Catherine Clément

  • En Europe, on a brûlé les sorcières jusqu'au XVIIe siècle. Elles n'étaient coupables que d'une seule chose : être femme. À la veille de la Renaissance, un pape avait proclamé que toutes les femmes étaient sorcières. Bonnes à tuer pour protéger le « membre viril » disent les textes. Toutes ces cruautés à peine balayées par la Révolution française, l'impure sorcière fut bientôt transformée en son contraire : la très pure Sainte Vierge.
    Que reste-t-il aujourd'hui de ces sorcières jadis brûlées, écartelées, maudites ? Guérisseuses de choc cachées dans les campagnes, petites-filles du féminisme, activistes Femen ou membres du mouvement #Metoo, les sorcières du XXIe siècle sont libres et fières de l'être.

  • Catherine Clément dresse un portrait du Général, sérieux, précis et sensible.

    2 Autres éditions :

  • Théo, quatorze ans, est atteint d'une maladie incurable. Sa tante Marthe, personnage excentrique, décide de le prendre sous son aile au cours d'un long périple. À travers l'Europe, l'Asie, l'Amérique et l'Afrique, Théo va faire le tour du monde des religions pour trouver sur place des réponses à la question de l'existence de Dieu. Curieux de tout, il interroge sans concession ni préjugés, les rites, mythes fondateurs et cosmogonies des principales traditions. Le voyage de Théo, en même temps qu'il l'achemine vers un destin qui doit autant à la médecine qu'à l'amour, le conduit ainsi à la rencontre de sages qui ouvriront son esprit et apaiseront son cour.

  • Élevée sans amour, comme un garçon, Indira Nehru se choisit le surnom d'Indu Boy. Fille unique du Premier ministre de l'Inde, elle perpétuera son oeuvre politique en devenant elle-même chef du gouvernement, aidant à la naissance du Bangladesh et tenant tête aux présidents américains. Haïe, adorée, Indira fait scandale, mais ne désarme jamais. A-t-elle organisé son propre assassinat pour entrer dans la légende ?

    2 Autres éditions :

  • Promenade avec les dieux de l'Inde. " Quel que soit le lieu de leur naissance, j'aime raconter les affaires des dieux. Leurs généalogies, leurs disputes, leurs amours me passionnent comme s'ils étaient de ma famille et puis, comment ne pas s'intéresser à des êtres capables de se transformer en nuage, taureau, serpent ? Désormais, je dispose d'une grande famille de dieux dont j'ai les portraits, dont je connais les tics, les préférences alimentaires, les phobies, les colères. En Inde, les dieux ne gênent pas l'immense démocratie à laquelle ils s'intègrent paisiblement. Ils ne sont pas exigeants. Une banane, une fleur, du sucre, parfois, une chèvre, et tout va bien. Chacun s'arrange avec eux comme avec le climat, le manque d'infrastructures et ce qui reste de pauvreté. Ce sont ces arrangements que je vais raconter. "

  • Né en 1908, au début d'un siècle dont il a traversé les douleurs, Claude Lévi-Strauss est mort en 2009 à quelques encablures de sa cent-unième année. Il est universellement considéré comme le plus grand anthropologue de son temps. Connu comme l'un des fondateurs du structuralisme, il a déployé, dans chacun de ses livres, une méthode rigoureuse, une inlassable curiosité, une qualité d'émotion servies par une écriture qui tient de la magie.
    En suivant le fil d'une pensée qui force l'intelligence à s'ouvrir, et sans négliger les polémiques qui l'entourèrent, Catherine Clément offre un témoignage unique, qu'elle a profondément enrichi dans cette nouvelle édition remaniée. Elle porte aussi sur l'homme et son oeuvre un regard aussi affectueux qu'éclairant, aussi libre que précieux.

