Jean-Patrick Manchette

  • Martin Terrier était pauvre, esseulé, bête et méchant, mais pour changer tout ça, il avait un plan de vie beau comme une ligne droite. Après avoir pratiqué dix ans le métier d'assassin, fait sa pelote et appris les bonnes manières, il allait rentrer au pays retrouver sa promise et faire des ronds dans l'eau... Mais pour se baigner deux fois dans le même fleuve, il faut que beaucoup de sang passe sous les ponts.

  • Le malaise des cadres, c'est pas rien ! Vous avez femme, enfants, bagnole, télé, et voilà que vous vous sauvez. Tout ça parce que deux rigolos essaient de vous flinguer. Et vous savez même pas pourquoi. Un jour, camarade, il faudra quand même comprendre.

  • Ceci est un roman noir.
    C'est l'histoire d'une tueuse professionnelle, solitaire et aliénée, qui fait son oeuvre sanglante.
    C'est l'histoire d'un contrat inhabituel, dans une ville pourrie par le fric.

  • Jusqu'ici, n'avaient été publiées, et de manière éparse, que quelques lettres de Jean-Patrick Manchette ; cet épais volume en rassemble plus de deux cents - dont un tiers traduites de l'anglais -, pour l'essentiel inédites. La correspondance couvre ainsi les années 1977-95, du moment où Manchette commence d'archiver méthodiquement ses lettres jusqu'à sa mort.
    Cette période, qui semblait coïncider avec un retrait progressif (plus de roman publié après 1981 et La Position du tireur couché) nous est enfin rendue, grâce à ces lettres, dans tout son bouillonnement. Souvent reclus mais jamais indifférent, l'écrivain cherche et trouve enfin la voie d'un renouvellement créatif ; dans une sorte d'art poétique en fragments, il cause, parfois avec humour et toujours avec énormément de soin, du style, du polar, de la traduction, de l'économie du livre, du cinéma, de l'art et de la marchandise... ; il s'entretient avec de grands auteurs - tels Pierre Siniac, Jean Echenoz, Robin Cook, ou les Américains qu'il aime et parfois traduit, de Donald Westlake à James Ellroy en passant par Ross Thomas - mais se montre aussi attentif et précis lorsqu'il s'agit de répondre à ses lecteurs, alors même qu'il refuse régulièrement (et parfois vertement !) contributions et invitations officielles. Ainsi, la correspondance laisse percevoir les voies singulières par où Manchette communiquait sa « fraternité contenue », en même temps qu'elle fait entendre les échos d'une époque, ses controverses politiques aussi bien que ses déflagrations violentes, des soubresauts du terrorisme aux premières émeutes de banlieue.
    Pour accompagner ces lettres, des notes, sans viser à l'érudition, permettent une rapide contextualisation biographique ou historique. Ou encore suggèrent un lien avec d'autres textes (critiques ou romanesques) de Manchette : activité d'écriture capitale à ses yeux, la Correspondance constitue en définitive un élément essentiel de son oeuvre, par quoi l'écrivain cherche et finit par trouver cette « grande forme » qu'il convoite.

  • Qui est Henri Butron, petit malfrat et grand salaud, sympathisant d'extrême droite par défaut, en mal d'argent et de gloire ? Comment cet homme, aujourd'hui traîné dans la boue et conspué par ceux qui ont eu le malheur de croiser sa route, s'est-il retrouvé en affaire avec le dissident N'Gustro, leader tiers-mondiste enlevé puis exécuté à Paris?
    À se frotter de trop près aux complots des autres, on se met en danger. Butron l'aura payé de sa vie. Il a cependant le bon goût de laisser derrière lui un enregistrement racontant son parcourt, ses méfaits et de quelle manière il se retrouva lié à « l'affaire N'Gustro ».

  • « Tous les journalistes sont des menteurs et des putes », rappelle Manchette au fil de ses chroniques vagabondes de cinéma, virulentes, érudites, ludiques et caustiques, nourries de la devise situationniste que « l'Art est mort » et refusant la critique culturelle promotionnelle.
    Si selon lui le summum du cinéma fut déjà atteint avec Citizen Kane, Manchette ne dénigre pas pour autant de nouveaux réalisateurs prometteurs (Spielberg ou Carpenter) ou de distrayantes séries B. Mais c'est dans ses analyses émues de classiques (Lang, Ford, Cassavetes...) qu'il exprime toute la lucidité érudite de son regard sur l'objet cinématographique. Quant à ses détestations, elles donnent lieu à de jouissifs massacres « en règle » où l'humour stylisé et féroce de l'auteur se laisse libre cours.

