Daniel de Roulet

  • Suisse, canton de Berne, fin du XIXe siècle.

    On vivote entre misère et exploitation, entre les étables et une industrie horlogère encore balbutiante. Une série de conférences de Bakounine à Saint-Imier en 1871, plein de l'ardeur de la Commune de Paris, éveille l'idée qu'une autre vie est possible.

    En juin 1873, dix jeunes femmes font le pari insensé de bâtir, à l'autre bout du monde, une communauté où régnerait « l'anarchie à l'état pur ». Valentine, dernière survivante des « dix petites anarchistes », nous fait le récit de cette utopie en acte qui les conduit de Suisse en Patagonie jusqu'à Buenos Aires, en passant par l'île de Robinson Crusoé.

    Extraordinaire épopée de femmes soudées par un amour farouche de la liberté, ce livre est aussi, et peut-être avant tout, une émouvante collection de portraits de femmes fortes, magnifiques de courage qui, comme le dit l'auteur, « prouvent que l'utopie peut être un principe de vie ».

  • L'oiselier

    Daniel de Roulet

    Dans les années 1970, la Suisse aussi est confrontée à un mouvement autonomiste et séparatiste. Manifestations, occupations d'ambassades, attentats, Front de Libération Jurassien, la situation dégénère entre les francophones du Nord et les alémaniques du Sud. Craignant une guerre civile, le gouvernement fédéral cherche une issue honorable, un compromis helvétique. Mais entre septembre 1977 et mars 1978, trois cadavres et un enlèvement viennent troubler la sérénité du pays et mettent en danger la solution négociée de l'affaire jurassienne.
    Pour tâcher de comprendre ces faits véridiques, Daniel de Roulet a imaginé un enquêteur en la personne d'un journaliste mythique du XXe siècle, Niklaus Meienberg.

  • Dans cette suite de promenades-récits on suit Daniel de Roulet à travers une Suisse arpentée d'abord d'ouest en est, puis du nord au sud. Le protocole est simple : sur treize randonnées d'abord, aller de Genève à Rorschach dans le canton de Saint- Gall. Puis sur seize autres, aller de Porrentruy dans le Jura suisse, à Chiasso dans le Tessin. Pour chaque tronçon effectué, s'accompagner d'un écrivain, poète ou autre figure marquante liée, d'une façon ou d'une autre, aux endroits traversés.
    On retrouve Tolstoï, Lénine, Paracelse, Goethe ou encore Rimbaud, mais aussi, évidemment, plusieurs classiques de la littérature suisse, d'Annemarie Schwarzenbach à Ramuz, en passant par Walser, Max Frisch, Agota Kristof ou Dürrenmatt.
    Traversée de la Suisse géographique, certes, mais aussi intellectuelle, une «Suisse de travers» aperçue par la multiplicité des regards posés sur elle. Les promenades de Daniel de Roulet, tissées des citations des auteurs emportés, sont aussi des descriptions « en temps réel » des chemins empruntés, des vues qui s'offrent au marcheur, de la qualité des terrains empruntés... et sont souvent agrémentées du récit de quelque fait historique marquant.
    Itinéraires de marche, itinéraires de pensée. Comme une sorte de guide atypique et littéraire de la Suisse, les vingt-neuf textes-étapes de Daniel de Roulet nous invitent dans une Suisse inédite, celle du marcheur contemporain qui, fort de ses propres réflexions, s'accompagne d'autres penseurs pour avancer - physiquement et autant que littérairement.

  • A 97 ans, la mère de l'auteur annonce qu'elle va mettre fin à ses jours. La date et l'heure sont fixées. Pendant les quinze jours qui précèdent cette mort programmée, l'auteur adresse une lettre quotidienne à son père, pasteur décédé six ans plus tôt. Né à Genève et de tradition calviniste, ce père admet volontiers qu'on peut perdre la foi, mais moins volontiers qu'on manque de réponse face au scandale de la mort.
    Dans l'abondante littérature pastorale depuis Gide, la figure du pasteur est celle d'un être tourmenté et peu sympathique. L'auteur rend hommage à son père pour avoir su exercer un ministère si différent. Ainsi, la culture calviniste qu'il lui a transmise apparaît pour le fils comme l'apprentissage en douceur d'un monde sans Dieu ni Maître.

