! » : début XXème siècle, le monde automobile est ébahi devant les prouesses de Louis Chevrolet. Né en Suisse en 1878, il grandit en Bourgogne où il devient mécanicien sur vélo. Il quitte ensuite Suresnes pour l'Amérique en 1900. Observateur de génie, il dessine des milliers de moteurs. Mais c'est en pilote qu'il se transforme en coqueluche. Entrepreneur, il fonde la marque Chevrolet avec William Durant, qui la lui rachète. Le futur fondateur de la General Motors pourra utiliser son nom en exclusivité. Si bien que Louis ne touchera pas un sou des milliards de Chevrolet vendues dans le monde entier.

    C'est pied au plancher que Michel Layaz raconte la vie romanesque de ce héros complexe qui combinait loyauté, mélancolie et amour de la vitesse.

    Michel Layaz fait partie des principaux auteurs romands contemporains. Parmi ses livres, Les Larmes de ma mère et La Joyeuse complainte de l'idiot ont été traduits en allemand, en italien, en bulgare et sont parus en poche chez Points.

  • Christelle et Greg sont de la génération nomade. Partis de Suisse, ils ont la trentaine et sillonnent le monde en minibus avec leurs deux petits garçons. Ils s'installent là où se trouvent les meilleurs spots, vivent de petits boulots et d'amitiés éphémères. Le bon vent les mène jusqu'à San Tiburcio, sur la côte mexicaine. Greg s'y sent vivant lorsqu'il surfe sur la crête des vagues même s'il faut s'habituer à la pesanteur du climat, au grondement de l'océan, à la poussière qui envahit sans trêve l'espace du minibus où loge la famille. Un jour, une jeune femme fait irruption dans leur vie. Sa présence et celle de son frère bouleversent Christelle sans qu'elle ne se l'explique. L'espace, pourtant vaste, se resserre autour de la jeune femme qui se sent dériver, s'éloigner de ses proches.

    Anne Brécart réside à Genève. Traductrice littéraire de l'allemand (notamment de Gerhard Meier), elle anime des ateliers d'écriture et enseigne l'allemand et la philosophie. Elle est l'auteure de plusieurs romans, tous publiés chez Zoé.

  • La narratrice, « une gourgandine » qui dépend de la bourse d'autrui et « fait de ses déboires le sujet de ses écrits », a longtemps été « le personnage gênant de son roman ». Elle relit aujourd'hui ses textes, surtout son deuxième livre, « mon faux livret de famille». Dans Reconnaissances, Catherine Safonoff reconnaît l'amour pour le père et celui pour la mère, malgré leur lourd passé à tous les trois. Elle reconnaît aussi la difficulté à être soi, à être mère, à conquérir sa liberté, la difficulté à conjuguer tout cela. Elle reconnaît ceux qu'elle a aimés, dans la vie et dans ses livres.

    Catherine Safonoff, née à Genève, est l'auteur de neuf livres et de deux recueils de nouvelles. Elle a reçu de nombreux prix littéraires, dont les principaux sont le Prix fédéral de littérature en 2012 pour Le Mineur et le Canari (Zoé), le Prix quadriennal de la Ville de Genève en 2007 et le Grand Prix Ramuz en 2015 pour l'ensemble de son oeuvre.

  • Les Editions Zoé, à Genève, fêtent leurs vingt-cinq ans d'activité éditoriale. Un regard réstrospectif s'impose.
    C'est Marlyse Pietri elle-même qui en dégage les temps forts, les choix marquants, les impatiences d'une position marginale, aux frontières de la France et loin de Paris. Elle publie notamment Nicolas Bouvier, Jean-Marc Lovay, Robert Walser.
    Elle se livre, non sans humour: sa passion du livre et de la traduction, ses goûts de lectrice, sa curiosité des talents nouveaux.

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