Abel Gance

  • Découvrez le scénario du film La Reine Margot
    1572. Les querelles religieuses déchirent la France. Afin de précipiter la réconciliation, Catherine de Médicis organise le mariage de sa fille Marguerite de Valois avec un prince huguenot, Henri de Navarre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ces 210 lettres inédites nous mettent face à deux personnages de l'histoire du cinéma, que leur rôle oppose : Abel Gance est un metteur en scène pour qui l'expression «7eme art» est créée, Charles Pathé est un industriel soucieux de réunir le grand public. Leur âge (Pathé est de 26 ans l'aîné), leur métier et les moyens pour parvenir à faire des films sont à priori différents. C'est pourtant cette opposition, nourrie d'espérance, de partage, de fidélité (ils échangeront jusqu'à la veille du décès de Charles Pathé), parfois de désillusion et de colère, qui fait la singularité et la richesse de leur relation. Leurs échanges débutent au sortir de la Première Guerre mondiale, alors que l'hégémonie du cinéma français est fortement ébranlée par l'émergence des studios américains. En 1918, Abel Gance, fort du succès de ses premières réalisations, commence à être reconnu par ses pairs. Charles Pathé est quant à lui un industriel renommé, mais sa multinationale, créée en 1896, a essuyé d'importantes pertes de marchés pendant la guerre. Tandis que l'un est au début de sa carrière, l'autre cherche le moyen de conserver sa place. Cependant, les vues de l'industriel et du cinéaste ne sont pas si éloignées. Charles Pathé trouve en Gance un auteur qui lui permettra de poursuivre ses réflexions et même de les appliquer. Quant au metteur en scène, chef de file de l'avant-garde française, il n'oppose pas création et cinéma commercial. Du moins il s'appuie sur celui-ci pour trouver des capitaux. Entre ces deux hommes, les échanges sont fervents. De J'accuse (1918) à La Roue (1923) et à Napoléon (1927), les projets naissent et s'accomplissent. Mais les réalisations pharaoniques de Gance, en pleine crise du cinéma, ne sont pas sans créer de friction. Les ressentiments éclatent quand l'heure des comptes arrive.

  • "Dans l'histoire du cinéma, certaines oeuvres sont indissociablement liées à l'invention du langage filmique. Il en est ainsi du Napoléon d'Abel Gance. Cette superproduction à la ferveur contagieuse, animé de mouvements de caméra inédits, est restée fameuse pour son triptyque final au lyrisme inégalé : l'image s'élargit et couvre trois écrans juxtaposés. À dessein de mieux saisir le génie créatif d'Abel Gance, la réalisatrice Nelly Kaplan - qui fut la collaboratrice du maître - a extrait du massif de ses archives sonores quelques pépites oubliées ou inédites. Elle les confie aujourd'hui à Frémeaux & Associés. À travers des entretiens, des lectures de textes ou des essais de tournages, l'auditeur se familiarisera avec le parcours biographique du réalisateur, avec ses audaces techniques et sa « poésie machinique ». Un opus testimonial et didactique habité par la voix souveraine d'un grand homme du cinéma mondial."
    Claude COLOMBINI & Christophe LOINTIER

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