La Commune de Paris : une histoire singulière 

  • 150 ans après sa terrible répression, ce livre propose quinze textes contemporains de l'événement ou postérieurs, pour (re)découvrir la Commune de Paris à travers des discours, des décrets, des mémoires de Communard·e·s, ainsi que des études historiques.

    Ces textes abordent entre autres, la Journée des canons, la Garde nationale, la question du travail, des femmes et des barricades. L'ouvrage nous plonge dans le processus de créativité politique et rend compte de sa dimension festive et populaire. L'occasion de rappeler que la Commune de Paris reste une grande promesse d'émancipation et qu'elle peut à cet égard être une source d'inspiration pour penser, aujourd'hui, les voies de la transformation sociale.

  • Celle que l'on surnomma en son temps la Vierge Rouge reste un objet de fascination : qu'il s'agisse de condamner son tempérament exalté lors de la Commune de Paris ou d'admirer son héroïsme, de considérer son jugement politique et son activisme social ou d'apprécier l'institutrice anticonformiste, l'image a gardé tout son éclat .Le mystère « Louise Michel » a fait couler beaucoup d'encre. Les biographies romancées et les prétendues autobiographies foisonnent. Pour les écrire, chacun pioche dans les textes de la révolutionnaire, se sert, gomme ou remanie... Comme si, pour faire connaître la « vie » de Louise Michel, on commençait par oublier qu'elle en a été elle-même l'autrice. Comme s'il fallait commencer par la faire taire - au fond, comme si elle dérangeait toujours.
    Dans ses Mémoires de 1886, on découvre une Louise Michel tour à tour adolescente facétieuse, institutrice féministe, révolutionnaire patentée, déportée en Nouvelle-Calédonie, combattante anarchiste, passionnée d'art et de science, enthousiaste de la nature... On découvre aussi la Louise Michel qui pense, qui parle et qui écrit, la plume acérée, la sensibilité à vif, la conscience intrépide.

  • Mars 2021 : commémoration des 150 ans de la Commune de Paris.
    En janvier 1871, sa défaite militaire contre l'Allemagne laisse la France humiliée et profondément divisée.
    Après avoir été assiégé et affamé pendant plusieurs mois, Paris va connaître d'autres épreuves.
    Le 18 mars 1871, une insurrection défie le gouvernement légal. Elle sera noyée dans un bain de sang.
    Comment les Parisiens restés dans la capitale ont-ils perçu la Commune et son atroce dénouement ? Journaux intimes et lettres de certains d'entre eux, de condition et de conviction variées, permettent de s'en faire une idée.
    Les témoignages rédigés au jour le jour constituent une chronique des événements où transparaissent l'authenticité et l'évolution des opinions d'une population prise au piège de la guerre civile.
    Ce livre a été publié pour la première fois en 2009 et reste introuvable depuis de nombreuses années.

  • Pourquoi les insurgés de la Commune ont-ils lutté ? Du côté de l'armée, qui étaient les soldats de Versailles ? Le bain de sang final, qui coûta la vie à 10 000 personnes au moins en quelques jours, s'explique-t-il par la fièvre des combats, ou s'agit-il d'une purge délibérée ?
    Ce livre analyse dans le détail l'épisode de la Commune, de l'écrasante défaite face à l'Allemagne à la répression sanglante de l'insurrection, en passant par la prise de Paris, quartier par quartier. Robert Tombs démontre avec conviction comment l'armée française a joué un rôle essentiel dans l'étouffement de ce soulèvement, qui s'est traduit par une explosion de haine des soldats paysans de l'armée des Versaillais à l'encontre de la population parisienne.
    Cet ouvrage de référence étudie avec précision les méthodes de répression d'une armée vouée à une restructuration et à un endoctrinement depuis 1870 et la défaite face à l'Allemagne.

  • Pierre-Louis Roederer est l'un des principaux acteurs du dernier été de la monarchie qu'il dépeint ici avec une objectivité et une précision rares. Sa chronique court de la première invasion des Tuileries, le 20 juin 1792, à la journée du 10 août suivant, celle de l'assaut au Palais-Royal, du massacre des Suisses et de la suspension du roi bientôt enfermé au Temple.
    Ce jour-là, Roederer est aux premières loges, aux côtés de la famille royale, et c'est lui qui la conduit à l'Assemblée pour, croit-il, la sauver et sauver la Constitution. Or, le piège se referme sur le monarque à la fois faible et dépassé par les événements. La Révolution change de cours et bascule dans la Terreur.
    Proche de La Fayette et des Girondins, Roederer nous raconte ces cinquante jours qui voient la montée des extrêmes, la manipulation des sans-culottes, la passivité des modérés trop divisés pour agir efficacement, la politique du pire menée par la Cour et, pour finir, le saut dans l'inconnu de toute une société.
    Un été qui commence dans l'espoir et s'achève dans le sang. Un témoignage historique d'envergure qui est aussi une leçon à méditer.