  • « La prière est un coït avec la Présence divine » : c'est autour de cette affirmation du fondateur du hassidisme que se déploie cet étonnant essai. Catherine Clément y dépeint les pratiques érotiques de grands mystiques connus et méconnus, comme de personnages légendaires. De l'Inde et ses pratiques tantriques au christianisme et ses « coups de foudre divins » en passant par le judaïsme et le soufisme, où le désir amoureux s'est fait métaphysique, elle dresse des portraits, raconte le désir, retrace des rencontres mystiques, avec une grande liberté de ton. Car il s'agit de prendre la (dé)mesure de ces extases où faire l'amour avec Dieu, c'est s'anéantir en Lui afin de devenir Lui. Parfois, la passion va jusqu'à la dissidence : il s'agit alors de lui voler son être.

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  • Après des années de conquêtes à travers l'Orient, l'Empereur Akbar décide de ne plus faire couler le sang. L'excentrique descendant de Gengis Khan se consacre à un projet fou soufflé par une nouvelle mystique : unifier toutes les religions de l'Inde. Oulémas, ayatollahs, hindous, rabbins, jésuites sont réunis par le Grand Moghol au sein de la Maison de l'Adoration. Les débats promettent d'être tumultueux...

    1 autre édition :

  • 1869 : lorsque naît Gandhi, son pays s'appelle encore les Indes, fleuron de l'Empire britannique et joyau de la reine Victoria. Quand il meurt assassiné le 30 janvier 1948, l'Inde est devenue libre. C'est son oeuvre, l'oeuvre d'une longue vie athlétique. Ce petit homme maigre souleva d'abord les Indiens d'Afrique du Sud, puis l'Inde entière, avec des moyens nus, des actions simples. Ni saint, ni guru, ni prophète, Gandhi pour son peuple fut d'abord « Mahatma », Grande Âme, puis « Bapu », Grand-Père. Aujourd'hui, on l'appelle le « Père de la Nation ». L'histoire ne connaît pas d'autre exemple de libérateur d'un peuple qui ait su, comme lui, gagner la liberté par la désobéissance civile, qu'il appelait, lui, la « force de la vérité ». Sans aucune violence, jamais.

  • Léo est un révolutionnaire communiste hongrois, Abel un Juif immigré d'Ukraine. Les deux jeunes gens se rencontrent à Paris en 1870 et se lient rapidement d'amitié. Pendant la guerre, Léo est jeté en prison et n'en ressort que lorsque la République est proclamée. Aidé de son ami Abel, il rejoint les rangs des communards et milite contre le gouvernement de la IIIe République. Tous deux croisent alors les grandes figures de la Commune : Louise Michel, Victor Hugo, George Clemenceau. Philosophe et romancière, Catherine Clément a écrit des essais sur la psychanalyse et l'anthropologie, ainsi qu'une vingtaine de romans, dont Dix mille guitares et La Reine des Cipayes disponibles en Points.

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  • C'est d'abord revoir en compagnie du plus populaire de nos hommes politiques, un demi-siècle de l'histoire de notre pays, ses convulsions, ses joies et ses espoirs...
    C'est revivre aux côtés de Jacques Chirac, l'histoire française mais aussi l'histoire du monde depuis la présidence du général de Gaulle jusqu'à aujourd'hui.
    C'est revoir tous ces visages familiers qui ont marqué cinquante années et qu'on croyait oubliés...
    C'est plus de 300 photos, certaines célèbres d'autres inédites.
    C'est plus de 40 documents inédits : ses devoirs à l'Ena, son discours annoté à la télévision le soir de sa première élection, son mémo fétiche sur l'histoire des civilisations qu'il avait en permanence avec lui...
    C'est le texte sensible et hyperdocumenté de Catherine Clément. Et c'est enfin la préface d'Alain Juppé.
    Jacques Chirac, vie publique, archives privées, c'est le livre souvenir sur le plus aimé de nos hommes politiques.
    Il s'agit du seul livre à couvrir l'intégralité de la vie de Jacques Chirac, de sa plus tendre enfance jusqu'aux hommages nationaux rendus ce week-end aux Invalides mais également son enterrement ce lundi au cimetière du Montparnasse !

