Le Printemps du Livre de Grenoble, ses invités et ses dédicaces en librairie, à voir ICI !

  • En 2012, Thésée quitte « la ville de l'Ouest » et part vers une vie nouvelle pour fuir le souvenir des siens. Il emporte trois cartons d'archives, laisse tout en vrac et s'embarque dans le dernier train de nuit vers l'est avec ses enfants. Il va, croit-il, vers la lumière, vers une réinvention. Mais très vite, le passé le rattrape. Thésée s'obstine. Il refuse, en moderne, l'enquête à laquelle son corps le contraint, jusqu'à finalement rouvrir « les fenêtres du temps »...

  • Pionnier de la pensée écologique, Adam Thobias est sollicité pour prendre la tête d'une "Commission Internationale sur le Changement Climatique et pour un Nouveau Contrat Naturel". De ce hochet géopolitique, pas dupe, il tente de faire une arme de reconstruction massive. Au coeur du dispositif, il crée le réseau Télémaque, indépendant et parallèle, constitué de scientifiques ou d'intuitifs, de spécialistes ou voyageurs, tous iconoclastes, qu'il envoie en missions discrètes, du Pacifique sud à la jungle birmane, de Manaus à Moscou... Tandis qu'à travers leurs récits se dessine l'encéphalogramme affolé d'une planète fiévreuse, Adam Thobias conçoit un projet communautaire aussi alternatif que novateur.  Entretenant une intimité générationnelle avec la géographie mouvante et fragile de notre monde en crise, doté d'une foi dans la narration et d'une énergie vitale contagieuses, Pierre Ducrozet se confronte, à bras-le-corps, aux forces motrices et performatives du roman sur les enjeux du contemporain.

  • P. s'ennuie de sa propre vie. À Montmartre, entre petits trafics et insignifiances, il attend le bouleversement. Celui-ci apparaît un jour sous les traits de Lola, jolie brune hallucinée qui l'entraîne dans ses voyages, de Lisbonne à Saïgon, entre rêves et réalité. Jusqu'à disparaître comme elle était apparue, laissant P. de nouveau seul face au vide laissé par son souvenir mais avec la possibilité, désormais, de la fuite intérieure. Une odyssée psychédélique, un premier roman chromatique en forme d'éloge de la liberté.

  • Alabama, 1880. Dans une plantation du sud des États-Unis, la naissance d'Helen console sa mère d'un mariage bancal. Un monde s'ouvre entre Kate et sa fille, et puis tout bascule : les fièvres féroces ravagent l'enfant adorée.
    Cette fillette à la destinée extraordinaire, beaucoup la connaissent. La renommée d'Helen Keller, aveugle, sourde et muette, enfant farouche tenue pour folle et puis surdouée, a franchi frontières et années.
    Kate Keller, que La Belle Lumière éclaire aujourd'hui, semblait en revanche repoussée dans l'ombre à jamais. Sans elle, pourtant, sa fille aurait-elle pu accéder au miracle de la connaissance ?
    Comme glissée au coeur de son héroïne, tant vibre dans ces pages le corps déchiré de Kate, Angélique Villeneuve restitue, de son écriture sensuelle et précise, la complexité d'une femme blessée et dévorée par l'amour. Dans ce Sud encore marqué par la guerre de Sécession et les tensions raciales, le lecteur traverse avec elle une décennie de sauvagerie, de culpabilité et de nuit. Mais découvre aussi, et c'est là la force du livre, un temps de clarté et de grâce.

  • Nous sommes l'etincelle Nouv.

  • Il est des hommes est un roman noir, au sens où il ambitionne de dire quelque chose du monde social, de sa dureté, de sa folie, de sa barbarie. Un roman qui se confronte aux forces du mal, qui raconte l'enfance dévastée, l'injustice, le sida, la drogue, la violence dans une cité de Marseille entre les années 80 et 2000.
    Le narrateur, Karel, est un garçon des quartiers Nord. Il grandit dans la cité Antonin Artaud, cité fictive adossée au massif de l'Etoile et flanquée d'un bidonville, « le passage 50 », habité par des gitans sédentarisés. Karel vit avec sa soeur Hendricka et son petit frère Mohand, infirme. Ils essaient de survivre à leur enfance, entre maltraitance, toxicomanie, pauvreté des parents, et indifférence des institutions.
    Le roman s'ouvre sur l'assassinat de leur père. Les trois enfants vont s'inventer chacun un destin. Karel s'interroge : « Qui a tué mon père ? » Et fantasme sur la vie qu'il aurait pu mener s'il était né sous une bonne étoile, s'il avait eu des parents moins déviants et moins maltraitants. Il se demande s'il n'a pas été contaminé par la violence, s'il n'est pas dépositaire d'un héritage à la fois tragique et minable, qui l'amènerait à abîmer les gens comme son père l'a fait. Il veille sur son petit frère et voit sa soeur réussir une carrière au cinéma.
    C'est aussi le roman de Marseille, d'avant le MUCEM et d'avant la disparition du marché de la Plaine, qui constitue la géographie sentimentale du livre. Et c'est une plongée romanesque dans toute une culture populaire dont l'auteure saisit l'énergie et les émotions à travers les chansons de l'époque, de Céline Dion à Michael Jackson, en passant par IAM , Cheb Hasni, Richard Cocciante ou Elton John.