  • Cette lettre au peintre Ferdinand Hodler exprime la fascination qu'exercent les toiles du grand artiste sur l'auteur, en particulier celles qu'Hodler a peintes de l'agonie de Valentine, son grand amour. C'est aussi un texte d'hommage à la femme: Valentine a joué un rôle crucial dans l'art de Hodler, c'est elle qui a su libérer sa peinture. Lorsqu'ils se rencontrent, Hodler est un peintre reconnu, sollicité, fêté, mais Valentine révèle en lui une énergie et une liberté exceptionnelles qui lui permettent d'entrer en contact avec son génie singulier.
    A l'occasion du centenaire de la mort du peintre, Daniel de Roulet imagine l'amour entre ces deux figures en jouant avec les archives. Le lecteur, à la suite de l'auteur, tombe amoureux du peintre, de sa maîtresse et de sa peinture.

  • C'est une lettre personnelle à une amie japonaise, en souvenir d'une soirée passée à Tokyo il y a un an, jour pour jour, avant le tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima. Cette lettre évoque aussi d'autres malheurs qui ont secoué le Japon et le souvenir heureux d'un séjour sur les plages de Sendai - fascination extrême pour l'élégance inquiète de cette culture raffinée.
    Il est aussi question du rapport entre les nucléocrates et la littérature, des difficultés de se comprendre entre l'Europe et le Japon. L'auteur, qui a lui-même travaillé dans une centrale nucléaire, écrit ces pages d'une lucidité bienfaisante comme un écho à Hiroshima, mon amour - dans lequel l'héroïne s'entendait reprocher : Tu n'as rien vu à Hiroshima.

  • Le 2 juin 1988, le président Reagan, qui rentre de Moscou, annonce à la reine d'Angleterre et au monde la fin de la guerre froide, la fusion des empires.
    Gorbatchev a cédé. Que vive le marché mondial ! Ce même jour, les deux plus grandes entreprises mondiales spécialisées dans le traitement des déchets nucléaires fusionnent. Des deux côtés, des têtes vont tomber, des licenciements sont programmés. La bataille a lieu dans une tour, à Londres, au milieu des jeux de pouvoir et d'argent. Elle met face à face deux femmes d'exception :
    Marthe, née à Téhéran à la fin des années 30, et Shizuko, née à Nagasaki le jour où la bombe atomique a détruit la ville.
    Mais leurs destins, comme leurs amours, sont scellés depuis longtemps.

  • Dans les années soixante-dix, un attentat terroriste non revendiqué fit grand bruit dans un pays, quelque part en Europe. Il eut un énorme retentissement, bien au-delà des frontières de ce pays et, malgré la traque internationale qui s'en suivi, il reste, à ce jour, non élucidé. Maintenant que la guerre froide est terminée, pour la première fois, l'auteur de cet attentat parle à visage découvert. Il nous raconte le pourquoi et le comment de son acte criminel et nous explique les raisons qui l'ont conduit à cet aveu.
    Récit autobiographique émouvant d'un jeune homme romantique et livre de réflexion politique sur les dangers du terrorisme.

  • Double

    Daniel de Roulet

    Il y a quelques années déjà, Daniel de Roulet, cadre dans une grande entreprise, perd son emploi et la possibilité d'en trouver un autre.
    Trois kilos et demi. C'est le poids du papier des fiches établies pendant plus de trente ans par diverses polices suisses qui ont enquêté sur lui sans jamais découvrir rien de bien sérieux. Chaque fois ses employeurs sont mis en garde. C'est ainsi qu'il doit quitter l'architecture, puis le journalisme et enfin l'informatique. Il n'est pas un cas isolé, des dizaines de milliers de citoyens suisses découvrent qu'ils ont été illégalement " fichés " pendant de longues années.
    Mais l'histoire de Daniel de Roulet est singulière car elle a fait une vraie victime, Peter Gasser, procureur zurichois, son double, dont la vie sera complètement détruite. Mais que reprochait-on à Daniel de Roulet, d'avoir côtoyé un terroriste ou Fritz Zorn ? D'avoir organisé des émeutes ou de douter du système qui protège les fonds en déshérence ? Dans sa postface écrite pour cette présente édition, l'auteur admet qu'il n'a pas été un militant " jusqu'au-boutiste ".
    " Dans un pays étouffé par sa propre guerre froide, nous n'avons été que des dissidents intermittents. " Ce texte que l'auteur nomme " rapport " en sous-titre devient un roman, fascinant, celui d'une génération se débattant dans un pays étouffant, mais c'est aussi une prenante histoire d'amour.