  • Né au début du XXe siècle dont il a traversé les douleurs, Claude Lévi-Strauss
    est universellement considéré comme le plus grand anthropologue de son temps.
    Connu comme l'un des fondateurs du structuralisme, il déploie, dans chacun de
    ses livres, une méthode rigoureuse, une inlassable curiosité, une émotion
    servies par une écriture qui tient de la magie. En suivant le fil d'une pensée
    qui force l'intelligence à s'ouvrir, sans négliger les polémiques qui
    l'entourèrent, Catherine Clément offre ici un témoignage aussi affectueux
    qu'éclairant, aussi libre que précieux. Catherine Clément, ancienne élève de
    l'ENS, agrégée de l'Université, philosophe, essayiste et romancière.

  • Lakshmi Baï est la jeune reine vénérée du royaume libre de Jhansi, au centre de l'Inde. Lorsque la " révolte des Cipayes " éclate, en 1857, c'est en guerrière impétueuse et redoutable qu'elle incarne la fierté de tout son peuple. Habillée en garçon, une épée dans chaque main, elle n'a peur de rien ni personne. Ses ennemis le savent : s'ils éliminent cette guerrière, c'est le peuple indien tout entier qui se soumettra.

    1 autre édition :

  • Théo, l'adolescent guéri par un voyage initiatique à travers les religions du monde, a maintenant vingt-six ans. Médecin humanitaire, il est aussi écologiste convaincu. «Depuis une cinquantaine d'années, dit-il, l'espèce humaine ne se contente plus de gratouiller la Terre, elle a troué le derme, on est dans la chair vive, et personne ne connaît la suite du devenir.» Les hommes, la Terre :
    même combat. La Terre est fatiguée et ses habitants souffrent. En compagnie de l'inénarrable Tante Marthe, Théo part sur les sites les plus malades de la planète. Dans sa quête de connaissances, Théo rencontre le plus précieux des dons, le plus fragile, l'amour. Simple ? Oh non !
    « L'homme est un être vivant, dit Théo en séchant ses larmes. Il a des devoirs envers l'espèce, il doit sécher le sang de la mère du moineau, et le sang qui coule du morceau de bois. »

  • « Comme tous les membres de ma famille, j'aquarellais depuis l'adolescence. On ne mesure peutêtre pas ce que représente une aquarelle à peindre pendant une heure en Inde. En deux secondes, il y a foule. On sait l'Inde peuplée et son peuple, très curieux, mais aquareller au milieu de cent badauds qui se mêlent de corriger votre copie, c'est autre chose. Je finis par inventer un « truc » de ma façon. Au bout de cinq minutes, je lançais : « Cela coûte une roupie pour le coup d'oeil ! » Autant dire que chacune des aquarelles ici présentes est porteuse d'un récit. J'ai choisi des images qui me rappelaient des Indiens. Plus encore que l'Inde, ce sont les Indiens que j'aime. »

  • L'appel de la transe est un livre magnifique qui nous conduit aux frontières de l'inavouable, de l'insaisissable et de l'indicible : ces états de transe ou d'éclipse hors-la-vie que cherche, à un moment de sa vie, tout être humain en quête de sens. De la danse rituelle à la crise d'hystérie, de la tentative de suicide au ravissement de l'extase, Catherine Clément explore avec érudition et simplicité ce que les civilisations ont proposé comme réponse à cette recherche. La règle sociale, voire religieuse, cherche à interpréter et parfois à persécuter ces êtres dont l'état limite inquiète. Des possédées de Loudun aux chamans de Sibérie, des danseuses du Sénégal aux inspirés indiens, l'auteur questionne les multiples facettes de ce désir de repousser les limites de l'expérience sensible et spirituelle.
    Elle montre comment du Moyen-Âge à nos jours, du coup de foudre amoureux à l'anorexie, de la sorcière brûlée aux vampires des lecteurs de Stephenie Meyer, cette petite mort de la transe, et l'érotisme qu'elle dévoile, sont, de nos jours encore, le lieu d'une attente non révolue.

