Marc Goldberg

  • Le jour de ses quarante ans, Simon décide de monter sur son cadeau d'anniversaire, une colonne de Frickstein. Il s'y sent bien, et n'a aucune envie d'en descendre, malgré les efforts de sa femme.
    Leurs dialogues et leurs rêves, souvent pleins d'humour, dessinent une pièce sur l'imitation et la singularité, mais aussi sur la famille et le détachement.

  • Né dans une famille de tailleurs de pierre de la région belge de Soignies, Eugène Dodeigne apprend le métier dès l'âge de treize ans auprès de son père marbrier. De précoces dispositions le conduisent à l'école des Beaux-Arts de Tourcoing puis à celle de Paris. A la fin des années 1960, sa notoriété devient internationale : Belgique, Pays-Bas ou Allemagne accueillent ses sculptures, comme bientôt de nombreux lieux publics et parcs de musées à travers le monde.
    Ses pierres de Soignies parviennent à une grandeur monumentale dans des formes arrachées à la matière et qui disent l'Homme et la condition humaine. Déplaçant dans une modernité flagrante et singulière la leçon de Rodin et la silhouette inspirante de l'Homme qui marche, Eugène Dodeigne apparaît avec ses outils, sa vigueur, sa volonté farouche et son humanisme, comme un véritable emblème de la sculpture de notre temps, définitivement comme l'Homme qui sculpte.

  • Cette nouvelle version a pour ambition de redonner vie et voix à La Chanson de Roland, autrement dit en proposer une version fidèle à l'esprit des jongleurs, qui jouaient, chantaient, poétisaient, réinventaient sans cesse leurs chansons de geste. Car il faut toujours le rappeler : même si seuls demeurent aujourd'hui des manuscrits, les troubadours n'avaient pas pour but premier de produire des textes (la plupart d'entre eux, d'ailleurs, sont restés anonymes), mais des spectacles. C'est donc en amoureux du théâtre que nous avons abordé le Manuscrit d'Oxford, la plus ancienne version disponible de l'épopée rolandienne. Nous en avons scrupuleusement respecté les décasyllabes asymétriques et les rimes assonancées, parce que cette versification confère à l'oeuvre un rythme, une dynamique, une identité formelle dont le bateleur peut faire son miel. À l'intérieur de ce cadre formel, nous nous sommes ensuite permis la plus grande licence poétique : chacun de nos vers correspond à celui du texte médiéval, mais aux idéaux d'une fidélité littérale ou académique, nous avons substitué celui d'éveiller chez nos contemporains une expérience équivalente à celle que les jongleurs provoquaient en leur temps. C'est ainsi que nous avons repris chaque vers de l'ancien français, puis laissé grandir en nous les images et les émotions qu'il éveillait, avant de les exprimer dans notre langue, avec nos mots, pour nos contemporains.

  • Le CERN a lancé en 2014 un concours de dessins dans les classes de primaire des villes des environs : les enfants étaient invités à s'interroger sur l'Univers, la matière et le métier de chercheur. Le succès de l'opération a été tel qu'il a été décidé d'en faire un livre que l'enseignant pourra parcourir en classe avec ses élèves, discuter avec eux des questions et découvrir ensemble les réponses.
    Le livre est en effet construit ainsi : sur une double page la question que s'est posée l'enfant et le dessin l'illustrant trouvent leur réponse sur la page d'en face, via un court texte écrit par le chercheur référent (Michel Spiro), qu'accompagne une citation tirée du domaine culturel, destinée à montrer les passerelles entre science, littérature et philosophie.
    Exemples de questions : Qu'y avait-il avant le Big Bang ? Les chercheurs sont-ils des personnes comme les autres ? Pourquoi les lois de la physique ne changent-elles pas ? Peut-on attraper les particules ? Que feront les physiciens lorsqu'ils auront trouvé ce qu'il y a dans les particules ? Qu'y a-t-il à l'intérieur d'un trou noir ? Existe-t-il une force capable de casser les électrons ? Est-ce que les particules grandissent quand nous grandissons ? Est-ce que l'espace ne finit jamais ?

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