  • Daniel de Roulet élabore une épopée intellectuelle et artistique très personnelle de la Suisse. Fragments biographiques, enquêtes sur des épisodes obscurs, portraits en forme de nouvelles, dialogues imaginaires, l'auteur passe imperceptiblement de la vérité à la fiction.
    Il nous propose une relecture d'une relation amoureuse jamais aboutie à travers la correspondance de Robert Walser avec sa repasseuse, Frieda Mermet; la lettre qu'il aurait aimé envoyer à Annemarie Schwarzenbach pendant son séjour en Iran; une enquête, quasi policière, à Vichy, à propos du passé trouble de Le Corbusier; un regard interrogateur sur Jean Tringuely et sa transformation à la fin de sa vie; un hommage à Harald Szeemann, commissaire d'exposition novateur qui lors de l'expo 02 présenta une machine à broyer les billets de banque; une lettre au ministre de la culture à propos de l'exposition de Thomas Hirschborn qui ébranla la Confédération...
    Il rend ainsi hommage à tous ces artistes, écrivains, penseurs, qui, bien plus que tous les politiciens, ont permis à la Suisse de s'ouvrir au monde. "Les artistes sont les visionnaires qui perçoivent l'esprit du temps et les changements à venir".

  • Gris-bleu

    Daniel de Roulet

    La couleur de mes yeux résulte d'un hasard génétique : je suis né d'une éprouvette.
    Pour le reste, j'étais un étudiant japonais presque standard. Longtemps, j'ai cloné des grenouilles à trois pattes. Je contribuais à l'avancement du genre humain. Jusqu'au jour où j'ai croisé l'Ordre des Prétendants qui annonçait la fin de toute vieillesse et la vie éternelle.
    Pilote d'avion au-dessus de Nagasaki, chauffeur de taxi à Vancouver, cycliste à Brasilia, coursier à pied dans Paris, me voilà lancé à la poursuite de mes origines et traqué par les membres de la terrible secte.
    Partout et toujours, les voies entremêlées de la science et de la publicité menaient au New Age.
    Alors l'enfant sans père que j'étais s'est mis à noter ses doutes : les romans regorgent d'histoires de pères, les feuilletons sont à la gloire des mères, les vidéos à la dévotion des familles. Et je devrais à moi seul porter le poids de la Simulation humaine, sans livres pour me consoler, sans héros à imiter, sans mode d'emploi de mon existence ?
    Disons que je m'appelle O-Bleu.
    C'est ainsi que m'a baptisé cette femme de passage à qui je brûle de faire un enfant.

  • Georges vom Pokk, depuis son divorce, s'identifie à son travail. Il est ingénieur, s'émerveille des mystères de l'atome et parcourt le monde pour expliquer la politique de l'Entreprise qui l'emploie en matière de sécurité des installations nucléaires. En partance pour Osaka, il croise Tchaka dans le hall de départ de l'aéroport du Colisée. Elle traverse l'espace public entre deux uniformes, ne porte pas de bagages mais des menottes en tissu. La voyant, Georges voit son destin.
    Une semaine plus tard, dans le même aéroport, de retour d'Osaka, tous les passagers sont mis en quarantaine sanitaire. Là, Georges croise de nouveau Tchaka. Sans menottes, réfugiée sans refuge, elle essaie de fuir la Tchéchénie. Egaré par ses sentiments, il va tout faire pour l'aider - et se retrouvera même sur le toit d'une prison privée. Car, désespérés et déterminés, Tchaka et cinquante réfugiés ont décidé de se jeter dans le vide l'un après
    l'autre pour que le Président les entende, en ce jour de fête nationale. Georges sait ce qu'il risque. Quand les forces de l'ordre donnent l'assaut, par mégarde, il glisse dans le vide.
    Sa chute de quelques secondes dure tout le temps du livre, le temps de revoir ce dernier week-end qu'il vient de passer enfermé dans un terminal d'aéroport. Juste avant de quitter sa vie, Georges vom Pokk découvre, en toute sérénité, qu'elle n'était pas la seule possible.

