FeniXX réédition numérique (Saint-Germain-des-Prés)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Poésie du sarcasme fin, pointé avec adresse, assez généreux pour être décoché parfois à soi-même. De petits traits vifs - comme du morse - résument un paysage d'Irlande, d'Amérique ou d'Enfance ; un aller-retour France-Angleterre ; un état d'âme ; une république de frissons ; une méditation, souvent retournée volontairement en queue de poisson. Ne voulant à aucun prix se payer de mots, Jean-Loup Bourget supprime nombre d'articles ; va rapidement à la ligne ; pêche l'image saugrenue. Il choisit avec bonheur le pointillisme inattendu, la parenthèse non culturelle, etc... Il y a ici un plaisir bref - mais insolent - à l'écriture, où le jeu et l'invention de mots, la carte postale baroque, la satire des « genres », aboutissent à un éclat de rire circonspect.

  • Gérard Gambier utilise des mètres éprouvés qu'il assouplit et façonne à l'usage de ses incantations. Agileté bien rare, douée d'humour et d'une sève paysanne. Il y a ici une sorte de rapport cosmique avec la Terre : les odeurs, les ardeurs des sillons inondent le poète. Il chante avec volupté les saisons apostrophées par le coq du village ! Ses thèmes sont variés, à la fois comme la vie et comme un rêve de paix, une fois pour toutes, qui passerait par l'âme. Sensualité mélancolique, gravité, et là-dessous une légère naïveté, comme le centre étincelant d'un cri qui serait, par pudeur, chloroformé.

  • Michel Michaud ne s'estime « vivant » que dans la quête de l'amour fou et de la vérité, au paroxysme de l'accord avec lui-même. La Terre lui sert de caution cosmique. C'est la « femme-nature » qu'il célèbre, et il la confond parfois avec la poésie, tel « un verbe crispé au creux des reins ». Pour ce poète, il s'agit d'aimer, de regarder, de gratter les écorces, mais aussi, pour l'équilibre, de se laisser aller. Écrire, ce sera « abolir la distance/et perdre les sentiers du temps ». L'accord au réel est précis, dans une certaine nuance, pour laquelle Michel Michaud invente un verbe (« Celui qui rêvécrit ce poème de chair »...). On aboutit à une osmose avec les éléments, les saisons, les signes telluriques mais, curieusement, par souci d'authenticité (de simple respiration accordée) humaine. Oui, le temps finit par être annulé par les barrages de la parole et l'essaim gardien des images, souvent très fortes. Tel poème nous touche par une fine pointe mystique. Ce recueil, qui s'impose plus que les précédents, présente (relire le poème-choc « Homme au masque de distances ») une tentative comme enjouée pour découvrir quel geste, quel ciment, quel halo peut unir les êtres. Jean-François Bourbon

  • « Si je pose une question à cet oiseau, il se rapprochera, il se posera et me répondra... et me répondra que ta bonté est infinie... Si je pose une question à ce roseau, il se tournera, il se penchera, et alors me dira... et alors me dira que ta vérité est infinie... et cet oiseau parlera à ce roseau. Ils parleront de toi, ils nous montreront du doigt. Si je pose une question à ce grand chêne, il me regardera en me parlant de toi et te remerciera, et si l'oiseau se pose une question au dessous, le roseau lui répondra et ils parleront de toi. Et si le chêne te regarde à nouveau, en posant une question au roseau, alors l'oiseau leur dira... et si ce soir je le revois, je lui parlerai de toi. » Un recueil en prose de Dominique Villars, paru dans la collection « à l'écoute des sources ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Divination d'une barque » réunit des poèmes qui ont souvent l'allure de proverbes, au poinçon oriental, si l'on veut ; d'autres, plus étranges, qui paraissent comme traduits d'un livre perdu - hermétisme et préciosité, précipités de sagesse léguée à nous par quels ancêtres ? L'élément liquide s'affirme omniprésent (mer, rivières) avec tous « les bateaux de la vie et de la mort », aux va-et-vient incessants. Le chaud et le froid, le blanc et le noir, de même, s'opposent en cliquetis de duel de survie. Des odeurs de sang et de vin, d'insectes, de bêtes marines, s'élèvent, vite balayées par le baroque et l'humour qui confortent, ou les sourdes gifles du désir. Le badinage amoureux est étiré au maniérisme, parfois, comme pour en masquer l'érotisme. Ce sont lèvres, baisers, yeux de la femme que le poète élit, avec des ruses de plasticien. Il les change parfois en déesses, en totems, ces beautés à bec d'oiseau ou à tête de loup vivante... À la bouche érotique répond la bouche qui profère la connaissance. L'union de la double intensité, la chair et la métaphysique, se fera au bord du Gange, devant « l'énorme effort de laver la mort ».