  • Dix mille guitares

    Catherine Clément

    • Points
    • 17 Février 2011

    Sur le champ de bataille, le roi portugais Sébastien 1er disparait. Mort ou vif ? Nul ne le sait. On l'attend. Son rhinocéros favori, réincarnation d'un brahman indien, est alors conduit à la cour d'Espagne. L'animal vivra ensuite une incroyable destinée auprès des grands de ce monde, l'empereur d'Autriche, la reine de Suède, Arcimboldo ou encore Descartes. Vivant, mort, dépecé, transformé en coupe ciselée, il nous raconte son histoire et celle de la grande Europe.

    1 autre édition :

  • " Vous avez eu tout l'amour du monde, une mère aimante qui préférait son "Goldener Sigi" à ses autres petits, une femme énergique et gaie, des enfants respectueux, une fille adorée. Vous avez eu les trois coffrets, la mère, l'épouse, la fille. Appuyé sur ces solides fondements, vous avez pu penser la plus grande révolution intellectuelle du XIX° siècle, celle qui introduirait le danger du sexe refoulé dans le siècle suivant. Du malheur, vous avez connu trois figures, la mort de votre fille Sophie, celle de votre petit-fils Heinele, les douleurs de votre cancer. Quant au reste, c'est la vie. Et vous l'avez aimée. Ne dites pas non ! Vous avez été désirant au-delà du possible... " Qui ose s'adresser ainsi au père de la psychanalyse ? Catherine Clément, bien sûr ! Elle seule pouvait s'autoriser une telle insolence amoureuse. Pour nous le dévoiler vivant. D'une plume libre, elle éclaire les désirs de Freud, ses amitiés exclusives, ses faiblesses, ses excès. La statue du Commandeur s'estompe, apparaît alors un ami attachant, fragile par endroits, un grand-père qu'on se surprend à aimer. Rencontre de deux âmes passionnées, cet ouvrage nous offre la vision exigeante et lumineuse d'un géant de la pensée contemporaine.

  • " Je ne vois pas ce que veut dire la religion au singulier. J'en ai vu une telle diversité ! J'ai vu surtout des interdits contradictoires entre eux ! Par exemple en Inde, l'interdit majeur est la vache. Or l'interdit majeur des musulmans est le cochon. Il suffit que l'on jette une queue de vache dans un temple hindou et une queue de cochon dans une mosquée - généralement c'est simultané - et s'ensuit immédiatement une émeute meurtrière. J'ai vu tellement d'interdits antagonistes que je ne peux pas croire à une seule religion. Je ne peux croire ceux qui disent : notre Dieu est le même que le vôtre. " Depuis dix ans, la célèbre émission de réflexion "NOMS DE DIEUX" produite et présentée sur la RTBF (et TV5) par Edmond Blattchen accueille des personnalités à la renommée internationale, issues des sciences humaines et exactes, de la politique, des arts et des lettres, de la société laïque comme de divers courants philosophiques et religieux. La transcription de ces entretiens est aujourd'hui rassemblée dans une collection. Pour servir de mémoire à notre temps et témoigner des enjeux à venir.

  • La senora

    Catherine Clément

    Découvrez La senora, le livre de Catherine Clément

  • Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.

  • Voilà l'un des premiers livres sur l'opéra qui nous révèle l'importance de l'intrigue, les paroles échangées, {dans} et {à travers} la musique. Et ce livre, c'est une femme qui l'a écrit. Car, si l'on prête attention aux drames qui se jouent dans le trompe-l'oeil de la mise en scène et d'une musique sublime, on y voit de longs cortèges de femmes bafouées dont une société d'hommes va admirer les malheurs, avant le souper. Femmes tuées, abandonnées, méprisées et magnifiées, détestées et adorées : voix chantantes des mamans et des putains dans les bourgeoisies régnantes. Certes, au tomber du rideau, la cantatrice morte se relève, noyée sous des bouquets d'adorateurs : mais l'image de la jeune fille tuée par les familles des pères reste au coin des sourires. Un livre qui fascinera aussi bien les amateurs d'opéra que tous ceux qui n'ont jamais été à l'opéra. Tous seront touchés par les accents d'une femme qui n'en finit pas de découvrir que notre culture s'est jouée des femmes en faisant mine de les adorer.

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