    « Mon livre n'apprendra rien aux brouillons, heureusement peu nombreux, qui semblent désirer le renversement de nos institutions ; mais il fera connaître leurs manoeuvres aux bons citoyens qui les ignorent, et toutes les conséquences qu'elles entraînent à ceux qui n'en sentent pas la portée. » Roederer.

  • 1870, la défaite de Sedan scelle la guerre franco-prussienne. Dans Paris assiégé, l'heure de la Commune va sonner. Une bande d'amis vit la fièvre de l'insurrection. Ils se nomment Vallès, Verlaine, Courbet, Gill, Marceau, Manon, Dana... Mais le temps des cerises s'achève dans le sang. Les amis sont dispersés, arrêtés ou recherchés.
    Dana, en fuite, est condamné à mort, accusé d'avoir participé au massacre des otages de la rue Haxo. Qui était-il? Communard authentique? Personnage trouble? L'homme aux gestes de fumée a laissé derrière lui un halo de mystère. Son souvenir hante Marceau jusqu'à l'obsession. Trente ans plus tard, il croit le reconnaître parmi les figurants du premier western de l'histoire du cinématographe, et n'aura de cesse de retrouver sa trace. Elle croise celles des chercheurs d'absolu, exilés de la vieille Europe, qui parcourent les États-Unis...

  • Paris, 1870. Une série de meurtres sauvages semble obéir à une logique implacable et mystérieuse qui stupéfié la police, fort dépourvue face à ces crimes d'un genre nouveau. Le meurtrier, lui, se veut «artiste» : il fait de la poésie concrète, il rend hommage a celui qu'il considère comme le plus grand écrivain du XIXe siècle, Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, dont il prétend promouvoir le génie méconnu. Dans le labyrinthe d'une ville grouillante de vie et de misère, entre l'espoir de lendemains meilleurs et la violence d'un régime à bout de souffle, un ouvrier révolutionnaire, un inspecteur de la sûreté, et deux femmes que la vie n'a pas épargnées vont croiser la trajectoire démente de l'assassin. Nul ne sortira indemne de cette redoutable rencontre. Auteur confirmé, Hervé Le Corre signe avec ce cinquième roman un livre très original, tant par son intrigue que par son style. Ce livre a obtenu le Prix Mystère de la Critique 2005.

  • En 1871 au Texas, alors que la Commune, à Paris, s'achève dans un bain de sang, Greene se retrouve loué par l'administration pénitentiaire à un planteur de coton. Dans ce bagne où règne une chaleur inhumaine, le jeune hors-la-loi, un boulet rouge à la cheville, va devoir lutter pour survivre, avec en tête une seule pensée : s'évader. Entouré d'assassins de la pire espèce, placé sous la vigilance de matons brutaux et dans la ligne de mire d'un omniprésent tireur d'élite perché au sommet d'un mirador, Greene comprendra vite qu'il n'a aucune chance de s'échapper seul.
    Il va dès lors user, dans l'espoir de sauver sa peau, des moyens les plus radicaux pour amener ses camarades de chaîne à la rébellion... L'unique western, violent et sauvage, écrit par l'auteur du Petit Bleu de la côte Ouest. Ecrit en 1972, un an après Laissez bronzer les cadavres ! , premier roman de Jean-Patrick Manchette, L'Homme au boulet rouge confirme magistralement, par le biais d'un texte atypique, l'émergence d'une littérature de genre où jaillit la critique sociale et politique.
    Ce nouveau souffle, qui trouva son expression idéale dans la littérature noire, a marqué un des temps forts du roman policier français contemporain.

  • Juillet 1871. Paris. Perquisition rue des Juifs, dans le Marais. Une concierge, un coiffeur, une orpheline, une prostituée, une raccommodeuse de dentelles, un relieur et une repasseuse aident un bronzier communard à échapper aux recherches d'un commissaire de police.
    Automne 1871. Josée Meunier quitte la rue des Juifs pour rejoindre Albert Theisz, le bronzier, à Londres. Réfugiés, ils ne possèdent que leur amour, leurs souvenirs, et leur désir de Paris, lieu de leur histoire.
    L'année prochaine, à Paris... rêvent-ils. Mais on ne guérit pas de l'exil. Une histoire véridique de traque, de fuite et d'attente, pour laquelle il a fallu réinventer ce que la grande Histoire a laissé perdre.

