Jean-Michel Guenassia

  • Paris, Alger, Tel Aviv, Saint-Petersbourg. De 1964 à 2007, les rêves des Incorrigibles Optimistes embrassent quatre décennies qui portent en elles toutes les promesses de la Terre et toutes les Terres promises.
    Michel Marini a tout juste dix-sept ans et son bac en poche. Il traîne au Cadran de la Bastille, où il joue au flipper en retardant le moment de s'inscrire à la fac. Ses projets ? Rejoindre Camille, partie vivre dans un kibboutz en Israël, découvrir le monde, armé de son Leica, et retrouver Cécile, la bien-aimée de son frère Franck. Communiste convaincu, Franck n'est jamais revenu d'Algérie après sa désertion, préférant consacrer sa vie à changer le monde. Dût-il troquer l'étoile rouge pour le manteau de moine...
    Pris dans le tourbillon de leurs amours et de leurs secrets, les derniers incorrigibles optimistes ont tous au coeur les grandes espérances de cette période pleine de tumulte.
    De la décolonisation à l'effondrement du bloc soviétique, des mirages de la société de consommation aux tentations mystiques, Jean-Michel Guenassia retrace, avec la puissance et la force qui ont fait le succès phénoménal du Club des incorrigibles optimistes, Prix Goncourt des lycéens, l'épopée intime d'une génération. La fresque vibrante et généreuse d'une époque, le récit magistral de nos illusions.

  • Michel Marini avait douze ans en 1959.
    C'était l'époque du rock'n'roll et de la guerre d'Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l'arrière-salle du bistrot, il a rencontré Igor, Léonid, Sacha, Imré et les autres. Ces hommes avaient franchi le Rideau de fer pour sauver leur peau. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, trahi leurs idéaux et tout ce qu'ils étaient.
    Ils s'étaient retrouvés à Paris dans ce club d'échecs d'arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Et ils étaient liés par un terrible secret que Michel finirait par découvrir. Cette rencontre allait bouleverser définitivement la vie du jeune garçon. Parce qu'ils étaient tous d'incorrigibles optimistes.

  • « Moi, je me plais dissimulé dans le clair-obscur. Je refuse de choisir mon camp, je préfère les dangers de la frontière. Si un soir vous me croisez dans le métro ou dans un bar, vous allez obligatoirement me dévisager, avec embarras, et LA question viendra vous tarauder : est-ce un homme ou une femme ? Et vous ne pourrez pas y répondre. » C'est l'histoire improbable d'une famille joliment déglinguée dont Paul est le héros peu ordinaire. Paul qui, malgré ses allures de fille, aime exclusivement les femmes. Paul, qui a deux mères et n'a jamais connu son père. Paul, que le hasard de sa naissance va mener sur la route d'un célèbre androgyne : David Bowie.Fantaisiste et généreux, De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles nous détourne avec grâce des chemins tout tracés pour nous faire goûter aux charmes de l'incertitude.Un roman effervescent. Nedjma Van Egmond, Le Parisien week-end.Drôle et tendre à la fois. Claire Julliard, L'Obs.

  • Du Paris des années 1930 à l'effondrement communiste des années 1980, le parcours de Joseph Kaplan, fils et petit-fils de médecins praguois : ses amours, ses engagements, ses désillusions et surtout la rencontre, en 1966, avec un révolutionnaire cubain, un certain Ernesto G., dans son sanatorium de Prague, qui bouleversa sa vie.

  • « Trompe-la-Mort », c'est le surnom de Tom Sharp, engagé dans les Royal Marines à dix-huit ans. Sa vie est celle d'un miraculé et d'un idéaliste. Des intouchables de New Delhi aux joueurs de cricket de Londres, du conflit nord-irlandais à la guerre d'Irak, ce métis mi-indien mi-anglais, qui a risqué mille fois sa vie, reste un candide parmi les affreux. Mais ce n'est qu'en repartant dans son Inde natale, à la recherche du fils d'un milliardaire londonien, qu'il pourra renouer avec les traces d'un passé qui ne le laissait pas en paix.
    Dans ce roman magistral, l'auteur du Club des incorrigibles optimistes convoque avec maestria tout ce qui fait notre XXIe siècle.
      Un héros balzacien, Vautrin moderne, que Jean-Michel Guenassia plonge avec délectation dans d'insensées situations. Christine Ferniot, Télérama.
      Jean-Michel Guenassia continue d'exceller dans le grand roman-feuilleton virevoltant, fluide et formidablement bien rythmé. Baptiste Ligier, L'Express.

  • Dans la vie, il y a les bons et les méchants, et il y a les autres. Baptiste Dupré est un homme atypique. Les codes classiques de la morale ne lui inspirent rien, il est libre et affranchi, c'est un joueur. Rien ne le définit mieux que le jeu, l'adrénaline, le coup de poker qui vient rompre l'équilibre fragile d'une partie. Ne craignant ni le hasard ni la concurrence, sa confiance lui a rapidement permis de venir à bout de tous les obstacles dressés sur son chemin. C'est ainsi qu'il a construit sa carrière d'avocat et gagné le coeur de sa femme. Mais après quelques années, Baptiste finit par s'ennuyer ferme. Les jours qui se succèdent lui semblent devenus ternes et répétitifs. Jusqu'au soir où il croise enfin un adversaire à sa mesure. Et qu'il se lance dans un pari terriblement risqué...

  • Auvers-sur-Oise, été 1890. Marguerite Gachet est une jeune fille qui étouffe dans le carcan imposé aux femmes de cette fin de siècle. Elle sera le dernier amour de Van Gogh. Leur rencontre va bouleverser définitivement leurs vies.
    Jean-Michel Guenassia nous révèle une version stupéfiante de ces derniers jours.
    Et si le docteur Gachet n'avait pas été l'ami fidèle des impressionnistes mais plutôt un opportuniste cupide et vaniteux ? Et si sa fille avait été une personne trop passionnée et trop amoureuse ? Et si Van Gogh ne s'était pas suicidé ?
    Et si une partie de ses toiles exposées à Orsay étaient des faux ?...
    Autant de questions passionnantes que Jean- Michel Guenassia aborde au regard des plus récentes découvertes sur la vie de l'artiste. Il trouve des réponses insoupçonnées, qu'il nous transmet avec la puissance romanesque et la vérité documentaire qu'on lui connaît depuis Le Club des incorrigibles optimistes.

  • Paris, 1959. As dusk settles over the immigrant quarter, 12-year-old Michel Marini - amateur photographer and compulsive reader - is drawn to the hum of the local bistro. From his usual position at the football table, he has a vantage point on a grown-up world - of rock 'n' roll and of the Algerian War. But as the sun sinks and the plastic players spin, Michel's concentration is not on the game, but on the huddle of men gathered in the shadows of a back room... Past the bar, behind a partly drawn curtain, a group of eastern European men gather, where under a cirrus of smoke and over the squares of chess boards, they tell of their lives before France - of lovers and wives, children and ambitions, all exiled behind the Iron Curtain. Listening to this band of survivors and raconteurs, Michel is introduced to a world beyond the boundaries of his childhood experience, a world of men made formidable in the face of history, ideas and politics: the world of the Incorrigible Optimists Club.

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