Pu De Grenoble

  • Pourquoi se lance-t-on dans l'alpinisme ? Pourquoi partir risquer sa vie là-haut ? Pour aller au-delà des réponses classiques données par les pratiquants de la montagne, et qui sont souvent de fausses réponses, cet ouvrage propose un regard nouveau sur cette passion par le biais d'une réflexion de psychologie comportementale.
    La recherche d'une liberté toujours renouvelée, les émotions esthétiques suscitées par la montagne, les plaisirs de l'effort physique ne sont pas propres à l'alpinisme. Pour trouver ce qui fait la spécificité des sports de montagne et les distingue des autres activités de pleine nature, il faut commencer par se demander ce qui se passe dans le cerveau de l'alpiniste qui s'élève vers un sommet ou qui subit les effets de la très haute altitude.
    C'est ce que fait ici l'auteur. Mêlant philosophie, psychologie, neurosciences cognitives et histoire, il offre sans jargon des éléments de réponse à la question fondamentale du « pourquoi ? ». Son érudition, habilement associée à une dimension poétique et une rigueur scientifique, est ponctuée d'anecdotes, comme celle de l'expérience hallucinatoire vécue par Élisabeth Revol à plus de 8 000 mètres d'altitude en Himalaya.
    « Il y a trois sortes d'hommes, disait Aristote : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur les mers. » Pour Bernard Amy, il y a aussi ceux qui vont en montagne. Ils y vont à la rencontre d'eux-mêmes pour, aurait dit la peintre Frida Khalo, créer leur propre paradis en puisant dans leur enfer personnel.

  • Comment lit-on sur nos supports électroniques ?
     Cette nouvelle édition synthétise les découvertes de l'ergonomie cognitive dans le domaine de la lecture électronique.

  • Traditionnellement, les théories cognitives qui ont essayé de rendre compte des capacités humaines comme la perception, la mémoire, la compréhension voire les émotions n'ont pas accordé de place à l'action. La raison majeure en était que l'action était considérée comme le produit de la cognition (i.e., je fais... parce que je sais que...). Depuis quelques années s'est opéré un changement radical.
    Prenant comme thématique central le rôle de l'action dans la cognition, l'objet de ce livre est de faire état des travaux qui ont montré que nos cognitions sont la conséquence de nos actions (i.e., je sais... par mes actions).Il fait la synthèse des principaux travaux qui contribuent à ne plus considérer la cognition humaine comme une machine à traiter de l'information mais comme source créatrice de connaissance.

  • La psychologie du raisonnement a longtemps considéré les raisonneurs comme de purs esprits, dénués de désirs et de biais personnels, manipulant de façon désintéressée des informations parfaites dans un lieu vide d'interactions sociales. Chapitre après chapitre, cet ouvrage montre comment quinze ans de recherches récentes ont fait voler en éclat chacun de ces postulats, en prenant acte que le raisonneur est un être social, intéressé, et singulier, qui doit se contenter d'informations douteuses pour tirer ses conclusions. Cet ouvrage s'adresse aux lecteurs à la recherche d'une présentation concise et synthétique de l'évolution récente de la psychologie du raisonnement, et intéressés par les disciplines connexes liées à la rationalité humaine (intelligence artificielle, économie).

  • Pourquoi sommes-nous tous experts en visage ? Comment le nourrisson est-il capable de reconnaître le visage de sa mère ? Selon quels phénomènes, dès le plus jeune âge, le visage prend-il de l'importance ? Quelles sont les pathologies qui ont un impact sur la reconnaissance du visage ? Est-on programmé génétiquement à reconnaître les visages ou est-ce davantage un apprentissage à travers nos différentes interactions sociales ?
     L'auteur fait une synthèse des recherches sur le visage, qu'il aborde sous les aspects cognitifs et neuropsychologiques.
     En matière de pathologies, il évoque notamment l'autisme et la schizophrénie, pour lesquels la reconnaissance du visage via nos interactions sociales ne se fait pas.

  • Depuis la deuxième moitié du xxe siècle, il est admis que le cerveau fonctionne comme un système de traitement de l'information. Mais est-ce vraiment le cas ? Est-ce seulement le cas ?
    Montrant les limites de cette hypothèse, Gérard Olivier propose une alternative qui peut se résumer ainsi : toute connaissance suppose la répétition mentale d'un geste. Pas de connaissance tactile sans corps qui bouge, pas de connaissance visuelle sans regard qui explore et pas de connaissance verbale sans bouche qui prononce. Autrement dit, la cognition est gestuelle.
    Fondant sa théorie sur des résultats expérimentaux récents, l'auteur démontre l'omniprésence d'une dimension gestuelle à tous les niveaux de l'organisation cognitive : perception, mémoire, attention.
    Au-delà, pour Gérard Olivier, le cerveau est une structure, c'est-à-dire, un ensemble fermé sur lui-même qui se modifie en permanence de manière autonome sous l'influence des interactions réciproques entre ses neurones. En parallèle, cette auto-organisation cérébrale est régulièrement modifiée de l'extérieur par l'adaptation gestuelle à la nouveauté de la situation vécue.
    Situé à l'intersection des champs de la philosophie, de la neurophysiologie et de la psychologie expérimentale, ce livre intéressera non seulement les étudiants, les enseignants et les chercheurs en sciences cognitives, mais aussi, plus généralement, toute personne curieuse de savoir comment fonctionne son cerveau.

  • Présentation des questions philosophiques relatives à la perception, en lien avec les aspects théoriques et empiriques des travaux expérimentaux récents dans le domaine des neurosciences cognitives.

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