  • 1 gardien devant le portillon, 2 portes pour entrer dans la cour de récré (une bleue claire et une bleue foncée), 3 arbres au fond de la cour (un petit, un moyen et un grand arbre), 4 trous très mystérieux dans le mur du préau, 5 feuilles orange sous le grand arbre (et autant de marrons) ... Après le très remarqué bruit des lettres, Jeanne Boyer propose cette fois un inventaire pas comme les autres.
    C'est un livre malicieux qui associe quatre choses : un nombre - de 1 à 30 - le dessin et le son du nombre, les mots du son ! tada !

  • Sur les terres agricoles qui se trouvaient au sud de Rennes est née dans les années 60 une « ville nouvelle » : le quartier du Blosne. D'abord promesse de confort ou d'ascension sociale, l'ensemble a vieilli au fil des décennies, et les espérances se sont érodées. Au tournant des années 2010, un grand projet de rénovation est initié. Mais contrairement à ce qui se fait ailleurs, celui-ci va donner lieu à une vaste consultation appelant les habitants à associer leurs voix aux décisions de la mairie. Mieux : ils seront écoutés sincèrement. Youcef Bouras dirige une agence d'urbanisme impliquée dans le chantier. Pour lui aussi ce processus de concertation est une nouveauté, qui lui fait vite l'effet d'un caillou dans sa chaussure. Doit-il accepter de remballer une partie de l'expertise dont il est fier, lui qui a grandi dans une autre cité ? Les pratiques des usagers contredisent-elles les principes qu'il a mis en oeuvre dans d'autres circonstances ? L'intelligence qu'ils démontrent va-t-elle l'empêcher d'être le démiurge de ce chantier ? Pendant quatre ans, sur de longues périodes, les trois auteurs de ce roman ont résidé au Blosne. S'écartant des représentations habituelles de la « banlieue », ils racontent ici un quartier pluriel, où se cristallisent les transformations récentes de la société française. Dans la tension entre l'idéal et le réel, entre les volontés de domestication et la créativité concrète des habitants, c'est toute notre vie démocratique qui trouve à s'incarner.

  • Je suis au monde propose une plongée dans la biodiversité, le monde du vivant, et une réflexion autour de la place de l'être humain dans cet ensemble.  Le texte, à la fois précis et aérien, se présente comme une humble tentative d'entamer avec un enfant de dix ans cette réflexion commune, nous immergeant dans la forêt, les mers ou les villes. Ce parcours est scandé par six grandes immersions poétiques et scientifiques dans la barrière de Corail, la jungle amazonienne, le marché de Barcelone, le continent de plastique ou la banquise.

  • « Un vieux tas de fringues abandonnées dans le froid, c'était tout ce que l'assassin avait vu de lui, s'il l'avait seulement vu. » Un meurtre vient troubler le quotidien de Pi, clochard et vendeur d'éponges à ses heures. Interrogé comme témoin, il fait la connaissance du célèbre Adamsberg, commissaire aux méthodes déroutantes. La vérité sur l'affaire se dévoile peu à peu, en même temps que se dessine le portrait d'un homme brisé par la vie. L'originalité graphique d'Edmond Baudoin, entre peinture et bande dessinée, illustre avec un réalisme surprenant les mots de Fred Vargas. D'après Cinq francs pièces, extrait du recueil Coule la Seine.

  • L'île Nouv.

    L'île

    Vincent Villeminot

    Le premier matin, quand ils sont arrivés au bateau, la liaison entre l'île et le continent était coupée. Ordre du gouvernement.
    Le deuxième matin, ils ont vu des fumées, au loin, sur la côte.
    Le troisième matin, ils ont enfin eu des nouvelles, et c'était plus effrayant encore.
    Depuis, personne ne peut plus aborder. Personne ne peut plus s'en aller.
    Et maintenant, enfermés sur leur île, Jo, Louna, Hugo, Blanche et les autres le savent : le danger vient de partout.
    Du continent.
    Des adultes.
    De leur propre communauté. D'eux-mêmes, surtout, la bande des sept, les copains, le crew, comme dit Simon, qui adore frimer en anglais.

  • Les filles du bord de mer...
    Japon, fin des années 1960. Nagisa, jeune citadine tokyoïte aux manières policées et pudiques, débarque avec son paquetage sur Hegura, petite île de pêcheurs reculée. Là, elle est adoptée par Isoé, la cheffe de la communauté des « Ama » qui gouverne l'île. Les Ama, ces « femmes de la mer » brutes, fortes et sauvages qui plongent en apnée, nues, pour pêcher des coquillages... Choc intime et culturel, ce mode de vie rural et indépendant est progressivement investi par la timide Nagisa, qui fuit son passé.