  • Frères de sang

    Guillaume Debré

    Mars 1871. Paris se rebelle. L'insurrection bat son plein. La Commune est déclarée. Le gouvernement, réfugié à Versailles, veut punir ce soulèvement populaire. Cent vingt mille soldats sont amassés aux portes de la capitale, prêts à donner l'assaut.

    François Blanzac, un jeune journaliste, est envoyé en secret pour tenter de convaincre Juvénal Depons, le chef des insurgés, de déposer les armes. C'est le colonel de La Brède, l'un des plus prestigieux offi ciers de l'armée versaillaise, qui a dépêché le jeune pamphlétaire dans cette périlleuse mission.

    Mais le colonel n'est pas le seul à vouloir mettre la main sur Juvénal Depons. Pourquoi s'acharne-t-il à vouloir retrouver Juvénal Depons avant les autres ? Est-ce pour se venger ? pour que justice passe ? Ou est-ce pour satisfaire son ambition ? Et, surtout, quel secret cache-t-il ?

    En apparence, tout oppose les deux hommes. Commandant des Fédérés, Juvénal Depons a pris les armes pour défendre Paris. Fils d'un maréchal de France, le colonel de La Brède doit mettre la capitale au pas. Quel lien unit ces deux rivaux qui se détestent publiquement ? Dans les ruelles ensanglantées de ce Paris rebelle, au milieu des barricades, François Blanzac va se retrouver au centre d'une sombre conspiration. Tiraillé entre son amitié, ses sympathies républicaines et ses obligations, il va découvrir qu'un mensonge cache souvent une vérité inavouable.

  • Suisse, canton de Berne, fin du XIXe siècle.

    On vivote entre misère et exploitation, entre les étables et une industrie horlogère encore balbutiante. Une série de conférences de Bakounine à Saint-Imier en 1871, plein de l'ardeur de la Commune de Paris, éveille l'idée qu'une autre vie est possible.

    En juin 1873, dix jeunes femmes font le pari insensé de bâtir, à l'autre bout du monde, une communauté où régnerait « l'anarchie à l'état pur ». Valentine, dernière survivante des « dix petites anarchistes », nous fait le récit de cette utopie en acte qui les conduit de Suisse en Patagonie jusqu'à Buenos Aires, en passant par l'île de Robinson Crusoé.

    Extraordinaire épopée de femmes soudées par un amour farouche de la liberté, ce livre est aussi, et peut-être avant tout, une émouvante collection de portraits de femmes fortes, magnifiques de courage qui, comme le dit l'auteur, « prouvent que l'utopie peut être un principe de vie ».

  • « La péninsule de Ducos a été choisie comme « lieu de déportation des communards condamnés à la détention en enceinte fortifiée » (donc moi, entre autres). Sauf qu'il n'y a aucune fortification. Et pas d'enceinte non plus. Le site n'en est pas moins jugé très sûr. Interrogé à l'Assemblée nationale sur les possibilités d'évasion, un ancien commandant de la colonie avait répondu qu'en cas de tentative, les condamnés seraient mangés d'un côté par les naturels, de l'autre par les requins. J'ai conservé l'article reprenant ces propos. Sur le moment, il m'avait fait davantage sourire qu'il ne m'avait effrayé. Tout cela restait tellement irréel, emprisonné dans les entrailles de la forteresse d'Oléron ! ».

    La Danaé accoste en Nouvelle-Calédonie le 28 septembre 1872 avec à son bord des communards envoyés expier de l'autre côté de la Terre leur désir d'une société plus juste. De cette prison à ciel ouvert, Etienne Delandre entouré de ses camarades déportés - dont Louise Michel et Henri Rochefort -, tente d'apaiser ses doutes sur ce qu'il s'est véritablement passé sur les barricades parisiennes, tout en s'efforçant de s'acclimater à cette terre rouge, habitée par un peuple canaque aux moeurs inconnues, au milieu d'une nature qui le subjugue.
    En but à une administration pénitentiaire intraitable, à une bien piètre société coloniale et aux remous qui rythment la vie politique de la métropole, Étienne Delandre n'a de cesse au gré des mois d'espérer non pas une grâce, mais bien une amnistie de la part du gouvernement français.

  • Vive la commune ! Nouv.

