Découvrez la littérature catalane !

  • Confiteor

    Jaume Cabré

    Avant que la lucidité ne le quitte à jamais, un homme écrit à la femme de sa vie, dans le chaos absolu d'une mémoire vacillante, de longs feuillets recto/verso. D'un côté : l'itinéraire d'un enfant sans amour et l'affliction d'un adulte sans dieu ; de l'autre : l'histoire du Mal souverain. Confiteor (en latin : je confesse) est une véritable cathédrale profane.

  • Élevé au rang de classique contemporain par la critique internationale«, L'Ombre du vent», le livre aux 25 millions de lecteurs, est le premier volet de la saga du «Cimetière des Livres oubliés», magistralement conclue par «Le Labyrinthe des esprits» (Actes Sud, 2018).

  • Solitude

    Català Victor

    • Phebus
    • 9 Janvier 2014

    Texte fondateur d'une littérature catalane encore balbutiante à l'orée du XXe siècle, Solitude dessine le portrait de Mila qui, mariée à un bon à rien, va peu à peu perdre ses rêves et tenter de conquérir sa liberté. Cosmique, universel, Solitude traduit avec une force rare la perte des illusions chez une jeune femme, la force du désir et la présence du mal en ce monde.
    Sans conteste le plus grand classique catalan.
    Publié en 1905, Solitude a la saveur et la puissance d'un roman de Giono, Regain, par exemple. Il analyse les relations humaines avec l'impitoyable lucidité et le lyrisme sans faille qu'a le maître de Manosque. Le tragique que met en place Victor Català ne recule ni devant la flamboyance, ni devant la sensualité des descriptions et des désirs plus ou moins inavoués.

  • 1888. Pauvre diable et anarchiste dépenaillé, Ric-Ric s'est réfugié dans une grotte perdue des Pyrénées. Sur ce territoire sillonné par les contrebandiers et les malfaiteurs, il découvre par hasard les fungus, de gigantesques champignons anthropomorphes auxquels il donne vie accidentellement. Émerveillé par leurs extraordinaires capacités, Ric-Ric voit en eux l'arme qui va lui permettre de concrétiser ses désirs : conquérir la belle Mailís, instaurer une société anarchiste et se venger de ceux qui l'ont traité cruellement. A la tête de cette armée invincible, ira jusqu'à affronter, lors de batailles épiques, les troupes françaises et espagnoles. Avec «Fungus», Albert Sánchez Piñol renoue avec le fantastique. Réflexion sur la monstruosité du pouvoir, ce western hivernal et pyrénéen est aussi une fable fantaisiste en diable.

  • Cinq ans après «Chansons d'amour et de pluie», Sergi Pàmies revient avec un nouveau recueil de treize récits. Souvenirs d'enfance revisités et réinterprétés à la lumière de la vie des protagonistes : relations avec des parents célèbres, clandestins en France, puis reconnus et célébrés en Espagne après le franquisme, vieillesse et mort, rapports hésitants avec des enfants qui deviennent adultes, amour et séparation, presque fatidique. La vie de tout le monde, à travers celle de Sergi Pàmies.

  • Treize nouvelles saisissantes où, l'oeil rivé au judas, on observe avec un trouble croissant des personnages qui exercent le mal sans remords aucun, tel l'assassin qui n'aime rien tant que le mélange de danger, de mystères, de petites filles et d'aventures...  Comme toujours, l'auteur de «Confiteor» agrémente le mal de naturel, de cynisme et d'humour, le démystifiant et nous le rendant ordinaire, le présentant pour ce qu'il est : un banal ingrédient de notre quotidien. 

  • À 42 ans, Paula Cid mène une vie ordinaire à Barcelone. Passionnée par son travail en néonatalogie et immergée dans la routine de la vie de couple, elle ne voit pas la catastrophe arriver : après quinze ans de vie commune, son compagnon la quitte pour une autre. Et quand il meurt dans un accident de vélo quelques heure plus tard, sa vie bascule.

    Meurtrie, elle ne sait plus ce qu'elle est en droit de ressentir. À la douleur de la perte viennent s'ajouter la rancoeur, le sentiment d'abandon et la jalousie. Est-ce trahir la mémoire du défunt que d'entamer une nouvelle relation ou prend-elle sa revanche sur celui qui l'a trompée ?

    Une année durant, elle observe les mouvements de son âme bouleversée, avec lucidité et auto-dérision, entre crise de larmes et fous rires inattendus. Et peu à peu la peine se mue en tendresse, tandis que les plantes de la terrasse redeviennent aussi luxuriantes que la vie qu'elle se promet d'avoir.

  • « Toute jeunesse n'est que la gloire incertaine d'un matin d'avril », dira Joan Sales, évoquant sans doute le souvenir de ce 14 avril 1931 où fut proclamée la République catalane, mais aussi la jeunesse perdue de ses trois héros lancés dans une guerre qui allait bientôt leur échapper. Démystificateur, ce magnifique roman est le témoignage existentiel d'une jeunesse qui vit une amère défaite et plus encore la perte de ses illusions. Écrivain, mais aussi traducteur et éditeur, Joan Sales pose un jalon littéraire et historique important sur une guerre qu'il a vécue dans sa chair, livrant l'un des plus remarquables romans d'initiation du XXe siècle qui vient, à de nombreux égards, mettre en lumière les récents éléments survenus en Catalogne.

    /> Taduite aujourd'hui par Bernard Lesfargues et Marie Bohigas.