  • Nada

    Jean-Patrick Manchette

    Comme le dit très justement le gendarme poustacrouille, qui participa à la tuerie finale, " tendre la joue c'est bien joli ", mais que faire quand on a en face de soi " des gens qui veulent tout détruire " ? on crache sur le pays, la famille, l'autorité, non mais des fois ! quelle engeance, ces anars ! et quelle idée aussi de croire qu'on va tout révolutionner en enlevant l'ambassadeur des etats-unis à paris !

  • «Une fois, dans un contexte douteux, il a vécu une aventure mouvementée et saignante ; et ensuite tout ce qu'il a trouvé à faire, c'est rentrer au bercail. Et maintenant au bercail, il attend. Le fait qu'avec son bercail Georges tourne à 145 km/h autour de Paris indique seulement que Georges est de son temps, et aussi de son espace».
    Le Petit Bleu de la côte ouest, 1976.

    Manchette s'est choisi une forme - le roman noir - et la dynamite de l'intérieur par la critique sociale et politique. Avec une allégresse ravageuse et un humour saccageur, l'inventeur du néopolar, en grand maître de la dérision, pulvérise la frontière entre littérature de genre et littérature tout court. Il fait tout exploser - même le polar.


    Ce volume contient : Laissez bronzer les cadavres - L'Affaire N'Gustro - Ô dingos, ô châteaux! - Nada - Morgue pleine - Que d'os! - Le Petit Bleu de la côte ouest - Fatale - La Position du tireur couché - «Iris» - La Princesse du sang - Griffu.

  • « Il se trompe, y compris sur lui-même, l'amateur qui croit vouloir reproduire la réalité dans le jeu, par une simulation de plus en plus précise. Ce qui fait l'intérêt d'un wargame sur la bataille de Waterloo, par exemple, c'est évidemment la possibilité que Napoléon gagne. Le désir de l'amateur de jeu est de se rapprocher de plus en plus de la réalité pour s'en éloigner sans cesse davantage. L'amateur de jeu est un être borgéso- dialectique. L'amateur de jeu est un être plus monstrueux encore que le borg, sur qui nous allons revenir dans un instant. ».
    J.-P. Manchette

  • "Jeudi 29 décembre 1966. Aujourd'hui, ces temps-ci, je ne suis probablement sain tout à fait ni de corps ni d'esprit. Je mesure quelque chose comme 1 mètre 75, je pèse à peu près 60 kilos. Je suis fatigué, j'ai une crise de foie permanente par manque de sommeil et abus de la bière. Les soucis d'argent, et ceux de Mélissa, que je ressens, me pèsent. Je lis Les Pléiades de Gobineau, je trouve ça très agréable, je projette de l'adapter pour la télévision".
    En 1966, à l'âge de vingt-quatre ans, Jean-Patrick Manchette commence à écrire son journal. Il le tiendra régulièrement jusqu'à sa disparition en 1995. Ce volume regroupe les quatre premiers cahiers couvrant la période déterminante du 29 décembre 1966 au 27 mars 1974 où Manchette décide de vivre de sa plume et y parvient au prix d'efforts sans cesse renouvelés. A la lecture de ces pages, qui nous installent d'emblée dans le secret de son atelier, ce sont les faces cachées du grand écrivain qui se révèlent peu à peu : le travailleur perpétuel, l'intellectuel subtil, le lecteur dévoré par la passion de la connaissance, même sous ses formes les plus impures.
    Totalement inédit jusqu'à ce jour, le journal de Jean-Patrick Manchette est un texte exceptionnel, non seulement par son ampleur mais par la férocité de son écriture.

  • La gendarmerie mène à tout.
    Et même à la profession de détective privé. minable, bien sût sauf... sauf quand on s'embringue, malgré soi, dans un sauvetage d'orpheline qui aboutit à des incidents aussi bizarres qu'affreux: incendies de voitures, massacres en chaîne, hystérie raciale, dinguerie caractérisée.

  • Pas marrant, le boulot, quand on s'appelle tarpon (eugène, louis, marie), qu'on est ancien gendarme et détective privé à paris, france.
    Jusqu'au jour où il se met à pleuvoir des aveugles en cavale, des bretons nazis, des espagnols de l'armée en déroute et des bonzes déchaussés. là, le boulot devient drôle. voire mourant.

  • " rions en tout cas encore une fois ", ecrit manchette, " des feuillistes qui affirment sempiternellement de tel ou tel ouvrage qu'il est davantage qu'un " roman policier ".
    Le roman noir, grandes tetes molles, ne vous a pas attendus pour se faire une stature que la plupart des ecoles romanesques de ce siecle ont echoue a atteindre. ".