  • Nicolas Keramidas est atteint d'une malformation cardiaque à la naissance, la tétralogie de Fallot, ce qui l'oblige à subir une opération délicate et surtout inexpérimentée en 1973 : il devient ainsi le premier bébé en France à être opéré à coeur ouvert. 43 ans plus tard, lorsque son coeur s'emballe sur un terrain de foot, le mal se réveille et le conduit vers une nouvelle opération à coeur ouvert. Une expérience angoissante et douloureuse qu'il parvient à surmonter avec sa femme, Chloé, qui, comme lui, a tenu un carnet au jour le jour. C'est à partir de ces notes qu'il retrace en détails toutes les étapes de cette descente aux enfers médicale jusqu'à sa sortie définitive de l'hôpital.
    En usant d'humour et d'un savoir-faire acquis aux studios d'animation Walt Disney de Montreuil où il a travaillé pendant douze ans, l'auteur nous fait vivre l'expérience d'une opération chirurgicale lourde avec une sincérité touchante.

  • 1974 / 2018. À travers le destin de trois femmes, Jessie Magana signe un roman féministe et engagé où dialoguent les générations. Comment faire entendre sa voix dans un monde où il reste tant à faire ?

  • Une petite fille fait des cauchemars: loup, bruits du grenier, monstres poilus et forêt sombre... Sa maman veut l'aider à les chasser, mais pourquoi ne pas les apprivoiser, plutôt?

  • Amos, jeune chercheur français, travaille depuis peu à la fondation Wallaciana, à Durham. À défaut de rhinocéros à étudier, sa spécialité, il doit écrire - et surtout romancer, le supplie son éditrice - la biographie d'Alfred Wallace. Explorateur et naturaliste talentueux mais discret, celui-ci a été éclipsé par Darwin, avec qui il partage pourtant la paternité de la théorie de l'évolution des espèces.
    D'accord, mais il pleut tout le temps et Amos s'embourbe. La seule chose à laquelle il soit parvenu en six mois - et est-ce réellement une bonne idée ? -, c' est d'avoir une liaison avec Elizabeth, la femme de son patron. Alors qu'il croit son quotidien condamné à être aussi immobile que cette petite ville du nord de l'Angleterre, quelques événements inattendus vont, en une semaine, le secouer et lui prouver qu'il faut parfois des accidents pour accélérer les mutations des espèces, et de la nôtre en particulier.

  • Issu de la classe moyenne et diplômé de Sciences Po, Dimitri a 27 ans. Il est reporter à l'AFP lorsqu'il se lance dans une longue enquête sur la naissance d'Internet : contrairement aux idées reçues, le système de transmission de données qui est à la base de la révolution numérique a été développé de manière déterminante par l'ingénieur français Louis Pouzin, jeune homme de 84 ans que Dimitri rencontre et interviewe. Cet entretien lui dévoile que, dès 1973, les recherches menées au sein de son laboratoire ont été entravées, puis suspendues par les pouvoirs publics - Valéry Giscard d'Estaing en dernière instance - sous la pression du puissant industriel et lobbyiste Ambroise Roux. C'est sur lui que Dimitri oriente alors son enquête, mettant au jour une « certaine France ». Jeux d'influences, intérêts privés, corporatisme, rejet de ces nouveaux venus que sont les informaticiens : les Français font le choix de s'engager dans la voie du Minitel, une somptueuse impasse, alors que les Américains, en s'accaparant l'invention de Louis Pouzin abandonnée par notre beau pays, s'emparent du leadership mondial de la création d'Internet. Fasciné par les arcanes du réel, Dimitri se rêve aussi romancier (il a un projet de livre sur Max Ernst et Jackson Pollock, ou plus précisément sur le déplacement de l'épicentre artistique mondial de Paris à New York à partir d'une après-midi fantasmée, celle du 23 juin 1942), et vagabonde de ville en ville à la recherche d'instants qu'il voudrait décisifs. Il multiplie les rencontres, y compris amoureuses, avec des filles comme avec des garçons : une manière comme une autre, cette fougue, sa colère chevillée au corps, de poursuivre sa vie, ou une idée qu'il se fait d'elle, une course qui anime le désir et déjoue la mélancolie. Et c'est justement par sa richesse et sa complexité, voire ses contradictions, que Dimitri est une figure révélatrice de cette génération dont il nous dévoile la saveur et les conflits.

  • Voici, cher lecteur, l'incroyable histoire de Radio Banane. Au coeur de la jungle, Aristote le petit singe va faire une surprenante découverte. Cette trouvaille va déclencher une série d'événements tout à fait étonnants, spectaculaires, joyeux et formidables. Bien des vies vont même s'en trouver bouleversées. Mais n'allons pas trop vite dans le récit et commençons par le commencement : un matin, Aristote partit en balade.

  • Catastrophe !
    Le doudou de Rodolphe est dans la machine à laver...

  • Un petit garçon a eu un chien comme cadeau à Noël. C'est le chien qui raconte la vie à la maison... "Le canapé, c'est ma place. Je n'aime pas qu'il monte dessus, sauf parfois quand on regarde un film en mangeant des chips. Et au bout d'un moment, il s'endort."

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