  • Il faut entendre l'aspiration de nombreux Catalans à l'indépendance. Entendre ne veut pas dire comprendre. Encore moins accepter. Entendre, c'est regarder en face les méandres du passé d'une Espagne bien moins monolithique que son élite madrilène ne l'affirme. La Catalogne n'est pas un rêve dénué de sens et de réalité. Une force existe dans cette région qu'irrigue la puissante Barcelone.
    Elle transcende la barrière naturelle des Pyrénées.
    Elle agite l'arrière-pays, réveille les traditions ancestrales et vit au rythme d'une langue symbole d'identité.

    Cette Catalogne-là n'est pas celle des harangues politiques. Elle ne se résume pas à un référendum ou au destin personnel de militants incarcérés. Elle forme un brasier de passions, enracinées dans l'histoire et les blessures d'hier. Avec les archivistes de la guerre civile, l'auteur a parlé dissimulations, mensonges et omissions impardonnables héritées des années noires du franquisme. Avec les élus catalans, l'échange s'est fait rugueux sur les questions de corruption. Avec le peuple catalan enfin, les interrogations n'ont cessé de fuser. Comment ? Pourquoi ? Quelle indépendance ?
    Ce petit livre n'est pas un récit au fil des paysages de la Catalogne. Il se lit comme une enquête. Il est un décodeur des passions espagnoles. Parce que l'identité, en terre ibérique, est une quête toujours recommencée.

  • Gurb a disparu dans Barcelone, dissimulé sous les traits de Madonna. Précision : Gurb est un extraterrestre. Parti à sa recherche sous une apparence moins voyante, son coéquipier tient scrupuleusement le journal de ses observations. Une satire délirante et désopilante de notre monde moderne.

  • Les yeux fardés

    Lluis Llach

    Un roman d'amour militant sur les idéaux déçus, la défaite et la vengeance, dans la Barcelone libertaire qui a trop cru à la République. Une entrée en littérature très remarquée pour l'immense interprète catalan, devenu une référence morale pour trois générations.

  • Barcelone, XIVe siècle. La cité catalane s'enorgueillit d'un nouveau fleuron gothique : Santa Maria del Mar, la cathédrale de la mer, qui s'élève, pierre à pierre, vers un ciel sans nuages.
    Du haut de ses huit ans, le jeune Arnau Estanyol contemple le chantier. À l'image de ce chef-d'oeuvre en devenir, l'ascension de ce fils de paysan exilé, parti de rien, sera fulgurante. Devenu consul et proche du roi, humaniste et philanthrope, il n'oubliera jamais que son destin est placé, depuis sa naissance, sous le signe des tragédies : l'ombre de la Sainte Inquisition plane sur ses ambitions, et la Grande Peste s'apprête à fondre sur le Nord de l'Espagne.

    « Fureur et lumière, violences et amours, trahisons et rédemptions : le roman du Moyen Âge catalan mélange avec talent tous les ingrédients des grands récits picaresques. » La Vie

  • Fin XIXe, Maria se retrouve à la tête de la Principal, le domaine viticole familial. Son père a favorisé ses fils, installés à Barcelone, et choisi de lui léguer les vignes, menacées par le phylloxéra. Mais la catastrophe annoncée ne se produit pas, et l'héritière fera fructifier son bien avec une opiniâtreté sans égal, inaugurant une remarquable dynastie de femmes. À l'hiver 1940, un inspecteur se présente à la Principal pour rouvrir l'enquête sur le meurtre d'un contremaître... Une fresque puissante sur la bourgeoisie catalane rurale d'après-guerre.

  • « Sans travail, sans rien en vue, j'ai fini de vendre ce qui me restait : mon lit de jeune fille, le matelas du lit aux colonnes, la montre de Quimet que je voulais donner à Antoni lorsqu'il serait grand. Tout le linge. Les coupes, les tasses, le buffet... Et quand il ne me restait rien en dehors de ces monnaies qui me semblaient sacrées, j'ai fait taire ma fierté et je suis allée chez mes anciens patrons. »
    Une Catalane, femme du peuple, originaire du quartier de Gràcia à Barcelone, raconte sa vie. Avec délicatesse et discrétion, Natàlia évoque son adolescence, le travail - elle est alors vendeuse dans une pâtisserie du quartier -, son mariage, les maternités, la mort de son mari, milicien dans l'armée républicaine, la guerre civile, la faim, le désespoir, son remariage...
    Ce témoignage émouvant par la simplicité d'une vie banale en apparence, mais qui se déroule pendant une époque mouvementée, la guerre civile puis les années noires qui suivent la victoire du franquisme, est considéré comme le chef-d'oeuvre du roman catalan depuis un quart de siècle.

  • L'inénarrable Pepe Carvalho est engagé par la famille Pedrell pour enquêter sur la mort du patriarche, riche homme d'affaires barcelonais. Bizarrement, il s'agit moins de retrouver l'assassin que de retracer les activités de la victime. Menait-il une double vie ? De la réponse dépend l'héritage. Carvalho décide alors de faire justice au nom d'un mort qui, visiblement, ne manque à personne.

  • Dans un petit village de Catalogne, à l'orée des Pyrénées, Les Voix du Pamano s'élèvent.
    Nées dans la douleur au cours de la Guerre civile de 1936, l'écho de leurs cris ne s'est jamais tu. Traversant les années, entredéchirant amis et amants, il résonne encore au nom d'Elisenda, archange maudit, qui n'hésita pas à séduire et trahir pour assouvir sa soif de vengeance...

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