  • Légèrement seul

    Daniel de Roulet

    • Phebus
    • 5 Avril 2013

    Par devoir de mémoire et goût de l´aventure, Daniel de Roulet et quelques amis ont imaginé refaire par tronçons un chemin emprunté quatorze siècles plus tôt par des moines partis d´Irlande pour traverser l´Europe et fonder des monastères. Journal de bord de ce périple, antithèse absolue du voyage pédestre nécessairement rentabilisé à moindre effort par des beautés naturelles, architecturales ou historiques dûment estampillées dans un guide, Légèrement seul va à l´encontre du tourisme pédestre garantissant l´émerveillement balisé. Si le marcheur solitaire note les signes laissés par le temps, évite les embûches, découvre une ancienne route romaine ou les traces de Madame Bovary, il accepte aussi l´ennui d´une départementale morne, la surprise d´un pont absent de toutes cartes et l´aventure vécue sur un asphalte où plus personne ne se risque. Friches urbaines, zones rurales désertes, no man´s land... Daniel de Roulet sort une nouvelle fois des sentiers battus, au risque de se laisser étonner par la vie, d´être déçu et de rêver.

  • Max vom Pokk, architecte newyorkais, tourmenté par d'anciennes amours, revient en France où il a rendez-vous avec son amie d'il y a quarante ans. Il ne l'a plus revue, bien qu'ils aient ensemble un fils, Mirafiori, dont il est sans nouvelles.
    Shizuko Tsutsui est née le jour où la bombe a détruit sa ville. Pour cette raison, elle est clouée sur un fauteuil roulant. Scientifique de haut niveau, elle est chargée de surveiller le démantèlement d'un surgénérateur nucléaire au bord du Rhône, à Malville. Elle aussi se prépare avec enthousiasme à retrouver le père de son fils.
    Mais ce jour-là, 11 mars 2011, à Fukushima, un tremblement de terre ravage la centrale dans laquelle Mirafiori, le fils de Max et Shizuko, travaille comme intérimaire. Il a passé neuf ans en prison et désormais la mafia contrôle sa vie.
    Cette catastrophe bouleverse les retrouvailles amoureuses. Shizuko est rappelée d'urgence au Japon. Max perd pied et, pris de remords, croit bon de jouer au héros qu'il n'est plus. Mirafiori est envoyé en mission suicide dans la salle de contrôle du réacteur en fusion¿ Le Démantèlement du coeur est le dixième et dernier volume de « La Simulation humaine », épopée du nucléaire qui va d'Hiroshima à Fukushima, du triomphe de la science à la mise en cause de sa démesure.

  • Comment dépasser le nationalisme, cette conscience qui nous colle à la peau ? Est-ce que quelques principes mondialistes suffisent ? Et à quoi ressemblerait une modeste démarche pour apprendre à piétiner les frontières...
    ? Celle qui consiste à aller s'installer de l'autre côté d'une frontière est-elle suffisante, puisqu'elle permet de regarder la France et la Suisse d'un même regard, avec la même nostalgie, sans se laisser prendre aux pièges de la patrie... mais est-ce la bonne méthode ? Telles sont les questions que se pose Daniel de Roulet. Tout au long de ces chroniques, l'auteur regarde la France à partir de la Suisse, puis inverse son point de vue.
    Il parle des paysages suisses, de ses artistes, ses politiciens, ses commémorations, ses Juifs. Non sans humour, avec l'ironie du contrebandier, l'auteur réclame le statut que Julien Gracq revendique pour ses personnages : Nationalité frontalière.