  • 1950 : un commando de ravisseurs s'entre-tue autour d'une petite fille grièvement blessée. Six ans plus tard, la photographe Ivory Pearl, surnommée « la Robert Capa femelle », épuisée de couvrir les multiples conflits de l'après-guerre, part pour Cuba s'isoler dans la montagne. Venue se reposer d'une vie de stress et d'horreurs, Pearl qui croyait se retirer des affaires va se retrouver dans une nature sauvage en plein coeur d'une impitoyable traque. Avec elle, un homme et une enfant. Deux inconnus dont elle aura croisé la route...

  • Les chroniques de cinéma de Jean-Patrick Manchette, entièrement révisées par son fils Doug Headline. Pendant des Chroniques polar, ce volume des chroniques de cinéma de Jean-Patrick Manchette fait l'objet d'une nouvelle édition à l'occasion des 20 ans de la mort de Manchette.

  • Deadly professional assassin Martin Terrier returns to Paris after his latest job determined to get out of the game. Ten years ago he made a promise to return to his childhood sweetheart in the south of France. But circumstances put Martin's attempted retirement on hold.

  • " quoique je ne connaisse rien au théâtre (sauf shakespeare, tiens donc ! il ne manquait plus que ça !), je n'aurais pas écrit une chose si matériellement compliquée, a moins qu'on ne m'y exhortât : et on le fit.
    D'autre part, et d'autant plus qu'il s'agissait d'une commande, j'ai compté sur le metteur en scène (et commandeur) pour tripoter le texte à sa guise, et il ne l'a guère fait, alors ce texte doit être rugueux. non seulement je suis contre les préfaces, mais je suis contre la publication des textes eux-mêmes, de toute façon. a une majorité d'un tiers. " jean-patrick manchette (extrait de la préface à la pièce cache ta joie !) en dépit des propos de manchette, voici, rassemblés en un livre, son unique pièce de théâtre, plusieurs nouvelles policières, un projet de scénario et un conte pour jeunes lecteurs.
    Et c'est heureux. car ces textes nous font entendre sa voix inimitable, drôle, acerbe, érudite, et nous font découvrir toutes les facettes de son art.

  • Late one night in Paris, travelling salesman Georges Gerfaut stops to help an injured motorist to hospital. Three days later, while Gerfaut is on holiday with his wife and daughters, he is attacked by two men. Quickly realising the duo?s murderous intent, but perplexed as to their motives, Gerfaut goes on the run, communicating with his family by telegram. Terrified, yet exhilarated by this release from his humdrum life, Gerfaut resolves to turn the tables and track down his pursuers. Jean-Patrick Manchette presents a clash between two opposing worlds: a conventional, middle-class existence cluttered by possessions and responsibilities, and a violent criminal underworld. In Georges Gerfaut we find an unlikely hero, an ordinary man thrust into extraordinary circumstances and forced to fight for his life. Three to Kill is another riveting slice of ?70s noir by a masterful stylist, ironist, and social critic.

  • Deadly professional assassin Martin Terrier returns to Paris after his latest job determined to get out of the game. Ten years ago he made a promise to return to his childhood sweetheart in the south of France. But circumstances put Martin's attempted retirement on hold: a key target is flying in to Paris, and there is only one man fit for the task of eliminating him. As Martin flees southwards, desperate to return to the crushing mediocrity of life in a backwater town, he finds his former employers will stop at nothing to regain his services for one last job.



    Bursting with Gallic irony and visceral brutality, The Gunman (originally published in English as The Prone Gunman) is a shocking and sardonic masterpiece from the late, great master of the French crime novel, J-P Manchette.

  • KEEP YOUR TOWN CLEAN!



    Aimée Joubert is a drop-dead gorgeous femme fatale with a penchant for bloody murder. Ever on the lookout for opportunities for self-enrichment, she finds plenty to like as a newcomer to the detestable backwater town of Bléville: small-minded parochialism, self-interested parish politics, rampant corruption, dormant grudges, scandals just waiting to be uncovered - yes, there's a killing to be made here.



    So Aimée starts to wreak her stylish mayhem on Blévillie's despicable bourgeoisie. But just when she's ready to take them all to the cleaners, something snaps, and the master manipulator falls prey to her wayward passions.



    A legend of the genre, Jean-Patrick Manchette transformed the modern crime thriller into something slick, chic and riotously enjoyable. A tornado of redemptive murder and a gleeful satire of small-town life, Fatale is Manchette's bloodiest, funniest and most brilliantly cathartic thriller yet.

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