  • Parti à la recherche de Lavalette, le narrateur rencontre Victorine, dont le témoignage bouleversant l'accompagne dans sa quête. Tandis que sa ville se charge peu à peu d'histoires, il découvre les années de tourments qui ont conduit à la révolution de 1871. Témoignage exceptionnel sur la Commune de Paris, ce roman graphique, réalisé à base de gravures du XIXe siècle, présente la manière dont l'époque se voyait elle-même.

  • 18 mars 1871. La Commune de Paris est proclamée devant l'Hôtel de Ville. Lavalette est de ceux qui prononcent des discours couverts par la clameur et les chants de la foule. Commence alors une étrange révolution dans laquelle ceux qui prennent le pouvoir commencent par le rendre en organisant des élections. Personne n'imagine que tout finira dans un bain de sang 72 jours plus tard...

  • Ils ont eu soixante-douze jours pour renverser le roman national. À présent, Victorine, Lavalette et les Communards affrontent une armée. La Semaine sanglante a commencé. Avec les mots et les images de l'époque, ce livre retisse les fils de notre histoire. Pour nous, les orphelins de l'histoire, les enfants perdus de la Commune.

  • Le cri du peuple

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    L'un des plus grands chefs d'oeuvre de Tardi dans un nouveau format.
    7 mars 1871, il neige sur Paris. Dans la Seine, on recueille le cadavre d'une femme. Dans sa main, énigmatique, un oeil de verre portant le numéro 13. Le commissaire du quartier lance l'enquête. Pourtant, ce n'est pas l'affaire de la noyée du Pont de l'Alma qui l'inquiète le plus, mais plutôt le vent de révolte qu'on sent gronder dans les quartiers populaires...
    Adapté du célèbre roman de Jean Vautrin, Le Cri de peuple est, au-delà de l'enquête policière et de la formidable gouaille de ses multiples personnages, une spectaculaire et poignante chronique de La Commune de Paris. Quelques semaines d'insurrection et de liberté totale au cours desquelles le peuple parisien a entrepris de vivre l'utopie sans attendre.

  • Marie n'est pas une intellectuelle, ni une aristocrate, encore moins une militante. La Commune, elle aurait pu ne pas la vivre, et continuer à accumuler de la rancoeur et de l'amertume dans sa vie de servante, d'ouvrière à la journée. Seulement, la Commune est là et, avec elle, une occasion en or de régler les comptes, de laisser sortir enfin cette froide colère qui lui tord le ventre, de redresser la tête, de faire payer ceux qui ont fait de sa meilleure amie Eugénie : un fantôme dont le rire dément résonne dans une crypte de damnées. La Commune promet que les lâches et les oppresseurs d'hier vont payer. Ça tombe bien, Marie en connaît quelques-uns. Et elle est prête à se salir les mains...

  • 1871. Élisabeth Dmitrieff, une belle jeune femme russe de tout juste vingt ans arrivée à Paris depuis une semaine à peine, devient la présidente du premier mouvement officiellement féministe d'Europe : l'Union des femmes pour la défense de Paris et l'aide aux blessés. Véritable passionaria socialiste et va-t-en-guerre, elle est envoyée par Karl Marx lui-même ! Sa beauté et sa verve, qui la distinguent des autres insurgées, d'origines plus populaires, suscitent l'intérêt des « hommes » jusqu'ici peu sensibles aux revendications des communardes. Ainsi, paradoxalement, l'une des premières grandes figures du combat pour le droit des femmes en France était... une aristocrate russe.

  • Racontée par une historienne spécialiste de la période qui répond aux questions de son fils, La Commune expliquée en images est tout à la fois une synthèse et une approche approfondie d'un moment de notre histoire aux échos mondiaux mais paradoxalement largement méconnu.

    Depuis le déclenchement de l'insurrection jusqu'à la répression sanglante et aux mémoires de 1871, Laure Godineau nous narre comment le drapeau rouge flotta sur la capitale pendant deux mois et demi et de façon plus éphémère dans certaines villes de France, le destin d'hommes et de femmes qui rêvaient d' une « vraie » République, démocratique et sociale, et d'un monde plus juste. Elle nous montre la fascinante mais difficile expérience politique d'un gouvernement indépendant, l'horreur de la guerre civile.

    L'auteure nous entraîne dans les rues parisiennes à la découverte du printemps 1871, souvent obscur et pourtant si proche de nos interrogations contemporaines. Un événement dense et complexe, passionnant, qui ne peut laisser indifférent.

    L'iconographie très riche de cet ouvrage est largement commentée par l'auteur.

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