  • « Il n'y avait rien qu'une morne graine sèche et minuscule au ventre ridé. Mais a jailli d'elle une marjolaine et tout le talus fut ensoleillé. Il n'y avait rien qu'un couple et sa peine, un couple lassé d'un labeur obscur mais s'illumina la vie quotidienne quand naquit de lui l'enfant au front pur. Il n'y avait rien qu'un désespéré qui ne possédait ni biens ni tendresse mais soudain vers lui un coeur s'est penché. Et même l'effort devint allégresse... » Un recueil en prose de Dominique Ménager, paru en 1980 dans la collection "La poésie, la vie".

  • Le poète joue ici, souvent, avec une langue élégante, une distanciation narquoise ou tendre, le flux et le reflux des couleurs, des saisons, des symbolismes qui font l'ambiance de la langue française. Tour à tour, tableaux de Provence, elfes, gourmandises, ivresses en pleine nature, sont là. Par moments, une fièvre plus personnalisée saisit l'auteur : voici le rêve de « vivre vrai » qui coûte si cher ! Oui, Laureine Valtis défend l'églantine contre les projets de robotisation de l'Espace, elle se bat contre la bombe atomique, de même qu'elle évoque la « longue marche » des révoltes populaires, une présence de la mort ou les grandes joies de la maternité. Ici, la sensualité et l'humour s'allient avec bonheur. Le poème exalte une ardente mystique de l'amour.

  • Voici des poèmes, anciens pour la plupart, certains datant d'une quinzaine d'années. Incertain que j'étais alors de leur mérite, j'avais négligé de les retoucher. D'ailleurs, d'autres tâches me sollicitaient, et je repoussais sans cesse l'ingrat labeur qui consiste à reprendre, inlassablement, le même passage pour lui donner sa forme définitive - tout poème réussi présentant, comme on sait, un agencement tel qu'on ne peut ajouter ni retrancher, ni même changer un seul mot, sans en compromettre l'équilibre d'ensemble. Or, ces poèmes laissés pour compte faisaient sournoisement leur chemin dans mon esprit, et me donnaient mauvaise conscience. Je les ai donc sortis de la chemise où ils dormaient et, ne m'en souvenant presque plus, je les ai, pour ainsi dire, découverts comme si quelqu'un d'autre que moi les eût écrits. Bien qu'à se pencher ainsi sur son passé, on risque d'éprouver quelque funeste indulgence, j'ai, tout au contraire, bénéficié du recul de temps nécessaire pour me relire d'un oeil neuf, plus impartial, plus lucide, en un mot plus juste. J'ai, d'emblée, éliminé les textes que leur insuffisance condamnait à un oubli légitime, et tenté d'améliorer ceux qui me paraissaient dignes d'un sauvetage. Je souhaite qu'en dépit de leurs faiblesses et d'une facture fort éloignée de mes recherches actuelles, ils puissent faire mouche sur les esprits non prévenus, rebelles au terrorisme de la mode.

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  • Poésie du sarcasme fin, pointé avec adresse, assez généreux pour être décoché parfois à soi-même. De petits traits vifs - comme du morse - résument un paysage d'Irlande, d'Amérique ou d'Enfance ; un aller-retour France-Angleterre ; un état d'âme ; une république de frissons ; une méditation, souvent retournée volontairement en queue de poisson. Ne voulant à aucun prix se payer de mots, Jean-Loup Bourget supprime nombre d'articles ; va rapidement à la ligne ; pêche l'image saugrenue. Il choisit avec bonheur le pointillisme inattendu, la parenthèse non culturelle, etc... Il y a ici un plaisir bref - mais insolent - à l'écriture, où le jeu et l'invention de mots, la carte postale baroque, la satire des « genres », aboutissent à un éclat de rire circonspect.

  • Gérard Gambier utilise des mètres éprouvés qu'il assouplit et façonne à l'usage de ses incantations. Agileté bien rare, douée d'humour et d'une sève paysanne. Il y a ici une sorte de rapport cosmique avec la Terre : les odeurs, les ardeurs des sillons inondent le poète. Il chante avec volupté les saisons apostrophées par le coq du village ! Ses thèmes sont variés, à la fois comme la vie et comme un rêve de paix, une fois pour toutes, qui passerait par l'âme. Sensualité mélancolique, gravité, et là-dessous une légère naïveté, comme le centre étincelant d'un cri qui serait, par pudeur, chloroformé.

