Carles Diaz

  • La Vénus encordée

    Carles Diaz

    • Poesis
    • 15 Mars 2019

    La Vénus encordée est un journal imaginaire qui aurait été rédigé en 1943 par Rose Valland (1898-1980), attachée de conservation au musée du Jeu de Paume, à Paris. Figure héroïque oubliée de l'histoire, Rose Valland, au péril de sa vie, y raconte son rôle dans le sauvetage de plus de soixante mille oeuvres d'art et objets patrimoniaux spoliés par les nazis durant l'Occupation. Elle nous confie ses peurs et ses colères contre la folie destructrice, mais aussi ses joies, et l'espoir qui jamais ne la quitte.
    Ce journal où alternent poèmes et prose transmet la passion pour la beauté tout en mettant en lumière la valeur inaliénable de la culture et de l'art. Dans le contexte de ces années sombres, il nous élève, nous exhorte à l'humanisme, et constitue une tentative de rétablir le sacré de la vie.
    Le titre du livre est inspiré d'une photographie de la Vénus de Milo, enserrée par des cordages, en attente de son évacuation destinée à la protéger de la guerre. Le cliché fut pris en 1939 lors du déménagement de la galerie Daru, au Louvre.

  • Tentative Verticale se veut un hymne pour un monde éclairé par la puissance de la poésie.
    Le poème est ici un acte de foi marquant de son sceau le sens des actes et des choses ; il convoque une réflexion autour de la volonté de création et la nécessité d'assumer la portion de singularité qui appartient à chacun.
    Pour Carles Diaz, la poésie est un sédiment composé de vertige, de fulgurance, de doute et de lenteur, dont le but est de restituer au plus près la part d'inconnu et d'ineffable accompagnant notre séjour au monde.

  • Sus la talvera ; en marge

    Carles Diaz

    • Abordo
    • 25 Juillet 2019

    La Talvera est un mot occitan désignant la bordure non labourée du champ, l'endroit où la charrue doit tourner. Par métaphore, sus la talvera (sur la talvera), se traduit en français par « en marge » qui, dans ce long poème doit s'entendre comme un souffle de dignité, un frison d'espoir, une invocation à ceux qui se sont dressés, un chant à la gloire des vaincus : Gloria Victis.

  • L'idée de perte traverse soudain nos esprits ;
    Je saisis mon arme, la pointe vers le ciel.
    Flottant sur un corps endormi.
    Des draps blancs battaient des ailes pour échapper.
    à la vague montante de ce destin.
    Dont j'admirais malgré moi ses contours coulant.
    De cheveux sombres.
    Comme la tempête que j'idôlatrais.
    Ma vie devenait encore une prière posée sur mon dos.
    Elle était devenue un dieu survolant la couleur.
    Je la répugne... (extrait).

  • Dans Le fleuve à l'envers, la voix poétique interroge les engrenages d'une tradition "fondatrice" ainsi que l'assemblage de la "Grande Histoire". À force d'interpeller son identité, cette voix finit par se dédoubler et se confronter à son altérité. Devant l'impossibilité de refondation du réel, le récit se montre conscient d'une perte et en même temps de sa propre condition plurielle, fragmentée. L'écriture s'adresse à un destinataire abstrait que l'on ne peut situer à l'intérieur ou à l'extérieur d'elle-même. Aussi, sous un imaginaire polysémique, le discours lyrique se métamorphose en un territoire individuel complexe, décousu, discontinu... Il s'ouvre sur le fleuve dans lequel dévale l'échappée symbolique de l'individu à travers une démarche tout autant existentielle qu'esthétique.

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