  • " La réalité des Etats-Unis me trouble dès que je la retrouve.
    Puis j'en ai l'ennui dès que je la quitte. Je déteste l'impérialisme des Etats-Unis, mais déteste plus encore l'anti-américanisme. Je constate que l'Europe n'a pas encore réussi à donner à ceux qui l'habitent une identité culturelle... Je ne sais pas ce que pourrait être une telle identité, mais j'ai remarqué que les seules fois où je me sens européen, je me trouve justement aux Etats-Unis. " Chronique américaine est un "road novel", un roman de voyage, à travers les Etats-Unis, qui nous emmène de New York, tout juste après le 11 septembre, à Chatham, le long de la Route 66 pour rendre visite à l'énigmatique violoniste hongrois ; entre l'Ohio et la Pennsylvanie, sur la tombe de Chevrolet, une " success story " d'un émigré jurassien, coureur automobile et brillant mécanicien ; pour retrouver, à l'approche d'une tornade, "Falling Water", la plus connue des maisons construites par Frank Lloyd Wright ; pour ne jamais retrouver le lieu mythique de Woodstock en dépit des indications de la femme aux chats congelés ; pour terminer par une allusion aux ancêtres banquiers de l'auteur, qui, aux siècles précédents, empruntèrent le célèbre Helvelle, pour contribuer à la traite des Noirs.
    Dix-sept chroniques, dont certaines ont paru entre novembre 2003 et novembre 2004, l'année électorale. Mais aucun des candidats à la présidence des Etats-Unis ne vient troubler ce voyage qui se situe dans un ailleurs peuplé de rencontres insolites et de brefs moments d'amitié. " Chronique américaine " est la vision d'un romancier sur cette identité culturelle.

  • Courir la France.
    Pour découvrir un pays, on peut s'y promener à pied ou à vélo, le survoler ou sonder sa littérature. On peut aussi le courir sans bagages ni préjugés, avec les yeux d'un écrivain suisse scrutant le coeur insolite de la France. La course à pied, nous dit l'auteur, n'est pas un sport mais un art qui se pratique aussi bien au grand air qu'en chambre, un livre à la main. Du Limousin à Phalsbourg, de la forêt de Compiègne à Créteil, sous les ponts des autoroutes, le long des chemins de halage, le rythme du coureur solitaire accompagne l'étonnement du lecteur.

  • La france atomique Nouv.

  • La ligne bleue

    Daniel de Roulet

    Longue de 4 219 500 centimètres, peinte sur les chaussées de New York, elle représente le chemin le plus court pour traverser les cinq districts de la ville avant de franchir, à Central Park, l'arrivée du marathon. 25 000 coureurs perdent leur souffle à la suivre, enjambant Brooklyn, pénétrant dans le Bronx, fuyant dans Harlem, acclamés par quatre millions de spectateurs, s'écrasant contre le mur des vingt miles, décollant dans une dangereuse extase pour finir à Manhattan, comme dans un livre, en temps réel. Moins de quatre heures, c'est le but que s'est fixé Max. si vite qu'il coure cependant, la géographie le rattrape : les inégalités urbaines visitées au pas de course ; la fuite, à travers le Jura, de cet antinucléaire dont la tête fut mise à prix ; l'exil de courbet, au lendemain de l'écrasement de la Commune ; tous les marathons courus de l'Antiquité à nos jours. Et puis la voix de l' « Allemande » dans le casque : si vite que coure l'histoire, n'est-elle pas déjà rattrapée par l'avenir ?

  • Scientifiques et artistes peuvent-ils discuter entre eux d'autre chose que du beau temps ? Ce livre propose le regard de l'écrivain Daniel de Roulet sur des rencontres a priori improbables : la danseuse et le chimiste, la vidéaste et le philosophe, la théologienne et le cinéaste, le critique d'architecture et le critique littéraire, la biologiste et la metteure en scène, l'architecte et la philosophe, l'artiste new-yorkaise et le zoologue, la sociologue et le directeur de théâtre, le peintre blanc et le médecin noir.
    Organisées à Expo.02 par la Fondation Science et Cité, ces rencontres ont fait vivre ces rares moments où l'art devient aussi indispensable que la science. Intervenants : Katia Bassanini (artiste new-yorkaise), Ruth Baumann-Hölzle (théologienne), Anne Bisang (metteure en scène), Denis Duboule (zoologue), Stefan Haupt (cinéaste), Claudia Honegger (sociologue), Anna Huber (danseuse), Luce Irigaray (philosophe), Marisa Jaconi (biologiste), Inès Lamunière (architecte), Peter von Matt (critique littéraire), Souleymane Mboup (médecin), Marianne Müller (vidéaste), Andreas Ruby (critique d'architecture), Hans Saner (philosophe), Michael Schindhelm (directeur de théâtre), Paul Viaccoz (peintre), Kurt Wüthrich (Prix Nobel de chimie 2002).

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