  • Michel Michaud ne s'estime « vivant » que dans la quête de l'amour fou et de la vérité, au paroxysme de l'accord avec lui-même. La Terre lui sert de caution cosmique. C'est la « femme-nature » qu'il célèbre, et il la confond parfois avec la poésie, tel « un verbe crispé au creux des reins ». Pour ce poète, il s'agit d'aimer, de regarder, de gratter les écorces, mais aussi, pour l'équilibre, de se laisser aller. Écrire, ce sera « abolir la distance/et perdre les sentiers du temps ». L'accord au réel est précis, dans une certaine nuance, pour laquelle Michel Michaud invente un verbe (« Celui qui rêvécrit ce poème de chair »...). On aboutit à une osmose avec les éléments, les saisons, les signes telluriques mais, curieusement, par souci d'authenticité (de simple respiration accordée) humaine. Oui, le temps finit par être annulé par les barrages de la parole et l'essaim gardien des images, souvent très fortes. Tel poème nous touche par une fine pointe mystique. Ce recueil, qui s'impose plus que les précédents, présente (relire le poème-choc « Homme au masque de distances ») une tentative comme enjouée pour découvrir quel geste, quel ciment, quel halo peut unir les êtres. Jean-François Bourbon

  • « Si je pose une question à cet oiseau, il se rapprochera, il se posera et me répondra... et me répondra que ta bonté est infinie... Si je pose une question à ce roseau, il se tournera, il se penchera, et alors me dira... et alors me dira que ta vérité est infinie... et cet oiseau parlera à ce roseau. Ils parleront de toi, ils nous montreront du doigt. Si je pose une question à ce grand chêne, il me regardera en me parlant de toi et te remerciera, et si l'oiseau se pose une question au dessous, le roseau lui répondra et ils parleront de toi. Et si le chêne te regarde à nouveau, en posant une question au roseau, alors l'oiseau leur dira... et si ce soir je le revois, je lui parlerai de toi. » Un recueil en prose de Dominique Villars, paru dans la collection « à l'écoute des sources ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Divination d'une barque » réunit des poèmes qui ont souvent l'allure de proverbes, au poinçon oriental, si l'on veut ; d'autres, plus étranges, qui paraissent comme traduits d'un livre perdu - hermétisme et préciosité, précipités de sagesse léguée à nous par quels ancêtres ? L'élément liquide s'affirme omniprésent (mer, rivières) avec tous « les bateaux de la vie et de la mort », aux va-et-vient incessants. Le chaud et le froid, le blanc et le noir, de même, s'opposent en cliquetis de duel de survie. Des odeurs de sang et de vin, d'insectes, de bêtes marines, s'élèvent, vite balayées par le baroque et l'humour qui confortent, ou les sourdes gifles du désir. Le badinage amoureux est étiré au maniérisme, parfois, comme pour en masquer l'érotisme. Ce sont lèvres, baisers, yeux de la femme que le poète élit, avec des ruses de plasticien. Il les change parfois en déesses, en totems, ces beautés à bec d'oiseau ou à tête de loup vivante... À la bouche érotique répond la bouche qui profère la connaissance. L'union de la double intensité, la chair et la métaphysique, se fera au bord du Gange, devant « l'énorme effort de laver la mort ».

  • Le poète joue ici, souvent, avec une langue élégante, une distanciation narquoise ou tendre, le flux et le reflux des couleurs, des saisons, des symbolismes qui font l'ambiance de la langue française. Tour à tour, tableaux de Provence, elfes, gourmandises, ivresses en pleine nature, sont là. Par moments, une fièvre plus personnalisée saisit l'auteur : voici le rêve de « vivre vrai » qui coûte si cher ! Oui, Laureine Valtis défend l'églantine contre les projets de robotisation de l'Espace, elle se bat contre la bombe atomique, de même qu'elle évoque la « longue marche » des révoltes populaires, une présence de la mort ou les grandes joies de la maternité. Ici, la sensualité et l'humour s'allient avec bonheur. Le poème exalte une ardente mystique de l'amour.

  • Voici des poèmes, anciens pour la plupart, certains datant d'une quinzaine d'années. Incertain que j'étais alors de leur mérite, j'avais négligé de les retoucher. D'ailleurs, d'autres tâches me sollicitaient, et je repoussais sans cesse l'ingrat labeur qui consiste à reprendre, inlassablement, le même passage pour lui donner sa forme définitive - tout poème réussi présentant, comme on sait, un agencement tel qu'on ne peut ajouter ni retrancher, ni même changer un seul mot, sans en compromettre l'équilibre d'ensemble. Or, ces poèmes laissés pour compte faisaient sournoisement leur chemin dans mon esprit, et me donnaient mauvaise conscience. Je les ai donc sortis de la chemise où ils dormaient et, ne m'en souvenant presque plus, je les ai, pour ainsi dire, découverts comme si quelqu'un d'autre que moi les eût écrits. Bien qu'à se pencher ainsi sur son passé, on risque d'éprouver quelque funeste indulgence, j'ai, tout au contraire, bénéficié du recul de temps nécessaire pour me relire d'un oeil neuf, plus impartial, plus lucide, en un mot plus juste. J'ai, d'emblée, éliminé les textes que leur insuffisance condamnait à un oubli légitime, et tenté d'améliorer ceux qui me paraissaient dignes d'un sauvetage. Je souhaite qu'en dépit de leurs faiblesses et d'une facture fort éloignée de mes recherches actuelles, ils puissent faire mouche sur les esprits non prévenus, rebelles au terrorisme de la mode.

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